Mille livres en tête

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Chroniques


Crush & love My christmas / Sarah FAY

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C’est dans un nouveau paysage enneigé que je me suis laissée emporter sous la plume de Sarah FAY et sa sublissime romance de Noël « Crush & Love My chrismas » - 1er tome de ce qui sera une trilogie dont le 2nd tome paraitra en 2022. C’est une nouvelle histoire issue des Stories by Fyctia, que je remercie vivement pour l'envoi, de très belle qualité et qui se laisse dévorer sans s’en rendre compte.

 

 

Crush & love My Christmas Synopsis

 

C’est dans un contexte très en vogue – les applications de rencontres – et que va rentrer Vanessa, jeune journaliste prête à tout pour faire ses preuves et avancer dans son métier : jusqu’à saisir une chance en or qui s’offre à elle en remplaçant au pied levé sur un très gros dossier, Marie, sa meilleure ennemie chez Paris Fashion. C’est armée d’un carton d’invitation et  vêtue d’une tenue de Cendrillon qu’elle a bien l’intention de mener la danse au bal des célibataires organisé par Crush&Love, application de rencontre en pleine ascension.  Pour décrocher l’article qui fera décoller sa carrière, elle va devoir mettre de côté son manque d’assurance au profit de sa détermination.

 

« Marie est tellement haïssable qu’elle pervertirait même Sœur Theresa ! »

 

Heureusement qu’elle n’est pas partie dans l’idée de rencontrer le Prince Charmant car c’est un tout autre profil masculin qui l’attend en la personne de Thomas, marketeur et co-fondateur de Crush&Love - avec son meilleur ami, associé et développeur, Nicolas -. Séducteur impénitent mais toujours cœur à prendre, sa vie sentimentale n’est qu’une succession de conquêtes ; ce qui lui convient bien. Et lorsqu’il croise Vanessa, de manière plus qu’inattendue, il est loin de se douter de qui elle est et de ce qui l’attend. Ne reculant devant rien – ni même à frauder sa propre application -, il risque de se retrouver en situation de « est pris qui croyait prendre ».  

 

Bienvenue à ce qui s’annonce comme le bal de l’année !!! Et plus si affinités…

 

Vanessa parviendra-t-elle à mener à bien cette mission avec laquelle se joue son avenir professionnel, tout en gardant la tête froide ?

Jusqu’où sera prêt à aller Thomas pour conquérir celle qui est définitivement différente de toutes ses autres conquêtes ?

 

Commençons en allant droit au but : j’ai adoré cette romance de Noël ! Tout ce qu’elle contient est vraiment rafraîchissant et divertissant. Le ton est incroyablement léger et les personnages sont justes comme je les aime – à quelque chose près -.

 

Vanessa est une jeune femme terriblement attachante et tellement naturelle ; même porter une jolie tenue et du maquillage ça n’est pas vraiment son truc. Manquant cruellement d’assurance, elle est touchante même dans ses maladresses, c’est pour dire si on ne peut que s’attacher à elle. Et en cette période de fête, elle est vraiment dans son élément car très attachée aux traditions de Noël et à ses marchés notamment.

 

« Cette fête apporte du bonheur autant aux enfants qu’aux adultes. Les gens deviennent positifs et joyeux. C’est aussi un moment où nous pouvons offrir sans restriction, sans honte. Parfois, juste un peu de soutien peut rendre le sourire à ceux qui en ont besoin »

 

Ce qui n’est pas le cas, en face d’elle, de Thomas, jeune entrepreneur qui déteste cette période de l’année et qui ne va rien faire pour lui faciliter la tâche dans son travail. Très séducteur, terriblement volage en amour, un brin goujat et froid, c’est un personnage qui se dévoile tout au long de l’histoire et qui recèle en lui pas mal de secrets voire de blessures et failles.

 

« L’amour ce n’est vraiment pas pour moi. Ca fait longtemps que j’ai perdu mes illusions »


Dans ce roman, il y a vraiment tout ce qu’on peut attendre pour une romance dans le genre. A l’intérieur de chaque chapitre s’alterne le point de vue de l’un et de l’autre et dès le début, le climat est quelque peu électrique entre ces deux personnages que tout semble opposer.

 

L’écriture de l’auteure est vraiment parfaite pour ce type d’histoire puisqu’elle nous tient d’un bout à l’autre de la construction d’une idylle qui bien sûr ne sera pas forcément évidente et semée de quelques embûches.  Ce sont de belles situations que l’auteure a su imaginer pour que la rencontre de Vanessa et Thomas ne soit pas un rendez-vous manqué. Et ce que j’ai aimé, c’est vraiment le côté extérieur de la notion d’application. On est vraiment sur des rencontres concrètes, à l’occasion d’évènements originaux comme le bal ou l’atelier cuisine et donc, on n’est pas du tout dans de banals échanges de messages via une application.

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Les échanges sont parfois incisifs ou parfois touchants. On se prête facilement à sourire, voire à rire et on est sans aucun doute possible sous le charme de l’ambiance de Noël que l’auteure à parsemer tout au long de son roman.

 

« Non, cette femme n’est pas Cendrillon ! Elle a tout de la méchante belle-mère de Blanche-Neige ou de la maléfique sorcière de la Belle au Bois dormant. Elle ne réussira pas à m’amadouer »

 

 

C’est vrai qu’au début, on peut facilement se demander comment une romance pourrait bien éclore entre deux êtres qui n’ont pas la même conception de l’amour et des relations amoureuses. Et même si l’histoire va assez vite – ce qui est souvent le cas en romance de Noël -, l’auteure a su développer une histoire cohérente ; malgré certaines petites choses qui peuvent faire lever les yeux au ciel, parfois.

 

Ce que j’ai le plus regretté, c’est certainement le comportement de Thomas envers Annabelle – pour qui a lu l’histoire – et la réaction de Vanessa par la suite. J’avoue que j’ai eu du mal avec cet aspect de l’histoire qui m’a agacé compte tenu de la première impression que Thomas donne et qu’un certain passage donne une notion de prévisible dont je ne suis pas spécialement friande.  Après, ça fait partie des codes de la romance donc un peu logique.

 

C’est malgré tout une belle romance, tout en douceur et en rebondissements, que Sarah FAY offre à ses lectrices. Comme toutes les histoires de Noël, le schéma est respecté ; ajouté à cela une petite touche originale qui apporte un très beau moment de lecture. Alors, si vous voulez passer un bon moment de détente avant Noël, n’hésitez pas : c’est une des romances de Noël issue de Stories by Fyctia, à découvrir.

 

 

« L’amour. Qu’est-ce que ce sentiment ? Qu’est-ce qu’il peut m’apporter ? Rien à part de la tristesse, de la frustration et des désillusions. La vie n’est faite que de pertes. Plus on s’attache, plus on devient dépendant, et plus la chute est douloureuse lorsqu’on perd cet amour »

 


25/07/2021
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La miraculée de Noël / Angéline RICHARD

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Alerte coup de  pour cette histoire d'Angéline RICHARD issue de Stories by Fyctia que je remercie vraiment pour l'envoi. C'est avec une héroïne qui prend ses cliques et ses claques pour plaquer son compagnon depuis 6 ans, que débute cette romance de Noël certes toute simple mais d'un style vraiment particulier et très efficace.

 

Comment ne pas parler de la couverture simple mais tellement belle et efficace pour vouloir se plonger dans ce mini-roman de 175 pages ! Impossible, je l'adore ! Et le titre et le synopsis parfaitement choisis ; pour chacun, aucun autre n'aurait mieux convenu ! La miraculée de Noël

 

Et puis vient le moment où l'on rentre dans le vif du sujet. Et quel sujet que nous offre là l'auteure ! En le découvrant, j'avais quelques craintes quant à la suite de l'histoire. Et au final, je ressors vraiment ravie de ma rencontre avec Hannah, 25 ans, qui, grâce à une force mentale enfin arrivée, quitte Josh, son compagnon qui ne sait que se montrer maltraitant verbalement envers elle et sous l'emprise duquel elle se trouve depuis trop longtemps. Un énième évènement est le déclencheur de ce qui s'annonce comme une seconde chance de retour à la vie.

 

« Il y a un an, j’aurais tout laissé tomber pour l’éteindre et lui promettre que je n’irais nulle part. Ce temps est révolu »

 

C'est de manière logique, même si ça fait bien longtemps qu'elle s'est éloignée, qu'Hannah revient chez ses parents à Little Falls pour se ressourcer et reprendre des forces auprès de ceux qui tiennent à elle plus que tout, malgré le passé qu'elle avait choisi.

 

Lorsque sa route va croiser à nouveau celle de Cole, ancien camarade d'école qui n'avait d'yeux que pour elle jusqu'à son départ, la réalité des retrouvailles va lui montrer le véritable visage du sentiment amoureux. Peu habituée à être traitée telle que le mot amour le laisse entendre, c'est un véritable second apprentissage qui attend la jeune femme pour s'octroyer enfin un droit au bonheur, sans culpabilité.

 

Comment Hannah pourra reprendre goût à la vie et croire en un possible bonheur après avoir connu la violence des mots et la maltraitance psychologique ?

Est-ce que Cole, auquel elle n'a pas accordé une seule chance six ans auparavant, saura faire table rase des erreurs passées pour être celui qui lui apportera une sécurité tant méritée ?

 

Pour une histoire aussi courte, autant dire qu'elle contient tout ce qu'il faut pour être lue d'une traite. Moi qui suis une véritable tortue en lecture - surtout en numérique -, je l'ai dévoré car elle est assez inhabituelle pour une romance de Noël.

 

Hormis, une ou deux petites choses qui m'ont interpellée, c'est une très belle découverte. Et ceci, tiens pour beaucoup dans les personnages et la construction de l'histoire.

 

Avec sa force mentale, parfois altérée par des moments de doute légitimes, Hannah porte le contenu de ce roman d'un bout à l'autre. J'ai aimé voir l'évolution de cette jeune femme fragilisée par un amour malsain et le retour à la vie qu'elle est enfin capable de faire auprès des siens.

 

« Cole voudra-t-il toujours de moi lorsqu’il découvrira la vérité à mon sujet ? »

 

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C'est sans aucune précipitation qu'elle réapprend à vivre et l'auteure a parfaitement respecté toutes les étapes de cette reconstruction émotionnelle. Compte tenu que c'est une romance de Noël, l'histoire se déroule sur un laps de temps assez court (1 mois maximum) mais l'écriture est telle qu'on n’a pas l'impression que le déroulement va trop vite ou que certaines situations semblent trop évidentes ou trop précipitées. Le thème de Noël est très bien illustré tout au long de l'histoire, sans aucune surcharge.

 

« Le chemin sera long. Je veux cependant croire qu’il n’est pas impossible à arpenter »

 

Dans ce roman, même s'ils ne sont pas trop nombreux, j'ai aimé tous les personnages (sauf Josh bien entendu) car chacun à sa manière apporte sa contribution pour qu'Hannah se reconstruise dans les meilleures conditions. Ce qui, après le chaos d'un passé douloureux, apporte un climat apaisant et réconfortant ; et ça fait du bien de lire quelque chose comme ça.

 

Bien sûr, ses parents sont en tête de liste car comment ne pas les aimer et ne pas être admirative et respectueuse envers les actes et les paroles qu'ils ont envers leur fille. C'est une très belle illustration de l'esprit de famille et de l'amour parental qui est au cœur de ce roman. La mère d’Hannah est un personnage imaginé juste comme il le fallait : la douceur et l’instinct maternel incarnés.

 

« Je la contourne avant qu’elle ne mette ses compétences de détective à l’épreuve. Cette femme qui n’a jamais mis les pieds dans un commissariat pour autre chose qu’apporter des donuts aux quelques policiers, possède des capacités de déduction que le FBI jalouserait »

 

Et puis il y a Cole, l'ami d'enfance qui n'a jamais quitté cette ville où il a tant de souvenirs ; notamment celui d'Hannah qu'il n'a pas su convaincre, à l'époque, qu'ils étaient faits l'un pour l'autre.

 

Celui qui n'a en aucun point changé, sauf le fait d'être devenu un homme, est la représentation même du héros qu'on aimerait trouver dans toutes les romances. Je serais même tentée de dire qu'il est parfait. Il est doux, attentionné, respectueux envers les femmes et surtout, à aucun moment il n'y a de reproches de sa part sur le passé, ni de jugement sur ce qu'a été la vie d'Hannah ces 6 dernières années. Le petit plus romantique : son travail. Peu commun et j'adore l'idée !

 

« Tu peux tomber amoureuse sans te sentir coupable »

 

Quelque chose qui m'a vraiment plu, c'est la manière dont l'auteure a traité le personnage de l'ex, Josh. Je ne vais pas approfondir ce point car ce serait spoiler mais c'est très bien pensé. Et surtout ça amène beaucoup de crédibilité à la suite de l'histoire en ce qui concerne le ressenti et la façon de penser d'Hannah. J'avoue que concernant Josh, j'ai eu une petite inquiétude jusqu'à la fin mais heureusement, elle était infondée.

 

C'est un thème difficile et loin d'être anodin que l'auteure traite dans cette histoire et l'exercice est très réussi. Aucun malaise n'en ressort à la lecture, toutes les étapes sont bien pensées et elle n'a pas traité le sujet à la va-vite. Le pari était risqué mais il est gagné.

 

Ce roman est la preuve parfaite que ce n'est pas à la taille importante d'une histoire qu'on y trouvera forcément la qualité. Ici, tous les éléments sont réunis pour qu'on passe un excellent moment de lecture aux côtés de ces protagonistes et même certaines petites choses qui m'ont titillée n'ont pas réussi à me faire lâcher ce livre.

 

C'est vraiment une très belle histoire, parfaitement bien écrite. L'auteure a su se concentrer sur le principal pour en faire une lecture qui mérite qu'on s'y arrête. Alors n'hésitez pas, à votre tour, à vous arrêter, ne serait-ce que quelques heures, à Little Falls. Si vous croyez en la magie de l’amour (et de Noël pourquoi pas), il y a peu de chance que vous soyez déçue. Très belle lecture !


18/07/2021
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Amour, flocons de neige & pudding / Mills COLEMAN

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Lorsque j'ai découvert cette histoire parmi les Services Presse de Stories by Fyctia, que je remercie pour l'envoi, j'ai trouvé la couverture très attrayante et illustrant parfaitement une romance de Noël. Ce qui aurait pu me faire hésiter, c'est l'âge des personnages qui relève plus du Young Adult que de la romance que je lis habituellement. Mais je me suis quand même laissée tenter pour retomber – très, très loin - en adolescence et partir en voyage scolaire avec Louise, Adam et tous leurs ami(e)s.


De manière assez incroyable, je suis rentrée très facilement dans cette histoire, assez courte, que j'ai lue en à peine ½ journée. Pour dire si ma lecture m'a plu. !


Comme le mentionne le synopsis disponible ici, c'est à la veille d'un départ en voyage scolaire en anglais renforcé à Londres, qu'on rencontre Louise, jeune adulte de 17 ans qui vient de subir une cruelle désillusion sentimentale avec un garçon de son lycée. Le jour du départ, devant laisser sa meilleure amie Lola, elle retrouve d’autres élèves qu’elle ne connaît quasiment pas, dont son voisin, Adam avec qui elle a été amie quelques années et que la vie a séparés alors qu'ils sont voisins. Dix jours en terre britannique vont lui permettre de re-découvrir son ami, de s’ouvrir à de nouvelles amitiés et de reprendre peut-être la leur, là où elle s'était arrêtée. Et pourquoi pas, plus qui sait ou bien subir une nouvelle désillusion... 

 

Les voyages forment la jeunesse dit-on ! Celui-ci apportera-t-il enfin l’amour tant espéré par Louise pour qu’elle vive elle aussi un Happy End ?

Au contact de celle qu’il a connu fillette et qui est devenu une jeune femme, Adam saura-t-il ouvrir les yeux sur ce qui l’entoure pour lui donner une chance de retrouver enfin celle qui faisait partie de son passé ?

 

« Amour, flocons de neige & pudding » est une romance de Noël qui sort un peu de l’ordinaire. Le fait que deux jeunes adultes de 17 ans en soient les protagonistes m’a fait voir la romance de Noël autrement. Mais vu leur âge – même mes propres enfants sont plus âgés qu’eux -, je me suis plus identifiée à leurs parents qui sont vraiment importants pour une grosse partie de l’histoire.

 

Ce roman écrit du seul point de vue de Louise, malgré quelques petites coquilles sans gravité, est vraiment bien écrit, construit et travaillé dans les moindres détails. Le seul bémol, selon moi bien sûr, c’est que je n’ai pas ressenti l’esprit de Noël plus que ça. Et je me suis interrogée sur sa classification littéraire. Tout dépend, bien sûr, ce qu’on attend de Noël dans les livres. Même s’il y a beaucoup de références dans l’histoire, ça m’a semblé un peu léger mais sans incidence sur mon avis.

 

J’ai vraiment aimé la 1ère partie qui concerne le voyage scolaire en question. Belle base à cette histoire qui se construit, au gré de visites et moments d’échanges, dans laquelle les deux personnages se redécouvrent après plusieurs années sans se côtoyer plus que ça. C’est mignon et touchant ; forcément comment ne pas craquer. Et quand il y a la bande de potes à côté, on s’attache évidemment à eux et à leur quotidien.

 

Louise est un personnage qui manque de confiance en elle et pourtant elle ne veut qu’une chose : aller de l’avant. Jeune fille sans histoire qui a une réputation de fille prude et coincée, proche de sa famille, lectrice de romances, elle rêve d’un amour tel qu’on le lit dans les romans. Mais la vie n’est pas un roman et après une cruelle désillusion avec un certain Maxence, son manque de confiance s’accentue jusqu’à le sujet épineux de l’amour. Et à 17 ans, les revers peuvent être terriblement douloureux.

 

« Je ne fais pas partie des filles que les garçons regardent. Je ne les intéresse pas, ils me trouvent trop prude, sûrement pas à leur goût. Bref, je ne suis clairement pas séduisante ou désirable. Je désespère un peu qu’un jour un mec finisse par me voir différemment »

 

Lorsqu’elle redécouvre Adam, qui n’est plus le petit garçon qu’elle connaissait mais bel et bien un jeune homme plus qu’agréable à regarder, on a l’impression qu’ils ne se sont jamais séparés et que tout reprend comme avant. Leur complicité est évidente sauf que maintenant ils sont à l’âge des premiers émois, du regard sur l’autre qui change, d’un désir d’émancipation de familles parfois trop protectrices, etc… Il ne se présente pas comme le bad boy du lycée ; et se révèle être tout le contraire malgré quelques petites maladresses légitimes.

 

« Le Adam séducteur est de sortie et il ne joue pas du tout dans la même cour que moi »

 

Avec Louise et Adam, on se laisse porter par un rythme que ne faiblit jamais car soigneusement entretenu par l’auteure. On assiste à ce lien qui va grandissant entre eux, à leurs chamailleries qui apportent une ambiance légère et qui les gardent bien au chaud dans leur âge, à leurs moments de rire et de bonne humeur avec leur groupe d’ami(e)s et à leur périple à la découverte d’endroits clés de l’Angleterre.

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Alors toute l’histoire ne se passe pas en voyage scolaire ; heureusement car c’est ce que je redoutais un peu. Après la parenthèse enchantée et passée l’insouciance de la liberté londonienne, l’auteure a pris le soin d’explorer la viabilité de leur histoire au-delà des 10 jours à Londres pour qu’on ne se dise pas que ce ne sera qu’une simple histoire de vacances. J’ai vraiment apprécié ce point qui permet à l’histoire de prendre son temps et en évitant le piège d’une construction trop rapide qui gâcherait l’ensemble. Et surtout il apporte de la cohérence à ce parcours romantique et plein de douceur car l’auteure n’hésite pas à pimenter leur histoire avec des écueils que l’on peut trouver dans une histoire d’adulte et qui permet de tester la force de leur lien.

 

« Je me doutais qu’il avait aussi des défauts. Je n’apprécie juste pas de les découvrir »

 

Concernant les personnages de Louise et d’Adam, j’ai vraiment aimé leur simplicité et leur naturel. Louise malgré son inexpérience et son manque de confiance, n’est pas un personnage agaçant. Même dans ses moments de doute, de questionnement sur l’amour et son besoin d’être constamment rassurée, elle fait preuve d’une certaine maturité. Comme pour donner toutes les chances à cette histoire. Et Adam est en ce point semblable car je l’ai trouvé vraiment patient et attentionné – dans les bons comme dans les mauvais moments -, ce qui est une belle preuve de maturité aussi.

 

Un point qui m’a particulièrement plu c’est qu’on pourrait croire que l’histoire va seulement être portée par Louise et Adam – avec l’aide de leurs ami(e)s – mais il ne faut pas oublier la belle participation des adultes, surtout les mères respectives – les pères étant plus en retrait -. J’ai adoré ce soupçon de complicité et d’humour qu’elles apportent à l’histoire et dans le lien qui les unit à leurs enfants. Les passages les concernant étaient un vrai bonheur à lire et j’ai vraiment aimé l’ouverture d’esprit que l’auteure a choisi de leur attribuer.

 

Extrait :

-  Faut que je te raconte !

Je me redresse pour l’inviter à m’expliquer.

-  Apparemment, ma mère a croisé la tienne, au supermarché.

Je vois où cette histoire va nous mener. Maman… Qu’est-ce que tu as fait ?

- J’ai peur de la suite, confié-je.

Il rigole d’autant plus.

 

J’ai vraiment adoré cette histoire qui aurait pu frôler le coup de cœur si j’avais pu avoir accès à quelques pensées d’Adam, à certains moments, et que j’avais su appréhender l’esprit de Noël tel que l’auteure l’a intégré à son roman. J’ai passé un plus que bon moment de lecture et je vous recommande vraiment de la découvrir ! Bonne lecture Sourire


14/07/2021
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Vegas, Sex & Secrets / Alexia CLEMENS

« Est-ce mal de vouloir plus que la moitié ».png
J’ai découvert Alexia CLEMENS lorsque j’ai postulé pour découvrir sous Service presse, le 1er tome de La Dark Romance d'Alexia PERKINS, parue en auto-édition  « Déchéance ».

 

Ce fut une sacrée rencontre livresque et lorsque m’a été offerte l’opportunité de lire son roman à 4 mains avec Elly Jade, paru aux Editions Addictives, j’ai cédé à la tentation de la découvrir sous une autre facette. Et par la même occasion de découvrir une nouvelle auteure dont je n’avais jamais entendu parler jusque-là. Merci aux auteures et aux Editions Addictives de m’avoir permis de passer un si beau moment en compagnie de Joyce et Jayden.

 

Autant dire que la couverture et le synopsis donnent déjà le ton sur une histoire plus colorée que ce que je connaissais d’Alexia et je suis toujours preneuse d’un peu de légèreté. Et surtout, j’aime beaucoup voir les auteures changer de registre et me rendre compte de ce que ça peut donner. Sur cette lecture-là, je ne suis absolument pas déçue.

 

Même si on est sur un schéma assez classique d’histoire, c’est un très bon moment de lecture qui attend la lectrice/le lecteur qui va plonger dans « Vegas, Sex et Secrets » qui se lit en toute simplicité et très vite de par son mini-format (180 pages en numérique). Quand j’ai découvert la taille de l’histoire – assez peu commune pour cette maison d’édition -, j’avoue avoir appréhendé une lecture trop simple et avec des enchaînements déjà vus. Mais dès les premières pages du prologue, j’ai vite oublié mes craintes tellement j’ai adoré le début de l’histoire et la tournure qu’elle me laissait entrevoir.

 

C’est à Vegas, à la fin de leur séjour entre copines, pour fêter une belle réussite professionnelle, qu’on rencontre les trentenaires Joyce, Ella et Alix, amies soudées depuis l’Université. La première est très réfléchie, responsable et posée alors que les deux autres sont totalement opposées : un peu fofolles et déjantées – surtout Ella -. Joyce est le pilier de cette bande d’amies qui sont liées par bien plus qu’une solide amitié : elles sont également copropriétaires d’une boutique d’un genre un peu particulier.

 

Joyce, juriste dans un cabinet d’expertise comptable, qui a un passé sentimental lui ayant laissé des traces marquantes, est une romantique qui ne croit plus en l’amour et surtout qui ne veut plus souffrir. Mais pour un soir, juste un soir, elle décide de passer outre ses principes pour vivre une nuit de sensations depuis longtemps oubliées mais une seule nuit ! « Une seule nuit Joyce, lâche-toi ! »

 

« Il n’a pas besoin d’être un dieu grec, mais chérie, tu dois t’envoyer en l’air ! C’est une question de survie »

 

Le destin va mettre sur sa route, Jayden, 35 ans, son frère Andy et ses amis Daren, Kian et Liam, qui s’apprêtent aussi à terminer leur séjour à Vegas. Un seul verre, la chaleur qui monte sur la piste de danse, une tension sexuelle qui ne peut qu’être au maximum et une proposition indécente de « sexe sans attache », que cette seule nuit commence ! Après tout, ce qui se passe à Vegas reste à Vegas ! Ou se termine dans un lit …

 

Est-ce qu’une nuit, une seule, peut réellement changer le cours de deux vies qui ne s’y sont pas préparées ?

Qu’adviendra-t-il des convictions que Joyce et Jayden ont sur l’amour et la vision qu’ils en ont dans leurs vies respectives ?

 

Je serais tentée de dire que « Vegas, sex et secrets » pourrait s’apparenter à une jolie comédie romantique. Un titre qui s’y prête vraiment, un contenu qui renferme tous les ingrédients nécessaires, des personnages diversifiés ; bref, un vrai bon moment de lecture sans prise de tête. Pas besoin de réfléchir ; juste se laisser porter par les chapitres qui défilent au rythme soutenu des pages qui se tournent.

 

Pour être franche, c’est assez rare que je lise ce genre d’histoire et pourtant je me rends compte que ça permet un peu de se renouveler et de sortir d’une routine bien réglée grâce à une certaine légèreté rafraîchissante et divertissante.

 

Malgré un format assez court et un début qui démarre vraiment fort et vite, cette histoire est vraiment bien pensée et construite. Les auteures ont su créer des personnages aussi différents que complémentaires et la rencontre de ces deux bandes d’ami(e)s apporte un enchaînement vraiment abouti. Ils se découvrent les uns, les autres au fil des pages et l’évidence entre eux est vraiment indéniable. Ils étaient faits pour se rencontrer.

 

« C’est bien plus qu’une amie, c’est une partie à part entière de moi. Et quand elle souffre, je souffre avec elle. Joyce… Elle mérite d’être aimée comme ces nanas qu’elle admire tant dans ses romances à la con »

 

Quand on apprend à connaître le vécu de Joyce et de Jayden, on se dit que forcément l’histoire s’annonce compliquée. Joyce, échaudée et blessée en amour, ne sait plus faire confiance aux hommes et elle est donc dans une certaine retenue tout à fait compréhensible face à Jayden, séducteur torride et Don Juan confirmé, qui refuse toute attache sérieuse avec une femme même si elle est une Top 1. Mais il ne faut jamais dire jamais !

 

« Les filles trop sérieuses, c’est comme la syphilis, je les évite »

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Vegas, où leur histoire éphémère aurait dû s’arrêter , n’est finalement que le début d’une succession de péripéties en tous genres qui se poursuivent à Los Angeles, de quiproquos dont on raffole forcément – même si certains sont assez simplistes -, des situations délirantes, des joutes verbales ou réparties croustillantes, de sensualité sous haute tension, etc…

 

Sous couvert d’une certaine légèreté, il ressort quand même des thèmes forts qui apportent une belle cohésion à l’ensemble qui permet d’appréhender certaines invraisemblances de manière plus indulgente. Notamment pour le personnage de Joyce dont je n’ai pas toujours partagé la réaction face à certains évènements mais que j’ai su comprendre malgré tout.

 

Avec une narration interne à deux points de vue, les auteures nous permettent d’entrer pleinement dans cette histoire vraiment prenante qui est portée par des personnages attachants et attendrissants. De par leurs histoires passées, il est impossible de ne pas les aimer. Ça vaut autant pour Joyce et Jayden que pour les deux amies Ella et Alix qui, en creusant un peu, ne sont pas si fofolles que ça. Cette représentation de l’amitié au féminin est une très belle réussite dans ce livre, qui allie émotion et rire garantis avec ces deux cerbères qui veillent sur leur amie et n’hésitent pas à jouer des réparties verbales hautes en mots et en couleur. A ce jeu-là, la palme revient à la pétillante Ella, évidemment.

 

« Ce type est mon idole. Il se casse le cul à organiser une soirée romantique et, malgré la perche que tu lui as tendue, il n’a pas voulu que tu saisisses la sienne ? J’en reviens pas ! »

 

Même s’il n’y a aucune surprise à attendre pour le final de cette histoire, j’ai adoré les épilogues qui la clôturent de manière vraiment complète. Et oui, j’ai bien dis : les épilogues. Mais vous n’en saurez pas plus ; à vous de découvrir cette particularité par vous-mêmes.

 

Avec « Vegas, sex et secrets… », les auteures ont réussi l’exploit de concentrer, en un mini-roman, tout ce qu’il faut pour passer un vrai moment de détente. Pour moi qui ne suis pas forcément adepte d’histoires aussi courtes – de même que celles trop longues -, je sais reconnaître que c’est un pari réussi jusqu’au dernier point des remerciements.

 

Alors si vous recherchez une certaine originalité où se mêlent humour et sensualité, où raison et désir se battent la première place et une lecture courte, simple mais efficace, c’est ce roman qu’il faut glisser dans votre PAL de l’été pour quelques heures en oubliant tout, sauf ce qu’il se passe à Vegas et à Los Angeles … Très belle lecture !


11/07/2021
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Hot blue / Danielle GUISIANO

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Lorsque Danielle GUISIANO m'a contacté pour découvrir son dernier roman, "Hot blue" paru en auto-édition, je n'ai pas du tout hésité. Même si je n'ai pas lu tous ses écrits -  seulement ceux parus depuis 2019 -, j'ai été ravie de pouvoir lire à nouveau sa plume. Merci Danielle pour me renouveler ta confiance sur ce nouveau titre.

 

J'avoue que même si elle a beaucoup de potentiel, la couverture n'est pas ce qui m'a convaincue de me plonger dans cette histoire. Mais c'est bel et bien, le synopsis qui m'intriguait fortement car j'avais du mal à imaginer quel contenu m'attendrait.

 

Les dernières histoires de Danielle, pour qui la lit régulièrement, sont de vrais parcours de vie que traversent ses personnages. Et là, Elsa, jeune étudiante en droit, ne déroge pas à ce schéma lorsque, du jour au lendemain, elle plaque une vie toute tracée à Paris, dans un monde qu'elle n'a pas choisi et qu'elle exècre, pour se réfugier, en Provence, chez sa grand-mère Nina dont elle souhaite reprendre l'activité de couturière.

 

Lorsque sa route croise à nouveau celle de son amie d'enfance Charlie, sur le point de se marier, Elsa ne se doute pas que sa vie va s'en trouver chamboulée. D'autant plus, lorsque son regard va se perdre dans celui de Lorn, frère de son amie et assumant parfaitement son homosexualité. Le comportement ambigu de ce dernier envers Elsa laisse présager un été où les fêtes ne seront pas les seules à être sulfureuses et à compter duquel tout l'avenir de la jeune femme se trouvera impacté.

 

Alors attention : Danielle GUISIANO signe là une histoire qui rentre tout à fait dans la catégorie "Ou ça passe, ou ça casse". Et il m'a fallu un petit temps d’adaptation pour m'habituer au contexte dans lequel va évoluer Elsa. Car c’est bel et bien une histoire qui sort des sentiers battus et qui peut déranger par la particularité qu’elle renferme. Personnellement, j’ai l’esprit assez ouvert et lucide donc ça ne m’a posé aucun problème.

 

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé ce cadre enchanteur du Sud, si cher à l’auteure, dans lequel elle pose grand nombre de ses histoires. L’été, la chaleur de la Provence et voilà Elsa, débarquant pour se ressourcer auprès de sa grand-mère  légèrement excentrique qui, dès la première rencontre, ne peut que nous charmer et nous attendrir. Cette grand-mère qui semble à l’opposé du reste de la famille qui ne sait que dicter sa conduite à Nina et chercher à lui imposer un avenir dont elle ne veut plus. Nina est un personnage essentiel dans la vie d’Elsa, car elle est de bon conseil sans jamais chercher à lui imposer quoi que ce soit. Et avec Charlie, l’amie d’Elsa, ce sont vraiment deux personnages importants et que j’ai apprécié.

 

Bienvenue en Provence pour un été pas comme les autres où la chaleur ne sera pas seulement due à la météo ambiante.

 

A l’aube d’une indépendance bien méritée, Nina saura-t-elle rester maître de ses émotions et de ses sentiments pour affronter une histoire comme elle n’en n’a jamais vécu ?

Le beau et intriguant Lorn saura-t-il pousser la jeune femme dans ses retranchements ?

 

« Hot blue » est typiquement le style d’histoire que j’aime lire car pas vraiment de tout repos. Alors oui, romance il y a mais d’un genre qui interpelle, qui fait se questionner sur nos propres visions de l’amour atypique et surtout romance déroutante qui prend son temps et dont le Happy End n’est pas forcément acquis.

 

Elsa est un personnage féminin qui, malgré une prise de conscience un peu tardive, décide de reprendre sa vie en main. Fée aux mains d’or, elle veut s’épanouir en faisant ce qu’elle aime et force est de constater que tout au long du roman, elle va montrer qu’elle a choisi la bonne voie professionnelle. Cette facette du personnage est quelque chose que j’ai vraiment apprécié et que j’ai eu plaisir à découvrir au fil des chapitres.

 

Avec le choix d’une narration unique, du point de vue féminin, l’auteure sème le trouble dans les esprits et met à mal notre patience en entretenant un certain mystère autour de Lorn, personnage masculin dont la complexité et l’ambigüité le rend attirant. Bizarrement, même si certains points ne plaident pas en sa faveur au départ de l’histoire, j’ai immédiatement aimé ce protagoniste qui est en pleine quête identitaire en matière de sentiments. Pris dans une relation alternant ruptures et réconciliations avec un partenaire plus néfaste que bénéfique pour lui, son comportement est assez perturbant. Comme s’il se complaisait dans des relations toxiques alors que l’amour, le vrai, n’est peut-être pas loin.

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Après des débuts chaotiques, une attraction et une complicité entre ces deux êtres est bien présente semant le doute dans notre esprit mais aussi dans celui d’Elsa qui ne sait pas comment interpréter les actes et paroles de Lorn, la menant à faire des choix de comportement contestables et risqués. Simple amitié, sensuel jeu de séduction pour une amourette d’été ou réel amour non assumé ? De nombreuses questions se cachent sous des moments de confidence à cœur ouvert, de moments de partage en toute simplicité, de paroles aussi dures que douces et de longs moments de séparation et de silence assez déroutants.

 

« Lorn me voit comme une amie, une simple amie… et c’est à moi de décider si je suis prête à m’en contenter »

 

Dans cette histoire qui ne semble avoir aucun avenir, Elsa et Lorn se faisant plus de mal que de bien, on se laisse prendre au jeu des longues séparations et brûlantes retrouvailles aussi intenses qu’éphémères. Et on se demande quelle est la finalité d’une telle histoire à laquelle il vaudrait mieux mettre un terme. Mais tout le monde sait qu’en amour rien n’est facile et certaines décisions ne sont jamais évidentes à prendre.

 

« Je crève d’envie de te découvrir, Elsa Vauclerc. Et c’est tellement nouveau pour moi »

 

Ce parcours que l’on partage avec Elsa et Lorn, au fil des pages, ne sera pas un long fleuve tranquille. Ce qui pourrait être l’été de tous les espoirs va s’annoncer comme le début d’une histoire sous haute tension dont la construction de longue haleine devra essuyer quelques tempêtes, quelques embûches avec des éléments perturbateurs et des révélations touchantes soigneusement imaginés par Danielle mais aussi avec pas mal de sensualité et d’émotion. Comme le dit si bien l’adage « Après la pluie vient le beau temps » mais rien n’est moins sûr que cela se vérifie à chaque fois et que ça s’applique à l’histoire d’Elsa et Lorn. En romance, tous les espoirs sont permis alors qui sait.

 

« Ses doigts caressent ma peau avec tendresse. Il m’a demandé de lui apprendre. Mais lui apprendre quoi ? L’expert, c’est lui, et je préfère ne pas imaginer comment, ou qui, l’a formé à cet art de la volupté »

 

Cette histoire authentique sous la toujours très talentueuse plume de Danielle GUISIANO ne se lit pas simplement, elle se dévore. Alors si vous voulez une lecture différente, une lecture atypique de par son thème, une lecture surprenante et attachante, « Hot Blue » est, à l’approche des vacances, la lecture à glisser dans votre pile à lire pour l’été. Ne pensez plus à rien et laissez-vous porter avec cette très belle lecture en compagnie de Elsa et Lorn sous le soleil provençal !


11/07/2021
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Un ex sous le sapin / Mary FLORISOONE

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Blizzard, vous avez dit blizzard ? Et oui, c'est sur ce problème météo que débute cette nouvelle lecture "Un ex sous le sapin" de Mary FLORISOONE, issue de Stories by Fyctia que je remercie pour l'envoi. Gros craquage sur une couverture comme je les aime, pour une petite romance de Noël bien sympathique.


A l'approche de Noël, Sophia prépare activement son départ pour passer les fêtes de fin d'année chez ses parents dans le Nevada, avec son fiancé Nolan. Ce dernier ne pouvant se libérer à temps pour prendre le même avion qu'elle, c'est seule qu'elle rejoindra sa famille le lendemain.


Sauf que qui dit Décembre, dit météo capricieuse. Une tempête de neige au réveil avec une électricité aux abonnés absents, un portable complètement déchargé et les vols annulés, Sophia se retrouve coincée dans son immeuble. Mais c'est compter sur la providence – ou un mauvais coup du sort - qui la remet en présence de son ex Victor, sauveur inattendu d'une situation compliquée.


Trois ans après leur rupture, le cœur de Sophia n'est plus à prendre. Mais "le cœur a ses raisons que la raison ignore" et sur ces retrouvailles impromptues, l'esprit de Noël pourrait bien saupoudrer un peu de magie... ou pas...


Que va réveiller en Sophia, le retour de celui qui l'a abandonné trois ans plus tôt ?
Pour quelle raison Victor choisit-il de revenir après une si longue absence ?

 

C’est une histoire d’apparence toute simple, sur un laps de temps assez court, que nous offre l’auteure dans le thème « romances de Noël » et qui se lit vraiment très rapidement et très facilement. Et pourtant, compte tenu du début, j’avais un peu peur d’être en présence d’une sorte de huis-clos et que l’histoire tourne en rond au bout d’un moment. Surtout qu’on est sur une narration externe qui ne m’emballe jamais beaucoup, ça n’est un secret pour personne. Et bien, pas du tout !

 

Ce roman qui se décompose en deux parties prend son temps avec un début qui ne se précipite pas pour poser l’histoire et les personnages. Alors c’est vrai qu’on ne se perd pas avec une multitude de protagonistes et j’apprécie toujours ça. Ce choix est judicieux et permet de vraiment appréhender l’histoire passée de Sophia et Victor qui ressurgit alors que la jeune femme ne s’y attendait pas. Ce passage permet de beaux échanges en toute sincérité entre ces deux personnages que plus rien ne semble unir et qui apportent, à mon sens, une belle dose de romantisme qui donne le ton sur la force des sentiments contenus dans ce roman.

 

Productrice télé sur une célèbre chaine, elle n’en reste pas moins une jeune femme qui a souffert d’une rupture déconcertante. Et même, si son passé est bel et bien derrière elle, lorsque celui qui a disparu assez soudainement réapparait tout aussi soudainement, les questions et les doutes s’emparent d’elle. Et quand la proximité n’est réduite qu’à un palier, autant dire que ça n’aide vraiment pas. Et que ça peut expliquer beaucoup de choses au fil des pages qui se tournent.

 

« Elle écoutait ses sentiments, même si la raison lui soufflait

autre chose »

 

Le fait que cette histoire soit écrite à la 3ème personne n’aide pas à s’attacher vraiment aux personnages mais malgré tout, j’ai adoré Victor même si j’avoue que j’ai eu du mal à cerner le pourquoi du comment de son retour. On sent que c’est un homme plein d’humanisme et d’empathie ; toujours prêt à aider les plus défavorisés. Moi qui suis une adepte du double point de vue, le sien m’a cruellement fait défaut pour le coup. Bien évidemment, on finit par savoir pourquoi mais ça n’est pas évident. Seul petit bémol le concernant : je l’ai trouvé assez passif et pas très combattif même si c’est tout à son honneur de ne pas vouloir endosser le costume de briseur de couples et d’être si compréhensif !

 

Sophia est une jeune femme bien dans son job et dans son couple avec Nolan. Elle est très attachée à sa famille et notamment à son frère Baxter, qu’elle n’a pas vu depuis 5 ans et qui revient dans des circonstances un peu délicates. Raison de plus pour que la jeune femme ne loupe pas CE Noël !

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J’avoue que j’ai eu un peu de mal avec certains aspects de son personnage, même si je pense avoir compris le choix de l’auteure. Le plus déstabilisant pour moi a été son choix de comportement envers son fiancé – même s’il est loin d’être parfait - : un peu comme si elle fuit devant ses responsabilités. Je suis assez indécise sur le fait qu’il y ait ou non triangle amoureux et tromperie – je penche pour le non – mais j’ai ressenti comme une immaturité par moment ; peut-être par déni ou par instinct de protection pour pouvoir gérer la situation qui se présente à elle. Ça n’enlève pas le fait qu’elle est drôlement attachante et que la voir évoluer dans le cocon familial, si soudé, fait oublier ce petit point négatif qui m’est propre.

 

« Sophia ne put s’empêcher de ressentir de l’amour envers le Victor du passé. La reconnaissance qu’elle éprouvait devenait néanmoins inutile. L’homme de l’autre côté du palier n’était plus celui des lettres »

 

Dans ce roman, beaucoup de faux pas sont imputables à l’un comme à l’autre à cause de peurs légitimes et il est assez difficile d’imaginer la manière dont l’histoire va se terminer. L’auteure sème le trouble par les actions et réactions de ses personnages et malmène nos émotions à maintes reprises. Elle soulève des thèmes forts, notamment concernant Baxter, le frère de Sophia qui est vraiment proche d’elle et leurs échanges laissent vraiment transparaître cette complicité  et cet amour fraternel. Un spin-off le concernant, peut-être ?

 

« J’ai peur que ta vie se résume à ce qu’on avait auparavant »

 

Dans cette histoire de Noël, le thème est bien présent et parfaitement respecté. La neige y est bel et bien présente – et pas qu’un peu -, les préparatifs de cette fête incontournable sont respectés dans les règles de l’art, l’ambiance familiale et ses valeurs essentielles sont parfaitement développées qu’on pourrait presque se croire accueillie au sein de leur famille dans le Nevada. Tous les codes sont appliqués comme il se doit.

 

Comme toutes les romances de Noël écrites avec les bons ingrédients, « Un ex sous le sapin » a le mérite d’apporter un très bon moment de lecture à qui s’y plonge, malgré quelques imperfections sans gravité. Et comme il n’y a pas un ressenti de lectrice identique à un autre, c’est une histoire à découvrir et qui ne vous laissera pas de glace, surtout si vous êtes friande de ce genre que certaines peuvent dévorer toute l’année. Alors, prête à affronter la tempête ? Bonne lecture !


11/07/2021
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Unité d'élite - T.2 / Loraline BRADERN

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C'est dans une parfaite continuité que commence ce 2nd tome, là où s'était arrêté le 1er. C'est au cours d'une mission musclée mais bien différente de toutes celles qu'ils ont connues, que Storm et ses hommes interviennent. Des enjeux d'une toute autre nature nécessitent la réussite de l'opération ; ils n'ont pas droit à l'échec.

 

Compte tenu qu'il s'agit d'une suite et que le risque de spoiler est grand, seul mon avis sera donné sur les points positifs mais aussi négatifs - qui me sont propres bien entendu -.

 

C'est avec beaucoup de retard que je rends ma chronique de ce SP qui m'a un peu malmenée ; tant et si bien que j'ai relu ce 2nd tome une 2ème fois pour être sûre de mon avis. Parce que c'est bien la première fois que je me retrouve face à un tel ressenti oscillant entre l'adoration et l'agacement.

 

J'avais adoré le 1er tome qui était surtout axé sur l'aspect militaire de l'histoire ; la romance étant vraiment en retrait. Mais là, c'est l'inverse qui se produit ; la "romance" prenant le pas sur le reste. Et j'avoue que j'ai eu un peu de mal avec certains aspects de la romance. Et ça, en partie à cause d'Alyssandra, l'héroïne féminine qui m'est apparue tout autrement que dans le T1 et qui faisait tourner l'histoire un peu en rond sur une petite partie du livre. C'est bien la première fois qu'une héroïne m'agace autant et que je trouve que trop c'est trop.

 

Et pour cause, je pense être passée à côté d'un détail de haute importance qui est pourtant parfaitement expliqué et développé par l'auteure mais que j'ai, bien malgré moi, minimisé. Je ne vais pas expliquer de quel détail il s'agit mais il est vraiment à prendre en considération car ça peut changer la donne de manière considérable. Et c'est impardonnable de ma part de ne pas avoir su l'appréhender en temps réel de lecture.

 

Pour rappel, on est dans un univers militaire avec des hommes et des femmes, rompus à toute épreuve ; autant physique que psychologique. Mais sortis de leur contexte professionnel, ils ne sont pas aussi aguerris en terme de sentiments ; ils ont encore du chemin à parcourir.

 

C'est ce que j'ai aimé trouver dans cette suite, notamment concernant Christopher, alias Storm, qui a tout à apprendre et qui apparaît touchant et vulnérable. Et autant dire que pour lui qui pensait que certaines choses seraient évidentes, le constat risque d'être dur à encaisser. Mais paradoxalement, j'ai été un peu chagrinée de voir comment ça se passait pendant un bon moment. Et je trouve ça tellement dommage que j'en ai eu de la peine pour lui alors que ce n'est qu'une fiction. Mais qu’est-ce que je l’ai adoré ! Le découvrir dans sa vie privée après l’avoir côtoyé dans sa vie professionnelle apporte beaucoup à l’histoire car ça nous permet de voir les deux facettes du personnage. Et je ne suis pas du tout déçue, le concernant.

 

« J’ai la sensation d’être un autre, d’être différent. Plus complet. Je ne suis plus un soldat ou une machine de guerre, mais un être humain. J’ai l’impression de retrouver mon humanité, d’avoir le droit d’éprouver des émotions »

 

Mon sentiment un peu perturbé repose en grande partie sur le comportement d'Alyssandra, alias Phénix, par laquelle j'ai été vraiment déçue. Dans ce tome, elle a une façon de penser tellement en décalage avec tout romantisme qu'elle en devient agaçante, à un point que je n'avais jamais connu. Ok, il faut savoir se faire désirer mais là... Elle est en boucle sur une malheureuse phrase prononcée deux ans plus tôt et elle se cache avec une certaine facilité derrière ça. Je comprends parfaitement qu’elle a vécu des choses pas faciles et éprouvantes mais quand même… Du coup, le personnage masculin, super héros dans son boulot, rame et c'est quelque chose qui ne m'a pas spécialement plu. Il fait de son mieux, il est attentionné et protecteur, il propose des solutions mais rien n'y fait ; j'ai trouvé ça un peu répétitif.

 

« C’est inévitable ! Ca ne fonctionnera pas sur le long terme, c’est évident. Et c’est Benji qui paiera les pots cassés au final »

 

Ce qui m'a aussi interpellée concerne une proposition de Storm qui est rejetée, sans appel, par Alyssandra. Mais dans la suite, la tournure des événements fait qu'on se trouve face à une proposition quasi identique venant d'elle et hop, l'affaire est réglée. Tout va bien dans le meilleur des mondes.

 

Dans cette suite, contrairement au premier tome qui ne s'y prêtait pas, les scènes sensuelles et plus explicites ont une belle place. L'attirance entre les deux personnages est indéniable et même si certaines m'ont paru un peu longues et faisant allusion à des termes militaires - ça casse un peu le charme, selon moi -, elles sont bien écrites sans tomber dans quelque chose de déplacé ou d'érotique. Il s'en dégage même une certaine douceur qui contraste avec le reste de la relation entre Christopher et Alyssandra.

 

« Son désir était aussi efficace que le système de guidage d’un missile à tête chercheuse »

 

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Alors c'est vrai qu'il y a certains aspects négatifs dans mon avis - on peut y ajouter les "ma chérie" ou "ma puce" qui m'irritent à chaque fois - mais il n'empêche que j'ai retrouvé la qualité de la plume de Loraline qui maîtrise, encore une fois, cet univers dans lequel elle nous accompagne dès lors qu'elle utilise un vocabulaire adéquat pour insuffler de la réalité à l'histoire.

 

Car au-delà de la romance, le côté interventions des Seals est toujours présent même si seulement partiellement évoqué. On aime retrouver les amies Zora – et son franc parler sans filtres - et Shana, l'esprit de solidarité chez les Seals, l'amitié et l'esprit de famille qui se trouve, ici, plus développé. L'intervention des familles respectives, même si évoluant dans le même monde, apportent de la normalité à l'ensemble et on se prête même à sourire parfois.

 

« Tu ne vas quand même pas choisir un mec pour construire quelque chose de sérieux s’il ne te fait pas grimper au rideaux ? Tu as le droit de t’éclater au pieu, quand même ! »

 

Dans ce tome, on a toujours accès à la vie militaire, ses secrets, ses coups durs et coups bas, au sein de la base. Et ça apporte vraiment un rythme appréciable à cette histoire qui, par moment, nécessitait pour moi une coupure dans l'aspect romance.

 

Cette duologie "Unité d'élite" est vraiment bien écrite  et dans sa globalité, c'est vraiment une très belle découverte dans le style romance militaire. Ça n'est pas ennuyeux à lire car on se laisse porter par les événements avec une certaine facilité et la diversité des personnages fait que le rythme est maintenu d’un bout à l’autre de l’histoire.

 

Comme je le fais à chaque fois avant publication, j'envoie ma chronique aux auteures pour qu'elles n'aient pas de mauvaise surprise avec un post sauvage contenant éventuellement du négatif. J'assume parfaitement cette manière de faire - sachant que je ne reviens jamais sur mes propos -  car, en discutant longuement avec Loraline BRADERN, je me suis rendue compte de ma méprise quant au personnage d'Alyssandra. Et ça, par deux fois ; ce qui est drôlement grave pour moi  et inadmissible pour un SP !

 

Mais même si quelques petites choses m’ont chagrinée - par mon entière faute et incompréhension de détails primordiaux -, j’ai adoré cette lecture que je vous recommande vraiment surtout s’il s’agit de votre genre littéraire. Pour ma part, je n’hésiterai pas à renouveler l’expérience avec d’autres écrits de l’auteure ; merci Loreline pour ta confiance sur ce Service Presse de haute qualité.


11/07/2021
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Et me souvenir de ta mémoire / Cécile BERGERAC

1.pngMon grand-père ce héros ! C’est ainsi que la petite Cécile a toujours considéré son grand-père Marcel à qui elle rend hommage – à sa façon - à travers cet ouvrage poignant et bouleversant de pudeur et de sensibilité. C’est le 2ème roman de Cécile BERGERAC que j’ai le grand bonheur de lire – après « Ferme les yeux et fais un vœu » paru en 2020 chez Hugo Roman - et je suis prête à signer tout de suite pour découvrir une prochaine histoire sous sa plume. Merci à Hugo Roman et Célia pour l’envoi de ce pur moment de lecture que je rêvais vraiment de découvrir et que vous avez rendu possible !

 

Je suis bien loin de mon registre habituel de lecture et sincèrement, ça fait un bien incroyable de lire des histoires tellement bien écrites que je les associerais à un récit 100% vécu. Et pourtant… en refermant « Et me souvenir de ta mémoire », je me suis rendue compte que ce n’était pas le cas. Pour reprendre les termes de la présentation de la maison d’édition, il s’agit « d’une autofiction de ce qu’aurait pu lui transmettre son grand-père de son histoire. Si les fondations de ce récit ont été construites à l’encre de la réalité, c’est celle de l’imagination qui a pris le relai pour lui permettre d’exister ».

 

Expliquer ce qui est réel et ce qui est sorti de l’imagination de l’auteure, j’en serais incapable car j’ai lu cette histoire dans sa globalité sans me soucier du vrai et du faux. Je me suis vraiment laissée porter par ces personnages, ces tranches de vies heureuses ou bouleversées à jamais, ces évènements mentionnés qui même s’ils sont effroyables ne peuvent être ignorés et oubliés. Et surtout, la plume de Cécile BERGERAC m’a happée dans le sillon de sa plume, pour ce voyage à travers les époques passées et présentes sous les mots posés alternativement par Marcel, le grand-père et Cécile, sa petite fille, auxquels viennent s’inviter des passages narratifs externes indispensables pour lier cette histoire de vie.

 

Dès le prologue, j’ai senti l’amour qui allait unir ce grand-père à sa petite fille sur le point de naître à l’automne 1980. Court mais terriblement explicite en matière de sentiments ressentis comme tissés bien avant la naissance de Cécile. Elle est attendue de manière tellement touchante.

 

« Il l’a attendue pendant des mois, guettant chaque signe, observant le calendrier avec impatience »

 

Puis, chose intéressante, l’auteure scinde son histoire en 3 parties et je suis toujours très réceptive à ce genre de technique d’écriture d’autant plus sur ce type de roman : un peu comme « l’avant, le pendant et l’après ». Ça apporte tellement de force à l’ensemble qu’il est impossible de lâcher l’histoire même si on en connait forcément l’issue. Et quand à ces parties, l’auteure associe 3 titres phares du répertoire musical de Jean-Jacques GOLDMAN, je ne peux qu’y être sensible. Surtout lorsqu’il est évident que ces titres sont judicieusement choisis et attribués à chaque partie : 1 - LA-BAS / 2 - PUISQUE TU PARS / 3 - PAS L’INDIFFERENCE

 

Dans cette autofiction, l’auteure aborde des thèmes forts comme les violences conjugales, les humiliations raciales, le déracinement d’une terre natale, la maladie évolutive à laquelle on assiste impuissants, le deuil et sa manière de l’appréhender, les guerres ou autres atrocités contre les hommes, etc… Mais même si ce sont des sujets à connotation triste, ce n’est pas de la tristesse que j’ai ressenti mais une grande émotion qui ne m’a pas quittée jusqu’à la fin. Malheureusement, les thèmes de la maladie et du deuil font partie du cycle de l’existence et de manière très personnelle, pour y avoir été confrontée, j’ai pris le parti de tenter de les appréhender autrement. Ce qui n’empêche pas les larmes de couler et à l’émotion d’être là et bien là. Qu’on ne me fasse pas dire, ce que je n’ai pas dit, soyons bien d’accord avec ça. Je ne suis pas devenue insensible.

 

Cette histoire qui traverse des décennies est vraiment portée par la force de Marcel, le grand-père et par la curiosité de la jeune Cécile, 10 ans, qui veut tout connaître de son aïeul. Mais comme certaines vérités ne sont pas toujours bonne à dire, ni à entendre – surtout pour un enfant de cet âge-là -, ce grand-père qui aime sa petite fille au-delà de tout, va faire un choix de protection en ne lui transmettant que le meilleur et en choisissant d’édulcorer le pire.

 

« Elle a raison, il faudra un jour que je lui raconte l’Algérie. Ce pays où elle n’est pas allée,  qu’elle n’a pas connu, et qu’elle ne connaîtra jamais comme nous l’avons vu. Il faudra qu’elle découvre son histoire, puisque c’est la sienne »

 

Dans ce roman, on découvre la force physique et morale d’un homme qui aime sa terre natale, l’Algérie et qui ne conçois pas de vivre loin d’elle. Même si son enfance n’a pas toujours été rose, il ne se plaint jamais sachant se contenter de ce qu’il a. Au fil de l’histoire, on côtoie l’enfant qui a vécu tant de choses pour devenir un homme qui ne reculera devant rien, ni personne et qui donnera plus aux autres que de chercher à recevoir. Quelles que soient les étapes traversées et les époques vécues, c’est un enfant et un homme entier quels que soient ceux qui croisent son chemin.

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De l’Algérie des années 1920 jusqu’à la France des années 1960, c’est tout un pan d’histoire d’un pays en évolution, qui se déroule comme intimement lié à cette famille qui a tenu, coûte que coûte, pour éviter le déracinement. Mais l’adversaire était plus que fort et malgré les combats menés et remportés grâce à un courage incroyable, la décision finale ne pouvait qu’être l’abdication face à un climat pesant qui s’était emparé de ce pays si cher à leurs cœurs et à leurs esprits. Leur nouvelle terre d’accueil serait la France ; comme le présage d’une vie différente mais peut-être plus apaisée.

 

 

« Il manquait souvent l’accent, occasionnellement le soleil ou l’odeur, qui était moins vive. La couleur faisait également défaut. Comme si rien ne pouvait égaler mes souvenirs. J’ai pu trouver parfois les sonorités chantantes de « là-bas », mais jamais je ne me suis senti aussi bien. Je crois, en fait, que je ne me suis plus jamais senti chez moi »

 

Sauf que dans ce livre, il n’est pas seulement question de la partie traitant des origines et des racines de Marcel qui apparaît comme intouchable et inébranlable face à quoi que ce soit. Car celui qui s’apparente à un héros aux yeux de tous et notamment de ses proches, n’en est pas moins qu’un homme ; seulement un homme, avec ses forces mais aussi ses faiblesses. Et la faiblesse la plus sournoise qui s’insinuera en lui, c’est la maladie.

 

« Comme un enfant, il passe son doigt sur son nez. Ce geste, ce n’est tellement pas lui que je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer. Il me faut apprendre à connaître celui qu’il devient, comme si une autre personne avait volé l’enveloppe de mon grand-père »

 

Deuxième thème fort, traité sans langue de bois et avec honnêteté quant à son ressenti, par celle qui, à l’aube de ses 20 ans, sera touchée au plus profond d’elle, lui apportant une autre image de son grand-père, son héros avec qui elle a connu de si beaux moments et d’échanges épistolaires. Mise face à ses peurs et à ses doutes, passant par les étapes du choc de l’annonce et d’un certain déni, la fillette de 10 ans laissera sa place à la jeune femme de 20 ans qui  va puiser dans tout l’amour qu’elle a pour son aïeul pour ne pas tomber dans la résignation et pour lui apporter tout ce qu’elle peut pour embellir son quotidien et entretenir les souvenirs de son passé afin de maintenir ouvertes les portes de sa mémoire. Toute cette partie du processus donne lieu à de très beaux passages, à de très beaux gestes et actes d’amour même si la réalité se fait de plus en plus présente et insidieuse au fil des chapitres.

 

« La vérité, c’est qu’il n’était juste pas possible que le mal soit là, à nos côtés. On a pensé qu’en le rejetant il s’éloignerait, vexé. Comme si c’était possible… »

 

D’un bout à l’autre de ce roman, il est question d’amour qui traverse les générations : l’amour de Marcel pour sa maman, Zarie, l’amour de Marcel pour sa femme, Yvette, l’amour de Marcel pour sa petite-fille, Cécile et l’amour des uns et des autres pour Marcel. L’amour, le vrai. Celui qui est donné sans rien attendre en retour. Même si les personnages sont assez nombreux, de par le contexte de l’histoire, ils sont traités de manière assez pudique et discrète, comme en filigrane. Ils sont bien là mais en toute discrétion comme pour laisser toute la place au déroulement, sans y interférer, de l’histoire privilégiée de ce grand-père et de sa petite fille.

 

Donner son avis sur un tel roman chargé en émotions et en sentiments si profonds, est toujours délicat. J’aimerais tout dire, vous expliquer tout ce que chaque partie ou chapitre a fait raisonner en moi. J’aimerais vous dire que, au-delà de l’horreur qu’il est légitime d’imaginer, il y a toutefois une très belle poésie qui ressort de tout ça. Ca peut-être paradoxal mais c’est ainsi que j’ai vécu et ressenti certains passages.

 

Car même si tout ne correspond pas à la réalité de l’histoire de Marcel, ce livre est, 14 ans après sa disparition,  un acte et geste d’amour sans nom, de Cécile BERGERAC envers ce grand-père qui restera à jamais, pour la fillette de 10 ans qu’elle a été, un héros et un pilier. Quoi qu’elle ait pu découvrir dans les nombreux carnets qu’il a laissés comme un pied-de-nez à la maladie pour ne pas lui concéder ses souvenirs.

 

Je ne connais pas personnellement l’auteure mais il est incontestable que lorsqu’on sait mettre autant d’amour dans une histoire relatant un membre de sa famille et qu’on est capable de passer au-delà de la pudeur acquise comme un héritage, ce roman sur les liens intergénérationnels est sans nul doute possible à lire pour garder en mémoire que, comme le dit Cécile « Si vous avez la chance de pouvoir le faire, chérissez vos racines, serrez-les dans vos bras aussi fort que possible. Et n’oubliez jamais l’enfant que vous étiez a également besoin de vous ». Très belle lecture !

 

 

« Demander, c’est avouer une faiblesse, c’est admettre qu’on ne peut se suffire à soi-même »


20/06/2021
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My only exception - 2. Wes / Delinda DANE

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Après avoir eu un énorme coup de cœur pour « My only exception – 1. Ella » et vu comme il s’était terminé, je ne pouvais pas faire autrement que de me plonger, dans la foulée, dans « My only exception – 2. Wes » sur lequel j’avais beaucoup d’attentes ; le 1er tome m’ayant un peu laissée sur ma faim concernant certains points. Heureusement, ayant été prévoyante, il était près de moi pendant la lecture du premier. Pour le synopsis, c'est par ici : My only exception - 2. Wes

 

Un mot s’impose une nouvelle fois concernant la qualité de cet ouvrage ; notamment par le visuel d’une couverture qui illustre parfaitement le personnage de Wes et ce qu’on connaît déjà de lui. Tout en nous confortant dans l’idée que ce tome sera celui des révélations apportant plus de noirceur nécessaire pour que le voile puisse enfin être levé sur la part sombre et mystérieuse de ce personnage imparfait dans ses failles et ses fêlures imposées par un passé douloureux.

 

En terme d’écriture, ce 2nd tome est un peu différent du premier. Il est plus court d’une centaine de pages mais vient le compléter parfaitement grâce à, cette fois-ci, une narration double qui apporte encore plus de puissance à cette histoire qui, dès le premier chapitre, nous replonge directement dans la vie de Wes. Autre point, non négligeable, ce tome alterne de manière parfaitement maîtrisée et cohérente,  le passé de Wes, à des moments clés de sa vie qui l’ont mené à l’homme brisé, qu’il est dans ce présent qui l’attend et qui risque de le remettre en présence de démons soigneusement endormis.

 

Il faut être honnête : Delinda DANE, aurait pu se contenter de réécrire la même histoire – ça s’est déjà vu -, mais vue au travers du regard, du ressenti et des mots de Wes. Autant dire, que j’aurais été extrêmement déçue si tel avait été le cas. Mais non, elle n’est pas tombée dans le piège de la facilité et nous offre là, une vraie suite et fin à cette histoire qui m’a tenue accrochée à la moindre page et au moindre mot du premier tome.

 

« C’est elle et moi, écrit quelque part, dans les étoiles ou ailleurs, je n’en ai strictement aucune idée, mais je sais que s’il y a une personne sur cette foutue planète qui m’est destinée, c’est Ella »

 

Elle suit un schéma important, reposant sur les zones d’ombres de cet homme que j’ai aimé encore plus dans ce côté de l’histoire. Et pourtant, on ne le découvre pas sous le côté aussi romantique que précédemment mais c’est un mal nécessaire. Car toute reconstruction en profondeur passe par la souffrance et la prise de conscience du monde qui nous entoure. Wes n’échappera pas à ça !

 

« Ce n’est pas toi que tu vas punir, mais tous ceux qui tiennent à toi et t’aiment »

 

Dans cette suite, on retrouve avec plaisir – ou non pour certains  -, les personnages clés du début. Fidèles à ce qu’ils étaient, eux aussi se trouveront pris en étau entre raison et sentiments pour soutenir, au mieux, deux êtres malmenés par des situations et des choix qui les forcent, à présent, à devoir oublier ce qui fut et ne sera probablement plus.

 

Afin de ne pas prendre le risque de spoiler cette suite, mon avis sera forcément moins long. Mais toujours est-il que je l’ai tout autant aimée car fidèle en tous points à ce que j’attendais.

 

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L’auteure a renforcé les émotions déjà ressenties avec une écriture encore plus poussée dans le côté psychologique, sur lequel il est enfin possible de mettre des vérités qui sont poignantes mais tellement inimaginables car dépassant tout entendement. Même si dans le 1er tome, on avait une piste, on était bien loin de la réalité.

 

Elle renforce également les notions de la famille et de l’amitié en nous les présentant sous une autre forme, encore plus touchante et plus complète. Elle met de côté la légèreté du 1er tome pour nous plonger au cœur des émotions tourmentées de Wes et Ella avec une véritable mise à nue de leurs sentiments et de leurs souffrances.

 

« Il paraît que le temps peut guérir les blessures, seulement avant d’entamer le processus de guérison, une entaille doit cicatriser, et la mienne est encore à vif »

 

Ella nous semble plus forte et ayant acquis une impressionnante maturité. La manière dont elle s’ouvre à nous par moments, grâce à une idée originale d’Abby, m’a vraiment plu et m’a touchée.

 

« Je me souviens de tout dans les moindres détails : une odeur familière, des traits à l’encre noire, une étreinte rassurante, un sourire espiègle, un baiser fougueux… »

 

Wes, sous les traits de l’homme en pleine souffrance et dérive émotionnelle, nous apparaît sous une toute autre facette et personnellement, j’aurais bien aimé entrer dans l’histoire et tenter de faire quelque chose pour l’aider à refaire surface. Juste pour le bonheur de le retrouver tel qu’il avait évolué au contact d’Ella et tel qu’il s’était ouvert dans le premier tome. C’est dingue, ce sentiment !

 

« J’ai la sensation que d’une seconde à l’autre, je vais me réveiller et retrouver les ténèbres pour me rendre compte que ces dernières heures n’étaient qu’une hallucination, que ce n’était pas réel »

 

Dans le parcours d’une lectrice de romance, il y a des rencontres de personnages qui sonnent comme une évidence. Ceux-là qu’on a envie de rencontrer dans une réalité qu’on se plaît à rêver mais qui n’arrivera jamais bien sûr ! Ceux-là dont on a envie de s’approprier les douleurs pour leur assurer une vie plus sereine et apaisée, à la hauteur de ce qu’ils méritent.

 

Wes et Ella font, sans aucun doute possible, partie de ces personnages qui m’ont marquée. J’ai pourtant eu des dizaines de très belles lectures, de beaux coup de cœur mais là… Je suis même incapable de vous expliquer le pourquoi de ce sentiment qui me donne envie de lire à nouveau leur histoire. Là, tout de suite, maintenant… C’est vraiment une lecture plaisir dans tous les sens du terme ! Et je vous invite, à vite vous y plonger à votre tour pour vous laisser séduire tant par la plume de Delinda DANE que par la beauté de ses personnages et de leur histoire. Très belle lecture !

 

 

 

 

 



24/05/2021
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My only exception - 1. Ella / Delinda DANE

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Alerte COUP DE CŒUR !
Rares sont les histoires sur lesquelles j'ai du mal à poser mon ressenti car j'écris toujours mes avis dans la foulée de ma lecture. Mais dans le cas de "My only exception", la tâche s'avère plus complexe tellement cette duologie m'a transportée dans des émotions rarement rencontrées. J'ai enchaîné les deux tomes en seulement une journée et c'est assez déconcertant pour moi. Mon avis sera peut-être confus, voire brouillon ; tant de choses me semblent essentielles à dire, tant de passages à vous partager et que je suis incapable d’assembler mes idées correctement. Pour le synopsis, c'est par ici : My only exception - 1. Ella

 

J'ai découvert Delinda DANE avec "Stairway to heaven" et ça a été un vrai coup de foudre pour sa plume. Et j'ai poursuivi cette découverte avec cette duologie parue chez Black Ink Éditions, lorsque j'ai été sûre d'avoir les 2 tomes en même temps (et dédicacés, s'il vous plaît !). La frustration et moi ne sommes pas en bon termes.

 

La qualité de ces ouvrages se retrouve à tous les niveaux – même dans la douceur des pages qui m’a interpellée - et c'est un vrai plaisir que d'avoir lu l'histoire d'Ella et Westley sur un tel niveau éditorial. Jusque dans la sublime couverture qui est fidèle à une scène du roman, c’est assez rare donc à souligner. Bravo Black Ink Editions !

 

Avec cette histoire que j'ai dévorée, sans pourvoir la lâcher, on est sur le schéma parfait de ce que j'aime et ce que je recherche dans une romance. Et quand c'est si divinement écrit, c'est un vrai moment de bonheur livresque.

 

Quand j'ai commencé le 1er tome, j'ai eu une brève déception car il ne concernait qu'un seul point de vue : celui d'Ella. Bien  que je sois une adepte de la double narration interne, ça n'a vraiment pas duré longtemps car je me suis même surprise à approuver ce choix qui permettait d'entretenir certains mystères notamment autour de Wes.

 

Ella, 22 ans, est une jeune femme dynamique travaillant dans une agence de communication new-yorkaise, parfaitement intégrée socialement et qui vit en colocation avec sa meilleure amie, Abby. Chaque jour, avec la précision d'une horloge suisse, elle prend le même métro avec l'espoir de croiser cet inconnu qui, depuis quelques temps, bouleverse ses sens et ses pensées.

 

« Je m’installe sur le premier siège libre, mon sac sur les genoux, fouille à l’intérieur et débusque mon alibi, euh, je veux dire mon roman. J’ouvre une page au hasard, le maintiens à hauteur de nez sans en lire une ligne. Ainsi, dissimulée par ce dernier, je m’autorise un regard sur l’objet de mon trouble. Mes yeux se régalent, et mon imagination se nourrit de son portrait »

 

Lorsqu'un soir, elle est victime d'une agression, le destin met, à nouveau, cet inconnu sur sa route, sous les traits de son sauveur. Sauf que cet homme n'a rien d'un gentleman et va se montrer sous un aspect que la jeune femme aurait été loin d'imaginer.

 

« Il est là. Aussi mystérieux qu’à l’accoutumée. A la différence que ses iris d’un vert limpide ne me quittent pas, me capturent, m’attirent et m’interrogent. Je connais ses traits par cœur, et sa présence familière me rassure"

 

Westley (surnommé Wes), 26 ans, est un homme torturé qui est plus à l'aise avec la violence qu'avec le dialogue. On ne sait pas grand-chose de lui, si ce n'est que la vie ne lui a pas épargné certaines souffrances, qu'il travaille dans le garage familial et fréquente le club de sport de son meilleur ami, Wyatt qui donne des cours de self-défense.

 

Lorsqu'Abby décide qu'il est temps d'apprendre à se défendre, elle emmène Ella avec elle et le destin n'aura de cesse de jouer avec ces êtres que tout oppose mais qui s'attirent avec une force incroyable.

 

Sauront-ils passer outre leurs différences et leurs certitudes pour espérer regarder ensemble dans la même direction et briser les chaînes qui peuvent entraver leur histoire?

Ou bien les démons du passé de Wes seront plus forts et le maintiendront dans la noirceur de son quotidien ?

 

Dès le début, j'ai accroché à cette histoire qui démarre sur la base d'une amitié tellement forte entre Ella et Abby qui sont sacrément opposées. Abby est vraiment le style de personnage qu'il est impossible de ne pas aimer. Elle est drôle et cash mais aussi vraiment entière ; j'adore !

 

« Une araignée, putain ! Sans rire, elle a des yeux aussi gros que les miens, magne-toi ou je la bute ! »

 

Ella est une jeune femme rêveuse et romantique dans une vie bien sage et bien rangée, qui aimerait connaître l'amour tel qu'on le trouve dans les romans. Sauf que celui pour lequel elle n’a que d’yeux et vers lequel vont toutes ses pensées, a tout du bad boy tatoué et piercé, sexy en diable mais assez mystérieux. Mais attention les apparences peuvent être parfois trompeuses !

 

« Les battements effrénés qui pulsent dans ma poitrine et se déploient jusque sous ma peau, me rappellent que l’homme face à moi, qui me tient dans ses bras, est aussi dangereux que redoutable »

 

Toute la beauté de ce roman tient dans cette opposition entre Ella et Wes que l’auteure sait développer et faire évoluer pour qu’au final ils puissent ne faire qu’un et vibrer ensemble – sauf que…. J’ai été surprise par le côté sombre et mystérieux de Wes pour lequel je m’attendais à plus de noirceur ; et j’avoue que c’est une belle surprise. J’ai été immédiatement touchée par le mystère qui l’entoure, par ce qu’il dégage d’énigmatisme et de charisme. Mais la surprise vient aussi d’Ella, que j’attendais plus naïve alors que pas du tout. Elle a en elle une touchante innocence, ça c’est sûr mais ce n’est pas une godiche du tout. Et heureusement !

 

« Toi. C’est toi que je veux, tout entier, avec tes blessures, tes fêlures et ton mauvais caractère »

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Dans ce 1er tome, même si on ne connaît pas le point de vue direct de Wes, l’auteure nous permet quand même de le découvrir au travers de cette fougue, de cette possessivité maladive et de la violence contre lesquelles il semble impuissant. Mais également au travers de la tendresse dont il sait faire preuve notamment par son âme d’artiste qui est merveilleusement illustrée. Comme quoi, il faut être vigilant avec les préjugés physiques entre autres !

 

Cette histoire intense et puissante est classée dans la collection New Ink. Elle cache des personnages passionnés, animés par une passion commune dévorante et si complémentaires dans leurs contradictions. Mais aussi une douce sensualité, de belles surprises et de bons moments dans un rythme constant et prenant. Sous couvert d’une psychologie savamment mise en scène, Delinda DANE sait nous faire passer par tout un tas d’émotions ; sa plume oscillant entre oppression et tendresse, entre noirceur et luminosité, entre tristesse et espoir tout en apportant une touche plus légère par moments avec des passages ou répliques qui arrivent, sans mal, à nous faire sourire voire rire.

 

« Mes zones érogènes ne sont pas du même avis. A croire que ses cordes vocales sont directement connectées à mon système nerveux »

 

Même si ce roman comporte plusieurs personnages, peu sont vraiment présents de manière continue ; juste assez pour parfaitement asseoir la notion d’amitié que l’on ressent vraiment. Et j’ai vraiment apprécié ça, car chacun amène, sans y apporter de lourdeur, sa petite touche importante ou son grain de sable essentiel pour que l’histoire ne se transforme pas en roman à l’eau de rose. Ce qui enlèverait toute crédibilité !

 

« Je peux compter mes amis sur les doigts d’une seule main, mais j’aime mieux ça, plutôt qu’avoir une longue liste de satellites négatifs gravitant autour de moi »

 

Jusqu’à la fin, l’auteure nous maintient dans un doute insupportable ; elle ne lâche rien en terminant sur un revirement de situation qui fait qu’il est essentiel d’avoir le 2nd tome à portée de main. Sinon, gare à la frustration ! Je n’emploie jamais le terme « addictif » mais là, force est de reconnaître qu’aucun autre terme ne peut mieux lui convenir. Donc, go pour le 2nd tome !

 



24/05/2021
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