Mille livres en tête

Mille livres en tête

T


The tulips between us / Celia B.

The tulips beetween us.png
C'est sur un titre très poétique - bien trouvé d'ailleurs - que j'ai commencé la découverte de la première Stories by Fyctia de ce mois d'août qui est le 1er tome d'une duologie sous la plume de Célia B.. Merci infiniment pour l'envoi.

 

Pour le résumé, c'est par ici


Avec une couverture et un titre pareils, je me suis également laissée charmer par le résumé qui les accompagnait. Et en plus, lorsque l'auteure m'embarque à Londres, c'est que du bonheur !


L'idée de base est géniale puisqu'elle laisse présager une histoire légère avec une romance qui reste énigmatique. Reste à savoir si la première impression est la bonne.


La rencontre avec Mary, jeune avocate de 28 ans, se fait chez elle, à Glasgow alors qu’elle est en vacances, prête à décorer sa maison pour les fêtes de fin d’année et que son associée et amie Aimee, dont la grossesse est déjà très avancée, l’appelle. Lorsque celle-ci lui annonce qu'elle doit reporter ses vacances pour se rendre à Londres, c'est une affaire peu commune que la jeune femme découvre : défendre un voleur de guirlandes.

 

Et ce voleur, c'est Cayden, médecin de 28 ans également, au Saint Thomas’Hospital qui ne peut pas voir son nom et sa réputation éclaboussés par une histoire aussi grotesque. Pour s'en sortir, il est prêt à mettre le prix fort pour s'assurer les services de la meilleure avocate du Royaume-Uni.


Lorsque Mary débarque, c'est effectivement face à une situation assez inhabituelle qu'elle va se trouver. Mais l'avocate aguerrie saura-t-elle rester professionnelle jusqu'au bout ? Rien n'est moins sûr.


J'avoue que lorsque j'ai découvert le résumé, je ne savais pas du tout s'il fallait classer cette histoire en romance de Noël. Pour ma part, la réponse est non. Même si elle débute sur la période de fin d'année, ce ne sont pas les codes de ce genre qui la composent.


C'est une histoire un peu déroutante qui se cache dans ce roman car franchement, je ne m'attendais pas du tout à ça. Elle démarre comme je m'y attendais mais après... OMG ! Je ne vais pas m'étendre plus car c'est clairement le type d'histoire où il ne faut pas grand-chose pour flirter avec le spoiler.

 

« Mes démons reviennent une nouvelle fois me hanter, comme pour me rappeler qu’ils ne disparaîtront jamais réellement. Qu’ils seront toujours là, dans un coin de ma tête, appartenant à ma vie pour l’éternité »


J'ai adoré le cadre dans lequel l'auteure nous emmène et on sent qu'elle aime ce pays et qu'elle en a de belles connaissances. Tout son texte est agrémenté de lieux connus ou moins connus, toujours judicieusement placés et ce genre de détail matche tout de suite avec moi. Et une chose qui m'a énormément plue, c'est la démarche d'atttribuer à chaque chapitre un morceau musical. Je suis toujours fan de ce genre d'insertion !


Concernant les personnages, j'ai apprécié qu'ils symbolisent tous l'amitié. Car Mary est très bien entourée par ses deux meilleures amies, Aimée et Aedlin et Cayden avec son meilleur ami Eddie. Comme on dit "less is more" donc très peu de protagonistes, c'est parfait.

 

« Nous n’avons pas besoin du passé pour construire de nouveaux souvenirs »


C'est donc avec une histoire un peu déstabilisante que Celia B. nous fait découvrir sa plume. Et sans parler tout de suite de celle-ci, il faut d'abord s'attarder sur l'imagination de cette toute jeune auteure.

The tulips beetween us (1).png
Car dans ce genre de roman, on peut s'attendre à être surprise mais pas de la façon dont je l'ai été ici. Car cette lecture démarrée, l'intrigue a fait que je n'ai pas pu lâcher le livre jusqu'à un stade avancé. J'avais besoin de savoir dans quoi je m'étais embarquée !


Avec ses personnages, avec leur vécu, avec ce qu'ils vont vivre - le bon comme le mauvais - et avec ces sentiments auxquels ils nous laissent accéder, l'auteure a su capter mon attention en me faisant passer du sourire à l'émotion, de l'agacement à l'attendrissement et de l'incompréhension à l'empathie. Un peu moins de 300 pages en numérique et un peu moins de 500 pages en format broché, pour vivre tout ça.

 

« Avoir peur pour son enfant, c’est le rythme de vie de tous les parents »


Par contre, j'avoue que Mary m'a parfois agacée dans certaines réactions ou certains comportements qui ne me semblaient pas en adéquation avec son âge. Durant ma lecture, j’aurais aimé avoir matière à comprendre certains excès car j'ai émis des hypothèses restées sans réponse. Quant à Cayden, il a été la source de pas mal de questions, pendant un petit moment. Et je n’aurais pas été contre pour qu’un certain mystère dure un peu plus longtemps et qu’il soit amené peut-être de manière plus progressive.

 

« Si seulement elle comprenait. Si seulement elle savait »


L'auteure a exploré plusieurs thèmes intéressants voire touchants mais, pour certains, il m'a manqué un peu plus de consistance pour qu'ils soient parfaitement aboutis. Ça apporte toujours plus de profondeur à une histoire et les ressentis peuvent être totalement différents. Ça n'enlève en rien qu'ils sont parfaitement abordés mais avec un peu plus d'attention, ils auraient été parfaits.

 

L'écriture débutante de Celia B. est intéressante même si elle comporte quelques maladresses et imperfections. Elle est moderne et fraîche même si elle a besoin de s'affiner en trouvant un juste milieu entre trop et trop peu. Ses idées sont assez bien structurées, les enchaînements sont dans l'ensemble cohérents et la romance est bien construite.

Pour un premier écrit, l'histoire est assez prometteuse et mériterait une prise en charge professionnelle pour mettre pleinement en valeur tous ses atouts.  Une Stories by Fyctia n'est pas éditée avec le même travail éditorial et les mêmes moyens que dans le circuit d'édition classique. Donc, l'indulgence est de mise.


Je suis ravie d'avoir découvert cette histoire malgré quelques petites choses qui m'ont fait défaut. Mais compte-tenu qu'il s'agit d'un premier tome, pour une duologie, je suis curieuse de voir ce que l'auteure nous réserve comme surprise pour combler ce sentiment de frustration que j'ai pu avoir parfois. Un spin-off est aussi prévu sur deux personnages de cette première partie et à cette occasion, je retrouverai cette auteure avec grand plaisir. Alors maintenant, à vous de vous faire votre propre opinion. Très belle lecture ! 


29/08/2022
0 Poster un commentaire

Trois fois / Lili CL Marguerite

Trois fois.pngTrois fois : chiffre maudit ou enfin la fin d'une malédiction émotionnelle ? Une histoire qui tient dans ces seuls deux petits mots et c'est sur un formidable coup de cœur que s'achève cette lecture. Merci infiniment à Cyplog pour sa confiance renouvelée.

Pour le résumé et pour le commander, c'est par ici


Pour cette année 2022, j'ai eu le grand bonheur d'être partenaire des Editions Cyplog, qu'on ne présente plus. Et lorsque j'ai vu que Lili CL serait éditée chez eux, il n'était même pas envisageable pour moi de ne pas demander ce Service Presse qui sera donc le dernier en partenariat avec cette maison d'édition avec qui j'ai adoré collaborer. Merci notamment à Cynthia, attachée de presse au top de la gentillesse et de la disponibilité.


Lili CL est une auteure qui gagne à être connue pour la sensibilité de sa plume et la justesse de ses mots. C'est son très beau premier roman "Sur ses traces" qui m'a permis de la découvrir puis j'ai récidivé ensuite lorsqu'elle m'a adorablement offert son 2nd roman "J'aime pas Noël (mais j'me soigne)". Je ne fais jamais de comparaison mais pour moi elle est du même talent qu'Elise PICKER et Ludivine DELEAUNE. Leurs plumes se rejoignent sur bien des points.


Lili CL confirme à nouveau son talent avec cette romance assez psychologique – à la couverture sublime - qui fait se rencontrer brièvement deux âmes, Emilie, jeune travailleuse sociale dans une association d’insertion de 27 ans, enceinte et Bastien, jeune homme de 24 ans, en dérive émotionnelle et familiale, puis qui va les séparer durant 2 ans et ½ .


Au terme de cette période, Bastien est de retour et la vie d'Emilie a pris l'eau après la naissance de sa fille Neva menant inévitablement à la séparation d'avec son mari, Julien. Là où leur histoire s'était arrêtée avant même d'avoir pu commencer, c'est une 2nde chance qui s'offrent à eux. Lui n'a pas oublié Emilie mais doit composer avec les fêlures du passé qui sont loin d'être fermées et elle ne se voit plus comme une femme désirable pouvant encore plaire, se refusant donc le droit à un nouveau bonheur possible.

 

« Il y a deux ans et demi, j’avais déjà envie de faire davantage connaissance avec toi »


Lorsque les peurs et les doutes s'invitent dans leur histoire qui ne demande qu'à être simple, la plume de Lili CL fait le reste pour nous emmener dans les tourmentes d'une romance qui ne sera pas toujours sous contrôle.


Je tiens quand même à préciser qu'on est très loin des romances assez classiques qu'on a l'habitude de lire. Ce n'est pas une New Romance mais bien une romance psychologique, comme j'aime les lire, avec du réalisme et de la sincérité. Dans "Trois fois", on est sur quelque chose de plus profond, qui explore les âmes et les cœurs de deux êtres attachants qui sont, chacun à leur manière, à la recherche de quelque chose auquel ils ne conçoivent même pas avoir droit.

"Trois fois", ce sont trois rendez-vous à l'initiative de Bastien, une sorte de compromis avant un éventuel engagement plus sérieux. J'ai trouvé intéressant ce principe pour permettre de se découvrir et de voir quelles affinités peuvent en découler. Ça nous évite l'histoire où les personnages concluent un peu trop vite sans vraiment de romantisme autour. Mais surtout, ces trois fois sont une mise à l'épreuve que Bastien s'inflige à lui-même, comme pour conjurer une espèce de sort, voir jusqu'où vont ses limites.

 

« Bon sang, cette voix suave est si irrésistible ! Quel genre de fille lui refuserait un autre rancard ? Moi… »


Parce que Bastien porte une telle culpabilité en lui que toute sa relation avec Émilie pourrait en être affectée. Il est tiraillé entre son passé qui se rappelle à lui - et dont il partage des moments clés avec nous - et ses sentiments naissants pour Emilie. Il doit faire face à des peurs qui ressurgissent, à des fantômes du passé qui se réveillent et qui vont insuffler en lui des sentiments contradictoires. Lui qui pour la 1ère fois envisage un avenir autrement que seul.


J'ai été énormément touchée par l'histoire de Bastien plus que par celle d'Emilie qui est totalement différente et de moindre intensité, même si elle n'en demeure pas moins touchante également.

 

« J’ai l’impression que je ne serais jamais assez bien pour elle. Je reste ce pauvre mec qui se laisse empoisonné par le passé. Pourtant, dès que mes yeux ont croisé les siens, toutes ces réflexions sont parties aux oubliettes. Tout est si contradictoire… »


Au travers de Bastien, l'auteure aborde la fragilité au masculin et des thèmes qui ne peuvent pas laisser insensible. De l'enfant à l'homme, son parcours n'a pas été simple et s'autoriser au bonheur, alors qu'il porte en lui certains fardeaux, est une épreuve supplémentaire. Et Emilie pourrait bien être cette part de bonheur qu'il espère.


Car Emilie est une jeune maman, qui travaille dans le social et qui est d'une gentillesse et d'une douceur incroyables. Mais Emilie, c'est aussi la mère de famille qui a pris le dessus sur la femme et qui malgré le fait que sa fille la comble, s'est oubliée à cause de quelques traces laissées par la grossesse. Ces traces qui lui renvoient une image d'elle qui la fait douter, jusqu'à transformer ses doutes en peur dès lors que l'amour frappe à sa porte.

 

« Me voilà devant le fait accompli : nous allons avoir un rendez-vous tous les deux »


Trois fois (1).png
Cette histoire est vraiment basée sur la reconstruction que vont amorcer ensemble, tant bien que mal, Bastien et Emilie. Chacun doit faire preuve de patience et de confiance envers l'autre - et envers lui-même aussi - mais pas toujours évident lorsque la vie se plaît à jouer les entremetteuses.

 

« J’ai l’impression qu’il pourrait guérir les blessures qui m’abîment, qu’il pourrait peut-être aimer ces parties de moi que je déteste tant et que je ne parviens pas à réapprivoiser »


Car dans ce roman, c'est sur un parcours semé d'embûches qu'on accompagne nos deux héros. Certaines auraient pu être évitées mais quand elles sont rencontrées, il n'y a pas d'autre choix que de les affronter. Par contre, l'embûche "Eddy" était de taille et j'avoue que ça m'a un peu perturbée.


Heureusement, dans cette romance il y a des personnages secondaires de choix qui sont essentiels dans la vie d'Emilie comme dans celle de Bastien. Je pense évidemment à Linda, l'amie d'Emilie et à Julien, son ex-mari mais aussi à Juliette, la mamie de cœur de Bastien et Chris, son meilleur pote tatoueur. La bienveillance et l'amour qui caractérisent ces personnages sont une vraie bouffée d'air.

 

« Un petit pas pour Linda, mais un grand pas pour Emilie »


Ce sont des thèmes très durs que l'auteure aborde dans ce récit poignant et on ne peut qu'être touchée. La manière dont elle nous livre le passé de Bastien se fait en toute simplicité mais avec des mots, des gestes et des scènes percutants. Ce passé qui ne fait qu'un avec son présent et qui met en péril les projets espérés.


Mais le thème qu'elle aborde avec les maux d'Emilie est tout aussi important et résonnant pour toutes les femmes qui ont pu connaître cette situation dès lors que leur vie s'est vue embellie par la maternité au détriment d'autres aspects. J'ai été sensible à cette détresse, même si elle est mesurée, de ce personnage qui se dévoile en douceur et qui ne veut pas prendre le risque d'un 2nd échec sentimental. Les peurs, les doutes et les espoirs de cette héroïne sont très bien décrits sans jamais tomber dans quelque chose de trop poussé à l'extrême. Et son évolution est juste parfaite.

 
C'est vraiment un écrit de très belle qualité qui naît encore une fois sous la plume simple et sensible de Lili CL. Elle sait aller à l'essentiel - ou presque - en apportant un sacré réalisme à chacun de ses romans. Son écriture nous plonge dans une totale immersion aux côtés de ses personnages, c'est incroyable. La seule petite chose qui m'a manquée concerne Bastien et son projet.


Par contre, petit message à Bastien : "Fumer nuit gravement à la santé". Je dis ça, je dis rien.


Et tant que j'y suis, petit message à l'auteure et à son éditrice contre qui j'ai été un peu remontée, une fois arrivée à la fin : "Je pense qu'il manque quelques pages à mon fichier. Parce que c'est quoi cette fin ? J'étais ok pour un one-shot. Pas pour terminer sur ce qui ressemble fort à un cliffhanger !!!! Pardon, mais ça ne se fait pas !!!!!"


Je suis vraiment ravie de terminer ce très beau partenariat sur une telle intensité de lecture et sur un tel roman plein d'émotions. Encore une fois, Lili CL a été fidèle à sa talentueuse plume et elle a su apporter une incroyable force à cette romance qui est vraiment axée sur les sentiments, les émotions et la reconstruction après la déception. Si vous aimez ce style qui frôle la réalité, alors ce roman est pour vous. Et découvrir cette auteure, c'est être assurée de passer un très beau moment. Alors, très belle lecture ! 


26/08/2022
1 Poster un commentaire

Take me home / Sarah FELVIE

Take me home.png
J'avais craqué sur la couverture – même si un petit quelque chose me chagrine dessus - et sur le résumé d'un livre qui a pas mal été mis en avant sur les réseaux sociaux avant sa sortie : "Take me home" de Sarah FELVIE. Je n'ai jamais lu cette auteure et pourtant je me suis lancée, à l'instinct, après l'avoir acheté. Cette fois-ci, il ne m'a pas été de très bon conseil puisque c'est bien déçue que je ressors de cette lecture. Mais ce n'est que mon avis bien entendu.


Je tiens quand même à dire que cette histoire a un très gros potentiel mais selon mes goûts de lectrices, il n'a pas été assez exploité pour faire ressortir tout le charme que cette histoire promettait. C'est dommage car c'est dans un univers assez inédit que l'auteure a posé les bases de cette romance : le domaine animalier et en Afrique du Sud. D'entrée, j'étais super emballée par cette histoire qui s’annonçait prometteuse de par sa couverture, son résumé et l’univers assez inédit et je l’ai acheté les yeux fermés, en format papier. Mais malheureusement c’est une déception pour moi.


Je n'ai eu aucun mal à m'attacher au personnage d'Alexie, jeune vétérinaire parisienne, passionnée par son métier dans un cabinet où elle est parfaitement à sa place. Je suis très sensible à la cause animale et pour le coup, ça a matché tout de suite.


Lorsqu'elle découvre qu'à son insu, elle a été sélectionnée pour partir travailler un an en Afrique du Sud en tant que stagiaire dans la réserve animalière Kuishi Pori, les réticences s'emparent logiquement d'elle. Mais l'opportunité est trop belle pour laisser passer cette chance qui s'offre à elle pour voir son rêve d'enfant se réaliser. Rien ni personne ne pourra la faire changer d’avis, pas même Matt, le fondateur de la réserve.

 

J’avoue que j’ai été extrêmement séduite par le début de l’histoire qui voit le voyage de cette héroïne se présenter de manière assez inattendue. L’idée d’agrémenter cette partie est originale mais malheureusement elle ne laisse place à aucun suspense puisqu’on comprend assez tôt qui est Matt qui est présenté dans le résumé comme « le plus sauvage d’entre tous ».

 

Suite à ce début original, je m’attendais à une suite plus rythmée, plus piquante au niveau des répliques ou réparties et surtout plus mouvementée. A mon grand regret, je n’ai ressenti aucune émotion, aucune addictivité qui aurait pu me maintenir scotchée au livre sans vouloir le lâcher et surtout j’ai lu cette histoire d’une manière assez détachée.

 

Pourtant, le contexte est vraiment intéressant, beaucoup de personnages sont terriblement attachants, les relations qui se développent au fil de l’histoire sont très belles et de belles valeurs ressortent de l’ensemble. Mais je crois que je n’ai tout simplement pas trouvé ce à quoi je m’attendais. Surtout concernant Matt, la déception a été grande.

Take me home (1).png
Car je ne l’ai malheureusement pas trouvé si sauvage que ça et je m’attendais vraiment à ce que ce soit le personnage des répliques piquantes introduisant des échanges vifs et mordants. C’est un personnage plein d’altruisme mais qui n’a pas été assez travaillé selon moi. Beaucoup de choses sont trop simples, vont trop vite et sont surtout survolées. Je n’ai rien contre l’idée des « sexfriends » et je ne suis pas forcément adepte des romances slow burn mais là… même la romance pas slow burn du tout ne m’a pas fait vibrer.

 

Je lis beaucoup de romans en auto-édition et je n’ai aucun mal à dire qu’on trouve très souvent de très belles histoires, superbement bien écrites. Et pour moi, il est primordial que la qualité du contenu soit égale à celle de l’écriture. Un livre reste un livre et le prix reste identique quelle que soit la manière dont il est édité : environ 17€.

 

Les coquilles peuvent exister mais lorsque ça revient de manière régulière – pas que 1 ou 2 -, d’un bout à l’autre pour une histoire dont toutes les fautes sont annoncées comme ayant été corrigées, sur des choses basiques ou sur des mots employés à la place d’autres, et que ça gâche ma lecture au point de ne voir plus que ça, je fais un total blocage. C’est un bémol énorme pour moi et dans « Take me home » ça n’est malheureusement pas passé encore une fois…

 

Bien entendu, cet avis n’engage que moi et j’ai quand même mis 3 étoiles sur Amazon car l’idée de base est originale et peu commune et que certains personnages sont vraiment attachants. Mais il y a comme un goût d’inachevé pour moi tant au niveau du contenu que du soin qui a été apporté au texte. C’est dommage car il y avait vraiment matière à ce que je ressorte avec un coup de cœur de quelque chose d’atypique en romance ! Peut-être qu’il en sera autrement avec le second roman de l’auteure qui figure dans mes lectures de Juillet. Je l’espère sincèrement !


02/07/2022
0 Poster un commentaire

Tempêtes du Sud - Compass #1 / Brittainy C. CHERRY

1.png
Quelle beauté que cette lecture que je termine avec plein d'étoiles dans les yeux et dans le cœur ! Ça fait bien longtemps que je n'ai pas lu Brittainy C. CHERRY et c'est un vrai bonheur que de retrouver cette plume si tendre. Merci infiniment à Hugo New Romance pour leur confiance sur ce Service Presse via Netgalley.


Auteure incontournable en New Romance, il m'était impossible de résister à l'envie de découvrir le 1er tome de cette nouvelle saga "Compass" qui portera sur les 4 points cardinaux. C'est rare que je lise un livre si tôt après sa sortie mais là je ne m'explique pas le pourquoi d'un changement dans mes habitudes.

 

Pour le résumé, c'est par ici


Avec cette magnifique histoire, l'auteure coche tous les critères que j'attends pour faire d'une lecture, un coup de cœur.  Même s'il m'a manqué un éclaircissement sur un certain point, je suis clairement sur une découverte coup de foudre, qui ne m'a pas laissée indifférente.


Ce sont sur des bases sûres que repose cette histoire qui nous fait découvrir Jax et Kennedy, deux personnages très émotionnellement impactés et meurtris. Et qui ont du mal à se relever des épreuves passées et présentes. Et avec un tel schéma, l'auteure ne peut qu'avoir toute mon attention.

 

« S’il y a une chose en ce monde qui nous réunit tous, c’est la vie et la mort, le jour et la nuit »


Il est toujours difficile de décrire un ressenti sur un tel livre. Il fait partie de ces ouvrages qui se vivent si intensément que faire la distinction entre fiction et réalité est souvent compliqué. L'investissement psychologique et émotionnel qu'on peut mettre dans une telle lecture est juste hallucinant.


Comme toujours, ce sont des personnages très bien construits que l'auteure nous fait rencontrer. Ils ont des failles certes mais je n'ai pas relevé de défauts qui auraient pu m'agacer venant de l'un ou l'autre. Le fait de connaître assez tôt ce qui explique leurs comportements et leurs réactions est un des points forts de l'histoire. Et permet donc de les comprendre sans être dans le jugement.

 

« C’est drôle comme on peut regretter les démons avec lesquels on a pris l’habitude de jouer, une fois qu’on nous les a retirés »


Mais... parce qu'il y a un mais (positif, toutefois !), tout le talent de l'auteure est dans cette capacité qu'elle a de nous surprendre au fil des chapitres avec des révélations auxquelles on ne peut s'attendre. Et clairement, on ne peut pas dire de ce roman qu'il est sans surprise car jusqu'à la fin je me suis retrouvée prise au piège d'une multitude de sentiments. Et j'avoue que si j'avais pu entrer dans l'histoire pour leur apporter tendresse et réconfort, je l'aurais volontiers fait.


Car il est évident que Kennedy est une jeune femme touchante, qu'on a juste envie de prendre par la main et de serrer dans nos bras. Le début de notre rencontre avec elle est terriblement poignant et impossible de faire autrement que de ressentir de la compassion et de la tendresse. Même si le sujet traité par l'auteure concernant Kennedy n'est pas innovant, il est abordé sans en faire trop comme pour ne pas alourdir l'histoire et se concentrer sur la suite. Du début à la fin, j'ai adoré ce personnage que l'auteure a su faire grandir, sans précipitation, comme nous étions en droit de l'attendre.

 

« Il ne devrait jamais vous rabaisser, surtout lorsque vous êtes au plus bas. Il devrait vous aider à vous relever au lieu de vous enfoncer »


Surtout qu'au contact de Jax, plus l’histoire défile plus tout semble si évident. Bon, on ne va pas se mentir, il ne se présente pas sous son meilleur jour dès le départ. Et j’aime beaucoup ça puisque ça permet de prendre conscience de ce qu’il ressent.

 

« Si on pouvait tuer avec des bougonnements hargneux, je serais déjà morte au moins dix fois. Si la mauvaise humeur était une discipline olympique, il aurait la médaille d’or »

 

Les personnages masculins de cette auteure sont probablement ceux que je préfère découvrir dans ce genre et Jax est une rencontre forcément forte en émotions. Même s’il n’est pas parfait, dès le départ, même s’il refuse le bon pour ne garder que le mauvais, on est sur un profil auquel on s'attache immédiatement ; sans même se poser de questions. Même si la vie ne lui rend pas tout ce qu'il donne aux autres, il sait rester fidèle à ce qu'il est ; à ce qu'il a toujours été. La manière dont j'ai été touchée par son vécu est certes différente que celle pour Kennedy, mais d'intensité égale. Il est impossible de les dissocier.

 

« Je suis le connard de la ville. J’essaie juste de me conformer au rôle qui m’est assigné »


Ce que j'ai particulièrement aimé, c'est qu'il n'y a aucune animosité dans cette histoire qui se tisse lentement comme pour s'assurer de sa solidité. Au contraire, la tendresse a vraiment une belle place et le fait que l'auteure ait inséré des événements passés renforce encore plus ce sentiment de douceur.


5.png
Alors attention, il n'empêche que cette histoe n'est pas sans saveur, qu'il ne se passe rien. Bien au contraire, elle est riche de tellement de choses que l'auteure n'aurait pas pu la faire plus complète.


Dans ce roman, Brittainy C. CHERRY aborde des thèmes forts qui matchent à coup sûr dans ce genre littéraire. La famille et l'amitié y sont développés avec beaucoup de talent et représentent de vrais piliers sur lesquels repose la force de l'histoire.


Les personnages secondaires représentent, chacun à leur niveau, des éléments essentiels pour l'évolution de l'histoire. Et celui qu'on pourrait presque considérer comme un 3ème personnage principal est évidemment Connor. Si jeune et pourtant faisant preuve d'une belle maturité. Sa relation avec Jax et leurs échanges apportent régulièrement un peu de légèreté. Et j'ai plus qu'adoré cet aspect-là du roman ainsi que la relation de Kennedy avec sa sœur Yoana.

 

« Nous étions le parfait couple désaccordé. C’était comme si Grincheux avait monté une affaire de plomberie avec Joyeux »


Brittainy C. CHERRY fait, sans nul doute possible, partie des auteures confirmées grandement présentes dans ma bibliothèque. Son écriture est percutante tant par le contenu que par les émotions qu'elle véhicule. Et se plonger dans un de ses romans, est toujours un vrai beau moment de lecture. Et cette fois-ci, ça se confirme à nouveau.


Alors si vous aimez cette auteure et sa plume unique, je ne peux que vous conseiller de vous plonger, sans attendre, dans ce 1er tome qui promet une très belle série dont j'ai hâte de découvrir les tomes suivants. Très belle lecture !


03/04/2022
0 Poster un commentaire

Tout ce que je veux pour Noël, c'est toi / Phoenix B. ASHER

1.png
C'est certainement une des romances de Noël les plus attendues de cette fin d'année 2021. Une auteure valeur sûre qui revient chez Hugo New Romance pour une histoire comme je les aime particulièrement : "Tout ce que je veux pour Noël, c'est toi" de Phoenix B. ASHER. Et je remercie vivement Célia pour l'envoi de ce titre, dans le cadre du partenariat Fyctia, qui ne peut qu'être un coup de cœur en ce qui me concerne.

Pour le résumé, c'est par ici


Alors qu'il est impliqué dans une fâcheuse et délicate affaire de sextape, Axel WALKER, jeune texan de 30 ans, à la réputation sulfureuse depuis que sa fiancée l'a planté devant l'autel et employé dans l'affaire familiale Walker Oil Corp. doit se mettre "au vert".


"Elle déconne ? Je ne vais quand même pas mettre ma vie entre parenthèses pour une merde pareille. Il faut juste que je me calme sur les petites sauteries, que j'arrête de picoler comme un trou et ça passera tout seul"


C'est dans le Wisconsin, dans la maison de son grand-père qu'il va passer quelques mois dans une solitude totale, n'ayant pour seul but que de rénover le chalet de son aïeul.


Alors qu'au bout de 8 mois il se décide enfin à sortir et à se rendre en ville, le passé va se rappeler à lui sous les traits de Rome, jeune femme de 29 ans, revenue il y a peu de temps dans sa ville natale avec Eli, son fils de 8 ans, souffrant du syndrome d'Asperger. Rome, dont le mari a disparu en mission en Afghanistan, doit faire face à de graves difficultés pour subvenir à ses besoins et à ceux de son fils qui nécessite des soins particuliers et onéreux.

 

« Dans la vie, on fait souvent ce qu’on peut avec ce qu’on a, et ce n’est déjà pas si mal »


Axel qui n'a rien oublié de son amour d'adolescent va se retrouver confronté à un dilemme, où la raison et le cœur seront une fois encore en total désaccord. Et Rome pourrait bien être tiraillée entre son grand amour disparu et les fantômes du passé qui ne la laissent pas indifférente.

 

« Nous ne nous sommes peut-être pas vus depuis treize ans, mais nous ne pourrons jamais être des étrangers l’un pour l’autre »


Il n'est jamais décision facile à prendre lorsqu'il est question de sentiments. Alors, souvent, il faut juste écouter son cœur !

 

 ◊♥◊♥◊♥◊♥◊♥◊♥◊♥◊♥◊♥◊♥◊♥◊♥◊♥◊♥◊♥◊


Décembre 2019 : très joli coup de cœur pour la première romance de Noël publiée chez Hugo Poche  : Unexpected Christmas sous la plume de Phoenix B. ASHER que je découvrais donc à cette occasion.

Décembre 2021 : ce n'est pas seulement avec un très joli coup de cœur que je ressors de ma lecture de cette romance mais avec bien plus que ça. Je ne sais même pas si je vais pouvoir trouver les mots adéquats à ce que j'ai ressenti au fil de ma lecture.


Il m'a fallu à peine quelques heures pour succomber totalement à cette romance qui est d'une telle douceur... C'est incroyable comme j'ai aimé tous les sentiments qu'elle a fait naître en moi et avec une telle intensité.


C'est vraiment sous cette forme là que j'aime lire les romances de Noël qui ne sont pas mon style littéraire favori. Et encore, je ne trouve pas que l'histoire soit tant axée que ça sur la notion de Noël même s'il y a quelques références régulièrement amenées. Je la classerais plus en "romance hivernale" mais c'est un détail qui ne change rien à mon avis final.


J'ai particulièrement aimé la manière dont l'auteure a abordé cette histoire qui débute par un prologue court mais efficace, qui ne se perd pas en contenu inutile ; comme tout le reste du livre d'ailleurs.


Nous sommes face à des personnages qui ont un passé commun et qui se retrouvent 13 ans plus tard, alors qu'aucun des deux ne s'y attendait. Et j'aime beaucoup ce schéma qui ajoute toujours, pour moi, un petit quelque chose en plus dans les sentiments qui renaissent et qui évoluent comme si le temps écoulé n'était qu'une simple pause dans leur histoire.

 

« Le présent et l’avenir, c’est là-dessus qu’il faut se concentrer »


Unis par des sentiments forts lorsqu'ils avaient 16 et 17 ans, Axel et Rome ont mûri et ont évolué de manière totalement opposée. Rome est veuve de guerre et maman d'un garçonnet de 8 ans souffrant de handicap. C'est une donnée qui pourrait effrayer plus d'un.


Axel a par deux fois été échaudé en amour et vit en solitaire avec Shadow, chien-loup recueilli, qui l'accompagne comme n'importe quel animal domestique. En attendant de savoir s'il va ou non retourner au Texas, c'est un talentueux artiste du bois. Et comment ne pas craquer...


5.png
Ce sont des personnages avec des défauts et des qualités certes mais qui sont tellement touchants et attachants. Il n'y a pas un moment où j'ai levé les yeux au ciel d'agacement, pas une fois où je n'ai été en désaccord avec eux, rien...


Comment ne pas être émue par Rome et son histoire ? Cette facette-là de la jeune femme est quelque chose qui m'a vraiment touchée. Et elle est vraiment très bien décrite et écrite par l'auteure qui nous permet de prendre conscience de la souffrance endurée par cette jeune femme qui reste forte face à l'adversité et à la dureté de sa situation de maman solo. Et surtout, on peut comprendre le pourquoi de ses choix et de ses réactions.


Face à elle, Axel se présente vraiment comme l'homme parfait - ou presque -, auquel je ne m'attendais pas forcément lorsque j'ai lu le prologue. On sent la profondeur de ses sentiments et la douceur qui en découle lorsqu'il retrouve celle qu'il aimait alors qu'il n'était qu'un adolescent.


Grâce à de nombreux petits détails, à des attentions toutes simples et à des situations qui ne tombent jamais dans le cliché, tout ce qu'il fait ou ce qu'il dit est simplement beau. Il dégage de lui une beauté intérieure qui va bien au-delà du physique et il est tellement respectueux, encore plus lorsqu'il s'agit de Rome. L'homme parfait n'existe pas mais on s'en approche dangereusement avec un tel personnage. Et malgré un schéma Slow Burn, il apporte souvent une touche de sensualité qui ne laisse pas indifférente.

 

« Il fait passer le bonheur des autres avant le sien. Je ne suis pas certaine que j’aurais aimé le voir fonder une famille avec une autre »


Au-delà de la romance, ce que j'ai vraiment aimé c'est sa relation avec Eli ; sa manière d'appréhender ce thème si touchant qu'est le handicap, tout en douceur et en simplicité. Pour ce thème, l'auteure a su ne pas trop en faire, en apportant juste ce qu'il faut pour que la lecture reste fluide et qu'on ne bute pas sur certains détails liés au handicap.

Car même si le personnage d'Eli intervient de manière différente, il est aussi important que tous les autres puisque la vie de Rome lui est dévouée. Et l'auteure m'a vraiment conquise dans sa manière d'intégrer et de faire évoluer ce petit homme comme un fil conducteur de l'histoire. Et mon cœur a fondu lors des passages évoquant sa relation avec Shadow. C'était tellement beau !


Alors oui, l'auteure aborde des thèmes forts et percutants comme le deuil ou le handicap qu'est l'autisme, elle intègre des épreuves cohérentes pour apporter encore plus de réalisme à l'histoire, mais ça ne rend pas l'histoire triste ou dure pour autant. Touchante, oui... En tout cas, je ne l'ai pas ressentie comme pesante et j'ai adoré chaque moment passé avec eux.


Une nouvelle fois, Phoenix B.ASHER a su me combler du début à la fin avec cette histoire de Noël où douceur et sincérité des sentiments sont des constantes infaillibles pour surmonter les maux et les épreuves. Et c'est bien avec ça que naissent les plus belles romances. Très belle lecture ! 


31/12/2021
0 Poster un commentaire

The one I want / Fanny MYJANY

1.png
Quelle merveilleuse et superbe histoire que "The one I want" de Fanny MYJANY parue en version numérique chez Harper Collins France dans la collection &h. Merci à Netgalley France et collection&h pour cette sublime découverte.

 

C'est sur la base d'un thème fort, poignant et malheureusement régulièrement d'actualité, que l'auteure a réussi avec beaucoup de talent et de sensibilité à créer cette histoire pleine d'émotions et de douceur.

 

C'est Joram, à peine 20 ans, que l'on rencontre alors qu'il cherche à fuir sa terre natale, la Syrie. Accompagné du seul membre de sa famille qui lui reste, sa sœur Aya 7 ans, il se prépare à vivre un exil long et éprouvant, sans savoir ce qui l'attend au bout du chemin et s'il parviendra à son but.

 

« Ma vie n’est qu’un vaste chaos. Le présent est décousu et l’avenir certain »

 

Après des milliers de kilomètres parcourus et plusieurs pays traversés la peur au ventre, c'est à Paris qu'il parvient enfin. Ses pas fatigués l'amènent à la porte d'une association où il est accueilli par Louise qui termine sa journée. L'heure tardive ne permettant pas de trouver un refuge pour sa sœur et lui, Louise, poussée par un sentiment inconnu, les emmène passer la nuit à la colocation qu'elle partage avec Rafa, Stan et Noodle.

 

« Hier j’ai su qu’il bouleverserait ma vie, quand je l’ai vu. C’a été instantané. Trop brusque même. Mon instinct m’a dicté de leur tendre la main alors que je n’ai jamais fait ce genre de chose »

 

Ce qui ne doit être qu'une nuit d’accueil va se révéler être le début d’un sentiment profond oscillant entre attirance et sentiment amoureux mais qui pourrait bien être malmené et compromis par la réalité d’une vie qui ne peut être ignorée.

 

Mais les lendemains incertains qui rythment la vie de Joram, lui permettront-ils de se reconstruire comme il l’espère ?

Et quel avenir peut être possible pour deux âmes blessées par des destins brisés sur lesquelles une épée de Damoclès plane ?

 

Au travers de ces parcours de vies chaotiques, Fanny MYJANY signe là une histoire pleine de réalités même si elles ne sont pas toutes roses. Le thème qu’elle a choisi d’aborder dans cette romance est tellement fort que le risque aurait été de lui donner une importance alourdissante.

 

Mais grâce à la plume toute en simplicité de l’auteure, il n’en n’est rien heureusement. Avec des mots simples, parfaitement adaptés aux situations et aux sentiments rencontrés au fil de la lecture, l’auteure maîtrise parfaitement le mélange fait de société/romance et permet ainsi de bien faire ressentir tous les sentiments qui traversent les protagonistes.

 

Joram est un très beau personnage que l’on sent vrai et sincère dès le 1er chapitre. La vie ne l’a pas épargné et c’est au cœur de cette vie en Syrie que l’auteure nous plonge d’entrée pour prendre toute la mesure de ce qu’il a vécu et de ce qu’il va vivre encore. J’ai vraiment aimé le fait que l’auteure débute cette romance par l’exil de Joram et sa sœur Aya qui veulent fuir l’enfer de la vie en Syrie qui leur a arraché leurs parents. Il n’y a aucune lourdeur dans ce choix d’écriture et j’ai vraiment apprécié toute l’humanité et la solidarité qui transparaît dans ces moments d’échanges. En mémoire de leur père, c’est à Paris qu’il espère se reconstruire après avoir tout perdu.

 

« C’est drôle comme on a besoin de se raccrocher à des choses aussi insignifiantes. Un mur, un ourson en peluche… Le plus petit élément encore debout après d’horribles moments semble nous rapprocher un peu plus du bout du tunnel et on se le dit tous : l’espoir est permis »

 

C’est justement à Paris que vit Louise, jeune femme solitaire mais pleine d’énergie pour qui a besoin d’elle. Un an ! Un an qu’elle s’est sentie trahie et qu’elle a choisi de tout quitter pour prendre un envol difficile mais nécessaire loin d’un environnement dont on découvre l’étendue au fil des pages. Tatouée et piercée, celle qui apparaît comme une jeune femme indomptée et indocile, au caractère bien trempé et à la répartie haute, est pleine de bienveillance et d’empathie envers ceux qui sont dans le besoin. Notamment dans l’engagement bénévole auprès d’une association venant en aide aux réfugiés. 

 

« J’ai envie de me barrer loin, de tout plaquer et de poser mes valises dans une vie où je pourrais tout reconstruire. Pour faire ce que j’aime, sans concessions »

 

La trame de cette histoire est très bien construite et structurée. L’auteure a parfaitement maîtrisé l’écriture de ce qui s’avère être une histoire pleine d’humanité dans laquelle la force des personnages est un vrai point fort. Fanny ne s’est pas risquée à ajouter de la noirceur dans un sujet déjà si sensible et j’apprécie quand l’écriture va à l’essentiel.

 

7.png
Joram n’a plus rien, si ce n’est sa sœur, est pourtant il a une force mentale qui le porte pour s’en sortir : pour lui, pour elle. Il fait preuve d’une maturité qui lui a été imposée par des circonstances douloureuses et ça fait de lui un personnage magnifique qui tout au long du roman va faire de belles rencontres notamment avec des personnages secondaires tellement beaux.

A chaque chapitre, l’auteure est parvenue à me faire ressentir leurs peurs, leurs doutes, leur détresse face à un avenir plus qu’incertain mais surtout l’espoir qui anime le jeune homme et qui le maintient dans sa démarche.

 

« Il faut toujours tenter d’autres chemins. C’est la seule façon de ne pas se perdre »

 

Sa relation avec Louise sonne comme une évidence. Qu’est-ce qu’elle est belle et tant de douceur s’en dégage ! Même si leur parcours est semé d’embûches ou de contretemps, ils vont s’accorder le droit de vivre ce que la vie leur offre mais sans savoir quelle fin leur sera accordée. Tout est beau dans leurs gestes, leurs échanges, leurs paroles, leurs confidences ; tout ! C’est vrai que tout au long de cette histoire suspendue à de longues attentes, à des décisions incertaines et à des fantômes du passé qui ressurgissent, je me suis demandée s’il était possible qu’une fin comme je l’espérais pouvait avoir sa place. Ca je ne vais pas vous le dire bien sûr !

 

« J’ai l’impression de goûter l’interdit, de me tenir au bord d’une falaise et de flirter avec le danger. Et c’est plus fort que moi, je savoure la sensation de son souffle sur ma peau »

 

Fanny MYJANY a choisi un style que j’apprécie toujours et encore : la narration interne à double voix. Et là, selon moi il n’aurait pas pu en être autrement pour s’approprier l’histoire et tout ce qui la compose. Il aurait été impossible d’appréhender les passés respectifs de Joram et Louise et de comprendre leurs choix et leurs réactions. Ainsi, rien n’a été oublié et l’histoire est complète.

 

Sous des sujets délicats – surtout en romance -, l’auteure a su apporter de la légèreté avec les personnages secondaires des colocs de Louise. De très beaux moments de partage, avec une pointe d’humour parfois, jalonnent l’histoire et c’est une réussite. Mais aussi beaucoup de tendresse avec Aya, la petite sœur de Joram. Quelle beauté que ces passages où elle apparaît et intervient ! Quand il y a des enfants, ça matche toujours avec moi mais là mon cœur s’est parfois serré tellement c’était beau et tout en émotion.

 

Je ne connaissais pas cette auteure et je suis plus qu’heureuse d’avoir pu la découvrir au travers de cette histoire pleine de véracité à tous points de vue. Même si je ne trouve pas la couverture et le résumé spécialement adaptés à ce qui attend la lectrice, c’est un très beau coup de cœur que je ne peux qu’attribuer à ce roman qui m’a conquise tant par son contenu que par la plume sûre et maîtrisée de l’auteure. Et je vous souhaite de vous laisser porter de la même façon par cette histoire. Très belle lecture !


26/08/2021
0 Poster un commentaire

Try baby / Lou MARCEAU

1.png
Toute histoire avec une partie « musique » ne peut que m’attirer et pour celle de « Try baby » de Lou MARCEAU parue chez Hugo New Romance, j’ai cédé à la tentation plus tôt que prévu. La couverture et le synopsis m’attiraient beaucoup trop pour que je résiste longtemps. Et j’ai donc fais une petite entorse à mon planning lecture. Et bien m’en a pris car c’est un énorme coup de cœur que j’ai eu pour ce roman.

 

Pour le résumé, c’est par ici :  Try baby - Synopsis

 

Comme tous les gros coups de cœur que j’ai pu avoir, dès le 1er chapitre j’ai su que ce roman allait être dévoré en peu de temps. Et effectivement, il ne m’a fallu que quelques heures d’intense plaisir pour qu’il soit achevé.

 

Ce qui m’a attirée d’entrée, c’est le caractère atypique de l’histoire notamment concernant le personnage féminin, Svetlana LUKIC. C’est une jeune femme qui a bien réussi sa vie professionnelle, puisqu’elle est une brillante chirurgienne dirigeant un service de chirurgie cardiaque à New-York,  mais qui sentimentalement parlant est plus adepte du sexe sans attache avec la gente féminine que masculine. Les hommes, elle n’en a pas besoin et elle a toujours su faire sans eux.

 

« Même moi, je peux y être insensible. Un homme reste un homme, même s’il appartient aux KA-9. Soit un être humain auquel il manque un vagin et une paire de seins, pour pouvoir me plaire »

 

Sauf que lorsqu’elle doit pratiquer une opération sur le grand-père de Tadzio STEADMAN, célèbre pop star adulé par des milliers de femmes, on peut s’attendre, dès le départ, à ce que la situation soit cocasse pour ne pas dire compliquée. Celui qui ne voit en elle qu’une « interne décorative » va se montrer assez imbu de sa personne, un peu envahissant et surtout très déterminé. 

 

Quand on met en présence une jeune femme qui n’aime pas les hommes avec un homme pour qui elle va représenter comme un défi, ça donne une lecture 100% plaisir. Tout à fait ce que j’aime ! Merci Lou pour cet excellent moment de détente livresque.

 

Comment une simple opération chirurgicale pourrait-elle amener un véritable chamboulement dans la vie de Svetlana et la faire sortir de tout ce qu’elle tenait pour acquis ?

Jusqu’où sera prêt à aller Tadzio pour prouver à la jeune femme qu’il ne faut jamais dire jamais et pour lui faire voir plus loin que les apparences médiatiques ?

 

Ce roman rassemble vraiment tout ce que j’aime lire. Un peu comme ces films romantiques dans lequel on rêverait de piquer la place de l’héroïne. Pour écrire une telle histoire, je soupçonne l'auteure d'être une vraie romantique.

 

Et quand ça démarre aussi fort, le plaisir est encore plus grand. Une plongée dans une histoire assez peu commune et peu conventionnelle, sur fond d’ambiance musicale parfaitement dosée par la plume de l’auteure que j’ai adoré retrouver après « So What ».

 

"C'est le nom qui va vous obséder jour et nuit à peine aurai-je franchi la porte de votre bureau"

 

Dans cette histoire, il n’y a rien que je n’ai pas aimé. L’écriture de Lou est vraiment accrocheuse et elle a ce petit truc qui fait que ses livres se lisent avec une facilité déconcertante. Elle a cette faculté de créer des personnages auxquels il est difficile de ne pas adhérer et c’est exactement ce qu’il se passe avec ceux de ce roman – en tout cas pour moi -.

 

"Papi semble décidé à faire confiance à une fille qui ressemble à un mélange improbable entre ma copine Gigi Hadid et deux de mes fantasmes d'adolescent - Eva Herzigova et Charlize Theron - mais qui prétend être chirurgienne"

 

Svetlana fait partie de ces personnages qui, de par ses origines étrangères - puisqu'elle est serbe - et sa condition de femme évoluant dans un monde masculin assez fermé, a dû se battre pour en arriver là où elle est aujourd’hui. Elle peut être fière de son parcours et d’avoir su s’imposer en tant qu’égale à ses confrères masculins. Elle a du caractère et de la répartie et elle assume pleinement son orientation sexuelle mais ne cherche pas de relations sérieuses. Elle devait être loin de s’imaginer croiser la route de l’insupportable bassiste du groupe pop rock qu’elle-même écoute.

 

Insupportable est un mot un peu faible lorsqu’on rencontre Tadzio STEADMAN en même que Svetlana. C’est le grand-père qui doit être opéré mais c’est le petit-fils qui met son grain de sel partout ; grain de sel assez piquant peut-on dire. Déjà là, le ton est donné et ça promet quelque chose d’assez rythmé et explosif.

 

Mais sous ses airs un peu prétentieux et ses reparties assez caustiques, on sent qu'il aime son grand-père plus que tout et que sous une impression de surjoué, se cache quelque chose de plus profond. Et forcément, on ne peut pas lui en vouloir un seul instant. Et s'il veut en profiter pour titiller notre belle chirurgienne, on cautionne totalement son côté joueur et sexy en diable qui plus est.

 

"J'ai l'impression d'être avec un gamin sous amphétamines auquel personne n'aurait jamais expliqué la signification des limites et du mot NON. Je suis obligée de lui demander de jouer de la guitare ailleurs que dans ma salle d'attente. Ou d'éviter de se déplacer avec son skate dans les couloirs du service. Un skate. Sérieusement"

 

Sur un rythme soutenu, qui ne s’essoufle jamais, c'est une histoire qui se constr2.pnguit sans précipitation pour notre plus grand plaisir. L'imagination de l'auteure est telle que le contenu dense, intense et de qualité, associé à des joutes verbales mordantes, nous empêche de lâcher le livre sous peine de grande frustration. Car ce qui a la base devait être une simple rencontre professionnelle va finir en association pour une belle cause. Et plus pourquoi pas...


Dans ce roman, ce sont deux mondes opposés qui se percutent de plein fouet. Chacun a ses points forts et ses points faibles et les savoureuses réparties les rendent terriblement attachants. On adore le côté provocateur exaspérant parfaitement assumé et soigneusement entretenu de Tadzio face à Svetlana qui tombe droit dans le panneau alors qu'elle est persuadée qu'elle ne se laissera pas avoir.

 

"Ne vous en déplaise, aussi délicates soient-elles, vos épaules ne m'excitent pas. Vos fesses et votre cambrure de pole dance, si"

 

L'alternance des points de vues choisie par l'auteure – et que j’adore forcément - est un bel atout dans cette histoire où on aime avoir accès aux pensées de chacun. Surtout lorsqu'une belle part d'humour y est associée, c'est encore plus léger. L'écriture de Lou MARCEAU donne une incroyable vie à cette histoire ; à tel point qu'on n'a vraiment pas l'impression de seulement lire un livre. C'est bien plus que ça !

 

" De toute façon, même muselé et attaché, ce type est une hormone sur pattes. Il exsude tellement le sexe et les orgasmes que je m'étonne qu'aucune femme ne soit tombée enceinte à la clinique"

 

Dans cette histoire 100% romantique - avec une scène toute simple qui m'a fait fondre -, qui prend vraiment tout son temps et qui est semée de quelques déconvenues obligatoires pour pimenter le tout pour notre plus grand plaisir, les deux mondes choisis par l'auteure sont évoqués juste ce qu'il faut. Pas de détails pesants ; seulement la bonne dose de scènes et références, pour situer le contexte et apprécier le déroulement. Le risque aurait été de surcharger l'histoire et d'apporter un sentiment de pesanteur ; il n'en est rien. Le côté musical et l’évocation du film « A star is born » m'ont fait définitivement craquer.

 

« Je ne serai plus ton défi, pas plus que je ne deviendrai ton jouet »

 

Cette histoire ne serait pas complète sans la présence, d'un côté ou de l'autre, d'une bande d'amis aussi soudés que les doigts d'une main. Et bien que n'ayant pas lu tous les écrits de l'auteure, certains personnages font référence, il me semble, à deux romans de Lou : Romy & Lily. Le fait de ne pas les connaître ne m'a pas empêchée de les apprécier ; mon petit coup de cœur allant pour Charlotte. L’amitié est vraiment partie prenante dans cette histoire, que ce soit pour Svetlana ou Tadzio et cet aspect-là est aussi attractif que le côté romance tant espéré.

 

"Charlotte est comme le Q au Scrabble, elle compte triple"

 

Le problème lorsqu’on a un coup de cœur sur une histoire, c’est qu’on aimerait en parler pendant des heures tellement il y a à dire dessus. Et autant dire que sur les 470 pages que comporte ce roman, j’aimerais vous en dire encore plus mais… J’ai mis de nombreux post-its pour ne pas oublier certaines répliques qui m’ont bien fait sourire, certains passages qui m’ont touchée et toutes ces petites choses dont j’ai envie de me souvenir jusqu’à une prochaine relecture de ce qui est un petit bijou pour moi.

 

« Vous savez : l’avantage avec un sex toy, c’est qu’en général, il est nettement plus avantageux qu’un pénis réel. Et au moins, lui, il la boucle »

 

Oh que oui, c’est un livre que je lirai à nouveau car il correspond tout à fait à la lectrice que je suis. Comprendre ou non un coup de cœur, la question ne devrait même pas se poser. Personnellement, je respecte les goûts de chaque lectrice mais si vous aimez ce style d’histoire qui vous fera passer du sourire à l’émotion et surtout qui vous assurera un vrai bon moment de détente, alors foncez la découvrir ! En tout cas, pour moi, c’est un formidable coup de  !


01/08/2021
0 Poster un commentaire

T'as qu'à maigrir - T.3 / Mo GADARR

T'as qu'à maigrir T.3 Montage.jpg
Ayant eu le grand bonheur de découvrir les 2 premiers tomes de cette trilogie en partenariat avec l'auteure, je ne pouvais faire autrement que de vouloir connaître la fin de l'histoire de Slima et Ulrich. Merci à Mo Gadarr pour m'avoir associé, une fois encore, à ses partenaires pour ce titre paru en auto-édition.

 

C'est dans une situation délicate et dans un environnement peu enviable que j'ai retrouvée Slima. A la fin du T2, je l'avais quittée en me disant "Non, mais ce n'est pas possible..." et en commençant ce 3ème et dernier tome, une agréable sensation m'a envahie : le bonheur de retrouver cette histoire pour en connaitre enfin la fin.


Dans l'Avant-Propos, les mots de l'auteure m'ont interpellée car je ne suis pas du genre à chercher à imaginer ce que pourrait contenir cette suite et fin. En général, je me laisse porter ; l'imagination n'étant pas une de mes qualités. Et ces quelques mots m'ont encore plus donné envie de me plonger dans cette lecture. Comme quoi, chaque partie d'un livre à son importance.


De manière logique, je ne vais pas vous révéler la suite de l'histoire de Slima et Ulrich car au bout de 3 tomes, le spoiler serait inévitable. Vous n’aurez que mon ressenti, bien entendu ! Et qui, pour une fois, sera court car ce n'est pas un one-shot donc...


Il m'a fallu un certain temps d'adaptation pour me replonger dans cette histoire, surtout pour re-situer les personnages. Mais une chose est sûre : j'ai été touchée de retrouver Slim qui semble avoir perdu tout contrôle sur sa vie. L'insouciance a laissé place aux obligations ;  la résignation a remplacé cette jovialité qui la caractérisait. Elle va contre sa nature.


Ce tome permet de voir certains personnages autrement, de les voir avoir évolué depuis les 2 précédents  notamment la mère de Slim qu’on se surprendrait même à finalement apprécier. Ouf, il était temps !

 
Lire cette suite et fin, c'est un peu comme essayé de trouver une réponse à l'éternelle question : après une rupture, l'amitié homme/femme peut-elle exister ?

                       
Ce dernier volet est encore plus travaillé dans la profondeur de l'histoire, des personnages et de leurs sentiments. Et en parallèle, l'auteure a su ne pas retirer cette belle part d'humour propre à Slim, au travers de certaines réflexions ou certains événements. Même s’il y a toujours des moments poignants la concernant et qui la rendent si touchante.

 

« Je ne peux m’empêcher de rougir en me rendant compte que je suis en culotte et soutif en coton blanc Petit Bateau. Pour un mannequin, je suis aussi sexy qu’un fer à repasser »


Ulrich, ah Ulrich, ou Rick pour les intimes ! Il apparaît sous un angle différent : son côté protecteur est agréablement mis en avant surtout en ce qui concerne son meilleur ami Ethan mais aussi poursuivant sur sa lancée avec Slim. Reste à savoir si on a vraiment envie de croire à  la finalité sous-entendue. Surtout avec le personnage de Liz qui s'est invité dans l'équation et qui perturbe notre réflexion. C'est un autre pan du passé d'Ulrich qui se dévoile, passé commun avec Stan ; non moins douloureux que celui précédemment découvert. Mais qui éclaircit certaines zones sur lesquelles nous étions restés. Et malgré certains travers, ça le rend vraiment humain. Une chose que j’ai adoré (pour les personnes qui ont lu les 2 premiers volets), c’est une précision qui est apportée sur le tatouage de Ulrich et par conséquent, sur les titres des chapitres. Bravo l’auteure car là, je n’aurais jamais imaginé ça !

 

« Ma vie, c’est un peu comme ce miroir. Je sais que tout peut être clair, seulement il y a cette putain de buée qui déforme tout et qui masque tout… »


T'as qu'à maigrir T.3 Montage citation.jpg
Ce 3ème tome est plein de ces vérités en lesquelles, toute personne en surpoids, peut se reconnaître comme un reflet dans un miroir. L'auteure a su éviter l’écueil des clichés. Dans la fidèle continuité des précédents tomes, elle a suivi une direction qui m'a, cette fois, un peu effrayée et laissée sur ma faim un bon nombre de pages en maintenant ses héros sur le fil d'une tension hautement palpable. Autant dire qu’elle sait mener son écriture de telle façon qu’on ne peut pas décrocher.

 

Mo Gadarr fait partie de ces auteures dont je suis sûre qu’elle m’embarquera dans chacune de ses histoires. La qualité de ses écrits ne faiblit pas et sa plume est assurée et soignée. Rien n’avait jamais perturbé la lecture de ses romans mais ce 3ème tome m’a laissé un peu songeuse quant à certaines choses que j’ai pu relever et qui soyons honnête, ont un peu gêné ce moment dès lors que ça me sautait trop aux yeux.. Eh oui ! Certaines sont dérangées par tout un tas de chose ; moi, ce sont les petits détails liés à l’orthographe. Je ne me referais pas et clairement, oui ça peut me perturber lorsque je lis. Il doit y avoir une raison logique à cela mais ma sincérité fait que j’arrive difficilement à passer outre ce genre de coquille.

 

Hormis cette dernière déconvenue, il faut reconnaître que Mo GADARR signe une fin, pour cette saga, telle qu’on était en droit de l’attendre. Elle a su parfaitement doser les évènements, les émotions et toutes ces petites choses qui finalisent cette histoire prenante et touchante. A sujet fort, émotions fortes !  Et c’est bien pour ça que cette trilogie doit être lue. Alors, c’est à vous !


22/03/2021
0 Poster un commentaire

The Reason I Smile / Elle SEVENO

La vraie vie ne se vit pas sur Internet .jpgSynopsis : Une Rencontre sur un toit. Un sourire. Une évidence...

 

Cheveux tressés, bonnet, écharpe et gros manteau, Lili pourrait être quelqu’un de transparent si elle n’était pas si lumineuse. Gentille, optimiste, présente pour ses proches, elle ne demande rien et n’attend rien en retour. Si elle s’oublie ? Non, parce que c’est grâce aux sourires de ses proches qu’elle se sent vivante.

 

Connu et reconnu, Lilian est un globe-trotteur aux millions de vues sur internet. Autrefois impulsif et colérique, il profite désormais de la vie sachant que tout peut s'arrêter trop vite. Très peu d’amis - parce qu’il n’a pas le temps - il cache pourtant un cœur tendre, qui aurait besoin d’attention autre qu'intéressée.

 

Ce qu'il lui faut : un peu de repos auprès d’un groupe d'amis qui n’attend rien de plus de lui que de faire sourire leur meilleure amie. Lili.

 

Mais quand obligations professionnelles et célébrité se rappellent à lui, Lilian sera-t-il capable de ne pas faire souffrir Lili ?

 

Mon avis :

 

Dire que j'ai lu cette histoire simplement est un euphémisme. Je l'ai dévorée ! 240 pages de douceur, parfaitement illustrée par la couverture, qui font du bien. Merci Elle SEVENO de m'avoir permis ce si beau moment de lecture, à quelques jours de sa sortie, le 02/02/2021.

 

C'est sur une idée originale (et ô combien romantique à mes yeux) que se fait la rencontre entre nos deux personnages principaux, Lili et Lilian : sur le toit d’une boîte de nuit.

 

Lili est une jeune dessinatrice de BD de 21 ans qui a une particularité dont je ne vous dirais rien même si on la découvre dès le début de l'histoire. Elle est talentueuse et son univers tourne autour de ses fidèles ami(e)s d'enfance, Soline, Tony, Kevin et Lucas qui représentent vraiment l'amitié indestructible.

 

Lorsqu'elle rencontre, dans une soirée, Lilian, célèbre jeune YouTubeur globe-trotteur, aux millions de followers sur Instagram, ce sont vraiment deux mondes qui vont s'ouvrir l'un à l'autre. Mais comme dans toute romance addictive, le passé tortueux et torturé de Lilian ne va pas faciliter les choses.

 

Devant composer avec son passé et sa célébrité, Lilian saura-t-il tout mettre en oeuvre pour que l'évidence se concrétise tout en protégeant Lili ?

Et elle, sera-t-elle en mesure de le rassurer et de l'apaiser pour les mener vers un bonheur bien mérité ?

 

Comme je l'ai dit plus haut, j'ai adoré l'idée de base de cette histoire et la manière dont l'auteure l'a rendue si romantique et pleine de douceur. Comme une belle illustration, qu'en amour, l'évidence existe.

 

Ce sont des personnages tout en simplicité et en naturel qu'on accompagne au fil des pages. Il n’empêche que l’auteure les a soigneusement bien travaillés et réussis. Et autant dire que je les ai aimés de suite.

 

Lili, d'une nature calme, d’une apparente discrétion et d’un caractère affirmé, dégage une touchante douceur et quelque chose d'apaisant. Tout dans sa façon d'être, sa façon de s'exprimer, de penser, d'aimer la vie et ceux qui l'entourent, donne envie de l'avoir dans sa vie. Gourmande de la vie autant que des douceurs chocolatées, elle apporte une certaine chaleur et quiétude pendant la lecture.

 

« Le genre de fille qui te fait rester sur un toit à te les cailler alors que tes potes sont au rez-de-chaussée à t’attendre, un tas de gonzesses prêtes à tout faisant la queue »

 

Et son tempérament contrebalance avec celui de Lilian, qu'on suppose impétueux. Mais attention aux apparences qui peuvent être trompeuses.

 

« Si je lui donne un aperçu de ce qu’est ma vie, elle va plonger direct dans ma réalité. Aimera-t-elle ? »

 

Lilian est un personnage que j'ai adoré immédiatement tant dans ce qu'il dégage que dans l'approche qu'il utilise avec Lili et sa particularité. Il a un passé difficile qui le poursuit, une relation compliquée avec son père, un passif sentimental chaotique  et malgré un succès certain, il donne l'impression qu'il ne peut pas avancer dans une partie de sa vie. Hormis deux acolytes professionnels, assez peu présents dans l’histoire, il n'a pas d'amis. Et cette totale opposition avec Lili m'a vraiment touchée tout au long de ma lecture. Et qui apporte de la force à cette histoire.

 

« Est-ce que quelques minutes suffisent à savoir ce qu’on veut faire de sa vie ? Pour le boulot j’ai su, mais pour les filles… Jamais, encore. Enfin, je le croyais… »

 

« Tu es mon point d’ancrage. Je le sais Lili. Où que j’aille je reviendrai toujours là où tu es ».jpg
Pour ce jeune homme qui ne connaît que les relations intéressées dues à sa notoriété, Lili s’apparente à une bouffée de fraîcheur, de franchise, de patience et de spontanéité qui va le faire s’interroger sur ce qu’il ressent, sur ce qu’il veut et qui va lui donner l’occasion d’être lui-même. Très loin du bad boy qu’on pourrait imaginer, il cache en lui une part de tendresse qui va s’exprimer au contact de Lili et de sa bande d’ami(e)s. J’ai vraiment aimé cet aspect que l’auteure a choisi de développer avec ce personnage qui est celui qui va faire un sacré travail sur lui-même au fil des chapitres.

 

« J’ai toujours eu des potes plutôt que de véritables amis et je me suis fait une raison : je n’en aurai jamais vraiment »

 

Sous couvert de la romance naissante et en évolution, l’auteure évoque les méfaits des réseaux sociaux et les répercussions qu’ils peuvent avoir sur chacun d’entre nous. En l’occurrence, ici, c’est de la vie publique et privée de Lilian qu'il s'agit. Même si ce n’est pas ce qui compose le plus gros de l’histoire, c’est un sujet qui cimente le tout et qui va impacter les choix de Lilian. C’est intéressant de voir que le choix de l’auteure fait naître en son personnage des traits de caractères que lui-même n’aurait probablement soupçonnés. Et qui fait qu’on s’attache encore plus à lui lorsqu’il se révèle attentionné et protecteur.

 

« On sait tous en faisant notre boulot que, sur Youtube, Instagram, les réseaux en général, on est confrontés à la connerie humaine. Aux haters qui aiment croire qu’ils te connaissent et peuvent te juger alors qu’ils feraient mieux de la fermer et retourner à leur vie de merde. Parce qu’il faut une vie de merde pour cracher sur les gens hors d’atteinte. En face à face, pas sûr qu’ils auraient le même comportement »

 

Pour capter encore plus l’attention de la lectrice/du lecteur, l’auteure a intégré une légère part sombre à l’histoire même s’il faut reconnaître que l’évènement, au fil de la lecture, est prévisible sans grand mystère. Mais il apporte un plus qui agrémente l’histoire.

 

Avec ce roman à double narration, où on ne lève pas les yeux aux ciels, où on ne s’agace pas,  Elle SEVENO, signe une histoire aboutie où l’amitié à une place primordiale. Sujet qu’elle traite avec beaucoup de tendresse et de sincérité. J’ai vraiment aimé le paradoxe à ce sujet entre Lili et Lilian. Lui n’a pas d’amis ; elle, en a 4 et ce depuis l’âge de 5 ans. La puissance de cette amitié qui les unit est un peu comme un fil conducteur essentiel, tout au long de l’histoire. Ce thème revient souvent dans les romans mais là, j’ai trouvé qu’il était vraiment bien amené et développé. On s’attache autant aux amis de Lili qu’à elle et Lilian. Ils sont vraiment les piliers affectifs de cette héroïne qui le leur rend bien, du début à la fin.

 

« Tu as le droit de l’approcher, de la toucher et de bouleverser sa vie complètement… mais ne la blesse jamais »

 

Je ne connais pas tous les écrits de l’auteure, puisque certains univers dans lesquels elle a été éditée me sont étrangers, mais en New Romance, de par la douceur qu’il dégage et la qualité de l'écriture, ce livre arrive en tête du Top 5 de ceux que j’ai pu lire (Restart With Song, T’atteindre, 6 ans et Make me bad). Comme quoi l’aventure de l’auto-édition apporte son lot de belles découvertes littéraires. Et cette auteure ne déroge pas à ce constat. Je ne peux que vous conseiller de vous plonger, dès sa sortie, dans cette belle et authentique histoire.


31/01/2021
1 Poster un commentaire

T'as qu'à maigrir - T.2 / Mo GADARR

www.kizoa.plcollage_2020-09-22_16-15-20.jpg
Comment poser mon ressenti dans une chronique qui se montrerait à sa hauteur et à la hauteur de ce 2nd tome de la nouvelle saga de Mo Gadarr. Aucune idée ! Étant donné que je viens juste de refermer ce nouveau chapitre de l'histoire de Slim et Ulrich, je me lance à chaud. En n'omettant pas de remercier Mo Gadarr pour cette confiance qu'elle m'a accordée une nouvelle fois et qui me ravie à chaque fois.

 

Pour les personnes qui ont lu le 1er tome, et qui suivent l'auteure,  elles savent que ce 2nd tome est du point de vue d'Ulrich, le coach sexy. Et la méprise inévitable serait de se dire "ça ne m'intéresse pas ; c'est une redite du T1 au masculin". Mais ne jugeons pas quelque chose dont on ignore tout. Car c'est effectivement un des sujets - bien qu'il n'y ait pas que celui-là - de ce 2nd tome : juger sans savoir. Et un sujet entretenu par notre société qui, dès lors qu'il y a une différence, pense avoir la science infuse et la réponse à tout, concernant tout le monde.

 

Alors c'est vrai que l'auteure s'est servie de la base de son 1er tome, que des scènes sont forcément relues mais elle a vraiment développée une histoire bien distincte puisqu'elle nous emmène à la découverte émotionnelle d'Ulrich, qui était assez secret lors de la 1ère rencontre. Et je suis prête à parier que très peu de lectrices pourraient devenir son contenu. Et pourtant, j'en ai fait des hypothèses ; je n'ai rien vu venir.

 

Etant donné que c'est un 2nd tome, je ne vais rien vous dévoiler de l'histoire pour ne pas risquer de spoiler le T1, ni celui-ci ; juste partager le résumé de l'auteure.

 

"Challenge n°2 - (Se) dépasser

Ulrich a toujours tout fait pour ne pas laisser ses souffrances passées perturber son équilibre. C'est la raison pour laquelle il est à la fois nutritionniste et coach sportif. L'obésité, c'est comme le désordre : il l'a en horreur. Il s'est promis de toujours tout faire pour l'éviter et s'en tenir éloigné.

 

Mais voilà que se ramène cette femme à la grande gueule, au caractère bien trempé, mais qui surtout ne ressemble en rien à ses conquêtes habituelles. Elle représente vraiment tout ce qu'il ne supporte pas, tout ce qui le terrifie car sa simple présence le replonge dans ce qu'il y a eu de plus noir dans son existence. Pourtant cette Slim l'attire, même si ça, il n'est pas question qu'elle le sache !

 

Que peut-il bien se passer dans la tête de l'énigmatique Ulrich Kotits ?

Est-il l'être sans cœur que tout le monde s'imagine ?"

 

Tout a commencé par le titre du 1er chapitre : Without fat 8594. Et ce n'était qu'un début car chaque titre de chapitre a fait carburer mes méninges pour connaître la signification des chiffres qui allaient en grandissant. Et ça a duré un bout de temps. Mais bien avant d’en connaître la signification, l’auteure m’a vraiment transportée dans cet univers narré par le beau coach de chez Commando Gunter.

 

J’ai revécu l’histoire précédemment lue mais d’une toute autre manière. Dire que c’est la même chose c’est abuser. Je pars du principe que dès lors que l’auteure me fait voir l’histoire sous un autre angle et avec d’autres données jusqu’alors non dévoilées, c’est une nouvelle histoire qui s’ouvre à moi. Et quel plaisir de relire et revivre certaines scènes. J’aimerais qu’on m’explique la différence entre ce choix qu’a fait l’auteur et celui d’une lectrice qui va relire 3 ou 4 fois un même livre ; je ne vois pas ce qu’il y aurait de critiquable dans l’un ou l’autre cas.

 

La différence c’est que dans une relecture, rien ne change. Vous aurez beau relire ; pas un mot, pas une virgule ne seront différents. Alors que dans « T’as qu’à maigrir 2 », l’histoire de base est conservée mais la trame est totalement différente.

 

On ne savait pas grand-chose d’Ulrich mais là c’est vraiment une plongée que l’on fait au cœur de son histoire, de ses pensées, de ses ressentis, de ses blessures, de ses tocs et rituels et de ses démons. Et je trouve que, malgré quelques petites longueurs d’usage et quelques petites fautes qui m’ont laissée songeuse, la découverte est plus que réussie.

 

www.kizoa.plcollage_2020-09-22_18-23-49.jpg
Du fait que l’on a seulement le point de vue d’Ulrich et que ça change forcément la donne, l’auteure a su donner un souffle différent en incluant de manière plus importante des personnages qui étaient très secondaires dans le T1 et en faisant disparaître certains autres, en insérant des scènes totalement inédites que l’on a plaisir à découvrir et à inclure à l’histoire précédente, en nous faisant rencontrer des personnages nouveaux et de très belle qualité parfois et en soulevant des sujets qui découlent de tout cet ensemble parfaitement construit et écrit.

 

« S’il t’arrivait quelque chose, Slim, jamais je ne me le pardonnerais car… »

 

Ce qu’il est important de souligner, c’est le changement de ton dans ce roman. Du fait qu’Ulrich soit entouré d’une sacrée part de mystère, habité par des démons qu’on n’arrive pas à nommer et que la présence de Slim est différemment perçue, je trouve que nous ne sommes plus dans cette notion de feel good que j’avais pu ressentir  dans le 1er tome. Du fait d’un climat plus sensible, je n’ai pas vraiment retrouvé de situations cocasses ou de joutes verbales piquantes et attrayantes qui m’avaient fait rire et sourire. C’est vraiment un tome de transition vers le 3ème tome, pour avoir tous les tenants et les aboutissants des histoires de nos deux protagonistes.  

 

C’est Ulrich, l’homme torturé et Ulrich, le petit garçon si attachant, que nous accompagnons au fil des pages. On redécouvre celui qu’on a pu détester dans le 1er tome pour le voir évoluer vers l’homme qui a peur que l’histoire du petit garçon, qu’il a été, se répète et qui n’a de cesse que de vouloir se protéger et protéger celle qui représente tout ce qu’il fuit. Mais pour laquelle des sentiments confus vont naître, se développer et faire disparaître toutes les bonnes résolutions qu’il avait pu prendre et respecter jusqu’à ce qu’elle entre dans sa vie. Et donc perturber son équilibre émotionnel déjà mis à mal.

 

« Les moqueries, j’en dis beaucoup mais j’ai pourtant du mal à en entendre chez les autres »

 

C’est dans un cheminement long et parfois douloureux – voire très douloureux – que la lecture évolue comme pour nous envoyer des messages forts et tellement nécessaires sur des sujets réels et oh combien sérieux. Alors oui, il y a beaucoup d’hésitation, de pas en avant puis de pas en arrière, de résignation à laquelle on a envie de réagir bien entendu mais il y a des moments tellement touchants, sincères et tendres qu’on pourrait en oublier le reste. Il ne faut pas retenir que les aspects négatifs que certain(e) détestent ; il faut voir l’histoire dans sa globalité car c’est que je fais toujours.

 

« Dis-toi que cette femme entre dans les critères que ton cœur a choisis pour toi, il y a déjà longtemps. Les choses changent et les gens encore plus. Peut-être que tu as changé »

 

Dans ce tome, l’auteure a bien développé le sujet de base qu’est l’obésité. Alors attention, une nouvelle fois : elle ne pose pas en donneuse de leçon ou en coach minceur. Elle développe ce sujet qui est, ne l’oublions pas, le cœur du métier d’Ulrich. Et qui est aussi la clé à beaucoup de questions restées sans réponse dans le 1er tome. Il est traité de manière totalement différente et c’est ce qui apporte encore plus d’intérêt et de force à notre perception en la matière. Ca permet de poser un regard différent sur nos comportements, nos paroles, notre vision sur beaucoup du sujets qui souvent méritent juste qu’on reste à notre place, tout simplement. Seulement se dire : « et si ça m’arrivait à moi aussi ! ».

 

« L’obésité, il faut éviter qu’elle arrive sinon c’est un combat sans relâche pour la vie »

 

Au final de cette lecture, il en ressort que la dureté parfois ressentie du 1er tome laisse la place à la sensibilité du 2nd. Que la qualité du texte est toujours bien présente – malgré quelques petites coquilles -  mais d’intensité différente. Et que contrairement à ce que dit l’adage, « la première impression n’est pas forcément toujours la bonne ».

 

C’est sur un nouveau beau coup de  que j’ai terminé cette lecture qui m’a plus qu’agréablement surprise. Je serais même tentée de dire que je l’ai encore plus aimé que le 1er car il est plus profond en sentiments, plus touchant dès lors que le thème de l’enfance et de la famille est abordé d'une certaine manière, qu’il permet de se faire une idée de l’histoire globale en toute objectivité et qu’il m’a permis de voir Ulrich d’un autre œil, plus indulgent et plus attendri. Juste un petit regret : un personnage appartenant au passé est évoqué mais aucune explication n’est développée. Peut-être que la lumière sera faite dans le tome final ? Je l’espère.

 

J’ai vraiment hâte d’assister aux retrouvailles d’Ulrich et Slim dans le 3ème et dernier tome qui paraîtra d’ici à la fin de l’année et qui nous offre déjà une couverture encore plus belle que les précédentes. Si son contenu évolue dans le même sens, ça nous promet un final de haute qualité et fort en émotions. Alors je serai au rendez-vous bien entendu car, sans nul doute possible, « JeSuisUlrich » !


22/09/2020
0 Poster un commentaire