Mille livres en tête

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C


Contrecoup / M. CASSIS & F. ARMONIE

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Je connaissais les autrices avec des plumes séparées et j'étais curieuse de les découvrir réunies. Et c'est tout naturellement que j'ai postulé pour découvrir, en avant-première, leur livre à 4 mains "Contrecoup". Et quelle découverte qui, malgré une ou deux petites choses, est un très joli coup de  dans le genre romance psychologique. Merci Maloria et Flora de m'avoir associée à cette belle aventure qui vous voit prendre votre envol de toute autre manière.


Attention : les auteures l'ont clairement signalé. Ce roman peut choquer les âmes sensibles par des faits qu'il met en scène de manière explicite.


Dernière année de lycée au pensionnat Saint Antoine pour Enora avant de pouvoir tourner la page de 2 ans de mise à l'écart sociale, sans savoir pourquoi. Le responsable ? Léonard, celui avec qui elle a grandi, qui était son meilleur ami, son confident, son tout jusqu'à ce qu'il ne lui parle plus, sans explication. Et qu'il fasse de sa vie, celle d'une paria dans son lycée.

 

« Parce que lui et moi n’avons jamais vraiment eu besoin de mots pour nous comprendre. Chacun captait l’humeur de l’aute par un simple regard. Comme s’il existait une sorte de connexion entre nous. Je ne le déteste que davantage de réussir à m’attendrir sans être là, rien que par des réminiscences du passé »


Jusqu'à l'arrivée d'un nouveau lycéen, Jaimie, qui va passer outre l'interdiction d'approcher Enora et qui va décider qu'elle sera, au contraire, sa meilleure amie. Et qui va s'accrocher fermement. Bien entendu, tout ne va pas être simple et va faire réagir Léonard de manière bien étrange.


Que cache Léonard derrière un comportement aussi incompréhensible pour Enora ?
Grâce à Jaimie, sera-t-il possible qu'Enora retrouve le sourire et un semblant de vie ?


Alors autant dire que Maloria et Flora ont frappé fort pour cet écrit à 4 mains. On oublie les histoires de mecs sexy bodybuildés ou les macarons à la pistache de Maloria et les mignons animaux de Flore. Car là, elles ont choisi un sujet osé et délicat pour un résultat parfaitement abouti nous emmenant entre dark romance et romance psychologique.

Au premier abord, l'histoire peut sembler étrange ; surtout avec Léonard qui, par son comportement, tire les ficelles de la vie d'Enora. J'avoue que j'ai eu beaucoup de mal à le cerner, à le comprendre et à le trouver, un tant soit peu, attrayant ; surtout au tout début.


Enora et Leonard ont grandi ensemble dans un univers plutôt aisé – école privé, voiture avec chauffeur, uniforme, etc… - ; leurs parents étant proches. Tellement fusionnels qu'on pourrait presque dire qu'entre eux c'était "à la vie, à la mort". Mais quelque chose s'est brisé et c'est Enora qui en a fait les frais.

 

« Nous sommes passés d’une amitié forte , ou bizarre pour certains tant nous étions liés, au néant »


Maloria et Flora ont construit une histoire complexe mais tellement addictive. Celle d'une belle amitié enfantine où l'un des deux est un vrai pilier pour l'autre. Ce qu'on sait d'eux c'est que le pilier, c'était Léonard. Il a toujours répondu présent, de jour comme de nuit, dans les moments particulièrement difficiles notamment lors des cauchemars récurrents qu'Enora fait depuis son plus jeune âge et que ses parents semblent minimiser. Seul Léonard, malgré son impuissance, faisait tout pour l'aider. Mais ça c'était avant.


"La respiration coupée et le coeur battant à toute allure. Inutile de jeter un oeil au réveil. Comme toutes les nuits, il est 3 h 37"


Qu'est-ce qu'une écriture commune a apporté à cette histoire ? Aucune idée car impossible de savoir qui a eu l'idée de quoi. En tout cas, elle m'a apporté une belle palette émotionnelle. La jeunesse des personnages, leur complexité, leur vécu déjà si intense et poignant m'ont balloter entre compassion, tristesse, horreur voire dégoût mais aussi gaieté et espoir.


Espoir car il faut forcément en avoir dans un tel contexte. Car les auteures se gardent bien de tout nous offrir sur un plateau ; elles nous laissent mijoter le temps de mettre le puzzle en ordre. Et pas un petit puzzle, c'est clair !


La jeunesse des personnages fait que l'on pourrait émettre une certaine réserve sur leurs réactions et leurs choix. Je pense notamment à Enora qui soulèvera certainement des avis mitigés quant à la passivité dont elle semble faire preuve parfois (ou le romantisme un peu trop fleur bleue). Un mot ou un geste de Léonard et hop elle serait prête à tout oublier. Mais n'oublions pas qu'elle est déstabilisée par la rupture brutale de son amitié, par les cauchemars qui reviennent chaque nuit selon un rythme parfaitement réglé et par des messages qu'elle reçoit d'un parfait inconnu, Stalker et qui lui permettent de penser que, finalement, il y a quelqu'un quelque part qui n'a rien à lui reprocher. Et elle a le droit d'y croire encore tant que rien n'est définitivement perdu.

 

« Pourquoi ne puis-je pas rester insensible ? A croire que mon cœur et mon corps n’ont pas reçu l’information en provenance de mon cerveau indiquant que nous détestons Léonard ELLORI »


Lorsqu'il s'agit d'évoquer Léonard, l'exercice est plus difficile. Image même de celui qui souffle le chaud et le froid (voire glacial). Doit-on l'aimer, doit-on le détester ? Difficile à dire vu l'évolution de son personnage au fil des pages. Heureusement les auteures ont su le rendre abordable dans le sens où certains chapitres reviennent sur son jeune passé - entre 13 et 15 ans - et quel passé ! Il m'en faut beaucoup pour être choquée mais là on était limite, notamment lorsqu'il a 15 ans. Sa façon de parler et de se comporter m'a "interpellée". J'ai compris le pourquoi de ce style mais tout de même... Bien qu'il a 18 ans, il reste un enfant qui a encore besoin de repères familiaux ; de ce côté-là, il n'a pas été gâté, soyons lucides. Il a grandi beaucoup trop vite avec une maturité malgré tout défaillante.

 

« Vu la richesse de ma famille, il est fort probable qu’un jour une femme tente de me piéger. Ainsi, je prends toutes le mesures de précautions nécessaires »


Dans ce roman, le personnage de Jaimie est mon personnage coup de cœur. Il est gentil, ouvert, attachant, généreux, persévérant, n'a pas froid aux yeux quand il s'agit de voler au secours d'Enora. C'est un peu le chevalier en armure blanche des temps modernes. Il porte vraiment l'histoire, d'un bout à l'autre, cimentant tous les événements et personnages entre eux. J'ai tout aimé de lui : sa façon d'être, sa façon de parler, cette nonchalance parfois qui allège le côté sombre que peut amener l'histoire.

 

« Ben, je n’avais pas froid et j’ai le chauffage donc cette fille ne m’était d’aucune utilité »


Ce côté sombre est entretenu aussi par des familles qui feront toujours passer leurs intérêts sociaux avant leurs proches, même dans les moments les plus vils. J'avoue que là, les familles ont été correctement travaillées par les auteures et ça renforce forcément l'intrigue de base pour l'entretenir.

 

« Arrête tes gamineries maintenant. Tu es une grande fille, tu dois apprendre à surmonter tes peurs. Cesse de te laisser impressionner par ton imagination et grandis ! »

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Ce roman comporte, bien entendu, des zones d'ombres sinon ça n'aurait aucun intérêt. Malheureusement, j'ai assez vite compris certaines choses notamment l'identité de Stalker et une partie de l'intrigue que j'ai vu venir assez tôt. Par contre, la grosse zone d'ombre concernant Jaimie m'a laissée frustrée sur la fin. J'avais déjà tout prévu dans mon esprit et hop, rien ne nous est vraiment dévoilé. Donc, il faut s'attendre à ce que les auteures aient agi volontairement pour mieux revenir bientôt.

 

« Je l’attendais ce message. Avant chaque entraînement et avant et après chaque match, mon messager de l’ombre m’envoie un petit mot. J’ai eu peur que cette routine s’arrêtre. J’ai peu d’amis, mais peu importe la forme qu’ils prennent, ils me sont essentiels. Mon Stalker également »


Comme je dis souvent lorsqu'on critique mes coups de cœur, ce n'est pas parce qu'il y a quelques faiblesses dans une histoire que ça lui enlève le droit à être classée en coup de cœur malgré tout. Il y a les mégas coups de cœur, les beaux coups de cœur et les jolis coups de cœur.


Alors parce que les deux plumes associées, de Maloria et Flora, donnent une belle unité à cette histoire et qu'elles méritent d'être lues autant ensemble que séparément, je ne peux que recommander ce livre qui fait partie de ceux à avoir dans sa bibliothèque.

Depuis que le monde est monde, il y a des partisans et des détracteurs : la littérature ne fait pas exception. De manière sûre et certaine, je fais partie de la Team Enora & Leonard.


27/07/2020
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The Cupidon Brothers - T.1 : Eros / Estelle EVERY

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Lorsqu’Estelle EVERY a annoncé la sortie du 1er tome de sa nouvelle saga « The Cupidon Brothers », autant dire que la couverture et le résumé ont fait leur petit effet. Bravo pour ces choix car j’ai craqué tout de suite (et je n’ai pas dû être la seule). C’est dans un tout autre genre que celui dans lequel j’ai connu Estelle, que j’ai eu plaisir à la retrouver au détour de ce Service Presse de dernière minute. Merci Estelle pour ta confiance.

 

Cupidon est à la mythologie romaine ce qu’Eros est à la mythologie grecque : le Dieu de l’amour. C’est sur cette idée originale que l’auteure a posé son histoire pour faire évoluer, en 7 tomes de type « novellas », le parcours des 7 frères CUPIDON.

 

Et c’est à Los Angeles qu’elle pose le décor de ce 1er tome qui nous fait rencontrer Eros ANGEL - de son vrai nom Eros CUPIDON -, ange déchu mais acteur principal dans une télénovellas, à succès, « à l’eau de rose », « Les brasiers de la passion ». Devant la caméra tout semble idéal ; dans les coulisses, c’est une autre histoire. Pour recentrer tout ce beau monde, la production fait appel à Daphné LAKE, coordinatrice en intimité – vous ne connaissiez pas ? Moi non plus -. On ne peut pas dire que son arrivée se fasse avec le meilleur accueil notamment venant d’Eros. Sauf que Daphné n’est pas une conquête éphémère qui se pâme devant lui dans un battement de cil ; loin de là. Et il pourrait bien être obligé de lâcher un peu de sa superbe.

 

Dans cette délicate mission, Daphné saura-t-elle se montrer à la hauteur et garder son sang-froid ?

Pour Eros, ne sera-t-elle qu’une énième conquête à épingler sur son tableau de chasse ?

 

Bien loin du style qui a lancé Estelle, dans le monde de l’écriture, « The Cupidon Brothers » se démarque par son originalité d’allier un peu de « fantastique » à cette romance. Ça n’est en rien une fantasy ou romance surnaturelle car le degré de surnaturel est vraiment très léger. Personnellement, ça m’a parfaitement convenu puisque je ne suis pas lectrice d’univers hors norme qui mettent mon attention et cerveau à rude épreuve.

 

Eros est un ange à l’apparence humaine angélique – attention, nous ne parlons pas des chérubins qui habituellement caractérisent les anges -, bel et bien composé de chair mais pas vraiment de sentiments humains (ou il les cache bien). Séducteur accompli, un poil prétentieux et imbu de sa personne, les femmes ne sont que des passades dans son lit et dans sa vie. S’attacher à l’une d’elle ne fait pas partie de ses plans de vie sur Terre. Côté relations, c’est compliqué : homme têtu, seul son avis et son point de vue comptent. Il dégage un petit quelque chose d’attirant ; et pourtant son comportement ne l’est pas du tout. Surtout lorsqu’une étrangère débarque et éveille en lui des sensations inconnues qu’il n’arrive pas à identifier, ça sème un peu la zizanie dans son esprit et dans son cœur. Et surtout, ça lui fait considérer sa vie sur Terre, d’une toute autre manière.

 

« Je ne suis pas du genre à douter et à me questionner. Je suis Eros, un ange, et je suis supérieur aux humains. Je n’ai donc rien à remettre en question »

 

Car Daphné n’a vraiment rien de commun avec les autres femmes : déjà de par son métier. Animée d’une belle empathie, elle a du caractère en n’ayant pas peur de dire les choses telles qu’elles sont – même à Eros -. Elle est là pour accomplir une mission professionnelle et elle compte bien la mener à bien sans se laisser déstabiliser. Même si Eros n’y met pas vraiment du sien, lui rendant la tâche plus délicate que prévue. Elle va devoir faire preuve de patience et de sang-froid pour prouver qu’elle a bien sa place dans cette équipe et pour dompter cet ange rebelle qui ne la laisse pas insensible.

 

« Mon corps m’envoie un message d’alerte qui me met sur le qui-vive. Il ne faut pas baisser ma garde, surtout quand il s’agit de lui. Jamais ! »

 

Estelle EVERY signe là un format original de lecture sur un thème que je n’avais jamais rencontré personnellement - attention, je ne dis pas que ça n'existe pas -. Elle met en scène des personnages qui sont aux antipodes l’un de l’autre et qui nous plongent donc dans une lecture très addictive. La seule chose qu’ils ont en commun c’est la famille mais avec une notion assez différente. Daphné a une sœur jumelle Penny, de laquelle elle est très proche ; Eros a 6 frères dont il n’est pas plus proche que ça. Et pourtant, Daphné et eux pourraient bien être la solution à ses « problèmes ».

 

Le format étant vraiment très court – 175 pages -, il est toujours délicat de se lancer sans avoir quelques appréhensions : la crainte première pouvant être la peur de la frustration. Et j’avoue que je suis agréablement surprise qu’en une histoire si condensée, Estelle soit arrivée à créer quelque chose de fluide et de cohérent. Elle ne s’est pas embarrassée de détails inutiles ; elle est allée droit au but.

 

Elle nous dévoile pas à pas, l’histoire d’Eros pour nous amener doucement vers le pourquoi de son comportement et de sa différence d’avec ses frères. Ce qui s’apparente fortement à de la souffrance émotionnelle soigneusement cachée pourrait bien se transformer en quelque chose de plus fort et de plus positif apportant la clé pour ouvrir ce cœur fermé à double tour.

 

« Il n’est pas humain. Ses ailes se déploient dans son dos et il flotte dans les airs. Je détourne les yeux de cette vision qui me fait mal »

 

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Elle ne nous met pas face à une romance qui démarre au quart de tour, comme par enchantement ; c’est bien plus subtil que ça et amené à un rythme parfaitement adapté. Avec des dialogues savoureux, des échanges piquants et provocateurs, nos deux protagonistes s’attirent et se repoussent en même temps ; l’un et l’autre n’arrivant pas à se cerner vraiment. On ne sait pas qui des deux sera le plus fort pour faire céder l’autre. On ajoute à cela la petite touche qu’apporte les nombreux personnages secondaires - notamment 4 des frères Cupidon que l’on découvre –, les rivalités attrayantes qui apportent le côté rebondissements et la qualité des répliques ou joutes verbales ; et l’histoire est parfaitement attractive.

 

« Mes pensées se tournent vers une petite brindille qui est entrée dans ma vie de manière plutôt abrupte. Daphné est différente des autres humaines parce qu’elle me résiste. Et ce n’est pas seulement le fait qu’elle refuse mes avances qui me perturbe »

 

Ce tome est une belle approche de ce qui nous attend par la suite avec les prochains frères ; un peu comme une délicieuse mise en bouche. La « fantasy touch » est parfaitement adaptée à un lectorat novice dans le genre car elle concerne seulement les frères Cupidon qui évolue dans notre monde bien réel. Et j’avoue que j’ai bien aimé tous les aspects de cette partie « fantasy » même s’il y en a un qui a un peu semé le doute dans mon esprit comme dans celui d’Eros. Et cette touche de poésie qui ressort de ce contexte si particulier, révélant comme une touchante douceur.

 

Avec ce nouvel écrit, Estelle EVERY prouve qu'elle est une auteure "multi-univers", qui sait brillamment mettre en scène et en mots, toutes les histoires qui fourmillent dans son esprit - sachant qu'un simple rouleau de papier toilette peut l'inspirer ! -.

 

Je me surprends à chaque lecture sortant de ma zone habituelle de confort et même si je regrette que ce 1er opus ne soit pas plus long – la fin m’ayant laissé sur ma faim -, Estelle est arrivée à m’emmener dans cet univers avec une facilité déconcertante pour moi. Elle ne m’a pas perdue en route et de la Terre au Paradis il n’a pas manqué grand-chose. J'atteindrais peut-être cette destination à la fin des 7 tomes

 

Maintenant, je n’ai qu’une hâte : découvrir la prochaine histoire, celle de Caleb dont on découvre quelques pages à la fin de ce 1er tome. Et je ne peux que vous conseiller de succomber, à votre tour, au charme déroutant d’Eros.

 

« J’ai compris que les hommes ne sont pas prêts à affronter certaines vérités. J’aimerai être celui qui ferait voler en éclats leurs certitudes mais j’ai conscience que je n’en ai pas le pouvoir »


19/07/2020
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C'est juste un collègue / Margherita GABBIANI

www.kizoa.plcollage_2020-06-06_14-44-57.jpgAlerte coup de coeur ! D'un simple clic sur une suggestion Instagram, j'ai découvert Margherita GABBIANI, auteure issue de Stories by Fyctia . En regardant son feed, je suis tombée amoureuse de la couverture canonissime de son premier roman "C'est juste un collègue". Le résumé a fini de me convaincre qu'il fallait que je découvre cette histoire. Et l'auteure me l'a gentiment envoyée.

 

Merci Margherita de m’avoir fait confiance pour tes débuts !


C'est dans la très belle ville de Lyon que Margaux, une jeune femme séduisante et brillante de 27 ans, a bien réussi sa vie. Des projets de mariage avec celui qui semble être une évidence, son fiancé Jean dévoué à son métier et bientôt un nouveau travail dans une start-up de webmarketing en pleine évolution, Kreatio, qui vient de la recruter. Seul bémol à ce tableau idyllique : son couple s'est installé dans une vie routinière qui n'est pas en adéquation avec l'idée que Margaux pourrait se faire de la vie d'une couple de trentenaire. Alors, lorsque la moyenne d'âge de Kreatio ne dépasse pas 30 ans et que l'ambiance est plus que détendue, la vie de la jeune femme esseulée, qui pourtant fait de gros efforts, pourrait bien prendre une toute autre direction. Mais attention à ne pas se brûler le cœur au jeu d'une passion fulgurante !

 

« Les couples qui existent avant Kreatio ne durent pas. Même si tu ne l’es pas en arrivant, tu finis inévitablement célibataire à un moment donné. C’est arrivé aux meilleurs d’entre nous »

 
Entre tentation et raison, qui emportera la bataille ?

Margaux sera-t-elle assez forte pour vendre son âme au diable sans risquer de tout perdre et de se perdre elle-même ?


Avec ce premier roman sur un thème osé et risqué, l'auteure fait une entrée détonante dans le monde de la romance sensuelle. Et quelle entrée ! Elle ne s'attaque pas à une douce romance à l'eau de rose, pleine de bons sentiments ; mais bien à un thème plus sombre d'où certains personnages pourraient ne pas ressortir indemnes : l'infidélité. Et lorsque l’infidélité revient au personnage féminin, c’est encore moins commun et peut-être moins pardonnable.


Infidélité et romance sont deux points totalement opposés de par tout ce que l'infidélité implique de sombre, de négatif. Et normalement, une romance doit faire rêver et non pas finir en dépression. Et malgré la connotation de triangle amoureux malsain qui se dégage de l'histoire, l'auteure est arrivée à me faire rêver avec le personnage masculin pour lequel je veux bien me mettre au café matin, midi et soir (et collation pourquoi pas !). Pour une fois, je ne vais pas révéler son identité ; ce serait gâcher l'histoire. Je vais juste l'appeler LUI Car il n'est pas celui auquel j'avais pensé au départ ; j'étais partie sur une méprise de taille mais ça, ça m’est vraiment propre.


Alors, petit détail qui a son importance : nous ne sommes pas là pour débattre de la légitimité ou non de ce thème. Je ne pense pas que ce soit le but de l'auteure. Ni de savoir pourquoi l’infidélité chez les hommes est moins décriée que lorsqu’il s’agit d’une femme. Et ce livre s'adresse à un lectorat qui a l'esprit assez ouvert. Pour les lectrices qui ont des idées bien arrêtées, ce livre les fera sûrement sortir, parfois, de leurs gonds. Comme ça a été le cas pour moi a plusieurs reprises. Mais pas avec le personnage de Margaux à qui il serait tentant de jeter la pierre car à l'origine de la situation.

 

« Ce que je fais, c’est mal ! Je joue avec le feu, je le sais. Alors pourquoi ai-je tellement envie de continuer et de voir où tout cela peut me mener ? »


Jeune femme réservée, elle va savoir s'intégrer rapidement dans son nouveau travail et se démarquer. Alors j'avoue que je ne me suis pas attachée plus que ça au côté "professionnel" de l'histoire. Il est important, certes, car c'est de là que tout part mais il est juste bien dosé pour ne pas prendre le pas sur le reste. Pas de passages soporifiques heureusement pour moi.

Sa rencontre avec LUI n'a pas été une évidence, dans le sens romance, puisque l'auteure a brouillé mes neurones avec certaines choses que j'avais tenues pour acquises. Et que je pensais être l'histoire en cours de construction. C'est un peu dommage car je pense que ça peut noircir le personnage de Margaux aux yeux de certaines lectrices.

 

« Mon regard bute contre un torse musclé, parfaitement moulé dans une chemise bleu marine. Ses yeux extraordinairement clairs me dévisagent sans pudeur. Je déglutis avec difficulté. J’aimerais bouger ou dire quelque chose mais je reste complètement figée »

 

Heureusement, Margherita a su se rattraper en donnant à LUI la place qu'il méritait. LUI il est la perfection au masculin. Je l'imagine beau, bien entendu, mais une chose est sûre il est craquant. Doux, attentionné, dès qu'il ouvre la bouche les anges passent et ses sentiments envers Margaux sont tellement beaux et sincères que n'importe quelle romantique aimerait entrer dans l'histoire.

 

« En dehors de son sourire taquin, la première chose que je remarque c’est ses grands yeux verts. Mais aussi sa barbe de trois jours et ses cheveux en bataille, qui lui confèrent un air négligé du style « Je sors juste du lit ». Pourtant sur lui, ça a un certain charme »

 
Ce personnage aux traits s'approchant de ceux d'un ange n'a aucun mal à faire fondre tant la description de Jean, le fiancé ou celle d'un autre protagoniste masculin, se rapproche plus d'un démon voire du diable. Dès le début, j'ai eu un gros doute sur Jean, modèle, à mes yeux, de machisme, d'égocentrisme et d'égoïsme. On peut dire que l'auteure l'a parfaitement soigné mais pas dans le bon sens. Et je n'ai pas su lui trouver une quelconque qualité ou un quelconque charme. Désolée Jean, je n'ai pas adhéré à ce que tu représentes à mes yeux. Il en faut toujours un, tu as été celui-là. Et pourtant ton histoire avec Margaux semblait tellement solide et romantique !

 

« Excuse-moi d’avoir besoin de souffler un peu et de ne pas être empressé de te sauter dessus comme un animal dès que je te vois ! En parlant d’animaux, c’est une vraie porcherie ici. T’aurais pas pu passer l’aspirateur ?  »


Margherita aurait pu se contenter d'écrire son histoire sur un modèle de huis-clos sentimental, ce qui aurait certainement rendu un climat pesant et aurait changé la donne pour le ressenti. Elle n'en a rien fait heureusement. Et même si la facette psychologique est bien présente, elle n'en est pas dérangeante car elle est parfaitement travaillée.


Margaux ne veut blesser personne dans l'histoire ; ses sentiments sont sincères surtout envers Jean pour lequel on comprend assez tôt qu'un fossé les sépare quant à la suite de leur relation. Là où les torts sont partagés, il est impossible de blâmer l'un plus que l'autre. Même pas trentenaires, leur histoire a comme un goût amer de manque de passion et de pep's. Et à trop vouloir un bonheur qui se présente à portée de cœur, les prises de décisions seront parfois à double tranchant entrainant manque de discernement, doutes, culpabilité et dommages collatéraux. Ajoutés à cela des situations délicates, des animosités légitimes et une belle sensualité dans les règles de l’art, il m’a été impossible de ne pas comprendre Margaux dans ses peurs et ses espoirs, ses décisions impulsives et ses moments d’hésitation.

 

« Il faut que j’assume mes sentiments et que je finisse par être de nouveau en paix avec moi-même. Je ne peux plus vivre comme ça. Et advienne que pourra »


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Dans ce roman, l'auteure a su montrer que la passion et la raison ne peuvent pas faire bon ménage. La première volant la vedette à la seconde. Elle soulève le questionnement "Quelle est la meilleure façon d'agir lorsqu'une passion dévorante chasse une passion éteinte ?" Et est-ce que fidélité rime vraiment avec exclusivité quel qu'en soit le prix à payer ?

 

« Les rumeurs ça se répand vite, et ton petit monde parfait pourrait rapidement voler en éclats »


Sur ce vaste thème de "l'amour et la fidélité" qui traverse les temps sans prendre une ride, il ne faut jamais dire jamais. Bien sûr, je ne suis pas concernée puisque j’ai eu le grand bonheur que l’amour ait été présent jusqu’aux tout dernier instant de notre histoire. Et surtout ne pas rester sur des acquis confortables et sécurisants. On se promet fidélité au début des sentiments amoureux. Tant que la passion consolide une relation, il n'y a pas grand risque effectivement. Mais lorsque la passion meurt pour renaître sous d'autres traits, nul ne peut assurer rester de marbre et résister. Homme ou femme, nous restons des humains faits de sentiments avant tout. Nul n’est à l’abri de franchir la ligne rouge. Et nul n’a le droit de juger qui a fauté.

 

« Le corps et l’esprit sont deux choses qui peuvent être totalement déconnectées »

 

J’ai adoré cette lecture qui bouscule certains codes et certaines certitudes en posant des mots justes sur des vérités dérangeantes et pour laquelle les ressentis ne pourront qu’être divers et variés ; tant en positif qu’en négatif. C’est le prix à payer pour un thème qui existe depuis au moins Marivaux – si ce n’est bien avant, depuis que l’amour existe - et qui évolue en même temps que nous, nous évoluons. J’ai adoré la belle et douce sensualité qui se dégage de scènes très bien écrites, j’ai adoré l’écriture simple et directe de l’auteure que j’espère pouvoir découvrir à nouveau très vite et cette fin qui sonne comme un renouveau, aux parfums de seconde chance sur des bases neutres.

 

« Je reconnais dans ses iris embrasés la même folie qui nous anime, et nous y succombons ensemble dans un dernier assaut qui me fait chavirer »

 

Même si certaines choses m’ont choqué à un point inimaginable, ça fait partie du deal dans ce genre d’histoire. Et c’est bien pour ça que j’ai tout aimé ; certaines imperfections pouvant être un atout. Et j’attends, avec une certaine impatience, mon exemplaire broché dédicacé qui aura toute sa place dans ma bibliothèque. Et pour lequel je ne saurais que trop vous conseiller de lui en trouver une dans la vôtre.


06/06/2020
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Cooper Training - T.3 : Harry / Maloria CASSIS

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C'est à l'occasion du 1er tome de la série COOPER TRAINING, sous partenariat Fyctia/Hugo Poche que j'avais découvert Maloria CASSIS. S'en était, logiquement, suivi le 2nd  Et les 2 tomes avaient été des mégas coups de . Et avec le 3ème et dernier tome, c'est un tiercé gagnant !


2013 : le temps d'un été sous le soleil californien de San Diego, une jeune française de 16 ans, Madelyn vient passer ses vacances chez son père,  un homme d'affaires très occupé. Trop occupé, ce qui lui a valu le départ de sa femme et de sa fille, il y a quelques années, pour la France. Ces vacances, qu'elle vient passer, à contrecœur, vont être le décor d'un amour qui ne va pas rimer avec toujours. Sa rencontre avec Harry Cooper sonne pourtant comme une évidence mais il se pourrait que ce ne soit finalement qu'une amourette de vacances. Il suffira d’une nuit pour que l’histoire se termine en amour déçu, avec un mauvais choix précipité et un retour prématuré en France à la clé. Pour ne probablement plus jamais revenir. Et pour rester marquée à jamais. 

 

2019 : C'est pourtant à nouveau aux Etats-Unis,  à San Diego, que je retrouve Madelyn, installée définitivement, depuis un an, notamment pour son activité professionnelle de tatoueuse pour femmes. Jeune femme épanouie, entourée de ses nouvelles amies Erin, Amy, Thelma et bien d’autres que la vie a mis, de manière un peu particulière, sur son chemin. Seule ombre à son équilibre : trouver l’amour et celui qui dure pour que le chaos de sa vie sentimentale disparaisse enfin. C’est lors d’une soirée chez Erin et Calvin (le 2ème des frères Cooper) que son regard va à nouveau croiser celui de Harry. Et ce qu’elle croyait bien enfoui dans le passé, pourrait faire ressurgir les émotions et douleurs du passé.

 

"Je voulais que tu marques ma vie à jamais. Mais tu as refusé. Tu as sali notre histoire. Et ça m'a vraiment détruite"

 

A noter que Maddie est un personnage qu’Erin rencontre dans le T2/Calvin.

 

Pour le cadet des frères COOPER, qui malgré ses 24 ans, gère, au côté de ses frères, l'affaire familiale de COOPER TRAINING comme un vrai chef d'entreprise, ce sont les affaires avant tout. La fratrie voit son activité, de salles de sport, très prospère et en voie d'extension. Ils en veulent toujours plus.

 

Le souvenir que j'avais de lui c'était l'image d'un coureur de jupons. Ses deux aînés étant beaux comme des dieux, il y avait de grandes chances qu'il vienne compléter ce trio de séduisants mâles tout en muscles. Julian et Calvin ayant trouvé baskets à leurs pieds, il n'y a plus que lui dont le cœur est à prendre. A moins que ce ne soit déjà fait et depuis longtemps ; depuis au moins 6 ans.

 

Mais que s’est-il passé il y a 6 ans ?

Est-ce que les regrets sauront s’effacer pour laisser la place à une nouvelle histoire ?

 

C’est une belle surprise que ce 3ème et dernier tome qui finit cette saga en beauté. Une voie différente dans la construction de l’histoire pour des émotions encore plus intenses. Mais une finalité commune aux autres tomes : des sujets percutants que Maloria traite, encore une fois, avec beaucoup de finesse et de justesse. Elle met en lumière des thèmes poignants qui peuvent interpeller n’importe quelle femme (pourquoi pas les hommes aussi !).

 

Dans la 1ère moitié de l’histoire, l’auteure met en parallèle deux époques avec les mêmes protagonistes : Madelyn & Harry. Même si la narration reste à une voix – celle de Maddie -, elle a choisi l’alternance de deux chapitres de leurs vies, pour que l’on puisse bien cerner les tenants et les aboutissants de ce qui fut et de ce qui pourrait être.

 

2013 : on assiste à la construction d’une belle histoire d’amour d’été, entre deux jeunes – pas tout à fait adultes mais néanmoins plus tout à fait adolescents - avec son lot de tendresse, d’espoirs, d’appréhensions et de déceptions. 2019 : l’heure des retrouvailles a sonné et aucun des deux ne peut nier qu’il est insensible même après autant de temps. Mais,  peut-être bien, est arrivé le moment de mettre à jour certaines vérités.

 

C’est sous une plume toujours belle de simplicité que l’auteure nous révèle cette histoire d’échec passé où la possibilité d’une 2ème chance n’est pas à exclure. Faut-il, bien sûr, que les protagonistes acceptent de jouer carte sur table.

 

Le personnage de Madelyn est vraiment touchant car si jeune, elle a déjà vécu tant de souffrances qui ont certainement forgé son caractère et ce qu’elle est. De son passé, il ne reste que des regrets ; en son futur, elle met tous ses espoirs malgré un secret qu’elle porte seule ; et qui est lourd à porter. J’avoue que le thème de ce « secret » m’était totalement inconnu jusque-là. Encore un bel hommage aux mystères de la féminité, que l’auteure a choisi d’aborder tout en gardant une certaine pudeur d’écriture.

 

La vie passée ne lui a rien épargné et pourtant, dans son présent, Maddie met tout l’amour et l’énergie qu’elle a dans l’aide à autrui. Elle a de belles valeurs et d’incroyables ambitions altruistes et bienveillantes. Et au travers de la cause de la lutte contre le cancer du sein, l’auteure fait passer de très beaux messages grâce à ce personnage de grande qualité humaine. Tout ce qui tourne autour de Maddie, est tellement bien pensé et écrit ; c’est plus qu’agréable à lire et ça touche forcément.

 

Malheureusement, face à elle, il y a Harry, son ancien amour d’été devenu chef d’entreprise qui ne semble vivre que pour faire grandir l’affaire COOPER. Il vit H24 pour le business, son portable greffé ; ce qui n’est pas sans rappeler un autre personnage de cette histoire. Les similitudes entre les deux sont vraiment bien travaillées pour ne pas faire autrement que de comprendre les sentiments de Maddie face à un tel comportement.

 

« Il me laisse seule, avec mon désir comme unique compagnon. Pendant deux secondes, je me dis que c’est une blague de mauvais goût. Mais une blague tout de même. Ce n’est pas possible qu’il me plante comme ça ? A priori, si…. »

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Cet aspect « négatif » d’Harry pourrait jouer en sa défaveur quant à ce qu’on peut ressentir pour lui. Eh bien, dans mon cas, même pas. Alors bien sûr, je ne cautionne pas certains de ses agissements mais tout au long de cette lecture, lentement mais sûrement, il évolue. Et il saura montrer une facette de lui qui n’est pas évidente de premier abord. J’ai aimé sa sincérité qui est indéniable et qui fait fondre, soyons honnêtes. Sous ses airs d’homme sûr de lui, pourrait bien se cacher une certaine sensibilité.

 

« Chaque petite chose, aussi infime soit-elle, est démultipliée en ta présence. Et ça, je ne l’ai vécu avec personne avant. Tu es la seule à me faire cet effet »

 

Aux côtés de personnages déjà rencontrés précédemment, tels que Julian, Amy, Calvin et Erin, que j’ai retrouvé avec beaucoup de bonheur, l’auteure sait faire évoluer Harry et Maddie vers une belle maturité même si ça ne sera pas sans doutes et sans peur du côté de cette dernière. Car il est quand même important de souligner que c’est bien le personnage de Maddie qui est étudié en profondeur, dans le passé comme le présent. Sacré chemin de vie que le sien ! Une belle place à l’amitié est réservée dans cette histoire avec Erin et Amy, les entremetteuses à l’imagination débordante parfois mais aussi avec Thelma, dont l’histoire et le parcours au fil du livre font monter des émotions marquantes.

 

Une petite chose m’a toutefois manqué, dans ce tome-là : l’avis d’Harry qui aurait pu apporter un petit plus, par moment. Deux époques, deux personnages qui ont un avant/après commun ; j’aurais bien aimé être parfois dans l’esprit d’Harry. Simple petite parenthèse, bien sûr car je conçois que l’exercice d’écriture serait certainement délicat.

 

C’est sur une note d’émotion encore plus forte que s’achève cette saga COOPER TRAINING qui montre bien l’évolution de la plume de l’auteure qui gagne en finesse et qui s’affirme encore plus. Ce que j’aime chez Maloria, ce sont tous les messages qu’elle arrive à faire passer en associant, avec brio, faits d’actualités et romance et l’authenticité qu’elle sait donner à ses personnages. Même dans les moments les plus poignants, elle sait apporter cette douceur qui est nécessaire. Cette saga est un méga coup de cœur pour moi, dans son ensemble ; mais si on me demandait de choisir un seul tome, ce serait bien HARRY ! Petite auteure débutant sur Fyctia est devenue grande Rigolant Merci Maloria !


27/04/2020
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Calder & Eden - T.1 / Mia SHERIDAN

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D'un simple résumé naquit un coup de foudre ! Des coups de cœur, il y en a eu quelques-uns mais là j'avoue que l'histoire de Calder et Eden dépasse ce niveau.

 

Mia Sheridan est une auteure qui n'a rien à prouver en terme d'écriture. Je l'ai aimé dans toutes mes lectures signées de sa plume mais là, elle est vraiment sortie des sentiers battus en posant le décor de cette duologie dans un univers qui n'a rien de romantique, ni de commun en matière de romance. C’est donc tout naturellement, que je me suis lancée dans ce roman qui m’a happé dès les premières lignes.

 

Il y a des rencontres qui bouleversent une vie. Autant dans le bon sens que dans le mauvais. Ce n'est pas la jeune Eden, que l'on rencontre à 18 ans, qui dira le contraire. Le début de ce 1er tome nous plonge directement dans une histoire qui ne s’annonce pas forcément rose. A se demander si on va réellement pouvoir la classer dans une catégorie « Romance ».

 

Passé le prologue, la véritable histoire commence quelques années plus tôt, alors qu’Eden n’est encore qu’une fillette  de 7 ou 8 ans. Et le contexte dans lequel va se dérouler l’histoire m’a un peu surprise car peu commun : une communauté, Acadie,  – qui relève plus d’une secte - dirigée de main de fer par Hector BIAS, véritable gourou qui maintient ses 120 membres, en son sein, à coup de promesses hallucinantes tout en faisant régner une certaine terreur pour quiconque oserait lui tenir tête.

 

« Il y avait quelque chose dans son regard qui vous dévalorisait ; comme si vous ne méritiez pas de contempler trop longuement quelqu’un de si beau »

 

Et justement, parmi tous ses « fidèles », il y a Calder, jeune garçon de 10 ans, simple travailleur agricole « porteur d’eau » pris sous la coupe d’Hector, il y a quelques années. Son histoire est assez complexe et elle se dévoile au fil des pages et des chapitres ; au fil des années qui passent et qui vont transformer ce jeune garçon en un magnifique et déterminé jeune homme.

 

Déterminé, il l’est sans aucun doute. De sa rencontre et de ses relations grandissantes avec Eden, va naître une certitude : elle est l’élue de son cœur. Et la réciprocité s’applique pour Eden : ils sont faits pour vieillir ensemble. Sauf qu’il y a un mais….. : Eden est promise à Hector pour devenir sa femme à sa majorité et avant qu’une terrible prophétie, soi-disant décrétée par les dieux, s’abatte sur Acadie.

 

« Eden siègera à la place d’honneur durant toutes les assemblées du Temple et elle sera traitée avec respect et amour. Merci de l’accueillir avec l’adoration qu’elle mérite »

 

Pour pouvoir vivre cet amour interdit, une course contre le temps commence pour Eden et Calder qui vont braver, à leurs risques et périls, les interdits et les tout-puissants de la communauté.

 

Ils vont devoir affronter des moments durs  - d’une cruauté sans limite parfois - tout en vivant un amour pur à l’abri des regards. Ils n’auront plus qu’un seul but : œuvrer ensemble pour un avenir meilleur.

 

L’amour et le bien seront-ils plus forts que le mal ?

L’intensité de cet amour saura-t-il survivre à une fin qui s’annonce comme inéluctable ?

 

Dans ce premier tome, où l’alternance des interventions est primordiale, l’auteure nous offre une histoire avec des personnages d’une belle simplicité et pleins d’une touchante émotion. Mais comment des âmes aussi pures peuvent vivre dans un tel monde ? D’un côté, il y a la noirceur de ce monde que l’on croit voué à une fin apocalyptique. Et en parallèle, il y a cette bulle de douceur, une magnifique source d’eau, témoin de doux et tendres moments. C’est une belle opposition de deux mondes, pourtant si rapprochés, que l’auteure a su parfaitement mettre en avant pour alléger le climat oppressant qui règne au sein de la communauté. Comme des petits moments pour que les lectrices reprennent leur souffle et se remettent de leurs émotions.

 

Eden peut apparaître comme une petite chose fragile ; elle qui va porter un certain poids sur ses épaules d’enfant. Mais elle est intelligente, observatrice et déterminée. Elle va porter, à bout de cœur et conjointement avec Calder, son histoire comme pour mettre à mal la résignation qu’elle refuse. Calder partage les mêmes qualités qu’elle, prêt à supporter les pires souffrances ; ils étaient donc faits pour se rencontrer.

 

« Pourquoi ? Pourquoi l’avoir rendu si beau à mes yeux si je ne peux jamais l’avoir ? Pourquoi ? Pourquoi ? »

 

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L’auteur a subtilement travaillé tous ses personnages pour que la réalité de ce monde soit parfaitement en adéquation avec ce qu’on peut savoir sur le sujet délicat des sectes ; des adeptes qui vouent une reconnaissance sans faille à leur gourou en qui ils voient leur sauveur et qui croient, dur comme fer, à une fin qui ne peut que les emmener vers un au-delà de paix et d’amour. Plus d’une fois j’ai halluciné en lisant des passages qui, sans nul doute, se révèlent pouvant exister quelque part.  

 

Elle les fait évoluer dans un lieu clos, vivant en totale autarcie où le silence est d’or et où le hasard n’a pas sa place. Tout est planifié ; aucun grain de sable ne doit venir enrailler la machine parfaitement huilée.

 

Mia SHERIDAN aborde des thèmes forts comme la différence en donnant vie au très beau personnage de Maya, débordante d’amour pour son frère. Sa différence est sa force et comment ne pas ressentir la puissance de l’amour qui l’unit à Calder. Mais aussi l’amitié sans faille et sans limite avec le fidèle et sincère ami Xander.

 

« Quand on aime quelqu’un, on supporte tous ses défauts, même les plus bruyants »

 

Et elle traite de manière parfaite le thème de la folie, car oui il est bien question de folie dans ce livre. Je dirais même une folie complètement dingue et surréaliste. Le personnage d’Hector en est l’image même : il est abjecte, dur et comme synonyme de l’ignominie on pourrait citer son nom. Malgré tout, force est de constater que son personnage est un des piliers de l’histoire sans qui toute la trame ne pourrait être solide.

 

Ce roman est un condensé de souffrance, d’espoirs et de désillusions dans une quête de vérité. On peut y découvrir des choses aussi dures que d’autres seront magnifiques ; un contrebalancement parfaitement maîtrisé. Entre bonheur et tristesse, il n’y a qu’un pas. Au fil des pages et des chapitres, les années passent, les personnages grandissent, gagnent en maturité et leurs mentalités évoluent. Des prises de conscience s’installent et l’amitié fait place à un amour aussi pur que ses acteurs.  

 

Mais qui dit duologie, dit une fin de premier tome à rendre dingue la lectrice qui n’aura pas prévu la suite. Et quelle fin !


18/03/2020
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Calder & Eden - T.2 / Mia SHERIDAN

  Attention ! Risque de spoiler si vous n’avez pas lu le 1er tome   

 
www.kizoa.plcollage_2020-03-18_11-55-38.jpgHeureusement, j’avais tout prévu pour me plonger sans attendre dans cette suite oh combien surprenante mais tout aussi addictive que la première partie. Une suite logique subtilement menée dans une digne continuité pleine de surprises. Ici, on évolue dans un tout autre univers avec une plongée dans l’inconnu. Et c’est bien le cas de le dire.

 

Le prologue de ce second tome, commence là où se terminait le prologue du premier tome. Sortie de l’enfer d’Arcadie, Eden a été recueillie par celui qui sera son vrai sauveur, Félix. Celui qui va la ramener à une vie normale. Mais au bout de 3 ans, sans réponse à certaines de ses questions sur le passé, elle vit du mieux possible avec ce poids à la place du cœur et doit affronter une nouvelle épreuve : le décès de Félix. Jusqu’au jour où ….. !

 

La passion d’un amour d’enfance aura-t-elle toujours la même intensité et la même saveur ?

Un amour né à huit-clos peut-il survivre dans notre monde moderne avec ses tentations ?

 

Eden est devenue une jeune forte mais terriblement seule. A son décès, Félix lui fait le plus beau des cadeaux : la possibilité de partir sur les traces d’un passé qui lui est totalement étranger. Comme une lueur d’espoir dans sa quête de vérité et d’identité.

 

Et ce n’est que le début de la suite de l’histoire ! Lorsque l’inattendu survient, on se dit que c’est « La cerise sur le gâteau » !  Mais dans un monde bien ancré dans la réalité, les choses ne s’avèreront peut-être pas aussi faciles qu’on le souhaiterait.

 

« Ce n’est pas comme ça qu’on aurait aimé que les choses se passent mais on est là et ensemble »

 

Des révélations vont  pimenter cette histoire qui n’a peut-être pas le même « charme » que le 1er tome car il y a vraiment un sacré écart entre les deux mondes. C’est légèrement moins poétique dans un monde brut où de l’insouciance  et l’innocence de l’enfance, il ne reste plus grand-chose. Des personnages vont faire leur apparition alors qu’on aurait qu’une envie c’est qu’ils retournent d’où ils viennent et ceux qu’on aurait pu imaginer sous des traits idylliques alors qu’au final le ressenti n’est pas en adéquation avec l’imagination. A moins que ….. Et puis il y a ceux que l’on retrouve pour des retrouvailles de trop courte durée comme Xander qui à mon goût, n’a pas eu la place qu’il méritait ; pourtant c’était un personnage clé dans le 1er tome.   

 

Quand le hasard fait trop bien les choses et joue avec le destin d’Eden, on passe, en même temps que les personnages, par toute une palette d’émotions fortes : colère, peur, doute, incompréhension, appréhension et espoir. Le rythme soutenu de l’histoire nous porte de la première à la dernière page sur fond de bonheur retrouvé qui sonne comme une deuxième chance possible.

 

« Tu es mon supplice et je suis pourtant l’homme le plus chanceux du monde »

 

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Cette suite complète parfaitement le premier tome dont la fin laisse beaucoup de questions en suspens. Elle comble pas mal de vides mais j’ai trouvé que certaines choses sont allées un peu trop vite à mon goût. Les évènements se succèdent avec trop de facilité, comme par enchantement. C’est dommage car ça enlève un peu de magie à une histoire que j’imaginais avec toujours la même pureté et la même beauté. Les enfants ont laissé place à des adultes dans l’urgence. Et au fil des pages, je n’espère qu’une chose : retrouver ce romantisme qui m’avait fait fondre précédemment. Et que le temps suffisant soit pris pour que les choses se déroulent telles qu’elles le devraient.

 

Des révélations terribles et poignantes vont être mises à jour, certains secrets du passé comme certaines douleurs vont ressurgir et ce personnage prisonnier d’une identité qui n’est peut-être pas la sienne a su me toucher une fois encore. Un sordide puzzle se met doucement en place, pièce par pièce comme un mal nécessaire pour espérer que la sérénité soit enfin au bout de cette route semée d’embûches.

 

« La moitié du temps, je ne sais pas quoi penser »

 

Ce second tome de l’histoire de Calder & Eden réserve son lot de plein de belles choses – comme de moins belles forcément - notamment un bel épilogue comme il se doit. Même si quelques petites choses m’ont manqué et que j’aurais aimé que l’auteure s’attarde un peu plus sur certains points, le coup de cœur aura été au rendez-vous jusqu’au bout.


18/03/2020
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Cooper Training - T.2 : CALVIN / Maloria CASSIS

Une tuerie ! Un nouveau méga coup de cœur (si ce n’est plus) pour ce second roman de Maloria CASSIS ; tant j’ai adoré cette lecture.

 

Merci à Hugo Roman Poche et Fyctia pour ce Service Presse qui m’a littéralement transportée, du début à la fin, dans un sentiment de total bien-être.

 

Il faut dire que je l’attendais avec impatience ! Souvenez-vous ! J’avais eu un méga coup de cœur - eh oui, que de mega - pour l’histoire de Julian. Et c’est en toute logique qu’il ne m’a fallu que quelques heures d’une immersion intense dans l’univers de Calvin COOPER qui, comme son  jeune frère Julian – héro du premier tome de cette série – dirige une salle de sport. Mais ce n’est pas lui que j’ai rencontré en premier.

 

Mais Erin WILKINSON, une jeune femme de 20 ans, enceinte et éplorée après s’être fait mettre à la porte de chez son petit ami, mi-geek, mi-surfeur qui n’assume pas cette future paternité. Elle trouve refuge chez sa sœur Amy, précédemment rencontrée dans le tome 1, puisqu’elle partageait l’histoire de Julian.

 

Et c’est deux ans plus tard, à présent maman d’un adorable Léon, 18 mois, qu’elle m’a fait entrer dans sa nouvelle vie de femme indépendante, avec un nouvel appartement et un travail de vendeuse dans une boutique de vêtements luxueux. Je me suis vite rendue compte qu’Erin, malgré son jeune âge, est une jeune femme responsable et qu’elle a du caractère. Je serais même tentée de dire que la maternité lui a fait du bien, l’a fait grandir et surtout qu’elle lui va bien.

 

Pour subvenir, en toute indépendance, à ses besoins et à ceux de son fils, elle persiste dans un boulot où le moins que je puisse dire, c’est que rien ne lui est épargné. Et dans sa vie personnelle, elle est très patiente lorsqu’elle encaisse remarques et reproches de sa mère. Son seul vrai soutien, à ce stade, est sa sœur Amy.

 

« Elle trouve toujours le moyen de me rabrouer. Ma mère revient régulièrement à la charge pour me rappeler que je fais tout de travers »

 

C’est à l’occasion de son emménagement qu’elle rencontre les deux frères de Julian : CALVIN, le frère aîné et HARRY, le cadet « coureur de jupons » de la fratrie. Et autant dire que tous ses sens vont être en éveil, pour ne pas dire émoustillés, par Calvin, le Mr Muscles de la bande. Et autant dire que ça va démarrer très fort et très rapidement entre eux.

 

« S’il avait pu, il serait allé jusqu’à porter la camionnette de déménagement, j’en suis sûre ! Et moi, comme une gourde, j’ai laissé mon corps réagir à la moindre tension de ses biceps et au merveilleux rebondi de ses fesses moulées dans un petit short en jean »

 

Calvin, lui aussi papa d’une fillette de 5 ans, véritable dieu du sexe, ne cherche pas d’attache sentimentale, juste une sexfriend pour gagner du temps et aller droit à l’essentiel. Arrangement qui va convenir à Erin qui ne semble pas prête à prendre le risque de s’investir dans une relation qui pourrait faire ressurgir les rancœurs et les douleurs du passé. Etant bien entendu qu’il ne faudrait pas que le côté sexfriend se transforme en « plus, si affinités ».

 

« J’ai un agenda serré, alors si tu pouvais arrêter de parler et agir, ça m’arrangerait ! »

 

Ce qui s’annonce comme de simples parenthèses dans un quotidien surchargé, va donner lieu à une suite addictive de situations cocasses, sexy et torrides mais aussi poignantes et rageantes. Je suis allée de bonnes en mauvaises surprises ; certains secrets soigneusement cachés ayant décidé de jouer les entremetteurs pour faire ressurgir des fêlures. Je me suis retrouvée prise dans un ascenseur émotionnel avec l’impression qu’aucun arrêt n’était possible. Et lorsqu’un personnage du passé resurgit, en l’occurrence Nick, le papa de Léon, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Sincèrement, je ne pensais pas du tout à ce qui allait suivre. Autant dire, que j’ai été surprise par le choix de l'auteure.

 

« La peur de perdre l’homme qui me sert de modèle m’a rappelé que j’avais laissé tomber l’enfant pour qui je devais en incarner un »

 

Calvin, insupportablement sexy et drôle, brut de décoffrage dans ses comportements et paroles et très sûr de lui, m’a fait oscillé entre agacement et attendrissement. Mais aussi entre envie de lui mettre quelques claques. A bien y réfléchir, je ne me frotterais pas à lui, ancien boxeur :-D Par contre lorsque c’est le Calvin Papa qui est mis en avant, c’est craquage assuré. C’est connu : un homme seul avec un enfant ça attendrit et fait fondre la gente féminine.

 

« Putain, si, y’en a un, de souci ! J’ai une trique de malade à chaque fois que je pense à toi, et le destin s’acharne à me priver de ton corps »

Face à lui, les barrières d’Erin, nature et sans artifices, pourraient bien s’effondrer. Elle se montre tour à tour, pleine d’espoir ou de confusion, quant à la nature de cette relation et de son évolution. En proie à certains doutes face à certains comportements inattendus et incompréhensibles, elle sait compter sur le soutien d’Amy, sa sœur et de Maddie, une adorable tatoueuse qui va se révéler être la rencontre qu’il aurait été dommage, pour Erin, de passer à côté. J’ai adoré ce personnage qui sort un peu du lot des personnages secondaires classiques.

 

« Pourrait-il y avoir quelque chose de plus entre nous ? Suis-je prête à me remettre en couple et à prendre le risque de tout perdre à nouveau ? »

 

Erin, tout au long de l’histoire, sous des airs de femme fragile, va se révéler être un personnage attachant de par les sentiments qui l’animent et par cette force qui est la sienne malgré son jeune âge. Envers celle qui a mis sa vie entre parenthèse, au point d’oublier d’exister pour elle, je n’ai pu qu’avoir énormément d’empathie et de tendresse.  Au vu de son passé qui est dévoilé par touches ponctuelles et qui la poursuit dans son présent, dans la relation délicate qu’elle entretient avec sa mère. Et lorsque sur le chemin de sa vie, elle pourrait chuter, elle va faire face comme une battante. Touchante dans la relation fusionnelle qui l’unit à son fils, au travers d’adorables scènes, l’auteure lui a réservé une belle maturité en matière d’amour et de protection maternels en y ajoutant un petit grain de folie sympathique.

 

« L’amour que je porte à Léon est encore plus fort que mon envie de me venger »

 

Dans cette histoire à une voix, parfaitement cohérente, semée d’embûches, d’affrontements oraux ou charnels ou de ce qui peut s’apparenter à des sextos, comme je les aime, le rythme est soutenu et ne laisse place à aucune monotonie, ni temps mort.

 

Comme une belle leçon de vie et d'espoir, des thèmes forts comme le dépassement de soi, l’estime de soi, la monoparentalité, la famille, la peur de l’abandon ou de la déception y sont abordés et très bien traités. L’écriture légère et sans fioriture, que j’ai aimé retrouver, est un vrai régal pour les yeux et l’esprit. Des dialogues parfois incisifs mais tellement attrayants m’ont amenés à la dernière page sans que je m’en aperçoive.

 

Et là, je me suis rendue compte que j’avais perdu le match par K.O ; mais quelle belle défaite que j’accepte volontiers. Et je suis d’ores et déjà prête à affronter le 3ème et dernier frère, Harry, mais pour cela il faudra m’armer de patience.

 


20/05/2019
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COOPER TRAINING : Julian / Maloria CASSIS

Alors je dois être franche : je n'ai pas spécialement accroché sur la couverture de ce roman paru chez Fyctia/La Condamine. Et ce n'est pas du tout ça qui m'a poussée à accepter ce Service Presse. Voilà pour le point négatif ; c'est plutôt bon signe, il n'y a que celui-là ! Car punaise, qu'est-ce que j'ai adoré cette lecture. Et le terme est faible par rapport à la réalité. C'est un méga Coup de ♥.Voilà, ça aussi c'est dit !

Alors Célia et les Editions Fyctia/La Condamine : merci pour l’envoi de cette belle révélation.

 

C'est le titre qui m'a interpellé voire intriguée et l'histoire qui m'a définitivement convaincue. Et voilà comment je me suis retrouvée à pousser les portes d'une salle de sport californienne. Moi ? Oui, oui, moi.

 

Bienvenue chez Cooper Training dans un monde de testostérone et de muscles, où même les corps dégoulinants et la sueur sont attirants, voire sexys.

 

Vous n'êtes pas sportive ? Moi non plus, ça tombe bien. Et bien là, il ne faut jamais dire "jamais" et vous risquez fort de devenir accro. Et accro surtout à Mr Muscle qui se cache dont le corps bodybuildé de Julian COOPER,  propriétaire de la salle. Et avec lui pas de pause possible.

 

Lorsqu'Amy,  jeune femme brillante fraîchement en recherche d'emploi, va le rencontrer pour un poste vacant dans sa salle de sport, il ne sera pas question de souffrances musculaires. Personnage de caractère et au répondant qui ne lui fait jamais défaut, elle va se lancer dans un sacré challenge pour faire valoir sa légitimité à conserver son travail d'hôtesse d'accueil un peu décalée.

 

« Cet imbécile me plante à l’accueil comme une moins que rien et part servir les clients à son bar de vitamines. Il est aussi gonflé que ses bras, celui-là ».

 

Julian se révèle être un poil arrogant, un soupçon goujat et un macho dans toute sa splendeur. Il a les réflexions facilement cinglantes et s'attarde un peu trop sur les apparences qui, comme chacun le sait, peuvent être trompeuses. Et son attitude ne va que conforter Amy dans sa détermination à prouver qu'on peut tenir son poste même en tailleur et talons hauts.

 

« Je ne cherche pas une potiche qui tortille du cul toute la journée dans une jupe droite et qui fait les yeux doux aux associés »

 

Dès lors, c'est une compétition non pas sportive qui commence mais bien une compétition où défis et séduction seront étroitement mêlés. Mais attention à ne pas être pris(e) à son propre jeu au risque de dévoiler une toute autre facette de soi. Et c’est à cette compétition plus qu’originale qu’on assiste au fil des chapitres qui s’enchaînent à un rythme qui est loin d’être plat. On en ressort courbaturée émotionnellement, essouflée mais avec aussi une bonne recharge d’endorphine.

 

De la haine à l’amour, il n’y a qu’un pas.

Sauront-ils faire tomber ces barrières qui les séparent pour voir au-delà des apparences et des craintes ?

 

Ce roman, ce sont des confrontations détonantes, des joutes verbales croustillantes qu'on se plaît à déguster, des défis assez originaux ; tout ça pour obtenir un cocktail non pas survitaminé mais plutôt survolté et explosif. A cela ajoutée une touche de sensualité parfois torride, ça donne un incroyable moment de lecture électrisante, enivrante et addictive. Et lorsqu’il est question d’apprivoisement tout en douceur, de rapprochements inimaginables et d’un grain de sable qui menace d’enrayer la machine, il est impossible de lâcher l’histoire jusqu’au mot FIN. Commencé en soirée et terminé tard dans la nuit, ça faisait un sacré bout de temps que je n’avais pas lu d’une traite comme ça.

 

Je ne connais pas du tout cette auteure mais je l'aime déjà ; quelle belle découverte ! Elle a ce style d'écriture dont j'ai besoin parfois et que je cherchais justement : un ton léger, des personnages qui me font tout oublier, qui me font rire par leurs répliques souvent hilarantes, qui me font du bien tout simplement.

 

Mais j'avoue que, même si j'ai adoré les personnages de Julian et Amy, j'avais vraiment envie de les gifler par moment. Autant d'indécision, c'est hallucinant ! Au jeu du chat et de la souris, ils sont parfaits dans ces rôles. Et quand la vie passée n’y met pas du sien pour offrir une vie future bien méritée, on souffre en même temps que les personnages.

 

« Ma tête pense « NON » mais mon corps, « OUI ».

 

Bon, je suis d'accord sur le fait de refuser d'être une femme-objet ou d'être à nouveau blessé(e) amoureusement parlant, mais Malorie, tu n'as pas le droit de malmener tes personnages en sachant que tu vas infliger une sorte de supplice à tes lectrices par la même occasion. Sérieusement ! Surtout que ces personnages sont vraiment attachants même s’ils sont, de premier abord, un peu opposés.

 

- Amy est une jeune femme au caractère de feu, aux formes généreuses assumées, battante et déterminée, spontanée, rigolote et elle sait ce qu'elle ne veut pas.

 

« Si ma taille 42 n’est pas à son goût, il devra faire avec ! Je ne suis pas une femme complexée et j’entends rester tel quel ! »

 

 - Et Julian, professionnel confirmé et intransigeant, avec son charisme énervant et son regard irrésistible (si seulement il y avait que ça chez lui !), il va se révéler être un homme bien plus sensible que son apparence et sa façon d'être pourraient le laisser penser. Mais lui, il sait aussi ce qu'il ne veut pas. Alors comment fait-on ? Tout dans la fluidité de l’écriture et dans la qualité de la plume nous emporte à la découverte de l’évolution des personnages. Et au final, on se dit qu’effectivement rien n’est jamais acquis et on ne sait pas ce que la vie nous réserve (le bon comme le mauvais).

 

« L’infidélité est l’une des pires choses que l’on puisse faire subir à la personne qui partage notre vie »

 

Un point important qu’il est nécessaire d’aborder ! Sous couvert d’une « romance jubilatoire » telle que présentée par l’éditeur, l’auteure a magnifiquement abordés des thèmes forts et d’actualités tels que le harcèlement au travail et ses conséquences, certains préjugés qui peuvent croiser la route d’un manque de confiance en soi au risque de causer des dégâts émotionnels importants et des difficultés à s’en relever. Des thèmes qui peuvent interpeller chacun(e) d’entre nous car bien réels. Et dans ce roman, ils ont été amenés et traités avec beaucoup de brio pour que la démonstration même de l'adage "il ne faut jamais se fier aux apparences" ne puisse que résonner en nous au-delà de la légèreté de la romance.

 

« Certaines personnes, lorsqu’elles touchent un objet ordinaire, ont le pouvoir de le sublimer »

 

Enfin, un roman ce ne sont pas que les personnages principaux. Et j'accorde toujours une attention aussi particulière aux personnages secondaires sans qui la base de l'histoire ne serait pas solide. Dans ce roman, l'auteure a soigneusement choisi ces personnages qui entourent Julian et Amy. D'horizons et de caractères différents, on aime les bons tels que Erin, Vanessa, Stacy, Calvin, Harry et Trevor. Et on aime détester le principal personnage qui a le mauvais rôle, Jax. Un ensemble de personnages secondaires parfaitement orchestré et dirigé.

 

Si comme moi vous aimez ces histoires prenantes, où tous les ingrédients sont réunis, ce livre est fait pour vous.Serez-vous peut-être, à votre tour, totalement Julianisée smile

 

Alors, enfilez votre tenue, prenez une grande respiration et plongez sans réfléchir dans cette épreuve, plus qu’agréable, qu’est la découverte de COOPER TRAINING. Et à coup sûr, vous verrez le sport sous un autre angle.

 


15/08/2018
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Coeur à corps / Emilie COLLINS

 

En littérature, certain(e)s auteur(e)s s'en tiennent à un schéma qui a déjà fait ses preuves et qui leur a donc réussi. C'est bien dommage car la lassitude des lectrices peut s'installer. Mais Emilie COLLINS ne fait pas partie de ces auteures qui se reposent sur leurs acquis. Et elle nous le prouve, une fois encore, avec "Cœur à corps" son dernier roman paru chez &moi (dont le choix du titre a fait l’objet d’un vote des lectrices !) . Et c’est ce que j’aime chez elle. Toujours là où on ne l’attend pas.

 

 

Merci Emilie et &moi de m’avoir accordé à nouveau votre confiance.

 

Après m’avoir emportée dans un univers floral, odorant et dépaysant avec « L’autre chemin », puis dans un univers culinaire tout en gourmandise avec ‘Les délices d’Eve’ et son spin-off « Le goût de tes lèvres’, me voilà invitée à une petite séance photo (au casting de choix) pour un roman au style innovant.

 

Lorsque ce Service Presse m’a été proposé, je m’attendais à quelque chose de différent sans savoir en quoi exactement. C’était un peu flou dans mon esprit. Et dès les premières lignes, je me suis même demandé si je venais réellement d’ouvrir une romance. En effet, ce roman débute par ce qui s’apparente à une intrigue policière au cœur de laquelle se trouve Romane qui vient de perdre Charles, son petit ami, dans l’incendie de son atelier qui renfermait tous ses souvenirs familiaux. Derrière cet évènement se cache un autre mystère : celui d’une photo dérobée à Charles (ou pas, toute la question est là !).

 

« Notre atelier, c’était notre nid, notre refuge depuis notre naissance. C’est toute notre enfance qui a été soufflée.

J’ai l’impression d’avoir tout perdu »

 

Mais qui était réellement Charles ?

En recherchant certaines vérités, Romane saura-t-elle trouver qui elle est vraiment ?

 

L’écriture d’Emilie COLLINS est toujours de grande qualité ; c’est ce qui permet de progresser pas à pas dans cette quête de vérité à la recherche de laquelle part Romane. Ravagée par ce qui vient de bouleverser sa vie mais entourée d’une famille soudée, aux membres très hétéroclites, elle va se montrer tour à tour fragile, courageuse et volontaire mais surtout touchante. Elle va tout mettre en œuvre pour découvrir le fin mot de l’histoire. Quitte à se jeter dans la gueule d’un loup au charme qu’on imagine, sans peine, dévastateur qui répond au doux prénom d’Erik ? Photographe talentueux et très prisé il n’a pas forcément le beau rôle dans cette histoire car voleur de photo présumé (mais innocent jusqu’à ce que preuve soit faite). C’est par le biais d’un stratagème savamment imaginé (assez original, il fallait y penser !) que nous découvrons ce personnage dont on ne sait pas vraiment, de premier abord, si on doit l’aimer ou le détester. Sentiment étrange ; en tout cas pour moi qui ne me pose jamais ce genre de question.

 

« Je la dépasse d’une bonne tête et je connais très bien l’effet que mes yeux gris ardoise peuvent avoir sur certaines femmes »

 

Dès lors vont s’enchaîner des évènements comiques et romantiques avec cette pointe de sensualité 100% Made by Emilie. Mais aussi des évènements qu’on pourrait qualifier de « rebondissements » qui font qu’on se demande : Policier, romance ou tout simplement romance «policière ».

 

Ce roman, je peux le dire en toute franchise, m’a laissée indécise, un certain temps, quant à son genre. En effet, immergée dans les prémices d’une intrigue policière et dans une attente bien précise (certainement faussée dès le départ comme par un malentendu), je me suis laissée porter par les chapitres pour me rendre compte que finalement, j’avais tout faux ; une fausse route en bonne et due forme. En effet, le cheminement qu’a choisi l’auteure nous mène, bel et bien, vers la naissance d’une romance, comme il se doit, entre deux personnages qui étaient faits pour se rencontrer.

 

« Je croyais avoir perdu son parfum, la chaleur de son corps contre le mien. Je pensais ne plus jamais pouvoir dormir, hanté par son absence jusqu’à devenir fou »

 

Rythmée et agrémentée par la découverte des arts respectifs qu’Erik et Romane pratiquent avec succès – la photographie et la création de bijoux -, cette histoire est sans fioritures pour un résultat en toute simplicité mais efficace. Sans aucun temps mort, l’auteure sait capter encore plus notre attention grâce à un procédé assez nouveau – en tout cas, pour moi - dans ce genre littéraire : l’insertion, à bon escient, de clichés photographiques de grande qualité que l’on doit, en autre, au talentueux Erge qu’Emilie a associé à son écriture. Un duo de choc et de charme, parfaitement réussi.

 

Une belle part de fraîcheur et de légèreté est aussi apportée avec le personnage de Méline, sœur jumelle de Romane. J’ai adoré ce personnage au tempérament haut en couleur et qui n’a pas froid aux yeux. Audacieuse, fantasque, tellement spontanée et naturelle, elle m’a fait passer de réels bons moments ; ce qui est toujours plaisant et qui permet d’éviter une certaine monotonie qu’on peut retrouver parfois dans certains romans. Elle est cet élément familial indispensable qui porte un peu l’histoire sans voler la vedette à sa sœur, bien entendu.

 

« Je vais commencer à fureter. Nous sommes les sœurs STIMEC, la mort de Charles ne restera pas impunie. Endors-toi sur cette idée »

 

 

Dans ce roman, dont je ne vais pas tout vous dévoiler, bien entendu, il est important de souligner l’évolution de l’écriture et du style de l’auteure. De débuts très sages qui l’ont fait connaître auprès de ses lectrices, sa plume s’affirme encore plus et est encore plus « osée ».. D’un talent certain, elle associe les mots et les idées de manière attrayante et captivante. Un style d’écriture dont je ne me lasse pas.

 

A cela associée un peu de poésie imagée tant les descriptions notamment photographiques que nous offre l’auteure sont douces, sereines et facilement visualisables. Il en est de même lorsqu’il est question de couture : j’en aurai presque entendu le bruissement des étoffes et perçu leurs couleurs. Mais surtout et enfin, une poésie tout en tendresse lorsque les souvenirs d’enfance dévoilent certains aspects d’une vie familiale heureuse même si trop tôt interrompue. Un savoureux mélange de plusieurs éléments captivants fait de ce roman quelque chose de nouveau et de plaisant.

 

Comme tous les autres titres de l’auteure, il se laisse lire sans modération. Vous aimez cette plume ; vous aimerez « Cœur à corps ». Ce n’est pas du tout policier mais c’est tendre, frais, écrit comme il se doit. Mais surtout c’est Emilie COLLINS qui l’a écrit et ça c’est gage de qualité assurée (non, non Emilie, je ne te mets pas la pression) !.

 

 

 

 


02/06/2018
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Close Up - T.3 : Insaisissable Steve / Jane DEVREAUX

Ce 3ème et dernier tome de la saga CLOSE UP débute là où s'était arrêté le 1er : l'après-soirée du bal de fin d'année. L'auteur nous fait entrer, en alternance dans les esprits de Steve et de Marcy. Et c'est incroyable comme on peut voir des personnages autrement rien qu'en quelques pages de notre immersion à l'intérieur d'eux.

 

On retrouve donc d'un côté Steve, l'ami de Josh, au langage cru - sans aucune censure et j'apprécie vraiment le choix de l'auteure -, aux idées toujours salaces et aux blagues en-dessous de la ceinture. Oui, oui !!!! Celui dont les répliques du 1er tome m'avaient bien fait rire mais qui, à un certain moment, m'a fortement déplu et agacée.

 

En quelques dizaines de pages seulement, j'ai culpabilisé d'avoir eu cette réaction envers lui qui, enfant a souffert de l'absence d'une présence paternelle (voire même bien plus) et qui, adulte, souffre du regard que les autres portent sur lui. Et si le sexe sans attache n'était qu'un exutoire aux douleurs du passé ?

 

" Si tu ne chantes pas quelques louanges à ses couilles, comment veux-tu qu'elles frétillent pour toi ? "

 

Et de l'autre côté, Marcy, la chaste et innocente petite amie de Josh. Alors elle, mon agacement avait atteint le summum dans le premier tome et une partie du deuxième. Dans ce tome, elle est en proie à de terribles doutes et interrogations mais aussi à une grande culpabilité. Steve va être celui qui va la pousser dans ses retranchements.

 

" L'innocente petite Marcy ne peut pas devenir ce genre de femme, déclare-t-il. "

" Tu m'en crois incapable ? je demande, prête à lui prouver qu'il se trompe, lui aussi ".

 

Il est clair que ces deux-là n'ont rien en commun et on se demande comment une histoire peut-être construite autour d'eux. Je me suis même demandé comment je pourrais me laisser porter par l'histoire de personnages qui m'ont fait un tel effet négatif. Et c'est là tout le talent de Jane DEVREAUX. De quelque chose d'improbable, elle nous emmène, encore une fois, au cœur d'une histoire addictive. Quand deux personnages totalement opposés se rencontrent et se découvrent, autant dire que le langage des corps l'emporte sur les mots.

Ce tome, tout en sensibilité, en sensualité et en érotisme sous-entendu, est encore une belle découverte de la plume de Jane DEVREAUX. Elle nous offre là une autre vision des personnages de Steve et Marcy précédemment découverts dans un autre contexte. Ils apparaissent plus "normaux" avec leurs doutes, leurs désirs, leurs fragilités et leurs blessures savamment cachées. J'avoue qu'au bout d'à peine 30 pages, de l'empathie envers Marcy et une immense tendresse envers Steve m'ont prise et ça, je n'y aurais jamais cru. Comme quoi, "il ne faut jamais dire jamais".

 

" Comment ce réputé salaud peut-il penser des choses aussi belles "

 

Ce Steve, à l'âme d'un artiste, m'a également surprise et m'a vraiment touchée. Au premier abord, il reste porté sur le sexe, toujours prêt à l'action ; ça ça ne change pas. Mais il est profondément épris, en secret, de Marcy. La sincérité de ses sentiments transparait parfaitement dans ses actes et ses paroles. Dans l'approche qu'il met en place pour atteindre Marcy, il se dévoile sous un aspect plus doux, plus attentionné, plus patient et plus protecteur - tout en restant assez cash - ; contrairement à son comportement habituel avec les autres femmes. Ses répliques sont agréables à retrouver.

 

" Je respecte uniquement celles qui méritent de l'être "

 

Tout au long de ce roman, partager leur quotidien apporte une certaine lumière sur des zones d'ombres qu'il avait pu y avoir, les concernant, dans le 2ème tome. Certaines choses me sont apparues comme une évidence. L'auteur approfondit vraiment l'entrée de ses lectrices dans les moments de désarroi de Marcy, dans sa façon d'être tiraillée entre sa foi inébranlable en la religion et les besoins de son corps qui mettent à mal ses convictions ; et dans sa vie, grandement dévouée à ses proches, pas si bien rangée que ça. Autant de signes contradictoires qui vont mettre à mal son corps, son cœur et son esprit.

 

« C’est fou ce qu’il a éveillé en moi, j’ai l’impression de me transformer d’heure en heure à ses côtés. J’ignore si c’est bien ou mal, mais j’aime celle que je suis en train de devenir grâce à lui »

 

Dans sa lutte contre la peur de l'inconnu, la réponse à tous ses questionnements et la découverte de ses désirs se trouvent-elles réellement où elle le pense ?

 

CLOSE UP - T.3 est la belle histoire d'un fragile cocon qui va éclore en un papillon audacieux tout en sensualité. Et d'une initiation sexuelle sous des motifs innocents en apparence, va naître un jeu (dangereux ou non) où le plaisir des sens pourrait bien prendre le dessus sur la raison.

 

Dans ce tome qui est une parfaite continuité des 2 premiers, je dirais même une complémentarité, lorsqu'on se demande qui a raison, qui a tort ; la réponse est impossible à trouver. Tout simplement un incident de parcours pour une jeunesse inexpérimentée, en lutte avec de terribles tourments, partie à la recherche de chimères dans le labyrinthe des sentiments et qui a pris le mauvais chemin pour la mener à la bonne sortie.

 

Rancunes, douleurs, sentiments de trahison, de mensonge ou de culpabilité, promesse difficile à tenir. Des scènes poignantes, des aveux bouleversants, des citations magnifiques à ne plus savoir laquelle l'est plus que les autres.

 

" Il vaut mieux avoir connu la souffrance et se tromper que d’être passé à côté de l’amour parce qu’à première vue ça semblait trop compliqué"

 

Des complicités passées qui tournent en duels, de amitiés inattendues et des scènes de découverte de l'autre, de son corps et de ses désirs qui sont vraiment bien écrites et tout en tendresse ; même lorsque l'indécence s'invite, elle est d'une beauté rare. Le style est épuré mais sensuel ; juste ce qu'il faut pour me faire fondre.

 

« S’offrir à l’autre de toutes les façons possible, surpasser les limites pour l’autre sont les plus belles preuves d’amour et c’est ce que nous faisons chaque jour, ce qui fait que jamais notre amour ne s’effacera »

 

Enfin, j'ai retrouvé avec plaisir, par petites touches, Sandre et Josh. J'ai aimé en apprendre un peu plus sur leur relation, les découvrir dans un autre contexte, sous une autre facette, sans que cela n'empiète sur l'histoire de Steve et Marcy.

 

" Avec toi, j'ose espérer que je peux réaliser tous mes rêves "

 

Ce dernier tome de la saga CLOSE UP est un réel coup de cœur pour moi. Je l'ai vécu intensément en le lisant d'une traite (en sacrifiant quelques heures de sommeil tant je ne pouvais m'arrêter de tourner les pages). Jane DEVREAUX a brillamment réussi à me faire changer d'avis sur ses personnages pour m'emmener dans des sentiments totalement opposés à ce qu'ils étaient au départ.

 

" Faire souffrir les autres pour taire sa propre douleur "

 

Si tout va bien, nous découvrirons d'autres tomes consacrés à Boby, à Diego et à Colin. J'ai vraiment hâte de savoir ce qu'il en sera. En attendant, CLOSE UP est indéniablement la saga du moment à découvrir de toute urgence et à savourer comme il se doit.

 

" Notre passé, c'est ce qui fait ce que nous sommes, c'est ce qui fait qu'on apprécie autant le présent "

 


27/08/2017
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