Mille livres en tête

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Du rêve à la réalité, il y a des évidences qui ne trompent pas !

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La confiance en soi s'acquiert dans l'image que les autres ont de nous et nous renvoient. Il ne faut pas se leurrer, la majorité d'entre nous ne se réveille pas un matin avec de l'assurance. Ça s'apprend mais le chemin est long et plein d'embûches. A croire que je n'ai jamais trouvé l'entrée de ce chemin mais que j'ai quand même eu la malchance de rencontrer les embûches.


J'ai tenté l'aventure des réseaux sociaux et je savais que ce ne serait pas facile ; rien n'est facile dans la vie car tout demande patience, persévérance et un peu de talent. Et je savais que la route serait compliquée pour qu'en ressorte ne serait-ce qu'un minimum de positif.

De la patience et de la persévérance, j'en ai eu ; du moins, j'ai fait ce que j'ai pu pour tenir bon. Le talent, pas une seule fois il ne s'est dévoilé, restant sagement planqué.

Mais en faisant le bilan, je suis obligée de constater qu'il est plus que négatif par rapport à ce j'avais imaginé et aux rêves que j'avais fait pour cette seconde tentative. Et l'heure est donc venue de définitivement me retirer.

Je pensais que la différence et la tolérance jouaient dans la même cour. Mais être moquée, raillée, critiquée sur mon âge, sur mon physique, sur mes formes, sur ma voix, sur ma situation et sur mes avis n'était pas ce à quoi je m'attendais en arrivant sur cette communauté si "accueillante et bienveillante". 

J'ai été jugée sur une apparence mais jamais sur ce que je suis réellement et sur le contenu de mes avis. Qui me connaît vraiment ? Qui connaît mes forces et mes faiblesses ? Qui me connait tout simplement ? Une seule personne me connaissait vraiment et ne m'a jamais jugée...

A l'heure où les réseaux sociaux sont régis par les 17/25 ans qui s'affichent sans aucune pudeur et aucune modestie pour tout et n'importe quoi - ça ce sont des faits avérés -, j'ai bien compris que je n'y ai plus ma place et que je ne l'ai d'ailleurs jamais vraiment trouvée.
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Pourtant je ne demandais pas grand chose : juste faire ce que j'aimais et qu'on me respecte. Et si mon plus grand rêve avait pu se réaliser, j'aurais pu croire que j'avais toute ma légitimité dans ce monde. Mais non, croire en ses rêves n'aboutit pas forcément en leur réalisation.


Quand je vois ce qu'il faut faire pour ce que certains/certaines appellent "avoir plus de force/de visibilité", ça ne me correspond pas et ça ne sera jamais moi. Me donner en spectacle ou rechercher des compliments à chaque publication, ça n'est pas moi non plus. Tout le monde a besoin de reconnaissance mais dans une juste mesure. Quand l'outrance s'invite, que devient la crédibilité ? 

Parce que finalement peu importe le contenu publié sur bookstagram et booktok ; ce ne sont que des vitrines sur des apparences. Seuls les "Trop belle", "Magnifique", "Quelle beauté", "Splendide", "Tu es sublime" et autres ressortent avec les meilleurs scores. La notion de partage d'avis ne repose plus que sur ça et pour une langue reconnue comme la plus belle au monde et considérée comme la langue de l'élégance, le français se voit bafoué juste pour avoir la reconnaissance d'inconnus qui n'ont, eux-mêmes, pas plus de talent que ceux auxquels ils s'identifient. Finalement, les réseaux sociaux sont simplement un beau troupeau que tout le monde suit juste parce que ça fait bien et que ça flatte l'ego de certains/certaines.

Je ne me reconnais pas dans ce système qui, au plus haut niveau, classifie les personnes et pratique sournoisement le délit de faciès, la grossophobie et l'âgisme.

Même si ça me demandait certains sacrifices, j'avais programmé ma venue pour la 6ème année consécutive au Festival New Romance à Nice fin septembre mais j'ai finalement tout annulé - cette nouvelle réjouira sûrement -. Ma wishlist était prête, ma liste d'auteures aussi et je me voyais revenir avec mes valises pleines de nouveaux livres, de goodies et la tête pleine de souvenirs (bons ou moins bons qu'importe).

Eh oui, j'étais présente à Bandol, Cannes, Paris, Lille et Reims et même si celui-ci me tient à coeur, et que je rêvais de rencontrer Fanfan et Valentine entre autres, je n'y ai plus ma place. J'ai assisté à chaque édition mais ce temps-là est révolu. A moins que, comme je l'ai vu passer sur un compte booksta, je sois invitée pour me remercier pour ma fidélité Rigolant Les rêves aident la jeunesse mais malheureusement je n'en fais plus partie.

Me couper d'Instagram m'a d'autant plus confortée dans mon choix de mettre un terme à ce que j'aimais faire malgré tout. Car lorsque les larmes coulent et que seul le négatif domine, il faut avoir l'intelligence de se retirer pour ne plus être blessée et ne plus souffrir d'être juste coupable de ne pas être née au bon moment et de ne pas correspondre à des modèles idéalisés.

J'ai été blessée, plus que quiconque pourrait l'imaginer mais je ne l'ai pas étalé en story quotidienne et j'ai encaissé chaque critique, sans comprendre pourquoi ce manque de bienveillance et cet acharnement.
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Oui j'ai plus de 50 ans et je peux aussi être blessée mais pas l'étaler H24, oui je suis ronde,  m'habille en T46 et le rendu photo n'est pas au top, oui mes avis sont chiants et mes visuels ringards, non je ne suis pas jolie même avec des filtres, non je ne me maquille pas à outrance et ne porte pas de faux-ongles et non je ne sais pas faire de superbes photos-montages devant lesquels tout le monde va s'extasier plus que sur le contenu qu'ils illustrent. Je ne suis pas un cas isolé mais CQFD : bien plus de négatif que de positif !


Mais une chose dont je suis certaine c'est que, moi, je reste une défenseure de la langue française, dont tout le monde se contrefout, que je sais que "je vous aimes" ne s'orthographie pas comme ça et que "grave cool, grave bien ou grave kiffé" s'apparentent plus à une gangrène qui décrédibilise ce pour quoi certaines institutions se sont battues. Mes priorités n'étant pas les mêmes que ce qu'on appelle la communauté booksta et que mes avis ne sont que futilités, l'aventure s'arrête là pour Mille livres en tête et pour moi.

Afin d'honorer tous mes Services Presse qui sont encore à venir, les pages Insta, TikTok et le blog ne fermeront définitivement que le 30 septembre. Jusque-là je publierais les chroniques de mes lectures estivales et des SP que je traiterais en priorité pour respecter mes engagements envers les partenaires qui m'ont fait confiance.

Lire 3 livres par jour enfermée dans ma chambre ou me chronométrer pour ne pas prouver grand chose finalement, ce n'est pas à ça que se résume ma vie. Même si je suis ce qu'on peut qualifier de solitaire et que j'aime énormément la solitude, j'ai réussi ce qui était le plus important à mes yeux.
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Au quotidien, j'ai su montrer qui je suis et telle que je suis réellement, j'ai su être reconnue comme je ne l'avais même jamais espéré et la vraie moi a su être acceptée avec ses rides, ses rondeurs et ses imperfections - même s'il y a encore ces regards en biais dans mon chariot de courses -.

 

Et comme je tiens à préserver ce que j'ai construit et acquis ces dernières années et surtout ces derniers mois, il est inconcevable pour moi que tout soit détruit et que je sois détruite par ces choses, qui m'ont affectée et par des personnes qui ne me connaissent pas. Et parce que je n'ai pas un tempérament à laisser de côté ce qu'on peut penser de moi, je préfère perdre une guerre virtuelle, sans jamais avoir connue ne serait-ce qu'une victoire, plutôt que perdre ce que la réalité de ma vie m'a apporté et qui m'a permis de me relever des épreuves endurées.


22/08/2022
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Quelle lectrice pensez-vous être ?

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Cet article n'a pas pour vocation d'être moralisateur, critique ou de se poser comme exemplaire. Les propos tenus sont un condensé de mon point de vue personnel et de la vision que j’ai de moi en tant que lectrice.


Dans le domaine de la lecture, il n'y a pas de bon ou de mauvais lecteur. Il y a juste des hommes et des femmes réunis par une même passion mais qui peuvent la vivre de manière différente : certains dans la simplicité, d’autres dans l’excès.


Que vous lisiez votre journal quotidien, que vous lisiez seulement des BD, que vous lisiez un seul livre de temps en temps ou plusieurs livres chaque semaine/chaque mois, que vous lisiez un livre d'un seul coup ou seulement un chapitre par jour, que vous lisiez un seul genre ou plusieurs, et que vous lisiez en numérique ou sur papier, vous êtes lecteur/lectrice. Tout simplement parce que vous vous ouvrez sur d'autres mondes : celui de l'information, celui du vécu ou celui de la fiction.


Rares doivent être les personnes qui n'ont pas découvert la lecture en étant enfant et ont donc été, à un moment de leur vie lecteur/lectrice. La vie de chacun fait que certains s'en sont éloignés de manière significative et d'autres ont renforcé ce lien qui les unissait aux livres.


A mon sens, la littérature a toujours été un moyen d'échange, dans le respect et la bienveillance (sauf peut-être pour ceux traitants de sujets délicats en relation avec la religion). Pour preuve, il existe des clubs de lecture qui ont pour seul but, réunir des personnes d'horizons différents dans une même envie de partager.


Depuis quelques temps, la lecture est devenue un sujet soumis à polémique qui peut engendrer, notamment sur les réseaux sociaux, des climats tendus menant à des rivalités, des sentiments de devoir se justifier de faire moins bien que d'autres mais aussi une manière de se mettre en avant pour imposer son ressenti comme étant celui que l'auteur a voulu faire passer. Et avec l'entrée dans la danse des maisons d'éditions qui profitent très largement du phénomène des réseaux sociaux, en offrant la possibilité à une certaine catégorie de découvrir et de mettre en avant leurs ouvrages, un climat de compétition s'est développé et amplifié.


Je me souviens, lorsque j'étais enfant, mon univers de lecture c'était Oui-Oui (du plus loin que je me souvienne) puis les bibliothèques rose ou verte avec "Le club des cinq", "Le clan des sept", "Alice...", etc... Une période d'insouciance !


Puis j'en suis progressivement venue à Guillaume MUSSO et Marc LEVY. Et en 2016, avec le phénomène "50 nuances de Grey", je suis arrivée un peu par hasard dans la New Romance. C'est au détour d'une conversation avec mes collègues de l'époque, lors d'une matinée au RAM dont je dépendais, que j'ai découvert Christian GREY. Autant dire qu'il m'a fallu très peu de temps pour dévorer cette trilogie qui m'a tenue éveillée quelques nuits. Et avec les réseaux sociaux sur lesquels ce genre littéraire prenait de l'ampleur, ça ne s'est pas arrangé puisque la New Romance occupe aujourd'hui les 3/4 de ma bibliothèque.


A cette époque, je n'ai pas souvenir d'un climat pesant autour de ce loisir ; bien au contraire, l'échange était simple et naturel. Et j'ai fait de très très belles rencontres.


Aujourd'hui, lorsque je lis, honte à moi, je suis rarement influencée par des avis extérieurs – ça peut arriver mais c'est très rare - car je veux rester libre de mes choix et ne pas me laisser parasiter par tel ou tel avis. C'est connu, nous avons tous/toutes une perception différente et ce qui convient à l'une peut ne pas convenir à l'autre. Si je dois avoir un regret de choix de lecture, je préfère en porter l'entière responsabilité.


Parfois, je me dis que je ne suis pas une vraie lectrice puisque je ne m'identifie pas à ce que la société actuelle nous présente comme de vraies lectrices : ces influenceuses en livres à qui sont attribuées de nombreuses propagandes, qui inondent les réseaux sociaux. Je me demande si je coche tous les critères pour réellement être considérée comme une potentiellement vraie lectrice même si ma pile à lire et mes bibliothèques sont au bord de l’asphyxie.


Chez moi, pas de 15 livres lus par mois, pas de 130 pages lues en une heure, pas de longues heures passées au fond de mon lit parce que je n'ai que ça à faire de mes journées, pas de larmes versées en veux-tu en voilà, pas de liens étroits avec des auteures à étaler sur Instagram, pas... et encore pas de beaucoup de choses.


Comme je le mentionnais dans mon article "To be or not to be... bookstagrameuse", la lecture est devenue un moyen de se mettre en avant en permanence et d'obtenir une reconnaissance prouvant sa légitimité, pour toute lectrice qui se considère comme telle à un niveau bien supérieur à la moyenne.


Mon niveau à moi est bien inférieur à toutes ces lectrices qui pensent que lire 15 livres par mois ou 130 pages par heure est un gage de leur statut de "reine de lecture" et de la qualité de leurs avis. Je suis un peu sidérée d'entendre que, parce qu'il y a quelques longueurs dans un livre, ces mêmes lectrices lisent "en diagonale" et le disent ouvertement. Ce concept-là je ne le connais pas puisque je pars du principe que tout ce que l'auteure a pris le temps d'écrire est indispensable à son histoire.


A l'heure actuelle, je me considère comme la lectrice lambda, comme il en existe par milliers, qui

 

- ne peut s'empêcher de faire, systématiquement dès que l'occasion se présente, un tour dans l'espace culturel de ses enseignes préférées, sans forcément acheter mais juste pour le plaisir,

 

-  n'achète pas de manière compulsive chaque mois,

 

- qui n'aime pas "bâcler" ses lectures mais au contraire prend le temps d'en apprécier tout le contenu,

 

- est toujours surprise lorsqu’elle a su donner envie à une seule personne de lire un livre – ça m’est arrivé deux fois en 2 ans donc pas de quoi se vanter non plus -,

 

- qui espère ne jamais porter atteinte, avec ses avis, au travail des auteures qui passent plus de temps à écrire et peaufiner leurs romans que celui que les lectrices mettront à le les lire,

 

- et qui s’estime heureuse de pouvoir arriver à lire ne serait-ce qu’un tout petit peu chaque jour.

 

Je pense qu’il y a beaucoup plus de lecteurs/lectrices dans mon cas qui n’envisagent pas la lecture comme un marathon à remporter. Du moins, je l’espère.

 

Car je garde toujours à l’esprit que plus important dans la lecture c’est le plaisir qu’on en retire et non pas de ressortir fière comme un paon d’avoir coiffé les autres au poteau pour remporter la victoire. Le plaisir de lire et de s’évader, c'est simplement ça qui doit nous réunir et non pas nous diviser !

 

Merci à toutes ces personnes qui chaque jour, sur les réseaux sociaux ou ailleurs, savent rester elles-mêmes. Vous êtes vous les vraies lectrices et les vraies représentantes de cet univers ; ne l'oubliez jamais !


30/01/2022
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MARSOUCA / Chronique d'un carnet en toute simplicité

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Chaque année, avec le 1er de l'an, l'heure des résolutions sonne. Je ne sais pas vous mais moi je n'en prends jamais car pas sûre de les tenir.


Et cette année ne déroge pas à la règle. Mais j'ai décidé de tenter d'être mieux organisée dans mes lectures et notamment mes chroniques. Pour suivre ses lectures, beaucoup de carnets ou autres formats, fleurissent sur le net et les réseaux sociaux. C'est à y perdre son latin pour moi qui aime la simplicité. Et après avoir cherché en vain ce qui me correspondait, j'ai trouvé mon bonheur avec un carnet d'une belle simplicité mais qui renferme en ses pages juste ce qu'il faut pour mes besoins.

C'est chez MARSOUCA que je l'ai trouvé et c'est sa créatrice Emilie PARIZOT, qui ne nous est pas inconnue, qui en parle le mieux ! 

 

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Marsouca, c'est quoi ?

C'est une ligne de petits carnets qui vous accompagneront dans votre quotidien, que ce soit sur l'année ou sur une période clé. Et puis, ce sont aussi des annonces de grossesse originales. Et ce pourrait d'autres choses encore dans les semaines à venir.

Marsouca, c'est surtout le début d'une nouvelle aventure autour des mots et du papier dans la continuité de ce qui me passionne. En grande amoureuse du papier, même si je ne peux me passer du digital, j’ai besoin de pouvoir m’ancrer à quelque chose de… concret quand ça concerne ce que j’aime.

Je suis organisatrice de mariage et le premier carnet auquel j’ai pensé est « Le Souffleur » qui a mon sens rassemble tous les éléments clés d’un mariage, avec l’énorme avantage de ne pas avoir à jongler avec les tableurs Excel et feuillets qui s’envolent le Jour J.

De la même façon, je suis auteure et lectrice. J’ai toujours été impressionnée par les chroniqueuses qui dévorent des livres, et prennent le temps d’en rédiger un commentaire étayé. Je me demandais, comment elles gardaient une trace de leurs lectures et si c’était uniquement sur Instagram. Et c’est ainsi que Le Chroniqueur est né ! C’est le préféré de la boutique ;)

J'espère que vous prendrez autant de plaisir à vous en servir que j'en ai pris à les imaginer.

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20220127_175054.jpgC'est un peu le confident des lectrices, celui qui retient tout. Cette première édition propose une check-list de la PAL mais aussi de la Wishlist, un récap rapide du bilan de l'année, une page pour les rendez-vous livresques à ne pas manquer, une page consacrée aux objectifs littéraires et 86 compte-rendus de lecture sur double page, à compléter... de quoi garder une trace de ses aventures livresques et s'y référer à tout moment...
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En feuilletant le carnet, je me suis rendue compte qu'Emilie, en grande connaisseuse apparemment et en terrible tentatrice, a quand même prévu :

 

* 3 double-pages pour nos piles à lire (144 livres) qui n'en finissent plus de grandir sans jamais vraiment arriver à diminuer et,

* 1 double-page pour les livres qui vous nous faire craquer (pour que la PAL soit toujours bien alimentée, bien sûr)

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Bref, ce carnet me correspond vraiment car il n'y a aucune rubrique inutile ; il va à l'essentiel ! Peut-être cela sera-t-il le cas pour vous aussi si vous recherchez un carnet alliant simplicité et efficacité.

 

 


20220127_174043.jpgAlors n'hésitez plus et rendez-vous sur la page Instagram et sur le site de Marsouca & Emilie PARIZOT pour vous procurer ce Chroniqueur et pour un plaisir encore plus grand, il existe dans la formule " box de lectrice", à un prix tout doux, qui est superbe avec 4 beaux marque-pages magnétiques indispensables à toute lectrice de ce nom, un stylo violet pour compléter le carnet et des petites douceurs pour accompagner vos lectures !  Un sachet de thé vert Sencha Bio, en vrac, pour accompagner vos moments livresques & une tablette de chocolat mais pas n'importe laquelle ! Une savoureuse gourmandise dénichée chez un chocolatier local - Cocass - et qui va ravir vos papilles comme elle a ravi les miennes.

 

Alors, très belle découverte et bonne dégustation !


27/01/2022
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To be or not to be... bookstagrameuse

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Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire mais nécessaires lorsqu'on se respecte soi-même et quand la coupe est pleine, ça déborde. Et puis poser les choses, noir sur blanc, permet de rendre concrets des faits, des ressentis et des évidences, négatifs ou positifs.


À l'heure où Bookstagram est devenu une fenêtre ouverte sur un besoin de reconnaissance sans cesse grandissant, je ne me considère pas (et ne me suis peut-être jamais considérée) comme une bookstagrameuse. J'essaie de partager mes avis sur les livres que mon parcours de lectrice rencontre. Force est de constater que lorsque ça ne veut pas prendre, ça ne prend pas. C’est l’jeu ma pauvre Lucette !


Eh oui, il y a de cela très longtemps, on m'avait dit "tu verras booksta c'est une famille, une communauté, de la bienveillance, etc...". Un monde où tout le monde est beau, tout le monde est gentil, en somme. Mais est-ce qu'une seule personne m'a un jour souhaité la bienvenue ? Non.


Plus de 4 ans après avoir créé ma page, le constat est là et bien là, sans amertume aucune. Je précise pour qu’il n’y ait aucune méprise. A mes yeux, bookstagram est tout sauf un monde où la gentillesse et la diversité sont les grands gagnants. C’est plus une arène où chacun/chacune, pensant avoir un peu de talent, se lance pour en ressortir vainqueur. Et où la compétition a pris le dessus sur l’échange. Mais attention à quelle couleur peut avoir la médaille finalement récoltée. Peut-être qu'elle ne sera qu'éphémère et sans saveur telle que celles en chocolat que mangent les enfants. Ou au pire, un Bescherelle ou un dico en lot de consolation, c’est pas mal aussi !


Moi je n'ai jamais eu l'esprit de compétition et beaucoup de choses tentées se sont soldées, de manière logique, par des échecs. Mais la vie c'est ça : se prendre des claques, se relever et, pour les plus obstinés, recommencer dans l'espoir de forcer un destin qui n'est écrit nulle part. Personnellement, après un échec je ne récidive normalement pas !


J'avais une première fois arrêté tous mes réseaux sociaux pour ne plus subir une méchanceté certainement justifiée, des attaques parfois virulentes pour certains légitimes probablement. J'avais renoncé à tout ce à quoi je tenais et ce monde dans lequel je pensais, à tort, mériter ma place.


Et puis, en avril 2020, en pleine crise sanitaire, j'ai tout recommencé à zéro, de manière assez discrète puisque je ne suis pas une personne extravertie qui veut à tout prix récolter les lauriers d'une gloire virtuelle qui à mon sens n'est juste que de la poudre aux yeux. Et je n'avais aucune attente ; juste partager mes avis. Mais chassez les attaques, elles reviennent au galop. L'histoire s'est répétée encore et encore, sans que je comprenne la source du problème.


J'ai revu ma copie. J’ai été accusée de copier les idées d'autres comptes, de partager des choses personnelles qui n'avaient rien à faire sur la communauté booksta, de faire des stories face cam alors que c'est quelque chose de réservé aux jeunes, j'ai même eu la très belle remarque qu'une "daronne" n'a rien à faire sur les réseaux sociaux avec des avis à endormir même le plus insomniaque. Bref... des perles comme ça, j'en ai assez pour écrire un petit recueil.


Je me suis donc intéressée à cette fameuse communauté soi-disant si accueillante mais si sélective. Et effectivement, j'ai compris le pourquoi du comment : je suis trop vieille. Je me suis rendu compte que j'étais arrivée à la date limite de péremption voire que je l'avais dépassée depuis quelques années. Déjà mauvais point pour moi qui ai découvert qu’à partir de 45 ans on fait partie de la catégorie « SENIOR ».

 

Autant il y a du bon voire du très bon humainement parlant – pas mal de pages que je suis sur Insta sont concernées et sont de vrais rayons de soleils - ; autant, il y a ce qui se fait de plus mauvais dans l’espèce humaine, animé par un ego démesuré. J’ai sélectionné 5 « perles » sur Booksta et ça envoie du lourd.

 

Ce que je n'avais pas compris dans le principe booksta, c'est qu'il fallait en permanence s'exposer pour faire exploser les compteurs, et de manière personnelle, c'est encore mieux. Parce que finalement Bookstagram, c'est juste une autre forme de télé-réalité ; au même titre que TikTok. L'audience ce ne sont pas des téléspectateurs mais des abonnés qui s'intéressent plus à ta vie qu'à tes lectures.


A mes yeux, Bookstagram c'est un mélange de trois émissions : "Les reines du shopping", "Le divan" et « Le magazine de la santé » pour les personnes qui ont les références. On pourrait peut-être ajouter un soupçon de « Danse avec les stars » et « The voice » version playback. Par contre, Bookstagram n’a rien de « La dictée de Pivot » ! C'est aussi une belle scène de théâtre pour interpréter le rôle de sa vie dans la catégorie « dramatique ». Certains/certaines pourraient facilement récolter un César tant ils/elles mettent du cœur à l’ouvrage pour descendre bien bas.

 

Il y aurait plusieurs palmes à décerner – (et les 5 nominés sont…) tellement certains/certaines ne craignent pas le ridicule et n’hésitent pas, chaque jour, à faire un show dans les règles de l’art.

 

Des stories santé « MayDay, MayDay, Michel CYMES, sortez-les de là », en veux-tu en voilà, où on sait qui :

- va faire un test Covid presque en temps réel – c’est pas comme si on n’avait pas tous ce souci, quel courage ! -

- croit qu’il/elle avait un cancer juste parce qu’il/elle était malade – attention, ligne rouge presque atteinte -,

- a envie de faire pipi ou son popo mais risque de louper le coche,

- fait une crise d’angoisse de manière récurrente, va se couper des réseaux sociaux pendant plusieurs jours et revient en story 2h après avoir peut-être rongé ses faux-ongles – tu ne te serais pas fait avoir sur la qualité ? -,

- s’est fait un petit bobo – oh le joli pansement ! Je peux te dessiner une poupée si tu veux ! – ,

- qui… il y en a à la pelle, et pas des petites pelles !

 

Des stories « tu es déprimé, j’t’en ressers une dose ? Ou une petite psychanalyse ça te dit ? … » qui te pousseraient facilement au suicide tant,

- le manque de confiance en soi est présenté la larme à l’œil et les trémolos dans la voix – mais bon, tu es quand même là à t’exposer donc info ou intox ? - ,

- l’exposition de l’insomnie qui sévit 6 jours/7 chez certains.e.s est un excellent soporifique naturel pour d’autres - et si jamais un médecin passe par là pour donner la solution miracle, sait-on jamais ; lisez mes chroniques ! -,

- la médecine est présentée comme impuissante pour solutionner pas mal de petits bobos mentaux - si les anti-dépresseurs ne fonctionnent pas, c’est que le problème est peut-être ailleurs, non ? -.

- la grande mode s’est de se photographier ou se filmer dans son lit, en train de pleurer pour un bouquin pour convaincre ceux qui aiment pleurer de pleurer avec toi – et au passage, ne pas oublier de mentionner que tu les as influencés, ça flatte l’ego –.

 

Mais quand apparaîtra le VIDAL en Service Presse ? Ça pourrait être sympa !

 

Des stories « tu ne sais pas comment te fringuer, viens chez moi j’me sens grave belle … » qui donnent juste envie de dire « sérieux ? pas trop douloureuses les chevilles ? », tant

- n’est pas mannequin chez Victoria’s Secret qui veut… ! Autant pour la lingerie que pour les défilés !

- Cristina CORDULA aurait bien besoin de mettre son grain de sel dans certains dressings mais ne dirait pas « Magnifaiik » - la tenue tout blanc c’est pour une soirée Eddy Barclay à St Tropez ? - la classe n’est pas quelque chose d’inné, ça s’apprend – tu veux un coach ? Non pas moi, je passe mon tour –

- on a envie de dire « ta morphologie c’est laquelle déjà ? 8, H, O… Ah, d’accord, si tu l’dis ! »

 

C’est connu, l’espoir fait vivre ! Donc…

 

Et les livres, on en parle quand du coup ?

 

Car c’est bien beau mais dans Bookstagram, il y a BOOK donc… livre, en français. Mais Bookstagram est devenu une véritable plateforme virtuelle, qui révèle les vraies personnalités de certain/certaines qui courent après les abonnés, les likes, les partages et… les partenariats, le graal !

 

Les abonnés : espèce en constante reproduction qui ne risque pas l’extinction totale.

Les likes : petits clics qui récompensent le travail accompli – même s’il est mauvais, sur un malentendu ça peut fonctionner -

Les partages : actions qui engendrent plus d’abonnés donc plus de likes – tu me partages, oh trop sympa donc je te partage aussi du coup. Non, ne me remercies pas ; ça me fait plaisir -

Les partenariats : cerise sur le gâteau pour qui n’a pas forcément de talent mais qui y croit

 

Finalement, Bookstagram n’a plus grand-chose de littéraire car devenu une gigantesque énigme mathématique. Pour réussir, plus besoin de savoir écrire. Il faut juste savoir compter – le plus loin c’est mieux -. On compte ses abonnés, on compte ses bouquins reçus en SP comme de véritables trophées, on compte le nombre de pages lues à l’heure, on compte le nombre de bouquins lus par an, on compte le nombre d’exemplaires d’un même livre acheté sous toutes ses formes, on compte toujours et encore… Je compte, tu comptes, ils/elles comptent !

 

Plus besoin d’avoir un vocabulaire recherché pour écrire une chronique (donc exit le dico des synonymes, ouf !) puisqu’un peu comme le classement des prénoms à la mode chez les nouveau-nés, Bookstagram peut lui aussi se vanter d’avoir son classement pour les termes courts et peu efficaces qui fleurissent dans toutes les bouches et dans tous les avis. Et les grands gagnants sont… « grave cool », « kiffé », « fluide », « addictif » et « pépitas » ! Bravo, vous faites du bon boulot !

 

Plus besoin de savoir écrire non plus puisque qui va faire gaffe à l’orthographe et à la conjugaison tant qu’on comprend la pensée première. Je te mets un « j’ai aimé » par ci, « j’ai pas aimé » par-là, on saupoudre avec un peu de « l’auteure a une écriture fluide et addictive » et hop, emballé c’est pesé, circulez ma p’tite dame !

 

Pas besoin non plus de faire dans les sentiments – derrière, il y a quand même un auteur qui a bossé dur donc un être humain - : pas de filtre, pas de respect, plus aucune limite pour se prouver qu’on a du courage. L’auteure a écrit de la merde ? Eh ben tant pis pour elle, disons les choses telles qu’elles ne devraient jamais être dites : ce livre c’est de la merde, à éviter ! Et tout ça, sur le net ! - Peut-être que tu n’as pas compris l’histoire tel que le message voulait être transmis ? – La modération n’est pas une pratique enseignée à l’école et Bookstagram n'est pas un bon formateur -.

 

Bookstagram, c’est aussi le producteur officiel d’une multitude de bookstagrameurs préférés des bookstagrameurs et d’apprentis influenceurs qui sont à la limite de se revendiquer être à l’origine de la rupture d’un livre. Là, on joue dans une autre catégorie. Chacun y va de sa touche personnelle, de son mouvement pour soulever Booksta et faire entendre sa voix ; en somme chacun veut sa part du gâteau ou du pactole !

 

Car Bookstagram en fin d’année c’est « alerte générale, les partenariats sont ouverts. Il faut que je fasse bonne impression ! ». Ça rue dans les brancards pour décrocher une place au soleil dans les transats des principales maisons d’éditions, ça publie 24/24, ça identifie, ça partage… ça brosse dans le sens du poil quoi.

 

Et puis quand vient l’heure des résultats – après avoir bien stressé dans des stories à n’en plus finir - , il y a ceux/celles qui pleurent parce qu’ils/elles n’ont pas été reconduits et il y a ceux/celles qui jouent les étonné.e.s parce BINGO, c’est bon - ah ben je comprends que tu puisses être étonné.e ; la correctionnelle n’était pas loin pour toi ! - .

 

Petite aparté

Depuis que je suis sur Booksta, j’ai tenté peu de partenariats car être partenaire c’est un engagement sérieux et je ne lis pas un livre par jour. Depuis mes débuts en 2017, jusqu’à 2021, j’ai été partenaire FYCTIA ; ce qui est un immense honneur permettant de découvrir beaucoup d’écrits de très belle qualité. Et j’ai tenté HUGO NEW ROMANCE à plusieurs reprises car c’est la maison d’édition qui m’a fait découvrir la New Romance - 50 Nuances de Grey, Endless love et After – et qui compose les 3/4 de ma bibliothèque. Et j’ai assisté à tous les FNR jusqu’à 2021 (le pire pour moi certainement même s’il était vraiment très bien organisé comme toujours).

 

Durant l’été 2021, certaines de mes abonnées le savent, j’avais pris la décision de fermer ma page pour ne garder que mon blog. Et j’ai fait un pari avec l’une d’elle : postuler à 3 gros partenariats et prouver que je serai recalée. Et j’ai gagné puisque je n’ai été retenue ni chez Hugo New Romance, ni chez Black Ink, ni chez Plumes du Web. Rassurez-vous, je l’ai bien pris car simple formalité pour moi. M’avez-vous vu pleurer en story ? Non, je ne crois pas.

 

Pour les partenariats 2022, j’ai été surprise car certaines conditions m’ont sauté aux yeux notamment concernant l’orthographe et le contenu des chroniques. Logique quelque part ! Pour ma part, je ne m’attendais à rien mais je pense être obligée de reprendre mon dico pour vérifier la définition du mot « orthographe » qui a dû changer de sens. Parce que là, je suis à deux doigts d’organiser un vrai concours spécial « Bescherelle ».

Fin de l’aparté

 

Ah, ces partenariats ! Ils sont à la littérature ce que les Oscars sont au cinéma même si les conditions d’attribution sont largement différentes. Je ne m’étendrais pas sur le sujet mais il y a quand même des points troublants…

 

Et ces partenariats remettent en route, la machine de la compétition et de l’adversité. C’est reparti pour un tour ! Certains partenaires se sentent pousser des ailes, l’orgueil regonflé à bloc pour maintenir le cap dans la méchanceté et la vantardise et rester fidèle à eux-mêmes ; leur conférant un sentiment de toute puissance et d’immunité – ça a fonctionné une fois ; allons-y gaiement ! -. Mais certains exemples montrent bien qu’être partenaires ne prouve pas de la qualité d’un avis ; les maisons d’éditions savent elles aussi compter. Toutes les explications se trouvent dans les comptes, dans leurs comptes !

 

Bookstagram est un vaste sujet ; peut-être que quelqu’un, quelque part est en train de l’étudier. Pour moi, ça s’arrête là.

 

Car dans les comptes que je peux faire sur Bookstagram, je ne retiens que le nombre de personnes bienveillantes, qui me redonnent le sourire grâce à leur bonne humeur, à leur simplicité, à leur naturel et qui m’aide à continuer à croire qu’il n’y a pas que du mauvais sur Bookstagram.

 

Je ne suis pas parfaite et j’en ai conscience ; elles ne sont pas parfaites et je suis certaines qu’elles en sont conscientes aussi. Et c’est ce qui fait que j’aime les suivre : elles ne jouent pas un rôle.  Je ne pourrais pas toutes les citer (pour beaucoup je pourrais être leur daronne) mais il y a mes twins préférées de Blog de Lyosa, l’adorable Sam, de My Tagada et sa comparse Lo.is.reading, Mayiah de Madame Lecture qui est une plus que superbe rencontre, Julie de Reading.time.by.julie, Marion de Marionlibro,  Feïza chez Les amoureux des lettres qui est si talentueuse de simplicité dans ses avis, etc… il y en a tant d’autres.

 

Et je n’oublie pas ces auteures sans qui je ne serais pas là aujourd’hui, sans qui je ne serais peut-être pas celle que je suis aujourd’hui. Je ne vais pas les citer, elles se reconnaîtront car elles sont deux à avoir une place particulière dans mon cœur même si nous ne sommes pas amies.

 

Alors oui, mes chroniques sont longues mais elles sont construites, elles sont respectueuses et jusqu’à il y a peu, je les transmettais aux auteures avant publication pour qu’elles ne soient pas prises au dépourvu. La publication des chroniques contenant du négatif se faisait avec l’accord de l’auteure ; jamais de manière sauvage. Ce temps-là est révolu ! Oui mes visuels sont ringards et pas du tout dans l'air du temps. Mais 50 ans en photo ne feront pas le même rendu que 18. Si, si je vous assure !

 

Entre le virtuel et le réel, mon choix est fait depuis longtemps : ma vie personnelle, la vraie, passera toujours avant quelque chose qui n'est que fictif. J'ai la chance d'avoir une famille en or, des enfants qui ont une maturité que certains sur Insta n'auront peut-être jamais à ce rythme-là, un boulot qui me comble et dans lequel j'évolue de manière plus que positive puisque j'atteindrais bientôt mes objectifs.

 

Alors oui, j'ai 50 ans et j'ai la lucidité qui va avec, heureusement ; même si ça n'empêche pas d'être blessée ! Parce qu'entre 14 et 25 ans, on vit encore un peu au pays des Bisounours ; n'ayant d'autres préoccupations que ses loisirs. Mais la roue tourne pour tout le monde même dans le virtuel. Il ne faut jamais rien considérer comme acquis ! Et pour moi le choix est simple : le réel l'emportera toujours !


21/01/2022
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