Mille livres en tête

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Vole-moi dans les plumes / L. CARAZACHIEL & T. DUBLIN

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C'est une lecture plus qu'atypique, sous un format assez peu commun qui m'a été proposé, sous Service Presse, par le duo Line CARAZACHIEL/Tatiana DUBLIN. Merci à vous deux de votre confiance renouvelée et de m'avoir permis de découvrir une version moderne et revisitée de la célèbre légende du Phoenix qui renaît de ses cendres.

Pour le résumé, c'est par ici


Simple aparté : j'ai eu l'occasion de lire le 1er tome de la saga "Kilted Daisy" : Des paillettes pour Noël, qui s'était déjà révélée être une lecture surprenante et peu commune. Là, les auteures avaient déjà su me surprendre mais en me laissant frustrée puisqu'un 2nd tome est en cours d'écriture. Puis j'avais craqué pour l'histoire toute en sensibilité "Au-delà du matin" de Tatiana, disponible avec la fonction Switch de Youboox. Et j'avais adoré ! Fin de l'aparté


Autant vous dire que les 121 pages qui composent ce mini-format paru dans la série "Les Mini'Z Caratia" n'ont pas fait long feu, sans mauvais jeu de mots. Je me suis retrouvée avec une lecture en total décalage avec celles qui débordent de ma PAL et j'ai adoré ce concept, même si je dois reconnaître qu'il est vraiment court. L'avantage : il est parfait pour faire une pause entre deux lectures plus conséquentes en terme de volume ou de contenu.


Alors une question qui me vient (à laquelle je n'ai pas la réponse bien sûr) : les auteures auraient-elles des origines écossaises ? Car c'est la deuxième histoire où il y a un écossais dedans. Je n'ai absolument rien contre, ça a même un certain charme, mais je veux bien avoir l'explication !


Lorsque j'ai découvert le synopsis qui laisse présager un bon moment de détente, j'ai immédiatement accepté de lire ce qui n'est, à la base, pas un univers familier pour moi : celui des légendes et des Dieux. Mais appréhendé sous une telle forme, ça a matché dès le premier chapitre.

 

« Si, encore, il avait eu un physique de lutteur blond, je n’aurais pas dit non, mais on est plutôt sur du rat de laboratoire ayant survécu à une malheureuse expérience »


C'est avec deux protagonistes masculins - Harry STEE et Lasair - qu'on part, à LittleGlesga, en chasse du célèbre mais non moins mystérieux Phoénix. Mais pourquoi donc me direz-vous ? Parce qu'Harry STEE s'ennuie et quand il s'ennuie, il chasse. Sauf qu'il a fait le tour des proies faciles – Gorgone, Pégase et le dernier Dodo - et il lui faut un défi plus conséquent. Donc autant s'attaquer à l'insaisissable pour pimenter sa vie. Et c'est un chanteur sexy en diable et écossais de surcroît qui va l'accompagner dans sa mission.

 

« Ce fichu phénix me résiste. A force de me donner du fil à retordre, ma quête est sur le point de glisser de « épique et excitante » à « énervante et frustrante ». Chasser n’est pas censé ressemble à ça »


Mais au fil des chapitres, certains éléments perturbateurs vont venir compliquer la mission et le Harry très sûr de lui du début va se révéler déstabilisé à plusieurs reprises. Et au final, le trophée tant convoité pourrait bien être d'une toute autre nature.


Ces auteures sont incroyables et je reconnais, sans y être forcée, que j'adore le côté décalé de ce qu'elles proposent dans leurs histoires. C'est surprenant, déroutant, percutant. Leur plume respective sont vraiment complémentaires car on ne ressent aucune cassure dans leurs 4 mains déjà publiés. Rien ne permet de dire qui a écrit quoi et ça fait un très bel ensemble.


Il y a beaucoup de légèreté dans ce mini-broché au titre soigneusement choisi "Vole-moi dans les plumes", qui pourrait souffrir d'un à-priori légitime : sa petite taille pourrait cacher une histoire bâclée et survolée. Et bien pas du tout !

Alors oui, l'histoire se déroule sur peu de temps et donne donc une impression de rapidité mais à mon avis - et ce n'est que le mien -, ça n'est pas tant la chasse du Phoenix qui est l'idée première mais bel et bien un chemin détourné pour amener à autre chose : la romance. Ça semble bizarre dit ainsi mais la finalité tient dans l'évolution du personnage d'Harry STEE au fil des événements et ce qu'il va apprendre sur lui-même, à ses dépens si je peux m'exprimer ainsi. C'est un peu le principe de "Est pris qui croyait prendre".


Les personnages sont peu nombreux et ça a été un réel plus pour moi qui avait peur de me perdre. Mais quel soin les auteures ont mis dans leur création : un pur moment de lecture.


Harry, de par son statut de richissime demi-dieu, n'a aucune limite réelle pour parvenir à ses fins. Et l'assurance dont il fait preuve est assez incroyable. Difficile de savoir si on l'aime ou le déteste. Face à lui, Lasair a une certaine assurance, à laquelle s'ajoute une certaine nonchalance. Et j'ai adoré ce personnage haut en couleurs, aux répliques savoureuses et à l'humour so scottish. Demi-dieu ou pas en face de lui, il reste fidèle à lui-même.

 

« J’ai besoin de passion, d’aventure, d’imprévu et d’adrénaline dans ma vie. Savoir que rien ne me résiste est satisfaisant, mais aussi plutôt déprimant »


C'est une histoire incroyablement bien rythmée qui nous tient du début à la fin et c'est vraiment un très beau moment de lecture qui fait beaucoup rire et sourire avec certaines scènes cocasses. C'est assurément une belle parenthèse livresque !

 

« Niché au creux d’un buisson ardent, l’animal paraît me fixer de son œil cyclopéen pointant légèrement vers moi. Je déglutis avec peine, alors que mon sang s’échauffe et va bien malencontreusement irriguer une part de moi que j’aurais préféré moins sensible »


J'ai conscience que le format peut effrayer mais je suis la première surprise du contenu, plus qu'agréable, qu'il renferme et de sa qualité d'écriture. C'est une autre manière de concevoir la mythologie en littérature et c'est un pari réussi que je vous recommande vraiment de découvrir. Et rassurez-vous : vous n’y laisserez aucune plume. Alors, très belle lecture !



06/03/2022
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