Mille livres en tête

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Chroniques


Hot chocolate / Sara FLORES

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Synopsis
:
Bruges à Noël... Ses illuminations, ses gaufres, ses chocolats chauds...

En visite dans la Venise du Nord, le docteur Louis Duval et sa petite amie Sophie se préparent à célébrer le réveillon. Louis sait ce qu'il veut et a des projets. Pourtant, la demande en mariage qu’attend Sophie n'en fait pas partie.

 

Certains choix, certaines directions prises ne correspondent pas aux attentes de nos proches. C'est le cas d'Elena Claes, étudiante en droit, qui s'apprête à annoncer à sa famille son récent changement de carrière : devenir décoratrice florale. Pourtant, elle n’est toujours pas sûre de son choix. Louis et Elena ne se connaissent pas. À vrai dire, ils ne sont pas faits pour se rencontrer. Pourtant, à force de se bousculer et de se croiser, leurs mondes vont s'entrechoquer.

 

Lorsque j'ai vu passer "Hot chocolate" de Sara FLORES dans les Services Presse de Stories by Fyctia et les avis de bloggeuses que je suis sur Insta, j'ai été tout de suite attirée par cette histoire.

 

Tout dans le résumé et dans la couverture faisait que ça ne pouvait que fonctionner entre nous. Malheureusement, ça n'a pas été totalement le cas puisque mon avis est un peu mitigé. Sans que ça ne remette en cause le talent de l'auteure, le plaisir que j'ai eu à découvrir cette histoire et les avis qui ont pu être déjà donnés. Soyons bien d'accord ! Un grand merci à Stories by Fyctia pour cet envoi !

 

Pourtant dès le prologue, ça commençait assez bien malgré une narration externe. Je n'ai eu aucun mal avec ma rencontre avec Maxime DE GROOTE qui, bien que n'étant pas le personnage masculin principal – quoi que… -, donnait le ton et la base de l'histoire. Et quel ton !

 

Lorsqu’entre en scène Louis DUVAL, séduisant médecin, qui s'apprête à se rendre, le soir du réveillon de Noël, à une soirée mondaine à Bruges avec sa maîtresse Sophie, j'étais plus que réceptive à cette ambiance et à cet univers qui n'est pourtant pas celui que j'affectionne particulièrement. L'idée que je me faisais de la romance qui allait en découler était déjà claire dans mon esprit.

 

Une rencontre typiquement dans l'esprit de Noël, un 23 décembre, avec Elena CLAES, jeune aspirante avocate d'affaires de 25 ans, en pleine remise en question sur son avenir professionnel au sein du cabinet familial et voilà ma lecture bien engagée.

 

Dès le début j'ai accroché à ces personnages qui, même s'ils évoluent dans un univers aisé, attirent fortement la lectrice que je suis. Concernant Elena, j'ai vraiment aimé le fait qu'elle souhaite se reconvertir professionnellement pour devenir décoratrice florale. Même si ce métier n'est pas nouveau en romance, ça donne toujours une impression de douceur et de romantisme au personnage féminin. La douce fleuriste et le beau chirurgien, on imagine déjà la suite. Sauf que non... on ne peut pas imaginer que derrière ce titre se cache autre chose qu'une romance (de Noël ?) classique.

 

Et pour cause, à mon sens la romance n'est finalement pas ce qu'il y a de plus présent et le plus directement mis en avant. Et c'est de côté-là que ça a commencé à perturber ma lecture. J’avais une idée préconçue sur ce qui m’attendait et cette erreur a parasité la suite.

 

Habituellement, je suis assez indifférente qu'une romance soit rapide ou non, du moment que la suite de l'histoire soit développée. Mais dans "Hot chocolate", j'ai été surprise par ce début de romance que j'attendais, qui est arrivé assez vite et qui a fait retomber mon enthousiasme. Et j'en suis la première désolée.

 

« Dans quelques semaines, elle s’en irait dans un autre pays avec une nouvelle carrière et une passion. Autant en profiter tout de suite »

 

L'histoire imaginée par Sara FLORES, d’un format assez court sur liseuse – 191 pages - est pourtant parfaitement construite - malgré quelques petites imperfections - avec ce soupçon d'intrigue qu'elle a instillé pour qu'aucun personnage ne soit laissé de côté et soit partie prenante du cheminement. Mais je trouve que l'intrigue a largement pris le dessus sur la romance et ça a gâché l'idée que je m'en faisais. J'aurais aimé être actrice active de ce roman ; malheureusement, je n'ai été qu'une lectrice passive. Alors attention, ça n’a rien de péjoratif ! 

 

Ce qui m’a pas mal déstabilisée, c’est le style d’écriture auquel je ne suis pas habituée. Ce qui s’apparente à la romance démarre vraiment beaucoup trop vite – seulement quelques heures après leur rencontre – et ça m’a coupé dans ce que je pensais d’Elena. Je n’ai vraiment pas apprécié cet aspect trop léger à mon goût. Et la suite, le lendemain – leur seconde relation - n’a fait que confirmer mon ressenti. J’ai trouvé ça trop rapide et incohérent par rapport à ce qu’Elena venait de subir. Je m’attendais certainement à quelque chose de plus tendre et de plus romancé. Et sincèrement, j’ai eu du mal avec son comportement et sa façon de parler par la suite.

 

« On s’est juste réconfortés. Il n’y avait pas d’amour, juste une très forte amitié »

 

Concernant l’intrigue, le personnage de Maxime m’a mise mal à l’aise. Dès le prologue, je me doutais qu’il n’était pas tout seul dans sa tête et il y a un je-ne-sais-quoi de malsain qui m’a perturbé. Et pourtant c’est rare que j’ai ce type de ressenti. Et malheureusement, la suite de l’intrigue s’en est trouvée impactée car je l’ai trouvé, du coup, manquant de profondeur et de rythme. Comme si tout était prévisible et que tout coulait de source.

 

Au niveau des personnages, j’ai adoré Victor, le frère et Tante Lise, la tante d’Elena. Et Louis, parlons-en : j’ai aimé son caractère, sa prestance, son charme  – même si parfois il m’a manqué un peu de pep’s et de force – OK il est chirurgien mais ça n’empêche pas que j’aurais aimé le découvrir autrement au fil des chapitres, un peu moins passif. Il n’empêche que je me suis plus attachée à lui qu’à Elena. Et c’est vraiment dommage car j’adore m’attacher à un couple plutôt qu’à un seul personnage.

 

« Tu m’étonnes qu’elle n’a personne dans sa vie. On va mettre un peu de paillettes dans tout ça »

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Je me demande vraiment si je ne suis pas passée à côté de cette histoire à cause de l’idée que je m’en faisais à la base et dont le résultat final était bien loin de ce à quoi je m’attendais. Il m’a manqué la légèreté de joutes verbales, une petite pointe d’humour plus percutante ; ce qui n’enlèverait rien au reste bien entendu. Finalement, à l’image du monde « sérieux » dans laquelle elle se déroule, l’histoire est trop sérieuse.

 

Je tiens quand même à préciser, notamment pour l’auteure, que mon ressenti est certes très mitigé mais que si je me suis lancée dans cette lecture c’est qu’il y avait forcément quelque chose qui m’attirait vers elle. J’ai adoré l’idée de base, l’univers et l’environnement choisis mais je pense, et ce n’est qu’un avis personnel, que ce roman aurait mérité plus de chapitres pour enlever cette notion de précipitation. Et certains chapitres auraient été plus aérés si quelques enchaînements avaient été amenés et développés autrement.

 

Comme je dis souvent, je ne travaille pas dans le monde de l’édition et mes avis n’ont pas pour but de blesser les auteures ; je préfère laisser ça à d’autres qui excellent en la matière. Mais je pense que cette histoire à un fort potentiel – comme toutes les histoires d’ailleurs - avec un peu plus de matière, une réorganisation de certains passages pour aérer le déroulé de l’histoire et un travail un peu plus en profondeur sur les personnages, leurs réactions et leurs réparties.

 

Bien entendu, ceci est mon avis et seulement le mien et je vous recommande de découvrir tout de même ce roman qui saura certainement vous correspondre et trouver son lectorat. Très bonne lecture !


11/04/2021
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Brixton love / S.L BOROWSKI

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Synopsis
:
Il l'a mise face à l'injustice. Elle ne peut plus fermer les yeux.

1981, Brixton, Royaume-Uni.
Entre la crise économique et les émeutes raciales, Elowen se fraie un chemin loin des conflits grâce à un père policier qui la surprotège. À la veille de sa majorité, elle est cependant avide d'indépendance et de liberté... jusqu'à ce que son rêve lui explose au visage. Témoin d'un crime, un choix va s'imposer à elle : parler ou se taire. Une décision d'autant plus problématique que le responsable de l'agression la sauve d'une mort certaine quelques jours plus tard.

Libre, brut, à contre-courant, Aydan représente tout ce qu'elle aspire à être. Elowen découvre alors un monde nouveau, plus concret et plus sauvage, mais aussi plus sincère. Pourtant, une telle désinvolture cache peut-être de lourdes chaînes, plus serrées que n'importe quel carcan. Elowen est-elle prête à briser toutes les règles pour l'en délivrer ?

 

C'est sur un thème assez fort que S.L BOROWSKI transpose l'histoire de deux jeunes que tout oppose avec des faits bien réels qui se sont déroulés au début des années 80 en Angleterre.

 

Lorsque ce roman, issu de Fyctia, a été proposé en Service Presse, je n'ai pas hésité une seconde. Alors oui la couverture est magnifique mais pas que... Je ne connais pas l'auteure mais le résumé a tout de suite résonné en moi. Merci Fyctia pour cette très belle découverte.

 

A l'époque des faits, je n'avais que 10 ans et dire que ceux-ci évoquent quelque chose, ce serait mentir. Mais ils ne sont pas anodins et ne peuvent laisser insensible. Et dès les premières lignes, je me suis plongée dans cette histoire qui sort vraiment de l'ordinaire.

 

C'est avec une narration interne unique que l'auteure m'a littéralement happée dans cet univers qui n'a rien de romantique et dans lequel évolue Elowenn, lycéenne de 18 ans sans histoire. Il va suffire d'un événement dramatique pour que la quiétude de sa vie soit remise en question. Dans un climat social peu enclin au calme et à la sérénité, ce pourrait bien être la fin d'une insouciance et le début de vrais émois amoureux avec celui qui ne fait pas partie du même monde qu'elle : Aydan.

 

Lorsque deux mondes séparent des êtres si jeunes, quelle issue peut avoir une histoire basée sur des secrets et des non-dits ?

Que cache réellement et si soigneusement Aydan à Elowenn ? Est-ce seulement pour la protéger ou bien est-ce quelque chose de plus douloureux ?

 

Je ne sais même pas par où commencer tellement j'ai aimé ce roman certes court mais pourtant si bien construit et écrit. Malgré un contexte imaginé sur des bases sombres évoquant le douloureux sujet du racisme et de la répression discriminatoire, il se lit avec une facilité déconcertante.

 

Elowenn, notre protagoniste féminine vit une vie simple de lycéenne ayant grandi dans une famille modeste irlandaise et ayant pour meilleure amie Alya dont le frère fréquente l'univers punk de Londres. Sur un fond de pensées idéologiques malheureusement trop bien ancrées dans certains esprit, elle se retrouve en opposition totale, malgré l'amour qu'elle leur porte, avec ses parents et notamment son père qui représente l'autorité publique. Moi qui est souvent du mal avec les personnages féminins dans cette tranche d'âge, je suis tout de suite tombée sous le charme de cette toute jeune femme qui veut s'affranchir un peu de toutes ces obligations qu'elle s'est imposées par amour pour ses parents. Pour vivre enfin pour elle et en adéquation avec son âge et ses envies. Et le fait que ça peut engendrer des situations et scènes poignantes, rajoute encore plus à ce sentiment de vouloir entrer dans l'histoire pour lui dire que ce n'est pas facile mais qu'on est là pour elle. Exit la petite fille sage et modèle et place à la jeune femme qui assume ses convictions en passant outre ses peurs.

 

« J’aurais pu être une de ces ados pourries gâtées qui n’en ont rien à foutre des problèmes de leurs parents, mais je n’ai pas été élevée ainsi. Nous sommes une famille : une famille, ça se serre les coudes »

 

Sa rencontre avec Aydan n'apporte pas de légèreté, bien au contraire, et se fait dans des circonstances plus que sombres qui donnent d'entrée à ce jeune punk aussi, animé par des sentiments et réactions assez violents, une sacrée image de bad boy. Le fait que l'histoire soit à avis unique de Elowenn renforce le côté mystérieux que l'auteure, avec de tous petits détails, entretient dès le départ. Et j'adhère totalement à ce choix qui colle parfaitement à l'ambiance du livre et nous porte sans pouvoir nous arrêter. Un chapitre succédant à un autre, le voile se lève et on s'attache à ce personnage qui malgré un côté négatif non contestable, dégage un côté sexy et attirant rien que par sa gestuelle et sa façon de s'exprimer qui est bien loin du genre dans lequel on le classerait trop facilement.

 

« Je ne parviens pas à croire que, il y a cinq minutes à peine, ces mains désormais rougies par le sang d’un inconnu étaient sur moi. Ces mêmes lèvres, déformées en une grimace haineuse il y a quelques secondes, étaient sur les miennes »

 

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Avec des personnages secondaires de qualité et de haute importance qui représentent notamment la famille et l'amitié, deux piliers du roman, l'auteure signe là une histoire toute en émotions et en force. Avec une écriture simple mais efficace, elle véhicule des messages qui ne sont pas anodins sur une période certainement méconnue et qui mérite qu'on s'y intéresse. Des faits qui ne peuvent être ignorés sont parfaitement illustrés avec des scènes admirablement écrites pour apporter un réalisme saisissant.

 

Tout au long de ma lecture, je n'ai pas cherché à savoir qui à tort, qui a raison ; chaque partie ayant ses propres convictions de par la génération à laquelle elle appartient et de par l'éducation qui lui a été donnée et les valeurs, parfois discutables, qui lui ont été inculquées. Et l'auteure a très bien mis en lumière, sans lourdeur aucune, ce contraste entre Elowenn  et ses parents. Et cette différence générationnelle porte vraiment l'histoire d'un bout à l'autre pour illustrer des faits qui peuvent heurter tant ils semblent surréalistes dans la violence qu'ils dégagent.

 

Avec un accompagnement musical de haute qualité et parfaitement choisi, l'auteure donne encore plus de puissance à son histoire. Des références nécessaires voire indispensables viennent étayer, de manière plus qu'agréable,  ce récit où la romance très slow burn (ou jeu dangereux...) n'est pas mise de côté même si aucune épreuve ne lui est épargné. Et j'ai adoré le juste dosage qui a été mis pour cet aspect de l'histoire qui apporte une certaine douceur contrastante avec un monde brutal. Et qui, du coup, parfait le tout.

 

« Romantique désespérée, mais j’aime l’idée que, quelque part, mon âme sœur attend que j’entre dans sa vie. Je suis persuadée que je saurai quand le moment viendra »

 

Je pense avoir été claire sur le fait que cette histoire m'a transportée d'un bout à l'autre et que c'est véritablement un beau coup de cœur.

 

Et si vous aimez le style de roman qui associe le fond à la forme de manière aussi prenante, sans nul doute possible Elowenn et Aydan sauront vous toucher dans ce périple contre le racisme et les injustices discriminatoires sur fond de romance toute en douceur et passion mélangées. Bonne lecture !


11/04/2021
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Million dollar love / E. EVERY & T. BALLIANA

Million dollar love montage.jpgSynopsis : Tout sourit à Ethan Beckman : un job génial chez Willis, la plus grande agence de courtage immobilier de Manhattan, un physique de tombeur… Alors quand son patron lui annonce qu’il va devoir partager son assistant, son bureau, et qu’en plus, il est en compétition pour la promotion qu’il était certain d’avoir, Ethan voit rouge.

Neela Khan a travaillé trop dur pour se voir souffler le boulot de ses rêves. Le fait que son adversaire soit un mec arrogant, désagréable, et qui a manqué de l’écraser avec sa voiture dès son premier jour, lui facilite les choses : elle n’en fera qu’une bouchée !

Le challenge est colossal... Le premier à rapporter un million de dollars de commission à l’agence sera désigné gagnant et obtiendra la promotion tant attendue ! La bataille fait rage entre Neela et Ethan, mais quand l’attirance physique entre dans la partie, les règles du jeu s’en voient bouleversées…
Et s’il fallait dévoiler son jeu pour rafler la mise ?

 


 

Auteures à succès, je connais Tamara BALLIANA et Estelle EVERY pour leurs romans respectifs. Quand elles décident d'associer leur cerveau et leur plume débordante d'imagination, je suis obligée de voir ce que le duo va donner. Voilà comment je me suis laissée séduire par Million dollar love. Merci aux auteures pour l'envoi de ce service presse.


Pour être honnête, je n'ai pas lu tous les livres de chacune de ces auteures. Elles ont individuellement une plume tellement créative qu'il me faudrait des week-end prolongés pour plonger dans leurs nombreux romans.

Quand j'ai découvert le synopsis de ce roman "enemies to lovers", j'ai été immédiatement séduite par l'univers : l'immobilier de luxe. Alors, autant vous prévenir tout de suite : on ne parle pas de notre célèbre agent immobilier parisien Stéphane PLAZA qui ne fait pas forcément rêver en matière de romance. Mais on entre par la grande porte du monde des brokers new-yorkais en immobilier. Ou si vous préférez, ce sont des courtiers (mais le terme est moins vendeur).

 
Même si la trame de base a déjà été explorée en romance, une fois encore le thème de la compétition professionnelle fonctionne très bien notamment grâce aux personnages créent par ces deux talentueuses plumes.

Le charismatique et arrogant Ethan, qui s'est construit seul à force de travail, a une place de rêve au sein de l'agence "Willis" de Manhattan. Mais il n'a pas encore atteint son objectif : une promotion qui se présente enfin et ne peut pas lui échapper. Sauf que...


Lorsque son agence fusionne avec l'antenne 100% féminine de Brooklyn, ce qui semblait acquis se révèle être remis en question avec, face à lui, sa réplique au féminin, Neela, également talentueuse broker qui a les mêmes objectifs que lui.

 

« Neela semble sincère, mais je ne la connais pas et je n’ai pas envie de l’imaginer comme une gentille, pour moi elle est l’usurpatrice qui menace mon évolution dans l’entreprise. Je ne peux pas penser plus loin »


Mais il n'y a qu'une seule place en or donc un seul gagnant : celui qui atteindra, en 2 mois, le million de dollars de commission. Le perdant devra partir sur la Côte Ouest. Et autant dire que le lot du perdant ne fait rêver personne.


Pour remporter la partie, tous les coups seront-ils permis ?

Et si au final, l'enjeu n'était pas celui prévu au départ ?


Dans ce roman à quatre mains, l'association de ces deux plumes fonctionne à merveille. Alors qui a écrit quoi, je l'ignore mais le résultat est là, et bien là.

 
C'est une slow romance que les auteures nous proposent mais pas que. C'est une histoire qui se lit avec une facilité incroyable ; c'est simple, on ne voit pas défiler les chapitres.

 

« Ne pense pas que la partie gagnée d’avance, ma grande, je sais qu’ils ont adoré mon idée. Là, ils cherchent seulement une façon polie de te dire qu’ils ne retiennent pas la tienne »


Tout oppose Ethan et Neela et pourtant il est bien question d'une alchimie incroyable entre eux. Mais quand les enjeux sont de taille, de "enemies" à "lovers", la route va être semée, pour notre plus grand bonheur, de joutes verbales délicieuses et de rebondissements attrayants. Rien n'est acquis pour l'un comme pour l'autre.

 

« Tu devrais penser à ranger le tube de pastilles pour la gorge que tu as dans la poche… ou alors à mettre un pantalon moins serré, tu sais ? »


Même si l'histoire est prévisible et qu'on n'est pas tenue par un mystère extraordinaire (si ce n'est le nom du vainqueur), on arrive à faire abstraction de tout ça pour finir sous le charme.
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Au-delà des sourires et des rires (notamment grâce à Eli, le fidèle assistant) , on s'attache fortement à ces personnages dont les histoires personnelles, qu'on découvre progressivement, sont touchantes. Sur ce point-là, j'ai apprécié le contraste entre Ethan et Neela, qu'ont choisi de mettre en lumière les auteures. Et forcément, ça impacte pas mal sur mon ressenti, surtout lorsque le thème de la famille est ainsi abordé.

 

« Je dois me raisonner, me souvenir que ce mec est comme un manoir dans les Hamptons : agréable à admirer, mais hors de portée, et surtout vide une fois la belle saison passée »


Ethan,  est vraiment accro à son job au point d'en oublier sa vie personnelle. Fils d'un juge qui aurait aimé qu'il suive ses traces, sa vraie famille finalement c'est son ami Scott. Alors que Neela, l'avant-dernière d'une nombreuse fratrie aux origines indiennes, aime sa famille plus que tout et ne conçoit pas de vivre loin des siens.


Un autre point que j'ai apprécié : c'est découvrir l'étendue de ce métier de broker qui va au-delà du simple agent immobilier. Toute la partie "home staging", relations avec la clientèle et tous les aspects dévoilés font que l'univers immobilier n'est en rien pesant. Bien au contraire, c'est très judicieux, bien amené et bien développé.

 
Million dollar love c'est quoi finalement ? Une histoire alternant les points de vue internes, dans laquelle on aime détester le personnage masculin pour finalement détester l'aimer, les enchaînements bien imaginés nous portent au fil des pages, les surnoms originaux échangés et les répliques vraiment agréables à lire nous font passer un très bon moment de lecture. C'est tout ça et bien plus encore.


Alors pour le découvrir, une seule chose à faire : prendre votre billet pour New-York, peut-être bien en aller simple. Très bonne lecture !


05/04/2021
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Noël à Chilliwack / Valérie DELAHAYE

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Synopsis
:
Chilliwack, petite bourgade de Colombie britannique, vit à l'heure de Noël toute l'année. En apprenant que la leucémie de sa fille va lui être fatale, Rose décide de réaliser son dernier souhait, vivre comme dans un film de Noël. Au milieu des guirlandes et des illuminations, Mia retrouve le sourire et Rose sent son cœur s'apaiser dans les bras d'Oliver.


Alors que la joie s'installe peu à peu dans leur vie, l'arrivée de Trevor le père de Mia, bouleverse leur quotidien et ravive de vieilles blessures. La douceur de Chilliwack suffira-t-elle à réconcilier une famille déchirée pour lui permettre d'affronter la pire des épreuves ?

 

 

C'est sur une idée de base assez poignante que Valérie DELAHAYE a construit sa romance de Noël qui a rencontré un joli succès avec près de 6 000 lectures sur Fyctia. Merci à Stories by Fyctia pour leur confiance.

 

C'est en Colombie-britannique, à 100 kms de Vancouver, qu'on accompagne Rose, traductrice et sa fille Mia, dans leur déménagement pour une nouvelle vie dans ce lieu magique qu'est Chilliwack, ville où c'est Noël toute l'année.

 

Et savez-vous pourquoi ? Chilliwack est le lieu de tournage incontournable pour tout film de Noël, quel que soit le mois de tournage. Et cette période de l'année est ce qu'il y a de plus important dans la vie de Rose et de sa fille Mia condamnée par un cancer en phase terminale. Les mois étant comptés, Rose veut offrir un dernier Noël, digne de ce nom, à Mia.

 

Mère célibataire depuis son divorce d'avec Trevor, le père de Mia, c'est seule qu'elle a affronté et combattu cette maladie qui a fait fuir son ex-mari qui est, à présent, aux abonnés absents de leur vie. Alors que Mia aimerait tellement qu'il prenne part au peu de temps qui lui reste mais que lui reste sourd et indifférent aux démarches de Rose. Jusqu'au jour où...

 

Lorsque la fillette rencontre, sur un plateau de tournage, Thomas, jeune garçon de son âge et son père Oliver, avocat et veuf depuis de nombreuses années, c'est une embellie qui se dessine dans la vie de Mia et de sa maman.

 

On dit toujours, qu'après la pluie vient le beau temps. Pour peu que les nuages du passé ne viennent pas assombrir et mettre en péril, un renouveau de vie tant mérité.

 

Chilliwack, ville de Noël perpétuel, saura-t-elle apporter la sérénité tant espérée par Rose et Mia ?

Les blessures d'un passé encore douloureux sauront-elles rester à l'écart pour que la jeune vie de Mia s'achève dans le bonheur et l'apaisement ?

 

C'est une des premières Stories by Fyctia de ce partenariat 2021 que je découvre et soyons honnêtes, l'exercice est quelque peu délicat à l'époque où on mange les chocolats de Pâques plutôt que ceux de Noël. Sacré décalage.

 

Ce qui m'a plu d'entrée, ce sont les thèmes abordés qui sont en totale opposition avec ce qu'on peut rencontrer habituellement en romance de Noël. L'abandon, la maladie, le deuil, le veuvage, la fin de vie inéluctable sont des sujets qu'on peut avoir du mal à concevoir comme associables à un contexte joyeux et festif. Et ça peut être une importante prise de risque s'ils ne sont pas abordés et traités de la bonne manière. Et la crainte de la lectrice/du lecteur serait légitime.

 

Dans "Noël à Chilliwack", aucune crainte à ce propos car tout est parfaitement amené et développé pour que la cohérence de l'histoire se fasse sans pesanteur.

 

En effet, Rose, qui s'est oubliée en tant que femme pour n'être plus que mère, est prête à tout mettre en œuvre pour que les derniers instants de sa fille ne soient pas synonymes de résignation. Bien au contraire...! Et l'auteure a justement soigné les détails pour que tout soit en accord avec ce qu'elle souhaite pour ses héroïnes. Et on peut dire que l'ambiance de Noël est parfaitement illustrée même en plein été.

 

En commençant ce livre, on pourrait se demander comment l'auteure va arriver à insuffler un peu de magie à cette histoire touchante. Personnellement, s'il n'y a pas cette petite touche, ça ne me dérange pas. Au vu du sujet principal, s'attendre à un miracle de Noël serait totalement déplacé et irréaliste. Et ici, ce n'est pas de ce côté-là qu'il faut se tourner. Mais plutôt de celui de la romance qui débute assez tôt certes, mais qui à le mérite d'être bien présente et d'être belle de simplicité sans aucune scène explicite et en prenant son temps.

 

"Elle n'était pas comme les quelques femmes qui avaient traversé sa vie, elle était plus précieuse et il ne voulait rien brusquer"

 

Qui dit romance dit petit grain de sable qui vient compliquer la situation. Et là, ce sont deux grains de sable qui se profilent : l'un qui réserve une issue positive alors que l'autre joue la carte du négatif jusqu'au bout. Même si le schéma est simpliste, il est efficace. Et toute lectrice assidue de romance de Noël saura y trouver son bonheur.

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Concernant la romance, personnellement, j'ai malheureusement eu du mal à y adhérer à cause de la narration externe que l'auteure a pris le parti d'utiliser pour son histoire. Et qui du coup, donne une impression de manque d'émotion parfois et de rapidité pour certains passages qui semblent survolés pour faire des sauts dans le temps qui laissent dubitative ; surtout sur la fin. Ce n'est pas une nouveauté pour moi, j'ai toujours beaucoup de mal à m'attacher aux personnages et aux romances/ou histoires si je n'arrive pas à rentrer dans l'histoire. Ça peut parfois passer mais là, l'association de ce style narratif aux sujets forts a fait que la touche de romantisme tant attendue n'a pas eu l'effet escompté sur moi alors qu'elle est pourtant là et bien là.

 

Il n'empêche que, malgré une écriture plus que particulière et atypique associée à plusieurs petites imperfections qui m'ont interpellées avec lesquelles j'ai eu du mal tout au fil de ma lecture - qui m'ont fait me demander si l'auteure n'est pas canadienne, ceci expliquant cela - , je suis quand même arrivée à cerner les ressentis de Rose et Oliver, leur envie de croire à nouveau au bonheur malgré un contexte difficile tout en devant affronter leurs craintes et leurs incertitudes. Comme un message que malgré une issue fatale, la vie continue et on ne doit pas s'oublier dans la douleur et la culpabilité. Le sujet est bien travaillé, sans aucune lourdeur. Bien évidemment, le thème du veuvage est toujours quelque chose de sensible pour moi qui est forcément était touchée par l'histoire d'Oliver et de Thomas. Je ne me referais pas sur ce type de thème.

 

"J'ai gagné la mère de mon fils et de magnifiques années de bonheur. Je ne regrette rien"

 

Je lis assez peu de romances de Noël et je ne maîtrise peut-être pas tous les codes, tout simplement. Et malgré un avis assez mitigé qui ne repose que sur la forme de l'histoire qui n'est pas adaptée à la lectrice que je suis, l'auteure a su intégrer, à sa romance, tous les ingrédients nécessaires et importants qui sauront plaire aux lectrices compulsives de ce genre.

 

Et on ne peut rester insensible à une partie de l'histoire qui est très bien traitée notamment l'amitié complice entre Thomas et Mia qui est d'une telle force. Même si ce n'est pas la partie dominante, la justesse des mots et des situations fait qu'on est forcément attendries par ce petit garçon qui n'a jamais connu sa maman et cette petite fille qui va bientôt laisser la sienne.

 

"Je donnerai n'importe quoi pour voir ma mère juste cinq minutes"

 

Mon avis ne doit, bien sûr, pas être pris au 1er degré car en romance, les ressentis sont assez éclectiques. Et si la magie n'a pas totalement opérée avec moi, qui ai pourtant lu cette histoire dans son intégralité, il y aura, sans nul doute possible, de nombreux rendez-vous gagnants pour ce "Noël à Chilliwack". A vous de vous faire votre propre idée. Bonne lecture !


05/04/2021
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Unité d'élite - T.1 / Loraline BRADERN

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Synopsis
 : Ils se sont rencontrés dans le noir. Captifs d’un groupe terroriste, ils ont partagé la même cellule et, par sécurité, utilisé des faux noms. Elle était Jessi. Lui, Woody.


Au milieu de l’enfer, sans jamais se voir, ils se sont chamaillés, désirés. Et il l’a sauvée au péril de sa vie.


Presque trois ans plus tard, Alyssandra travaille au sein des forces spéciales de la Navy, le Black Squadron.
Elle croit son Woody mort. Leur histoire, fantasmée. Leur passé, enterré.


Jusqu’à ce qu’une mission ébranle toutes ses certitudes…

 

Lorsque j'ai commencé Unité d'élite j'avoue avoir été sceptique sur mon ressenti des premières lignes. Une histoire narrée d'un point de vue externe (oups ..), posée dans le désert somalien en 2013, une héroïne Alyssandra, militaire en mission de protection rapprochée, enfermée dans une geôle au prise de terroristes somalien barbares et une rencontre qui n'a rien de romantique avec Woody, reporter de guerre dont je me suis demandée s’il allait vraiment être le personnage masculin. J’avais du mal à le concevoir. Et pour cause… Puis, passé un évènement de taille, un bond dans le temps pour l’histoire qui prend place en 2015 où on retrouve Alyssandra et un changement de vie nécessaire pour un nouveau départ en Virginie. Et quel départ ! Mais sans l’ombre d’une présence masculine. Malgré tout, dès lors, mon scepticisme s’est envolé et je n’ai plus lâchée l’histoire.

 

« Elle se sentait bien ici. Elle avait le sentiment d’être enfin en paix avec elle-même d’avoir remis le compteur à zéro. Oui, ce changement d’horizon lui était vraiment bénéfique »

 

Des romances militaires ce n’est pas vraiment ce qui fait légion dans ma bibliothèque et c’est à l’occasion de ce partenariat 2021 avec Loreline BRADERN que je découvre vraiment cet univers. C’est assez inhabituel pour moi et je me dois d’être honnête : il m’a fallu un temps d’adaptation.

 

De manière logique, il y a beaucoup de personnages, des termes techniques propres à ce milieu qui ne sont pas faciles à mémoriser, des mises en situations nécessaires ; et bien bizarrement, une fois le temps de flottement passé (une dizaine de chapitres), j’ai été totalement immergée dans l’ambiance du climat militaire.

 

Bienvenue dans le Black Squadron de la US Navy SEAL Team 6 !

 

Alyssandra est un personnage féminin qui, sous une force incroyable, cache une certaine fragilité. Elle mérite l’admiration même si ce n’est qu’une fiction. A peine 26 ans, fille et sœur de militaire, elle a déjà vécu tant de choses, en souffrant mais en parvenant à se relever à chaque fois. Le début de l’histoire, qui se déroule deux ans auparavant, donne un bel aperçu et pose clairement les bases de la force de caractère de cette jeune femme hors du commun, aux capacités incontestables, qui évolue dans un monde masculin, macho et sexiste à souhait, sans se laisser impressionner par les préjugés sur les compétences des femmes militaires. Son répondant, autant physique que verbal, est parfaitement travaillé et c’est vraiment agréable à lire. L’auteure sait nous faire imaginer sans mal les scènes et c’est un point fort.

 

« Mon instinct me dit que les apparences sont trompeuses avec toi. Tu te donnes des allures de dure à cuire mais tu es fragile. Qu’est-ce qu’il t’est arrivé ? Parfois, j’ai peur de te casser si je te touche »

 

Face à elle, c’est toute une équipe de SEAL – dans laquelle il y a quand même deux femmes mais non affectées aux interventions sur le terrain - qui doit accepter cette nouvelle recrue qui va bouleverser les codes militaires. Assez difficile pour moi de m’y retrouver, j’avoue, parmi tous ces noms de codes, les couleurs de brigades, etc... Même si par moment j’avais du mal à les reconnaître, ça n’a absolument pas gêné ma lecture car heureusement seules deux unités étaient vraiment mises en avant : les Blacks et les Blue.

 

Dire que j’ai aimé cette histoire est un peu faible ; je l’ai adoré. Tant et si bien que je l’ai lu quasiment d’une traite. Pourtant, le style n’est pas celui qui me correspond le plus. Comme quoi… Ce premier tome est vraiment bien écrit, il est à mon sens très complet car il décrit de A à Z, un univers assez complexe dont on ne peut vraiment comprendre les rouages que si on évolue dedans. Malgré tout, l’auteure a su, grâce à des renvois adéquats, le mettre à notre portée pour que la lecture ne soit pas pesante.

 

Alors l’intrigue principale, même si elle est originale, est assez prévisible et j’avoue que c’est justement ça qui a fait que je me suis plongée avec tant de facilité dans ma lecture. C’est contradictoire car habituellement je n’aime pas découvrir le pourquoi du comment trop tôt. Mais quand j’ai compris, sans difficulté, de quoi il allait être question grâce à un détail que j’affectionne, les chapitres se sont enchaînés à une allure folle. Ils sont courts, bien construits, alternant quelques moments passés et soulevant diverses émotions.

 

J’ai adoré les passages très masculins qui sont un vrai régal à lire ; le sourire était largement sur mes lèvres dans ces moments-là. Surtout lorsque face à eux il y a Allysandra et ses deux acolytes féminines, Shana et Zora. Solidarité féminine oblige pour faire bloc face à la misogynie.

 

« Vous pouvez comprendre que mes hommes soient sceptiques sur vos aptitudes à nous suivre. Une femme n’a pas les même capacités physiques qu’un homme »

 

Concernant les personnages masculins, l’auteure les a particulièrement soignés. Je ne les ai pas tous aimé, loin de là, mais ils envoient un réel message d’unité et de soutien. J’ai vraiment aimé leurs interventions, leur façon de parler, de penser, leur humour et leur capacité à savoir se remettre en question ou à reconnaître que les apparences peuvent être trompeuses. Ça a dû être un sacré moment d’écriture pour l’auteure !

 

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Qui dit romance militaire dit forcément des scènes d’interventions plus ou moins explicites, des passages plus ou moins difficiles à lire. Ne connaissant pas l’univers, je ne m’étais même pas posée la question et ils ont été lus de manière simple. Je n’ai pas trouvé que l’auteure avait surchargé cet aspect-là de son histoire et c’est ce qui a sûrement dû m’aider. Tout a été dosé de manière juste, sans passages improbables,  en tout cas pour moi.

 

« Les plaintes et les pleurs qui perçaient les murs de la cellule lui brûlaient le ventre. Elle avait la sensation qu’on fouillait ses entrailles avec un fer rouge. A chaque nouveau cri, à chaque nouveau sanglot, elle se crispait, impuissante à endiguer les images horribles qui l’envahissaient »

 

Même si j’ai été sceptique au début, je dois reconnaître que, malgré tout, j’ai adoré cette amorce pleine de force et de romantisme sous-entendu. Encore une contradiction. Dans ce premier tome, la romance n’est pas des plus présente voire quasi inexistante. Certaines allusions sont faites, certains jeux sont initiés mais rien qui ne peut satisfaire toute romantique qui se respecte. Sachant que c’est une duologie et que le déroulement de cette première partie n’est qu’une sorte de mise en bouche, ça ne m’a pas étonné plus que ça. Le cas contraire m’aurait plus interpellé. Et puis, connaissant la fin de ce T1 – avec tant de douceur dans ce monde de bruts, qui m’a fait craquer - , tous les espoirs sont permis pour que la suite donne, justement, la part belle à la romance tant attendue.

 

Mon attente est tellement grande que je suis vraiment impatiente de découvrir comment l’auteure va arriver à faire fondre mon âme de romantique. Je vais m’y plonger rapidement pour prolonger les bénéfices de cette lecture que je vous invite à ajouter à votre PAL, d’autant plus si vous êtes accro au genre !


03/04/2021
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T'as qu'à maigrir - T.3 / Mo GADARR

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Ayant eu le grand bonheur de découvrir les 2 premiers tomes de cette trilogie en partenariat avec l'auteure, je ne pouvais faire autrement que de vouloir connaître la fin de l'histoire de Slima et Ulrich. Merci à Mo Gadarr pour m'avoir associé, une fois encore, à ses partenaires pour ce titre paru en auto-édition.

 

C'est dans une situation délicate et dans un environnement peu enviable que j'ai retrouvée Slima. A la fin du T2, je l'avais quittée en me disant "Non, mais ce n'est pas possible..." et en commençant ce 3ème et dernier tome, une agréable sensation m'a envahie : le bonheur de retrouver cette histoire pour en connaitre enfin la fin.


Dans l'Avant-Propos, les mots de l'auteure m'ont interpellée car je ne suis pas du genre à chercher à imaginer ce que pourrait contenir cette suite et fin. En général, je me laisse porter ; l'imagination n'étant pas une de mes qualités. Et ces quelques mots m'ont encore plus donné envie de me plonger dans cette lecture. Comme quoi, chaque partie d'un livre à son importance.


De manière logique, je ne vais pas vous révéler la suite de l'histoire de Slima et Ulrich car au bout de 3 tomes, le spoiler serait inévitable. Vous n’aurez que mon ressenti, bien entendu ! Et qui, pour une fois, sera court car ce n'est pas un one-shot donc...


Il m'a fallu un certain temps d'adaptation pour me replonger dans cette histoire, surtout pour re-situer les personnages. Mais une chose est sûre : j'ai été touchée de retrouver Slim qui semble avoir perdu tout contrôle sur sa vie. L'insouciance a laissé place aux obligations ;  la résignation a remplacé cette jovialité qui la caractérisait. Elle va contre sa nature.


Ce tome permet de voir certains personnages autrement, de les voir avoir évolué depuis les 2 précédents  notamment la mère de Slim qu’on se surprendrait même à finalement apprécier. Ouf, il était temps !

 
Lire cette suite et fin, c'est un peu comme essayé de trouver une réponse à l'éternelle question : après une rupture, l'amitié homme/femme peut-elle exister ?

                       
Ce dernier volet est encore plus travaillé dans la profondeur de l'histoire, des personnages et de leurs sentiments. Et en parallèle, l'auteure a su ne pas retirer cette belle part d'humour propre à Slim, au travers de certaines réflexions ou certains événements. Même s’il y a toujours des moments poignants la concernant et qui la rendent si touchante.

 

« Je ne peux m’empêcher de rougir en me rendant compte que je suis en culotte et soutif en coton blanc Petit Bateau. Pour un mannequin, je suis aussi sexy qu’un fer à repasser »


Ulrich, ah Ulrich, ou Rick pour les intimes ! Il apparaît sous un angle différent : son côté protecteur est agréablement mis en avant surtout en ce qui concerne son meilleur ami Ethan mais aussi poursuivant sur sa lancée avec Slim. Reste à savoir si on a vraiment envie de croire à  la finalité sous-entendue. Surtout avec le personnage de Liz qui s'est invité dans l'équation et qui perturbe notre réflexion. C'est un autre pan du passé d'Ulrich qui se dévoile, passé commun avec Stan ; non moins douloureux que celui précédemment découvert. Mais qui éclaircit certaines zones sur lesquelles nous étions restés. Et malgré certains travers, ça le rend vraiment humain. Une chose que j’ai adoré (pour les personnes qui ont lu les 2 premiers volets), c’est une précision qui est apportée sur le tatouage de Ulrich et par conséquent, sur les titres des chapitres. Bravo l’auteure car là, je n’aurais jamais imaginé ça !

 

« Ma vie, c’est un peu comme ce miroir. Je sais que tout peut être clair, seulement il y a cette putain de buée qui déforme tout et qui masque tout… »


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Ce 3ème tome est plein de ces vérités en lesquelles, toute personne en surpoids, peut se reconnaître comme un reflet dans un miroir. L'auteure a su éviter l’écueil des clichés. Dans la fidèle continuité des précédents tomes, elle a suivi une direction qui m'a, cette fois, un peu effrayée et laissée sur ma faim un bon nombre de pages en maintenant ses héros sur le fil d'une tension hautement palpable. Autant dire qu’elle sait mener son écriture de telle façon qu’on ne peut pas décrocher.

 

Mo Gadarr fait partie de ces auteures dont je suis sûre qu’elle m’embarquera dans chacune de ses histoires. La qualité de ses écrits ne faiblit pas et sa plume est assurée et soignée. Rien n’avait jamais perturbé la lecture de ses romans mais ce 3ème tome m’a laissé un peu songeuse quant à certaines choses que j’ai pu relever et qui soyons honnête, ont un peu gêné ce moment dès lors que ça me sautait trop aux yeux.. Eh oui ! Certaines sont dérangées par tout un tas de chose ; moi, ce sont les petits détails liés à l’orthographe. Je ne me referais pas et clairement, oui ça peut me perturber lorsque je lis. Il doit y avoir une raison logique à cela mais ma sincérité fait que j’arrive difficilement à passer outre ce genre de coquille.

 

Hormis cette dernière déconvenue, il faut reconnaître que Mo GADARR signe une fin, pour cette saga, telle qu’on était en droit de l’attendre. Elle a su parfaitement doser les évènements, les émotions et toutes ces petites choses qui finalisent cette histoire prenante et touchante. A sujet fort, émotions fortes !  Et c’est bien pour ça que cette trilogie doit être lue. Alors, c’est à vous !


22/03/2021
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On n'oublie pas / Marion LIBRO

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Ce n’est pas pour vous parler de Marion LIBRO la bookstagrameuse que je prends mon clavier mais bien pour vous parler de Marion LIBRO la toute jeune écrivaine débutante qui a auto-édité son premier roman, « On n’oublie pas », il y a tout juste un mois. La suivant sur Insta, je ne pouvais pas ne pas lire son premier écrit qui est plein d’émotion malgré quelques imperfections. Merci Marion de m’avoir associée à tes partenaires pour la lecture de l’histoire de James et Anna.

 

Alors attention à mes propos qui ne sont pas là pour heurter qui que ce soit mais qui sont l’expression d’un ressenti d’une lectrice qui à 30 ans de plus que l’auteure ; donc avec une sensibilité différente de celle que l’on peut avoir à 20 ans. Je ne travaille pas dans l’édition et ne me pose donc pas en juge comme certain(e)s qui assassinent des livres et des auteur(e)s en seulement quelques phrases. Et j’ai beaucoup trop d’affection pour Marion ! Mais je me dois d’être sincère.

 

Avant de commencer, je tiens à préciser, que Marion m’avait envoyé son livre en format numérique mais j’ai décidé de le découvrir sous format papier, pour des raisons évidentes, et l’ai commandé directement auprès d’elle. Sans aucun regret, bien au contraire !

 

James est quelqu’un de renfermé, il ne s’ouvre que rarement à ses proches. Depuis quelques années sa vie a pris une tournure qu’il n’aurait jamais imaginée. Il est désormais prêt à prendre un nouveau départ, mais se sent-il réellement préparé à ce changement ?

 

Lorsqu’il rencontre Anna, ils se lient d’une amitié profonde mais très vite une ombre vient gâcher leur quotidien. Saura-t-elle l’aider à remonter à la surface, à le soutenir quoi qu’il arrive ? Leur relation réussira-t-elle à évoluer ?

 

Les mystères se succèdent, les secrets s’enchaînent, mais au final parviendront-ils à tous les découvrir et à avancer malgré tout ?

 

La première chose qui m’a énormément plu en ouvrant ce livre à la couverture épurée et sublime, c’est la mise en page aérée que j’ai rarement vu en édition. Et c’est plus qu’un bon point d’avoir fait ce choix car la lecture est vraiment agréable et fluide (notez que c’est rare que j’emploie ce mot). Associés à ça, des chapitres courts qui se succèdent avec un rythme inédit pour moi, c’est un très bon début.

 

Je n’ai eu aucun mal à entrer dans cette histoire, narrée à deux voix, grâce à un prologue qui donne tout de suite le ton de ce que renferme ce livre et de ce qui se cache dans le cœur du protagoniste masculin, James, étudiant de 19 ans.

 

« Je crois que l’ignorance de certaines choses est le mieux. Il faut accepter de ne pas savoir. Avancer, les yeux fermés vers un avenir incertain, mais un avenir tout de même »

 

Même si je trouve que le début démarre un peu vite, par rapport à l’idée que je m’étais faite de ce personnage et à la rencontre avec le personnage féminin, Anna, 17 ans,  l’auteure sait nous mettre dans l’ambiance de cet univers jeune. Avec un thème fort et peu courant en romance, elle met en lumière ce qu’a pu être la vie de James avant qu’on le rencontre. Et ça pose, de manière judicieuse, les bases de cette histoire qui va se dérouler, comme beaucoup de lectrices aiment, de manière slow burn.

 

Un second point positif, c’est qu’il y a assez peu de personnages donc pour la quinqua que je suis, c’est plus que bien. C’est vrai que j’ai tendance à décrocher lorsqu’il y a trop de monde dans une histoire. Et bien là, je n’ai pas décroché du tout car il n’y a pas de sentiment de pesanteur ; l’histoire reste vivante car pleine de jeunesse même en petit comité.

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Troisième point que j’ai apprécié, avec l’intrigue que l’auteure a très bien imaginée et su entretenir au fil des chapitres. Même si on en devine assez vite une infime partie, j’avoue qu’elle m’a agréablement surprise avec une chute à laquelle je ne m’attendais pas. Peut-être parce que, finalement, j’étais vraiment prise dans l’histoire et que du coup je n’ai rien vu venir.

 

« Je ne peux pas l’abandonner. Je sais qu’elle a besoin de moi. Mais moi, ai-je vraiment besoin d’elle ? »

 

Autre point très positif avec le thème musique qui est évoqué au fil des pages et là j’adhère forcément. La lecture de certains textes écrits ou non par l’auteure sont un vrai moment de plaisir. Si vous êtes fan de Slimane, deux beaux morceaux vous attendent ; l’un m’ayant touché plus que l’autre par la beauté de son texte.

 

Dans ce roman, alternant présent et quelques évènements passés, l’auteure a exploré plusieurs thèmes forts comme la famille, l’amitié, l’amour naissant chez les jeunes adultes et un autre que je n’évoquerais pas pour ne pas spoiler. Mais pour chacun, il m’a malheureusement manqué un petit quelque chose pour que je trouve qu’il soit traité en profondeur. La présence de certains détails m’a semblé être moins essentielle que certains, dont l’absence m’a cruellement fait défaut.Ça n’enlève rien à la cohérence et au déroulé de l’histoire mais j’ai ressenti comme une frustration sur plusieurs points qui auraient mérités ce petit truc qui fait la différence.Et surtout, ça n'empêche pas que la romance toute douce qui s'installe est très touchante et qu'on ne peut qu'y être sensible.

 

« Tout ce sur quoi je me suis forgé, sur l’amour, sur les valeurs de la famille… Tout ça n’était que du vent. Je pensais pourtant que lorsqu’on s’aimait, on n’oubliait pas »

 

L’auteure a su étoffer son roman de personnages jeunes qui donnent une certaine dynamique à l’ensemble même si j’avoue que je me suis plus attachée à James et à son histoire (même si à la base je ne les imaginais pas traités ainsi par l’auteure) qu’aux autres protagonistes notamment Anna et Ayden. Concernant leur histoire respective, quelques zones d’ombre subsistent dans mon esprit et je ne suis donc pas arrivée à m’attacher à eux. Et je le regrette vraiment car habituellement mes émotions se portent sur un couple et non pas sur un seul des deux.

 

Sous une écriture assez narrative par moment, Marion a donné, à son histoire, un style d’écriture dont je n’ai pas l’habitude et qui m’a un peu déstabilisé. Associées à ça, quelques petites choses qui m’ont interpellé voire perturbé et qui ne seront que propres à ma lecture. Donc, pas de quoi s’attarder dessus car ça ne change en rien le sens de l’histoire et le message que l’auteure a voulu transmettre à travers elle.  

 

Pour un premier écrit, même si mon avis reste en demi-teinte concernant certains points, Marion signe là une très belle histoire qui je pense s’adresse à un lectorat plus jeune qui saura se reconnaître dans sa manière d’écrire, dans les sujets abordés et dans les émotions qu’elle souhaite faire naître. Et ça ne m’empêchera pas d’être au rendez-vous pour voir l’évolution de sa plume car toute chroniqueuse sait qu’on ne peut pas se faire une idée sur un seul roman comme tout(e) auteur(e) qui respecte son lectorat et son avis, sait que le roman parfait n’existe pas. Il y a un commencement à tout qui ne peut qu’engendrer du mieux au fil des écrits. Et je suis sûre que Marion fait partie de ces auteur(e)s là.

 

Rien ne vaut mieux que de se faire son propre avis, alors n’hésitez pas à vous plonger dans cette histoire et à en discuter avec son auteure. Bonne lecture !


21/03/2021
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Le défi / Emilie MAY

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Autant commencer tout de suite par le fond du problème : j'ai adoré cette histoire ! Et quand je dis "adoré", c'est même plus que ça. Je l'ai lu, à quelque chose près, d'une traite, tellement l'auteure m'a embarquée dans l'univers de son premier roman paru récemment chez Fyctia que je remercie pour l'envoi.

 
La couverture sublime était déjà très engageante mais associé à elle un résumé qui laisse présager quelque chose d'explosif,  on obtient une lecture comme je les aime.

 

Une seule règle : pas de sexe 90 jours d'abstinence.


Voilà le défi que Parker a accepté de relever sous le regard sceptique de ses proches. Pour lui qui utilise le sexe afin de fuir ses tourments, ce sera un véritable exploit. Sa fratrie a pris les paris ? Ils n'ont pas foi en lui ? Qu'importe, il les fera tous mentir. Cependant, quand la tempétueuse Angie débarque dans son univers et s'immisce tant dans sa vie professionnelle que familiale, sa détermination manque de faillir.


Angie, elle, pensait passer quelques mois à travailler tranquillement dans une entreprise
de voyages de luxe. Son objectif ? Mettre de l'argent de côté et quitter définitivement
son passé. Mais quand elle tombe sur Parker et son horripilant caractère, elle comprend qu'il va lui falloir plus de volonté que prévu pour tenir bon.


Pour l'un comme pour l'autre, le combat sera rude entre fierté et désir.


Ce type d'histoire n'est pas forcément ce dont je suis le plus friande même si je reconnais que la base relation employeur/employée et le côté interdit qu'on imagine, est sympa. Mais malheureusement, ça peut être à double tranchant selon comment le thème est abordé. Ici ça passe crème.


Le fait qu'elle se déroule dans le monde des voyages de luxe, j'avais un peu redouté le personnage masculin de Parker. Je craignais de me trouver face au cliché même de l'homme d'affaire jeune, riche et imbuvable. Heureusement, l'auteure a su ne pas tomber dans ces traits qui auraient certainement faits que ma lecture aurait été moins agréable.

D'entrée, je me suis retrouvée immergée dans son environnement où l'esprit de famille est plus que mis en avant et ceci tout au long du roman. Et c'est un point plus que positif, qui ne s'essoufle à aucun moment tellement on aimerait avoir la même. Notamment avec Melinda et Weston ; j’ai plus qu’adoré ces deux personnages hauts en mots et en sentiments.

 

« Si tu fais une thèse chaque fois qu’un mec doit te brouter le minou, tu m’étonnes qu’il n’arrive pas à te faire jouir. Vas-y franco, peut-être que tu grimperas au rideau ! »


Même s'il n'est pas l'aîné de la famille, Parker a un amour fraternel tellement grand, qu'il est incapable de résister à ses frères et sœurs. Il est prêt à tout pour leur faire plaisir, quitte à se sacrifier. Mais il est fier aussi et ne recule devant aucun défi pour montrer ce dont il est capable. A ses risques et périls…

 

« J’attends de vous que vous notiez toutes vos interactions avec le sexe opposé. Si vous aimez les mecs, ça fonctionne aussi. Weston, un coming out à faire ? Je vous rappelle que le but de cette étude est de prouver que les actes sexuels sont à proscrire en début de relation »

 

Sa vie professionnelle est particulièrement riche grâce à sa florissante affaire « Fish & Man », contrairement à sa vie sentimentale. Séparé de son ex Gwen, avec qui il n’arrive pas à couper les liens, pour une raison qu’on ignore, seules ses conquêtes éphémères arrivent à lui faire relâcher la pression qui l’anime. On ressent parfaitement que quelque chose a bouleversé sa vie mais quoi… ça l’auteure nous fait mariner jusqu’au bout. Sous une façade assurée se cachent des fêlures qui font que je me suis attachée rapidement à lui.

 

Lorsqu’Angie (ou Roxy Red), véritable tornade rousse va débouler dans sa vie professionnelle et personnelle, ça va être un sacré chambardement à un moment où il en aurait le moins besoin. Angie est le style d’héroïne que j’aime à trouver dans une romance. Un tempérament de jeune femme indépendante qui ne se laisse impressionner par personne, délicieusement têtue, avec un franc parler et une imagination délirante pour des passages cocasses, qui apportent toujours la petite touche rafraîchissante à une histoire ; bref une héroïne au top !

 

« Mes yeux se posent sur le magazine que je voulais lui donner avant qu’il ne se mette encore à m’engueuler comme une gosse. Je fixe sa photo et j’ai envie de le poignarder avec mes ciseaux à bouts ronds… Je sors mon marqueur noir avec un sourire machiavélique. On va rendre justice à M. Parfait. Je dessine des cornes, rajoute un sourire. Voilà, c’est beaucoup mieux »Le défi Montage 2.jpg

 

Cette histoire est le type même qui se lit avec une facilité déconcertante. Une rencontre tellement bien imaginée qui fait rêver (ou presque…) et un enchaînement d’évènements qui capte l’attention jusqu’au bout, font que tour à tour on rit, on se laisse émouvoir, on râle, on se laisse prendre au jeu des joutes verbales ou échanges divertissants plus que la normale. Et on se fond dans cet univers de carte postale qui, à bien y regarder, n’est idyllique que pour les vacances.

 

« Je ne croyais pas Weston quand il m’a dit que tu étais un mec drôle. Je prenais ça pour un mythe, un peu comme les orgasmes multiples… »

 
Car l’auteure a soigneusement imaginé des secrets cachés pour ses deux protagonistes et j’ai eu beau chercher, je ne suis pas arrivée à trouver ce qu’il en était. C’est que j’aime dans une histoire : tenter de trouver et au final se dire « ben non, tu ne pouvais pas imaginer ça ».

 

Ce premier roman d’Emilie MAY est vraiment bien réussi sous une plume plus qu’agréable dans laquelle on se perd sans même sans rendre compte. Tous ses personnages sont bien travaillés et hormis l’un d’entre eux, je les ai tous aimés de la même façon. Lorsque l’esprit de famille, avec une touchante Mamma comme on les aime, est tellement présent y étant associé une belle part d’humour et de légèreté, ça ne peut que me plaire.

 

« Sa femme l’a trouvé en fâcheuse posture avec la voisine. Si ça avait été moi, jamais il ne serait sorti vivant de la pièce. J’aurai cuisiné ses roustons aux petits oignons »

 

Cette histoire m’a vraiment transportée dans un excellent moment de lecture au point que j’espère vraiment qu’elle sera disponible, rapidement, en version papier. Et je ne peux que vous conseiller de vous laisser tenter à votre tour. Vous m’en direz des nouvelles ! Bonne lecture.

 

« Fini de jouer à la loyale. Maintenant qu’on a réglé nos comptes, on va pouvoir passer aux choses sérieuses. Je te veux, je t’aurai »


14/03/2021
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Les saisons sans toi / Florent RIGOUT

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C'est une lecture un peu particulière que les Editions L'Alchimiste ont accepté de me confier. Et je les remercie vraiment pour n’avoir pas hésité à accéder à ma demande pour le format papier de cet ouvrage ; alors même que je ne suis pas partenaire avec eux. Mais je ne concevais pas de lire une telle histoire en numérique.


C'est en lisant la chronique, sur Instagram, de la page "desplumesetdeslivres" que j'ai été immédiatement attirée par ce titre. Un sujet fort et sensible évoqué dans un livre assez court, avec une narration externe alternant entre l'imparfait et le passé simple.

 
Dans ce roman de Florent Rigout « Les saisons sans toi », les saisons se suivent et ne se ressemblent jamais. Quand par une journée d'hiver, la vie de Leo bascule dans l'effroi, rien ne lui laisse présager à quoi vont ressembler les prochaines saisons de sa vie. Des saisons faites d'épreuves, de douleurs insupportables et de trahison. Ces saisons qu'il va devoir traverser sans Mathilde, son épouse trop tôt disparue emportée par une houle violente mais avec Lucas, son tout jeune fils qui a besoin de lui.


Parce qu'en matière de deuil il n'y a pas de mode d'emploi, la vie se poursuit en devant composer avec l’entourage familial, l’entourage professionnel et les amis. Telle est l'histoire du parcours de vie de Leo.


Lorsque la perte de l'âme sœur intervient de manière aussi soudaine, comment réagissent le corps et l'esprit de celui qui reste et doit affronter l'épreuve ?

La noirceur des épreuves, des douleurs et du sentiment de culpabilité peut-elle, progressivement, laisser la place à une lumière plus apaisante ?


C'est en toute connaissance du sujet et de l'écriture de l'auteur que j'ai débuté cette lecture. Je reconnais que c'est une sacrée prise de risque sachant que je suis une lectrice d'écrits au présent avec narration interne. Mais il y avait ce je-ne-sais-quoi qui m'aidait à passer outre ces appréhensions que j'ai habituellement.


Dès le prologue vraiment poignant, on imagine facilement que la lecture ne sera pas anodine. L'auteur nous plonge immédiatement dans ce qu'il y a de pire : la perte brutale de l'être aimé.


C'est sur le principe d'une traversée des saisons que la vie de Leo, ce jeune père de famille, se joue. Un long processus se met en place pour lui, pour affronter cette absence sans retour possible en arrière. J’ai trouvé intéressante l’approche de l’auteur à ne pas choisir de numéros ou de titres de chapitres mais simplement les saisons d’une vie. La notion de temps est ainsi facilitée et ça nous permet de mieux appréhender le parcours long et semé d’embûches du héros. Quelque part nous vivons tous au rythme des saisons qui sont des points de repère précieux dans une vie.

 

C’est avec beaucoup de justesse et sans artifices que l’auteur dévoile, au fil des pages, l’histoire de Léo. Tout le monde sait qu’en matière de deuil, il y a un processus de base mais de là à dire qu’il s’applique à chacun, ça n’est pas évident.

 

Dans ce roman, le sujet est vraiment bien abordé et l’écriture de l’auteur pleine de vérités qu’on ne peut que retrouver dès lors qu’on a vécu cette situation. Même si l’histoire est narrée de manière indirecte, j’ai compris sans mal, l’état d’esprit de Léo, ses réactions, ses choix, ses sentiments. Mais aussi les comportements extérieurs face à la personne qui souffre, à qui on ne sait pas quoi dire ou à qui on ne dit pas les bonnes choses sans penser à mal.

 

« Il sentait bien les regards fuyants, les attitudes hésitantes en sa présence, la complaisance pour la perte de sa femme. Les gens ne savaient pas comment le prendre et ignoraient de quelle manière le cacher »

 

En matière de deuil, on peut s’entendre dire qu’il faut laisser du temps au temps, que le temps apaisera la colère, la culpabilité et le chagrin. Malheureusement, ce ne sont que des mots qu’il est difficile à entendre tant le temps semble s’écouler trop lentement face à la douleur qui ne s’estompe pas et qui peut amener à commettre l’irréparable.

 

Dans ce livre, l’auteur a su mettre en lumière des scènes de vie tellement réelles que, même si on est seulement spectateur lointain de cette histoire, l’on ne peut qu’être touché. J’avoue, sans aucune honte, que ma gorge s’est serrée à plusieurs reprises et que les larmes n’étaient pas loin. Quand on lit ce genre d’histoire, certains faits ne peuvent que nous renvoyer à notre propre vécu.

 

« Il sortit le top de la pile, le déplia, le saisit à deux mains et l’apporta contre son nez. Il respira, ferma les yeux, froissa le tissu contre son visage et s’assit sur le lit. Genoux pliés, il glissa sur le matelas, serra le témoin fantôme brodé comme le seul fil qui la raccrochait à son monde. Son corps trembla, secoué par un spasme, puis un autre, avant que les sanglots ne l’envahissent brutalement. Il demeura ainsi, en pleurs, jusqu’au lever du soleil »

 

Au fil des pages, l’enchaînement des étapes du processus est particulièrement dur mais parfaitement cohérent et là où j’ai été frappée, pour avoir pensé la même chose pendant des mois, c’est par le passage suivant :

 

« Il y a des jours où l’on est persuadé d’une coalition bien rodée, comme une ligue de l’emmerdement extraordinaire qui aurait jeté son dévolu sur nous. Cette sensation que le destin, ou une force bien dégueulasse, s’acharne avec application à nous maintenir la tête sous l’eau, que peu importe les efforts, les tentatives et la volonté, l’issue sera fatalement la même : le fiasco »

 

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Jusque dans l’écriture, l’auteur s’est appliqué à suivre un schéma logique, avec des personnages peu nombreux mais ô combien importants. Je me suis fait la réflexion que le début de l’histoire manquait de dialogues et pour cause… Puis au fur et à mesure que le chemin vers la résilience s’amorce, l’histoire s’étoffe et devient vraiment prenante. Les pages se tournent pour découvrir les épreuves, les moments de joie ou de doute, les peurs, les espoirs et l’ébauche de ce qui ressemble à de l’amour. Ah l’amour ! Vaste débat en matière de deuil. Est-il possible d’aimer à nouveau ? Et surtout, a-t-on le droit de s’autoriser à un nouveau bonheur ?

 

Ce sont des sujets poignants, tendres, réalistes et nécessaires que l’auteur développe avec une belle plume pleine de sincérité et de simplicité. Lorsque j’ai vu que le livre ne comportait que 196 pages, j’ai crains que l’histoire ne soit que partiellement exploitée. Alors même si c’est un style littéraire peu commun pour moi, je n’hésite pas à reconnaître que l’auteur a parfaitement maîtrisé son ouvrage en mettant de côté les fioritures pour ne garder que l’essentiel, le plus important.

 

Ce livre nous prend par le cœur et par les sentiments et capte notre attention jusqu’au bout. Et même si l’épilogue peut semer la confusion, je ne peux que le recommander pour tout ce qu’il évoque. Chacun l’appréhendera avec ses sentiments et éventuellement son vécu. Pour ma part, je suis vraiment heureuse d’avoir suivi mon instinct qui m’a poussé à aller à sa découverte qui se révèle plus que positive.


08/03/2021
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Inhumain / Ecrivain Anonyme

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Lorsque « Inhumain » est paru en auto-édition à l’automne 2020, ça faisait un petit bout de temps déjà que je suivais son auteure « Ecrivain Anonyme » sur Instagram. Avec un tel pseudo et un tel titre de livre, ça attise la curiosité. Et lorsque les critiques sont élogieuses, la curiosité est remplacée par la tentation. J’ai donc tenté ma chance pour découvrir ce titre en Service Presse en postulant à l’appel à candidatures de l’auteure. Pour mon plus grand bonheur, j’ai été retenue et me voilà vous parlant, à présent, de cette histoire assez peu commune dont je ne vous dévoilerais pas le contenu ; si ce n’est le résumé qui a été publié à sa sortie.

 

La douceur ne fait pas partie du vocabulaire de Rose, à l'image d'un flocon rebelle qui continue sa route sans se préoccuper de ce qui l'entoure. C'est alors qu'elle fait une rencontre singulière. En effet, cette autre âme s'est perdue dans la forêt qui borde sa propriété, et elle ne fait pas que la détester, elle hait également toute l'espèce humaine. Cette âme sauvage a perdu la foi en l'humanité et, pourtant, elle risquerait de la surprendre en lui apportant une tout autre définition.

 

Ce livre et l’histoire qu’il renferme sont assez atypiques en matière de lecture. J’avoue que le résumé est assez énigmatique et c’est justement ce qui attire instantanément. L’inconnu attire la curiosité autant qu’il effraie et pour le coup, c’est une plongée dans l’inconnu que j’ai fait. Et bizarrement, sans appréhension alors que je me doutais que ce ne serait pas une histoire toute gentillette du style New Romance classique.

 

D’entrée, je me suis immergée dans cet univers un peu sombre, qui prend très rapidement au cœur et au ventre. Le contexte, le climat et les personnages font que je n’ai pas pu rester insensible.

 

Dans ce roman, ce sont deux âmes abîmées que l’on côtoie pendant près de 260 pages intenses et prenantes. Sur un fond de quasi huis-clos (car il y a peu de personnages), l’auteure a su développer leur histoire de manière à ce que l’attachement à ces deux êtres aille crescendo. Et pourtant, de premier abord, certaines lectrices pourraient ressentir une certaine gêne, un certain malaise face aux sujets qui sont abordés, au vécu des personnages et qui peuvent faire passer par une multitude de sentiments. Ça n’a pas été le cas, pour ma part, car je ne suis pas une lectrice qui monte « dans les tours » dès qu’une histoire sort de l’ordinaire et pourrait être dérangeante. Je suis une lectrice qui sait apprécier tout type d'histoire et surtout qui respecte le travail incroyable que chaque auteur(e) prend le temps de mettre dans un écrit.

 

C’est Rose, une jeune femme de 20 ans, que l’on rencontre en premier et qui vit dans la belle demeure familiale perdue dans la nature, qui a été désertée depuis longtemps par la notion d’amour parental. En conflit avec un père, qui veut lui imposer un avenir à son image, mais qu’elle déteste et rejette, et ne pouvant compter sur une mère éternelle déserteuse en matière de soutien, Rose compense l’absence de ses parents par la prise addictive d’artifices dangereux  et c’est en cherchant un nouvel endroit pour acheter ses doses qu’elle entre dans la forêt qui borde le terrain de la maison. Et dès lors, sa vie va s’en trouver bouleversée. Mise face à ses failles, ses faiblesses, ses troubles et dépendances, elle n’aura d’autres moyens que de compter sur elle-même, sur son meilleur ami Matt et sur cette rencontre inattendue mais tellement vraie.

 

« J’aimerais me sentir aussi légère qu’une plume, voler de mes propres ailes et découvrir qui je suis, ce que je veux vraiment faire. Pour moi. Seulement pour moi »

 

Cette rencontre inattendue et à l’origine de ce bouleversement, c’est Oliver. Mi-homme – mi-sauvage, c’est le style de personnage qui va à contre-courant de ce qu’on peut rencontrer habituellement. Jeune homme éloigné de l’humanité qui l’a rejeté, il vit seul dans des conditions plus que modestes, au cœur de la forêt. La première impression, lorsqu’on le découvre, n’est certainement pas la meilleure et c’est tout à fait légitime. Il n’a côtoyé personne depuis longtemps, il ne connait pas le confort moderne, il a été blessé émotionnellement et il est donc sur ses gardes en permanence quant à la sincérité de l’être humain et en l’occurrence, ici, de Rose. C’est dingue, car je me suis attachée à lui tout de suite. Il est impossible de ne pas ressentir de l’empathie envers lui, envers son histoire, envers les souffrances qu’il a endurées et envers la solitude qui s’impose à lui par instinct de survie et de préservation. Au fil des chapitres, il est évident que sa rencontre avec Rose résonne comme une chance de découvrir la sincérité de sentiments inconnus, de rompre avec la marginalité de laquelle il est prisonnier, de sourire enfin comme il n’en a pas eu souvent l’occasion et de vivre comme n’importe quel jeune homme de son âge le mérite.

 

« Je suis moi, un rien du tout, laissé à l’abandon quand on en a eu trop marre de lui. Je suis sauvage »

 

Au travers de ses personnages, l’auteure s’est essayée avec brio à traiter des sujets douloureux comme la maltraitance physique ou émotionnelle, la dépression, la tentative de retour à une vie normale après avoir connu la marginalité dans ses points les plus extrêmes, l’addiction à des substances illicites et dangereuses, etc… tout en ne dépassant jamais la ligne de l’insupportable. Personnellement, je ne dirais pas qu’on se trouve dans une Dark story car tout est subtilement suggéré sans tomber dans une noirceur trop sombre. Je serais même tentée de dire qu’il s’en dégage comme une certaine poésie qui apaise et fait que la lecture se déroule sereinement, n’empêchant pas un maelstrom de sentiments, tout le long. En fait, c’est une histoire qui véhicule de nombreux messages où espoir et renouveau sont la finalité que l’on espère plus que tout.

 

Même si le début est surprenant et un peu déstabilisant, on comprend assez vite que dans cette histoire, il n’y a pas qu’un seul personnage qui a vécu des choses terribles mais bien  deux. Leurs histoires sont poignantes à des degrés différents mais elles nous font réagir avec la même force et intensité émotionnelles. Je ne suis pas arrivée à aimer l’un plus que l’autre et à aucun moment je ne les ai détestés ; pourtant, les occasions ne manquaient sûrement pas. Je n’avais qu’une envie, c’était me téléporter dans cette histoire pour la vivre vraiment en son cœur. C’est assez bizarre comme sentiment ; assez rare pour mériter d’être souligné.

 

« La nature n’est pas comme l’Homme. Lui, il n’est indulgent avec personne. Il ne vous épargne pas, au contraire, il vous torture. Il est sans cesse dans la demande, la possession, la concurrence et la perversion »

 

L’auteure est arrivée à nous faire ressentir la puissance de la relation qui unit Rose et Oliver et cette attirance qui les poussent l’un vers l’autre comme une force inconnue. Rien n’est précipité et c’est ce qui fait la beauté de cette relation naissante puis grandissante.

 

Une chose que j’ai particulièrement adoré, ce sont les citations qui précèdent chaque chapitre. J’adore les citations, c’est connu ! Pas un chapitre n’a pas eu droit à la sienne. Et quelle beauté dans ces mots, à chaque fois ! J’ai vibré plusieurs fois à la lecture de certains, la chair de poule s’est emparée de moi en en découvrant d’autres et pas un seul ne m’a laissé indifférente.

 

Je suis agréablement surprise du déroulé de l’histoire que l’auteure a su construire sans précipitation. La découverte des deux personnages et de leurs vécus se fait de manière équitable et parfaitement répartie tout au long du récit. A aucun moment, elle ne se risque à enjoliver les choses pour offrir une banale fin à l’histoire de Rose et Oliver. Au contraire, elle arrive à nous surprendre en nous amenant vers des évènements auxquels on ne s’attend pas forcément et qui finalement, ont toute leur place pour la cohérence et la logique de l’histoire.  

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Avec le personnage du meilleur ami de Rose, l’auteure nous offre là une belle démonstration de l’amitié dans toute sa beauté et sa pureté. J’ai adoré ce personnage !

 

Cette histoire telle que nous la présente l’auteure est d’une beauté assez rare en matière de littérature. C’est vrai qu’elle évoque des faits qui dépassent l’entendement, qui peuvent choquer tout comme ils peuvent émouvoir mais elle le fait avec une plume authentique et tellement belle que je ne peux que vous recommander de vous y plonger.

 

« Ne te fie jamais aux apparences. Des larmes peuvent se cacher derrière les plus beaux sourires »

 

Découvrir cette histoire, c’est se dire que dans l’humain il n’y a pas que du mauvais. Lorsqu’on veut se donner le temps et la peine de voir au fond des êtres, on peut y découvrir le meilleur. Je ne dis pas que ça marche avec tout le monde mais qui ne tente rien, n’a rien donc…

 

« Retirer le bénéfice du doute à chaque être que nous croisons est un voilement de façade »

 

On m’a souvent reproché le manque de sincérité dans mes écrits, des avis trop lisses, trop positifs voire surfaits où il n’y a jamais rien de négatif. Je prends les histoires telles que les auteur(e)s nous les proposent : avec leurs forces et leurs faiblesses. Je suis une amoureuse des livres qui respecte le fait qu’aucun livre n’est parfait ; comme aucune chronique d’aucune chroniqueuse(eur) n’est parfaite.

 

Ce qui me dérange le plus dans un livre (quel que soit son mode de publication), ce sont les coquilles en matière d’orthographe et de syntaxe. Je ne l’ai jamais caché car c’est quelque chose sur lequel j’ai beaucoup de mal à ne pas m’arrêter. Soit-dit en passant, ça ne concerne pas que les livres, d’ailleurs… Mais je n’en ai jamais profité pour descendre un livre qui pourrait avoir ce genre de faiblesse.  C’est un motif un peu facile, à mon sens… Et qui ne saurait remettre en cause le sens profond d’une histoire, tel que son auteur(e) l’a imaginé.

 

Et c’est pour ça, que dans le cas de « Inhumain », j’ai échangé à ce sujet avec l’auteure qui ne m’en a pas tenue rigueur. Parce que si on me demande de trouver, ne serait-ce qu’un seul point négatif, ce sont les quelques petites coquilles orthographiques relevées, qui n’ont absolument pas perturbé ma lecture et mon ressenti final. Nul n’est parfait, moi la première, et force est de constater que je n’arrive pas à trouver d’autre point négatif à cette histoire qui m’a transportée.

 

Et je suis obligée de revenir sur une de mes résolutions prises pour 2021 en décernant à « Inhumain » et à la plume de Ecrivain Anonyme, un très beau coup de  qui sera suivi, je le souhaite, par nombreux autres. Alors, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

 

« Fais comme Rose et Oliver, n’abandonne jamais. Même lorsque c’est difficile. Demain ne peut être que meilleur lorsque tu prends le présent en main et que tu cesses de regarder en arrière. Construis le monde dans lequel tu veux évoluer »

 

Très bonne lecture et belle découverte de l’univers de Rose et Oliver !

 


25/02/2021
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