Mille livres en tête

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Chroniques


L'as de coeur / Morgane MONCOMBLE

L’as de coeur.pngBluffant ! Et déroutant ! Quel talent que celui de cette autrice dont on peut apprécier l'évolution de la plume, à chaque nouvelle sortie. Il est bien loin le temps de "Viens on s'aime' et quel plaisir !


C'est dans un univers un peu particulier et assez peu commun que Morgane a posé le décor de cette histoire pour laquelle j'avais tout de même quelques appréhensions. Ma crainte était vraiment que le thème des jeux - plus particulièrement du poker - prenne le dessus ; surtout lorsque, comme ici, il se joue en championnat du monde. Donc, pas la simple petite partie de poker entre potes !


Et quelle belle surprise que cette lecture qui m'a tenue concentrée d'un bout à l'autre tellement tout est prenant et surprenant. Et quels personnages surtout, autant les principaux que les secondaires ! Une belle bande qui illustre vraiment l'amitié avec une pointe d'humour et d'émotion.


Pour cerner l'histoire qui se déroule principalement à Las Vegas, le synopsis est parfait et il n'y a pas besoin d'en dire plus au risque de spoiler l'intégralité du roman. Ce qu'on peut dire sans prendre de risque c'est que, bien que le prologue donne le ton, il y a quand même une belle part de mystère autour du personnage de Levi. On connaît une faible partie des sentiments qui l'animent mais on est bien loin d'imaginer ce qui nous attend. Et pour Rose c'est un peu pareil puisqu'on ne sait que très peu de choses et son personnage reste très intrigant une bonne partie de l'histoire. Jusqu'à un plot-twist qu'il est impossible de voir arriver et modifie totalement le cours de l'histoire. Mais s'il n'y avait que ce retournement-là.

 

« Je suis celui qui vous détrônera, Levi IVANOVITCH. Souvenez-vous de mon nom »


Et non ! Car l'autrice ne s'est pas arrêtée en si bon chemin car toute la seconde partie de l'histoire est construite de manière à nous retourner le cerveau, nous faisant douter sur beaucoup de choses ou émettre des hypothèses qui ont peu de chances de se concrétiser. Elle maintient un climat avec lequel nos émotions sont malmenées et où on n'est plus sûre de rien.

 

« La seule chose qui pourrait potentiellement me distraire de mon objectif, c’est l’amour »


"L'as de cœur » n'est pas un roman policier mais il y a tout de même une belle intrigue, savamment ficelée et qui rythme l'ensemble faisant que j'ai eu du mal à lâcher le livre. Et même s'il y a un petit détail qui m'a interpellée, je dois reconnaître que l'on est sur une histoire très bien pensée, brillamment écrite et qui ne peut pas laisser indifférent. Et sa classification en romance psychologique est totalement justifiée.

 

« Seuls les lâches tentent d’étouffer les gens qu’ils considèrent comme supérieurs au lieu d’apprendre d’eux »


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Tout au long de cette lecture, Morgane sait nous surprendre de manière très talentueuse, en renouvelant sa plume, en s'essayant à un univers risqué mais qu'elle sait mettre à notre portée, sans lourdeurs, et en signant là un écrit parfaitement aboutit qui nous permet d'apprécier l'évolution de son écriture qui gagne, encore plus, en maturité et qui est tellement agréable à lire.

 

« Je déteste me battre, parce qu’on ne sait jamais ce qui peut se passer quand on se bat »


L'association romance/intrigue est sans conteste maîtrisée et l'alternance des points de vue parfaitement appropriée à ce style d'histoire. Ce roman est également le moyen de mettre en avant les risques encourus par une addiction aux jeux d'argent quels qu'ils soient et c'était vraiment important que l'impasse ne soit pas faite dessus. C'est un très beau roman qui mérite l'engouement qui l'entoure et de tous les romans de Morgane, je trouve que celui-ci se démarque vraiment des autres car tellement imprévisible.

 

« Tomber dans l’addiction, c’est un peu comme tomber amoureux : on ne s’en rend compte qu’une fois qu’il est trop tard »


Je ressors totalement conquise par ce roman qui est un très beau coup de cœur tant dans l'écriture, dans la qualité des personnages et dans la richesse de l'histoire. Il n'était pas évident pour moi, compte tenu de l'univers, que cette lecture se termine sur une telle note, comme quoi il faut se laisser porter sans tenter de prévoir à l'avance. Très belle lecture ! 


15/10/2023
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Falling again / Morgane MONCOMBLE

Falling again.png"Falling again" était dans ma PAL depuis sa sortie et je m'étais promis de l'en faire sortir durant mes congés d'été 2022. Voilà qui est fait - même si j'avais oublié de publier mon avis - et quelle douceur dans cette couverture autant que dans son contenu.

 

Sachant que ce roman évoquait un univers cher à l'auteure mais totalement inconnu pour moi, j'ai choisi d'en faire abstraction pour ne pas être déstabilisée et perdue dans quelque chose qui pourrait perturber ma lecture. En refermant le livre, je me suis rendu compte que mes possibles craintes étaient injustifiées.

 

Comme elle le dit si bien, Lilas n'a jamais manqué d'amour de la part de ses deux pères. Mais ce qui lui fait cruellement défaut c'est la confiance en elle et ce qui la ronge c'est la peur : de ne pas être aimée, de ne pas être ne serait-ce qu'appréciée et de ne pas être valorisée. Les termes avec lesquels elle se présente sont juste touchants mais tellement tristes et poignants.

 

« Là où ils ont toujours dit que leur fille ferait des choses extraordinaires, je ne suis que… moyenne. Ni laide ni belle, ni bête ni intelligente, ni drôle ni ennuyeuse. Je suis aussi fade et creuse qu’une huître »

 

Souffrant du syndrome de l'imposteur dans ses vaines tentatives de se faire publier en tant qu'écrivaine de BD à l'eau de rose, l'échec lui fait perdre tous ses moyens jusqu'à envisager sérieusement de ne pas se présenter pour un entretien d'embauche chez Abisoft, l'une des plus importante entreprises sur le marché des jeux vidéos, qui vient de la contacter pour un poste de scénariste graphiste, alors même qu'elle n'a jamais postulé.

 

Éternelle romantique, fan de KPop et de dramas coréens auxquels elle aimerait que sa vie soit comparable, la jeune femme de 24 ans est toujours soutenue et remise dans le cadre par ses amies et colocataires, Dana et Eleanor qui ne lui laisse plus le choix : elle doit se présenter à cet entretien.

 

« Il est temps. Il est temps d’être adulte, maintenant »

 

Lorsqu'elle pousse les portes d'Abisoft, c'est comme un retour dans le passé qui s'opère lorsqu’elle se retrouve face à Aaron CHOI, son amour d'enfance qui n'a plus rien du petit garçon de 8 ans qui lui avait promis de l'épouser lorsqu'ils seraient grands ; avant que la vie les sépare subitement.

 

Game designer talentueux, habitué à travailler seul, il est devenu froid, renfermé sur lui-même dans une vie sociale inexistante ; exception faite de ses parents. Et il voit d'un très mauvais œil l'arrivée d'une nouvelle recrue dans son équipe. D'autant plus que, si Lilas n'a rien oublié du passé, lui ne semble plus se souvenir d'elle.

 

L’accueil glacial d’Aaron aura-t-il raison de ce qui se présente comme une opportunité unique pour Lilas ?

Lorsqu’un seul des deux sait qui est l’autre, qu’en sera-t-il de leur relation lorsque la vérité sera enfin mise à jour ?

 

Ce roman qui se présente en deux saisons d’une vingtaine d’épisodes chacune démarre par un touchant côté épistolaire dans lequel on suit quelques échanges de petits mots d’Aaron et Lilas de lorsqu’ils se rencontrent alors qu’ils ont 5 ans jusqu’à leur presque 8 ans. C’est bref mais ça nous permet de cerner la personnalité que chacun avait à l’époque pour se rendre compte de leur évolution alors qu’ils sont devenus adultes.

 

« Il s’agissait du seul moment de ma vie ou j’ai été parfaitement heureux. Elle a été ma seule et unique amie »

 

C’est sur d’un thème original et assez déroutant que cette romance psychologique se développe et j’avoue qu’au départ je me suis posé pas mal de questions sur ce que je ressentais pour Lilas et Aaron devenus adultes. Lilas m’a donné l’impression de manquer de maturité par moment car semblant se cacher derrière de fausses excuses et obligée d’être poussée par ses amies et Aaron m’est apparu tellement asocial et froid que je craignais un peu pour la suite. Mais finalement, j’ai choisi de me laisser porter sans trop réfléchir et j’ai bien fait. Puisqu’au final c’est un très beau coup de cœur un fois le livre refermé.

 

J’ai été pas mal émue par la personnalité de Lilas qui est totalement opposée à ce qu’elle était petite fille. Fini l’insouciance de l’enfance ; place aux peurs et aux doutes qui se sont installés. Alors il faut reconnaître que ça peut être agaçant mais seules les personnes qui n’ont jamais douté d’elles seront agacées. Car au fil de la lecture, Lilas se livre peu à peu à nous et plus le voile se lève sur un des mystères qui entoure l’histoire, plus on prendre conscience de ce qui a pu se passer dans son esprit et dans son cœur de fillette de 8 ans pour qu’elle en arrive là où elle est aujourd’hui. »

 

« Elle m’apaise. Elle me donne l’impression d’enfin appartenir à ce monde, pour la première fois depuis longtemps »

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Et il en est de même pour Aaron, dont la problématique est plus complexe car on a du mal à cerner le pourquoi du comment de son comportement qui, soyons honnêtes, ne donne pas forcément envie d’aller au-devant de lui au premier contact. Comme une impression que le petit garçon timide et réservé est devenu pire que ça. Mais quand on creuse un peu lors de ses interventions, alternées avec celles de Lilas, impossible de le voir autrement que comme touchant. A mes yeux, son évolution au fil des chapitres est vraiment bien travaillée et c’est celle dont on prend le plus conscience finalement.

 

J’ai ressenti cette histoire comme celle d’une seconde chance avec la beauté de certaines maladresses de nos protagonistes ou de certaines situations sublimes par le temps qu’elles prennent pour éclore et pour se développer. Lilas va devoir apprivoiser à nouveau – et avec une certaine crainte en plus -, un peu comme dans leur enfance, celui qui subit des contraintes émotionnelles quotidiennes qu’il n’arrive pas à expliquer lui-même. Lorsqu’on découvre la teneur et l’ampleur du traumatisme, j’avoue que ça m’a déconcertée tellement je ne l’ai pas vu venir.

 

« Je ne comprendrai jamais ce besoin viscéral que je ressens, que j’ai toujours ressenti, de le protéger – parfois au péril de ma vie. Je sais juste que le savoir en difficulté m’est physiquement douloureux »

 

Tout au long de la lecture, il y a des mystères soigneusement entretenus par l’auteure et j’ai adoré la tournure que prenaient les choses. Là où d’autres ont peut-être ressenti des longueurs, moi j’ai adoré tous les moments traversés à leurs côtés et à l’évolution de leurs relations les uns envers les autres. Parce qu’au final, il n’est pas juste question de Lilas & Aaron ; ça va bien au-delà de ça.

 

Chaque chapitre est bien amené et jamais mon attention n’a faiblit. Pour un format de 458 pages, je n’ai pas vu le temps passer. Et quand on ajoute à ça, tous les beaux personnages secondaires – hormis un que j’ai particulièrement détesté et Eleanor qui m’a laissée assez perplexe un bon bout de temps -, c’est une très belle unité que cette histoire. Même le fait que la notion de pardon arrive un peu trop soudainement ne m’a pas dérangée plus que ça. Ça se passe peut-être ainsi dans les dramas coréens, je l’ignore car je ne suis pas une adepte. Et je ne me permets pas de juger un choix de l’auteure. Elle est l’auteure ; je suis simple lectrice.

 

« La vie, la vraie, n’a rien d’un kdrama. Rien ne nous garantit une fin heureuse et les gens devraient s’en rappeler plutôt que d’espérer que le destin s’occupe de tout à leur place »

 

Même si j’ai manqué mon rendez-vous avec la duologie qui a fait connaître Morgane MONCOMBLE, je ne peux qu’être heureuse de la compter parmi les auteures qui me permettent de m’épanouir en tant que lectrice de New Romance depuis « Nos âmes tourmentées ». Et il est certain que je répondrais présente pour le prochain sorti récemment, « L’as de cœur ».

 

Malgré son jeune âge, il est impossible pour moi de dire que l’écriture de Morgane est en adéquation avec son âge : elle fait preuve d’une belle maturité en développant des sujets parfois complexes et en étant capable de faire naître tout un tas d’émotions auxquelles on ne s’attend pas forcément. Comme quoi, il ne faut jamais rester sur une première impression.

 

« Falling again » est la 4ème New Romance de Morgane – qui s’est essayée au New Way également avec « En équilibre » est le résultat est à nouveau, pour moi bien sûr, juste sublime dans son ensemble. Alors si vous connaissez cette auteure, plongez-vous sans crainte dans cette romance qui soulèvera certainement beaucoup d’émotion comme ça a été le cas pour moi. Et si vous ne la connaissez pas encore, n’attendez plus et découvrez-la au travers d’une plume tout en douceur et en belle simplicité. Aucune fioriture n’est nécessaire ; juste l’essentiel.Très belle lecture !


08/10/2023
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Love and other words / Christina Lauren

Love and other words.pngMais pourquoi n'ai-je pas découvert cette histoire plus tôt ? Pourtant parue fin 2019, ce n'est qu'en 2023 que je me suis plongée dedans ! Comme quoi je ne me précipite pas sur tout ce qui sort. Je voulais juger par moi-même si toute la hype autour de ce roman était justifiée, clairement oui - selon moi bien sûr -.


Si on aime les tropes friends-to-lovers, retrouvailles, seconde chance, avec une alternance passé/présent et sur un rythme très slow burn, "Love and other words" est sans nul doute le titre idéal. Hormis un petit détail qui m'a fait défaut - sans gravité -, je l'ai trouvé, en tous points, parfait ; au point de lui décerner un très beau coup de cœur.


Bien que l'idée de base n’ait rien d'innovant, c'est vraiment toute la richesse du contenu, la qualité des personnages et le contexte qui font la différence. Car on est vraiment sur une très belle histoire, tout en douceur et en tendresse et qui se dévore à une vitesse incroyable. Moi qui ne lis plus très vite, il ne m'a fallu que quelques heures - en me faisant quand même violence pour le poser - pour en connaître le fin mot. Oui, je voulais absolument comprendre pourquoi...


Forcément, avec des personnages aussi attachants que Macy & Eliott, je ne pouvais que succomber. Je ne suis pas arrivée à leur trouver ne serait-ce qu'un seul point négatif, c'est dire si je les ai aimés !


Elle, 27 ans, interne en pédiatrie, sur le point de se marier avec un homme de 15 ans son aîné et papa d'une fillette de 6 ans, et lui, 28 ans, en couple également, travaillant dans une association bénévole ont un passé d'adolescents très touchant en commun puisqu'ils étaient meilleurs amis, tous deux passionnés par la lecture.


Leur rencontre était une évidence, leur amitié aussi. Mais lorsque l'adolescence laisse place à d'autres sentiments, le risque est grand que l'innocence passée soit réduite à néant et que la vie sépare même ceux qui semblaient inséparables, sans un mot, sans même une explication.

 

« Je ne vivais pas sans lui. Je me contentais de survivre »


Et quand le destin décide, onze ans plus tard, de remettre ces deux anciennes âmes sœurs sur le même chemin, il se pourrait bien que les souffrances du passé - aussi douloureuses soient-elles - puissent être la clé qui déverrouillera les cœurs meurtris, trop longtemps emprisonnés.

 

« Hier, j’ai revu Eliott Petropoulos pour la première fois en presque onze ans et je me suis rendu compte que je suis toujours amoureuse de lui, et que je le resterai probablement à jamais »


Soyons clairs ! Cette histoire m'a retourné le cœur tellement elle m'a engloutie, au point d'avoir du mal à la lâcher pour ce qu'on appelle "le quotidien". C'est vrai que j'aime vraiment ce schéma enfants/amis que la vie va brusquement séparer pour une raison obscure sur laquelle la lumière va être faite, des années plus tard, grâce à l'alternance passé/présent. Pour qui connaît la lectrice que je suis, j'aime les histoires alternant deux parties de vie ; du moment que l'exercice est correctement réalisé. Et j'avoue qu'avec ce roman, j'ai été comblée car les enchaînements passé/présent sont tellement cohérents et se succèdent tellement bien les uns aux autres.

 

« Je n’ai jamais cessé de l’aimer. J’ai juste dû passer à autre chose »


La construction choisie par les autrices nous permet d'apprécier, sans précipitation, l'histoire qui naît sous nos yeux, de la voir se dérouler pour évoluer de la plus tendre des manières et de faire naître, en nous, de très beaux sentiments pour Macy et Eliott. Je ne vois pas comment il n'est pas possible de s'attacher à eux, à leurs histoire respectives comme à celle qui les lie, même lorsque l'incompréhension s'invite dans l'histoire.


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Ce sont de très beaux personnages auxquels les autrices donnent vie de la plus belle des manière. Il n'y a pas une once d'animosité entre eux, bien au contraire. Leur relation est simple, autour d'une même passion ; ce qui est assez peu commun pour un protagoniste masculin. Mon côté fleur bleue y voit là une certaine notion de romantisme, car oui ce roman comporte une sacrée dose de romantisme et Eliott n'est pas étranger à ce sentiment.

 

« Mais il sera difficile pour moi de me contenter d’être ton ami, Macy »


J'ai vraiment aimé tout ce que les autrices nous offrent dans ce roman : une qualité de plume qui m'a enchantée - contrairement à certains de leurs autres titres -, des thèmes très touchants qui ne peuvent pas laisser insensible, un rythme avec lequel l'ennui ne s'installe jamais, de très belles scènes de complicité naturelle, une maturité appréciable tant dans le passé que dans le présent et de très beaux personnages secondaires sans qui l'histoire ne serait pas si complète, sans qui Macy et Eliott ne seraient pas ces personnages si vrais et si attachants. Même les révélations auxquelles je ne m'attendais pas ont fini de me convaincre et de me faire succomber.

 

« Si tu me laisses entrer dans ton univers, je peux faire en sorte que le reste ne compte plus »

 

Généralement, même si les titres sont souvent un critère de sélection accrocheur, je ne m'attarde pas plus que ça sur leur signification ou à savoir s'ils sont bien choisis. Mais là... "Love and other words" est tellement approprié, tellement doux et fort à la fois, il prend tout son sens au fil de la lecture dans laquelle il fait référence à une symbolique qui unit Macy & Eliott. Un seul mot peut caractériser ce titre : PARFAIT.


Avec ce roman, le duo Christina LAUREN a su me faire considérer, sous un autre angle, leur plume qui peut se révéler assez différente selon les écrits. Et en ce qui me concerne, c'est le principe de "ça passe ou ça casse". Cette fois-ci, la découverte s'est plus que bien passée et "Love and other words" arrive en tête de tous les titres que j'ai pu découvrir d'elles. Et logiquement, je ne peux que conseiller de les découvrir avec ce roman-là. Alors très belle lecture ! 


08/10/2023
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Josh & Hazel - Ou comment ne pas tomber amoureux / Christina Lauren

Josh & Hazel.pngRares sont les fois où j'ai un avis indécis sur une lecture mais là, en refermant "Josh + Hazel - Ou comment ne pas tomber amoureux", je ne sais pas trop quoi en penser. Mais attention, ça n'a rien de négatif du tout car j'ai vraiment aimé cette histoire. Seulement, je ne peux quantifier à quel point.


Je dois reconnaître que j'ai eu du mal avec le début de l'histoire, dans laquelle il m'a été compliqué de m'immerger car je n'arrivais pas à cerner les personnages. J'avais du mal à comprendre leur relation antérieure car les nombreuses informations me semblaient confuses et ont mis mon cerveau en vrac. Il m'a fallu un bon temps d'adaptation mais une fois familiarisée avec la plume et l'environnement, ça a vraiment été un excellent moment de lecture, en toute simplicité, peut-être trop simple justement, trop prévisible. Bien sûr, c'est un avis purement personnel.


Je pense avoir été déstabilisée par le personnage d'Hazel, jeune institutrice pétillante, très largement sans filtres, qui ne se soucie pas du regard des autres et qui a des traits de caractères assez peu communs, que je n'ai pas souvenir d'avoir rencontrés précédemment à un tel degré. Pour que le personnage m'interpelle autant durant ma lecture, c'est que c'est une première. Mais ce qui est appréciable c'est qu'elle assume totalement ce qu'elle est et qu'elle ne changerait pour personne, même par amour.

 

« Être moi-même me suffit. Je me suffis à moi-même »


En totale opposition face à elle, Josh, qui est en couple, est un protagoniste masculin assez réservé, très calme et qui va, très clairement, s'apparenter à l'homme idéal. J'ai aimé la simplicité qui le caractérise, sa relation avec sa sœur Emily et son beau-frère Dave, et la patience dont il fait preuve face à l'excentricité de sa meilleure amie. Ça m'aurait ennuyée si les auteures l'avaient imaginé autrement. Et face à Hazel, il ne pouvait pas être différent ; il est le calme et elle la tempête.


Cette histoire est un bestfriends-to-lovers, construit telle une vraie comédie romantique que l'on peut voir à la télé, avec une certaine particularité puisque la part amitié est longuement mise en avant et que le scénario mis en place peut semer le doute. Même si, on ne va pas se mentir, il n'y a bien que Josh & Hazel qui ne voient rien (ou qui ne veulent rien voir pour notre plus grand plaisir).
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Alors soyons honnêtes, le rythme de l'histoire peut donner une impression justifiée de longueur et de redondance mais il faut quand même souligner que cela est atténué par la présence d'une belle dose d'humour et de situations drôles, cocasses et inattendues. Et le principe des "double date" imaginés par les autrices apporte une belle touche d'originalité. Après, à voir si trop d'humour n'est pas préjudiciable notamment par rapport à Hazel qui peut en faire les frais dans la perception qu'on a d'elle bien qu'elle soit adorable et attachante.

 

« Parfois ton manque de filtre me tue. Ce n’est même pas d’un filtre dont tu aurais besoin, mais d’une digue »


Ce qui m'a un peu chagrinée dans ma lecture, c'est une impression de nonchalance concernant Hazel. Je ne veux pas employer le terme d'immaturité car un peu trop extrême mais j'ai parfois trouvé son comportement vraiment trop poussé et c'est ce qui m'a certainement le plus dérangée. Probablement un parti pris mûrement réfléchi par les autrices mais dont je ne suis pas spécialement fan.

 

« Les mots m’ont échappé sans que j’aie eu le temps de les retenir. Je jure que ma bouche et mon cerveau sont des frère et sœur qui se haïssent cordialement et se flanquent des raclées sous la forme de moments mortifiants »


De manière globale, ce roman, drôle et touchant, permet de passer un très bon moment de lecture sans avoir à trop réfléchir. On a juste à se laisser porter, ce qui est bien le but premier d'une lecture. Malheureusement, il ne faut pas s'attendre à ce qu'une multitude d'émotions soient au rendez-vous et c'est sûrement ce qui m'a fait défaut.


Pour avoir lu plusieurs romans de ces autrices, j'avoue que ce n'est pas celui qui m'a le plus convaincue probablement parce que plusieurs éléments ne correspondent pas à la lectrice que je suis. Christina Lauren sont des autrices avec une plume qui peut se révéler changeante selon les univers dans lesquels elles s'aventurent, sans que cela n'enlève quoi que ce soit à leur talent mais qui peut être perturbant.


Alors même si Josh & Hazel, qui sont pourtant tellement complémentaires, n'ont pas su me convaincre à 100%, quoi de mieux que de les découvrir par vous-même pour vous faire votre propre avis. Alors très belle lecture ! 


08/10/2023
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Target / Alba RIVER

Target.pngLectrice de romances 100% pure romance surtout psychologique, rares sont les fois où je me suis plongée dans quelque chose de différent, qui pourrait me faire sortir de ma douillette zone de confort.


Mais lorsque Target d'Alba RIVER est sorti, classé en romantic-suspense, je me suis pourtant laissée tenter par une histoire qui s'annonçait bien loin de la "légèreté" de ce que je lis habituellement. Ce n'est pas une dark romance mais le côté suspense m'a bien séduite. Et je ressors assez conquise de cette découverte même si certains aspects m'ont légèrement laissée songeuse.


Beau bébé de 580 pages, il ne m'a pas fallu longtemps pour le dévorer, bien que le début n’ait pas été des plus faciles. Notamment avec le personnage de Lili, jeune femme de 28 ans qui vit sous l'emprise de Vadim « Le Squale », mafieux russe qui n'est pas des plus fréquentables et qui, finalement, ne lui offre pas la vie dont elle rêvait et qu'elle espérait auprès de lui.


C'est lors d'une intervention musclée du GIGN, menée par Aaron - dit Wolf -, membre surentrainé de ce corps d'élite, dans l'antre du diable, que la fin du calvaire semble enfin se dessiner pour la jeune femme. Mais qui s'annonce comme le début de bouleversements dans la vie de cet homme pourtant rompu à une force mentale à toute épreuve et qui va se découvrir certaines failles émotionnelles.

 

« C’est étrange à quel point l’absence d’un être cher peut se révéler écrasante. Elle domine l’espace, tant physique que mental, et vous plonge sans état d’âme dans un gouffre béant, jusqu’à ce que vous compreniez enfin la valeur inestimable de ces instants partagés perdus à tout jamais »


Entre justice et loi des gangs, la loi du plus fort n'est peut-être pas toujours celle à laquelle on s'attend. Et lorsque l'amour décide de s'en mêler, le chemin qui mène de l'obscurité à la lumière risque d'être jalonné de pas mal d'obstacles.


C'est une histoire vraiment bien construite et structurée qu'Alba propose à ses lectrices même si je dois le reconnaître, qu'au début, j'ai eu du mal à cerner le personnage de Lili. Probablement par manque de discernement et d'expertise quant à la frontière entre suspense et dark. Car c'est bien là où se situe une différence qui n'est pas évidente car l'erreur que l'on peut commettre est souvent induite par les thèmes abordés et l'environnement choisi par l'auteure.


Ici le côté sombre de l'histoire repose sur l'aspect gang mafieux qui peut, à première vue, prêter à confusion. Mais la talentueuse plume d'Alba nous rassure assez vite puisque, même si elle s'en sert de base solide, elle met son récit à la portée de toutes les lectrices.

 

« Pourquoi la mort me terrorisait-elle tant jusqu’à présent ? Elle me semble bien douce tout à coup »


C'est avec brio qu'elle met en contact deux mondes totalement opposés, celui du bien dans lequel évolue Aaron et celui du mal duquel Lili est devenue prisonnière. Rencontre de laquelle rien de bon ne peut découler. Et pourtant... Avec un récit captivant qui met en lumière ces hommes et femmes de l'ombre qui allient courage et humilité, et une très belle écriture, l'auteure a su en faire un roman très prenant.

 

« La vie m’a appris, bien malgré moi, que s’en remettre à un autre est une faiblesse. Cela revient à ouvrir en grand les portes de votre âme, à donner à un tiers le pouvoir ultime de vous briser »


Dans cette histoire il y a peu de personnages, ce qui est appréciable, surtout vu le contexte. Ils jouent tous un rôle important et forment vraiment une unité touchante et indispensable. L'auteure a parfaitement dosé les interventions professionnelles et personnelles en les liant de manière très cohérente.
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Au travers du quotidien d'Aaron, c'est dans le monde des forces spéciales que l'auteure nous plonge, sans aucune lourdeur, ni surenchère irréaliste. Son style d'écriture applique plutôt bien le "show-don't tell" qui apporte beaucoup de réalisme à l'ensemble et fait que l'on est en totale immersion d'un bout à l'autre.

 

« Ne pas m’impliquer. Garder mes distances. Maîtriser l’affect pour reprendre le contrôle… »


Là où ça complique un peu pour moi concerne Lili pour qui j'ai trouvé que les choses allaient trop vite. Même si au début on sent l'aspect psychologique que l'auteure a voulu mettre en avant et que certains moments de doute se faisaient sentir par la suite, il m'a manqué quelque chose pour appréhender ce personnage tel qu'il le méritait. Alors attention, je ne dis pas que je ne l'ai pas aimée, loin de là.


Ce que j'ai particulièrement apprécié, comme dans beaucoup de romans, c'est le thème de la famille - qu'elle soit de sang ou de cœur - que l'auteure a su inclure pour apporter une certaine douceur et une belle dose de normalité. Elle aurait pu choisir la voie d'une histoire assez surréaliste alors que pas du tout. Même si certaines petites choses sans incidence interpellent notamment côté Lili, elle est restée sur une belle cohérence.


Bien que je n’aie pas eu un coup de cœur pour l'histoire - eh non, ça ne matche pas à tous les coups -, j'en ai quand même eu un pour Aaron qu'on s'attend à découvrir comme un super-héros et qui finalement s'avère être un homme normal, certes plus surentraîné que d'autres mais qui reste normal avec ses forces et ses faiblesses. Et même si j'ai eu une petite déception quant à la rapidité d'installation de la romance que, pour le coup, j'aurais souhaité totalement slow burn et avec un maximum de tension, j'ai aimé tout ce qu'il dégage une fois le masque tombé.

 

« Faire confiance est une faiblesse. Non la confiance est une force. Elle doit juste être donnée à des personnes qui sauront la respecter et la faire grandir »


Avec une intrigue bien pensée et bien mise en scène - je ne parle même pas de cette fin que je n'avais pas envisagée aussi surprenante -, l'auteure signe là une très belle histoire qui repose sur une base solide tant avec l'écriture qu'avec tout le travail de recherche et d'élaboration que cela a dû nécessiter. Et même si certains points plus faibles - qui me sont propres - sont ressortis dans mon avis, ça n'enlève en rien au fait que ce roman est à découvrir. Et je vous invite à le faire, bien entendu. Alors, très belle lecture !


08/10/2023
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No more lies #2 / Jeanne PEARS

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Quelle douche froide dès les 40 premières pages tellement je ne m'attendais pas à ce début pour la suite de cette duologie. Je savais où situer l'histoire mais quand même !


On retrouve Garrett tel qu'on l'avait laissé, tel qu'on l'avait aimé mais il reste un homme brisé malgré le succès phénoménal qui s'est emparé de son groupe ces dernières années.

 

« L'homme que je montre à tous n'est pas le vrai moi. Une seule personne l'a vu de près, plus jamais je ne le montrerai à quiconque. C'est terminé »


Sa vie est rythmée par tout ce qui entoure la célébrité bien installée de son groupe ARGO, à présent mondialement connu. Il a su laisser certains démons derrière lui grâce aux liens indéfectibles qui l'unissent à ses amis, autres membres du groupe que j’ai eu autant de plaisir à retrouver que lui. Personne n'a oublié le passé et plus précisément ce qui fut une incompréhension totale pour tous. Et surtout pas lui !


Lorsque leur tournée est sur le point de s'achever et qu’ils vont démarrer une expérience inédite, le destin va faire ressurgir ce que Garrett avait tant essayé d'enfouir au plus profond de sa mémoire et de son cœur. Et l'incompréhension va à nouveau s'inviter lorsqu'il revoit Maxine qui semble être totalement indifférente à l'opportunité que la vie met sur leurs chemins. Froideur et distance sont au rendez-vous ; le passé doit rester dans le passé.


Mais Garrett, homme blessé et en colère, veut des réponses ; quoi qu'il en coûte. Sa détermination est bien réelle et il est prêt à tout pour abattre les barrières que Maxine a solidement érigées autour d'elle. Au risque de la perdre une fois de plus. Mais lorsque la vérité va se dévoiler, plusieurs vies pourraient être impactées. Et le chemin vers la rédemption risque d'être long.

 

"La douleur ne cesse jamais vraiment d'exister. Elle s'atténue, elle s'apaise, mais il suffit d'un tout petit grain de sable pour réalimenter la machine"


Comment dire que c'est un véritable coup de cœur que cette duologie qui m'a conquise du début à la fin ?  Et peut-être même encore plus pour ce 2nd tome. Plus qu'un coup de cœur, c'est un coup de foudre tant j'ai tout aimé de ce que Jeanne PEARS a imaginé et mis en scène au travers de ce parcours de vie qui malmène ces deux êtres brisés que sont Garrett et Maxine. Ils avaient tout pour être heureux et pourtant la vie fait que...

 

"Maxine m'a appris ce qu'était l'amour. Mais elle m'a aussi appris le désespoir"


Ce tome est celui des révélations, des rebondissements, des moments de désarroi ou d’espoir, et attention, je n'étais pas du tout prête à ça. Le cliffhanger du T1 ne m'avait pas préparée aux émotions qui m'attendaient en ouvrant ce 2nd tome ! Il nous permet de retrouver une bonne partie des personnages que nous avions laissés, même ceux que j’aurais aimé ne pas revoir.  


Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts en 8 ans ; autant pour Garrett que pour Maxine. Et moi qui ne suis pas forcément fan de duologie impliquant une telle séparation, je dois avouer que ça ne m'a pas dérangé du tout. Au contraire, je trouve même que ça apporte une émotion différente et une manière encore plus intense d'appréhender l'histoire. C'est difficile à expliquer...


Fini la jeune femme qui se cachait derrière ses vêtements. Maxine aussi a souffert lorsque sa vie familiale a éclaté de la plus douloureuse des manières. Elle a dû faire des choix et a, à présent, une vie dans laquelle les autres sont sa priorité au détriment de son propre bien-être. Très présente pour Meghan et Noah avec qui elle a une belle complicité et pour lesquels elle est prête à tout. Sauf à accepter que Meghan participe à un stage d'été organisé en partenariat avec ARGO, qui signifierait pour elle de faire remonter les douleurs du passé.

 

"Je me demande parfois ce que ma vie serait devenue si j'avais choisi un autre chemin"

Ils ont, à présent, 2 vies complètement opposées : l'une posée et l'autre faite de tumultes. Et pourtant le lien, si unique, n’a jamais été si présent dès lors que leurs regards vont à nouveau se croiser et malgré les rancœurs et les blessures passées. Et autant dire, que cette évidence entre eux ne va pas être sans conséquences, créant certaines tensions qu’on espérait reléguées aux oubliettes. Malheureusement, force est de constater que l’auteure a décidé de poursuive notre torture. Dois-je la remercier ou la détester ? Je ne sais pas !

 

"La vie m'en veut-elle à ce point pour avoir joué si cruellement avec moi, avec nous ?"

 

#2 No more lies Visuel 2.png
Dans ce 2nd tome, on ressent vraiment que la maturité s’est installée des deux côtés mais que leur passé commun est toujours caché quelque part, en sommeil dans leur esprit. Ne demandant qu’à se rappeler à leur souvenir. Et pourtant, j’ai trouvé que, même si la vie a évolué, une part du caractère de Maxine & Garrett est identique à ce qui m’avait tant plu dans le 1er tome. Heureusement !

 

Il faut quand même reconnaître que pour le coup, Garrett est le candidat idéal au titre de boyfriend de l'année. Avec sa patience, sa douceur, sa simplicité, sa détermination, etc... qu'est-ce qu'on peut bien lui trouver comme défaut, dites-moi.

 

Maxine, même si on comprend ses motivations, a encore une part de retenue en elle qui est assez frustrante mais légitime. Jeune femme parfaitement accomplie, elle a pris une revanche sur un pan de sa vie passée mais certaines fêlures restent non refermées. Elle est toujours aussi touchante et malgré les erreurs, les mauvais choix, impossible pour moi de lui en vouloir et de la dissocier de ces sentiments si forts que j’éprouve pour ce couple dont il a fallu faire le deuil si brutalement.

 

"Je sais qu'on a changé tous les deux, mais ce qui se passe entre nous, c'est toujours là. Fais-moi confiance"


Auprès d’elle, on retrouve, dans une place de choix, le personnage de Meghan qui a bien grandi et qui se trouve à présent dans la délicate tranche de l’adolescence. Oubliée la petite fille, c’est à présent une jeune fille très touchante dont les échanges avec Maxine sont très souvent empreints d'une belle complicité et d'une forte émotion. La relation qu'elles ont est magnifique même dans les moments délicats. Et sa place dans l'histoire est tout simplement parfaite.


Je vais peut-être passer pour une dingue mais dans ce 2nd tome l'auteure met en place une attente qui peut paraître insoutenable mais OMG moi j'ai adoré. Je trouve que ça apporte une notion de romantisme et de sincérité incroyable, un peu comme une histoire qui se construit en partant de zéro. Elle joue la carte du slow burn à fond et je ne pensais pas autant aimer.

 

"Si le destin nous a remis sur le même chemin, c'est pour une bonne raison"

 

Mais elle nous fait passer aussi par des moments difficiles, elle joue avec nos émotions et nos nerfs en semant le doute dans notre esprit et heureusement que certaines petites choses – notamment tout ce qui nous plonge à nouveau dans l’univers musical - viennent quand même contrebalancer ces moments où l’on a l’impression que notre cœur va s’arrêter ou que l’air va venir à nous manquer. Si vous êtes adepte de ce genre d’émotions, cette duologie est faite pour vous !

 

C’est vraiment en beauté que Jeanne PEARS termine cette duologie si prenante, si poignante et si bien écrite. Je ne la connais pas mais je dois quand même lui dire MERCI pour toutes ces émotions si intenses et pour la force de cette histoire dans laquelle il y a une belle morale : peu importe la distance ou le nombre d'années de séparation qui s'imposent à deux êtres, l'amour, le vrai, saura toujours retrouver son chemin. Alors, très belle lecture !


08/09/2023
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Only lies #1 / Jeanne PEARS

#1 Only lies Visuel 1.pngBrisé, mon cœur est brisé alors que je referme tout juste le 1er tome de cette duologie sous la talentueuse plume de Jeanne PEARS que je découvre. Après une période chaotique en terme de lecture, Garrett et Maxine m'ont fait ressentir tellement d'émotions que c'est clairement un coup de foudre qui m'a frappée. Et ça fait vraiment du bien. Merci Jeanne !


Cette romance très psychologique nous fait rencontrer deux êtres brisés, Garrett & Maxine au détour d'une séance des Narcotiques Anonymes à Los Angeles. La vie ne les a pas épargnés et pour espérer enfin vivre une vie meilleure, ils n'ont pas d'autre choix que de passer par cette étape difficile qu'est la thérapie de groupe.

 

"Admettre ses faiblesses et demander de l'aide est une force"


Lui est brisé par un drame familial qui lui a enlevé son frère et pour lequel le sentiment de culpabilité a eu des conséquences désastreuses sur la promesse d'un brillant avenir naissant, dans la musique, sa passion. Malgré le soutien de ses amis et membres du groupe ARGO, il peine à se relever pour avancer, la peur l’habitant. Malgré tout, il n’a rien du bad boy, bien au contraire ; c’est juste qu’il a eu du mal à gérer une étape de sa vie.  Mais lorsqu'il la rencontre, elle, l'horizon pourrait enfin s'éclaircir.

 

« Accepter mes faiblesses est sûrement le truc le plus dur que j'aie jamais eu à faire »


Même si elle est brisée également par des évènements violents que personne ne devrait avoir à connaître. Et on comprend facilement à quel point cela a pu impacter ses capacités à faire confiance et sa propre confiance en elle. Malgré les épreuves traversées et une vie bouleversée, Maxine dégage une très belle douceur. Passionnée d'histoire de l'art, étudiante à l'UCLA, elle peut compter sur le soutien de sa sœur, de son beau-frère et de ses neveux et nièces, ses essentiels qui représentent les seuls piliers sur lesquels elle peut se reposer tant la solidité de leur lien est impressionnante. Malgré la distance qui les sépare, ils illustrent de la plus belle des manières le thème de la famille.

La relation qui va se construire sous nos yeux est basée sur la patience, sur l'écoute de l'autre, sur le partage de belles valeurs et sur la volonté commune de s'en sortir pour ne plus souffrir. J'ai vraiment apprécié leurs moments de partages où chacun découvre l'autre au travers de sa vraie personnalité, des passions qui l'anime et qui lui fait oublier, le temps de quelques instants de répit, son passé et sa douleur.

 

"Faire passer des émotions à travers la musique et le chant, c'est mon métier, ma passion"


Jeanne PEARS, à travers cette histoire, qui n’est pas toujours de tout repos, malmène ses lectrices en leur faisant vivre une multitude d'émotions. Elle aborde des thèmes tellement durs et réalistes, qu'il est impossible de ne rien ressentir, à moins d'être totalement insensible. Malgré tout, grâce à son écriture, et malgré des périodes de doute, on n'a pas de sentiment de noirceur bien qu'il soit question d'une reconstruction qui s'annonce longue et probablement douloureuse.


L'évolution de ces deux êtres, auxquels on s'attache très rapidement, se fait sans aucune précipitation car on est sur un slow burn plus qu'agréable et appréciable imposé par un contexte bien imaginé et jalonné d’une notion de mensonge assez étrange mais tellement bien imaginée. L'auteure nous laisse le temps d'apprécier tous ces petits moments, pleins de douceur et de tendresse, si importants et indispensables qu'ils s'octroient malgré le risque bien présent que les revers d'une telle relation puissent s'inviter à tout moment.

 

"J'aimerais tellement prendre toute ta peine et la faire mienne pour que tu ailles bien"

#1 Only lies Visuel 2.png

 

Sur un fond de trope musique, l'auteure était assurée de me séduire puisque, pour qui connaît la lectrice que je suis, c'est dans cet univers que j'ai eu de nombreux coups de cœur. Et pas des moindres. Et une fois encore, avec la très forte relation qui unit Garrett et ses amis, le résultat était prévisible. Même dans les pires instants, c'est une unité plus que soudée qui, au succès, va préférer le retour à la vie de celui qui est comme un frère pour elle.


"Il faut apprendre à vivre avec les choix que l'on a faits, qui nous ont façonné"


Et dans ce 1er tome, on se rend très vite compte combien la musique peut être une clé indispensable, surtout pour Garrett qui, au travers de sublimes textes, va dévoiler tout son talent et surtout l'impact que la musique peut avoir sur sa vie dès lors qu'il a trouvé son inspiration, sa muse.


J'ai mis un certain temps avant de sortir cette duologie de ma PAL, par crainte de quelque chose de vraiment sombre et bouleversant. On ne va pas mentir en disant que c'est une histoire comme de nombreuses autres car des thèmes forts sont abordés et que Garrett & Maxine sont des personnages qu'on ne rencontre pas dans chaque lecture. L'un sans l'autre ils restent deux êtres meurtris alors que l'un avec l'autre, on les découvre métamorphosés par la force que chacun puise en l'autre et qui rend tout possible.

 

"Pas tout à fait entiers, mais avec une moitié qui nous complète parfaitement"


Mais quand enfin le ciel semble se dégager, l'auteure se sent obligée de nous faire tomber dans des abysses desquels on n'est pas assurés de sortir, même avec le 2nd tome qu'on ne peut faire autrement que d'ouvrir dans la foulée. Et pour l'avoir lu, sans pouvoir attendre, je crois bien que personne n'est prêt à voir ses émotions enfin apaisées.


Vu le coup de foudre pour Only lies #1, je ne vois pas comment ne pas vous recommander de plonger rapidement dans ce roman poignant et addictif. En vous conseillant, néanmoins, d'avoir le 2nd à portée de main. Alors, très belle lecture ! 


08/09/2023
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Un pas après l'autre / Fanny MYJANY

Un pas après l’autre Visuel 1.png6 mois ! 6 mois qu'Adèle a quitté son Ardèche natale pour Deux-Caps sur la Côte d'Opale. 6 mois qu'elle se cache derrière une apparence de façade pour mieux donner le change et éviter les questions quant à son soudain changement de vie.


Sa route croise celle de Vic, dont l'exubérance est égale à la discrétion d'Adèle, et de Gab, propriétaire du bar du village et du club de voile local qui va lui tendre la main. Même si leur intérêt est grand pour lever le voile sur ce que cache Adèle, leur patience l'est tout autant.

 

« L’unique chose dont je suis certaine, c’est qu’il m’était impossible de continuer de vivre comme je le faisais quelques mois plus tôt »

 

Jusqu'au jour où Nils, rider passionné de kite-surf revient à Deux-Cap après un road trip d'un an à travers le monde. « L'énigmatisme » - ne cherchez pas, ce mot n’existe pas Rigolant - de la jeune femme ne va pas lui donner d'autre choix que d'essayer d'accéder à sa zone de confort, pour percer ses secrets mais de la plus belle des manières : en faisant preuve d’une patience infinie, préférant l’amitié à l’absence totale de relation avec celle qui l’attire immédiatement par le charme et la fragilité qu’elle dégage.

 

Alors autant dire les choses telles qu’elles doivent être dites : cette histoire est une vraie romance et tellement belle. J’ai adoré ma lecture d’un bout à l’autre sans trouver quoi que ce soit à lui reprocher. Il y a vraiment tout ce que j’aime dedans et l’auteure ne pouvait que me séduire avec un tel roman.

 

On pourrait penser que c’est une invitation au voyage, à l’évasion, aux vacances que l’auteure nous fait en posant le décor de son roman dans cette très belle région qu’est la Côte d’Opale, choix qui change un peu de ce qu’on retrouve régulièrement en romance. Mais attention : ce n’est pas une romance estivale ou du moins pas telle qu’on a l’habitude d’en lire lorsque les beaux jours arrivent.

 

Car Adèle est un personnage comme je les aime. Elle est mystérieuse et pourtant quelque chose nous attire vers elle sans savoir quoi exactement et nous la fait aimer instantanément.  Le peu que l’on sait d’elle c’est qu’elle fuit son ancienne vie qui n’est que source de peur et de doutes et qu’elle a une certaine âme d’artiste. Secrète avec tout le monde, elle ne se dévoile pas facilement et peu nombreuses sont les personnes qui peuvent prétendre avoir pu l’approcher. Elle est pourtant bien entourée notamment par Gab qui l’emploie dans son école de voile et par Vic, jeune femme qui a su l’apprivoiser de la plus belle des manières tout en respectant son choix de discrétion. L’auteure se garde bien de tout nous dévoiler dès le début. C’est au travers des relations qui vont lentement se tisser, qu’elle nous permet d’appréhender ce personnage si touchant, notamment dans la relation avec Nils qui a le visage de la force tranquille.

 

« Je lui livre bien ce que je veux, soit un accès limité à celle que je suis au fond »

Un pas après l’autre Visuel 2.png

 

Enfant du pays prônant une liberté totale, il est vraiment intégré et aimé de tous, notamment de Gab’ avec lequel il entretient une vraie et magnifique relation. Et lorsqu’on connaît le motif de son retour, on ne peut pas faire autrement que de l’aimer e

ncore plus. Tellement de choses le caractérisent et pas une once de négatif bien entendu. D’entrée on aime sa simplicité, sa douceur, sa bienveillance, son altruisme et sa patience ; à croire que rien ne peut l’ébranler. Et au contact d’Adèle, on va le découvrir tel qu’on l’espère : un homme qui ne cherche pas à connaître le passé d’Adèle, coûte que coûte, pour seulement apprécier ce qu’est son présent et celle qu’elle est telle qu’il la rencontre. Tout ce qu’il dégage de positif n’empêche pas de le découvrir avec ses propres failles émotionnelles même si elles sont de bien moindre intensité que celles de la jeune femme qui constituent majoritairement l’intrigue qui nous porte du début à la fin.

 

« Je risque de me brûler les ailes. Mais j’aurais volé près du soleil »

 

Dans ce roman, l’auteure fait passer des messages assez forts avec des thèmes qui le sont tout autant. Et l’émotion est très souvent au rendez-vous. Et je n’ai pu qu’apprécier le choix d’un slow burn très addictif – une fois n’est pas coutume - parfaitement maîtrisé qui maintient en bonne place une certaine douceur et apporte une très belle authenticité autant aux personnages qu’à l’histoire dans son ensemble qui est basée sur la simplicité et le naturel, sans faux-semblants.

 

« Tout cela serait plus simple si les vérités ne faisaient pas tant souffrir »

 

Une plume comme celle de Fanny, si douce, sait faire passer les émotions de telle manière qu’on les ressent assez intensément. Et l’alternance des points de vue renforce ce sentiment. Les mots adéquats sont toujours employés, apportant une belle justesse à cette histoire si émouvante. Son contenu apporte une telle intensité et toute sa construction assure un rythme qui jamais ne s’essouffle. Cette romance, dans laquelle rien n’est précipité, est plus qu’agréable à lire même si telle une vague elle peut très souvent emporter notre cœur et notre âme.

 

« Il faut prendre tout de suite ce que te tend la vie. Tu peux tout perdre d’un coup »

 

Ce que j’ai vraiment apprécié c’est la place qu’a donné Fanny à ses personnages secondaires et à l’aspect sportif, juste bien dosée. Ils sont là quand il le faut et savent se faire discrets lorsque c’est nécessaire, même ceux qui se matérialisent sous une forme épistolaire très intrigante mais indispensable sur beaucoup d’aspects, tout au long du roman. Dans ce style d’histoire à l’aspect très psychologique, le faux pas à ce sujet aurait fait aboutir l’ensemble à toute autre chose. Et surtout, à aucun moment l’auteure n’en fait trop ; elle sait ancrer son histoire dans quelque chose de très réaliste, dans une certaine vraie vie avec une vraie évolution de ses personnages, surtout Adèle bien entendu.

 

« La souffrance mérite parfois d’être mise sur pause »

 

Avec ce roman, au titre si parfaitement choisi, qui cache une belle leçon de vie et tant de choses dans ses pages – les positives comme les négatives -, l’auteure m’a vraiment conquise. Elle a su associer douceur et force avec une très superbe facilité et ça, sous une très belle plume qui ne mérite que d’être lue, encore et encore. Je la connaissais déjà et avec « Un pas après l’autre » je n’ai qu’une envie, la découvrir encore pour en apprécier tout le potentiel qui semble en évolution d’un roman à l’autre. Alors, très belle lecture !

 

« Parfois il vaut mieux souffrir un bon coup pour aller de l’avant »

 


07/09/2023
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Close to me - Slave Of One Night #2 / Fanfan DEKDES

SOON #2 Close to me Visuel 1.pngC'est avec un plaisir non feint et totalement assumé que je retrouve l'univers de ce qui fut un coup de cœur 2022 sous la plume toujours talentueuse de Fanfan DEKDES que je peux lire sans même connaître, par avance, le contenu. Retrouver les SOON était quelque chose que j'attendais et ne lisant plus en numérique, j'ai fait une exception pour eux.


« Je suis ce jeune bourdon naïf et idéaliste qui a butiné toutes les fleurs sauvages du jardin alors qu’il rêve de goûter au nectar de l’unique rose rouge. Cette fleur majestueuse et rare que le roi de la ruche a accaparée »


Depuis longtemps, Nicolas dit Colas, bassiste des Slave Of One Night n'a d'yeux que pour Sophie, sœur de son acolyte Soul. Sauf que c'est avec Tray qu'elle a eu une fille, aujourd'hui ado, Léa. Malgré les nombreuses aventures d'une nuit, rien n'y fait : c'est elle qui occupe ses pensées, sans que rien ne puisse l'en faire sortir, surtout après la courte aventure qu'ils ont eue ensemble et à laquelle Sophie a choisi de mettre un terme. Rien, pas même la distance qui les sépare : lui à Los Angeles, elle à Lille.

 

« Il y a trop longtemps que mon cœur bat pour elle, trop longtemps que je me retiens, trop longtemps que j’hésite à saisir ma chance »


Avec les kilomètres entre eux, le constat n'est pas plus brillant pour Sophie. Dans aucun semblant de relation sentimentale elle n'arrive à s'épanouir : personne n'est comparable au beau tatoué Colas. Et ce n'est pas son ado de fille qui va la contredire. La relation entre elle et Tray est à présent au beau fixe mais en toute amitié seulement car ce chapitre de sa vie est enfin clos, ce qui n'a pas été sans mal.

 

« Je sais qu’il aura éternellement une place particulière dans mon cœur. Il aura été mon premier dans beaucoup de domaines. En revanche, je suis désormais persuadée que son cœur appartient à une autre. Pour toujours. Une autre qui ne sera définitivement pas moi »


L'heure des vacances d'été a sonné et c'est pour Los Angeles que Sophie et Léa s'envolent pour que la jeune fille puisse profiter de son père. Sauf que les plans ne sont pas vraiment ceux qu'avait prévus Sophie et c'est une surprise de taille qui l'attend à l'arrivée. Et elle n'est probablement pas à l'abri de la détermination de Colas à la faire craquer.

 

« Jamais plus grande tentation ne m’a été mise sous le nez. Jamais je ne pourrai résister »


Un été sous haute tension s'annonce, qui risque bien d'amener son lot de bouleversements, de provoquer quelques étincelles et faire grimper la chaleur californienne de quelques degrés !


Dans la vie, il y a des évidences contre lesquelles on ne peut pas lutter. Fanfan DEKDES fait partie de celles qui jalonnent mon parcours de lectrice. Je n'avais aucun doute quant au ressenti final de cette lecture qui est un méga coup de cœur puisque la plume de Fanfan et moi c'est une histoire qui matche depuis son premier roman "Un ange en cadeau". Et une fois encore elle m'a conquise avec cette romance.


Dans ce second tome de sa saga Slave Of One Night, elle nous permet de retrouver ce groupe de musiciens français partis s'installer à Los Angeles. Et plus particulièrement Nicolas, dit Colas, le bassiste du groupe.

 

« Ces mecs représentent mon ancre immuable dans la tempête. Dès que l’un de nous flanche, les autres sont immanquablement là pour le rattraper »


Mais ce n'est pas une romance sur fond d'univers musical que l'auteure s'est contentée de nous proposer mais bel et bien un roman dans lequel une belle intrigue donne un rythme très agréable. Même si j'avais une partie de l'énigme, j'ai aimé cet aspect qui donne une autre dimension à l'histoire et qui la rend très complète. Et qui nous montre les personnages sous une autre facette, avec leurs faiblesses et leurs fragilités, bien loin de ce qu'ils veulent laisser paraître.

 

« Un homme blessé n’est pas encore à terre. Un homme blessé choisit, soit de rendre les armes, soit de se battre »


Surtout Sophie qui est terriblement attachante malgré l'indécision et le besoin de contrôle dont elle fait preuve et qu'on comprend facilement au fil des pages. Jeune femme qui a traversé, avec beaucoup de force, un passé familial et amoureux éprouvant et marquant qui impacte sa vie présente. Et grâce à un jeu d'écriture de très grande qualité, Fanfan nous fait rentrer dans ses pensées et sincèrement j'ai adoré découvrir ses sentiments, ses peurs, ses espoirs et ses rêves. Il n'y a rien de négatif en elle, même pas dans la façon dont elle voit la relation entre Léa, sa fille et Lisa, la nouvelle compagne de Tray et future maman qui plus est. J'avais un peu peur qu'il y ait une certaine animosité, qui aurait pu entraîner un climat malsain ; pas du tout.

 

« J’ai peur. Peur de trop apprécier les moments passés avec lui. Peur de trop apprécier ses bras. Peur de trop apprécier notre alchimie. Peur de trop l’apprécier, lui »


Mais Sophie peut compter sur Colas, l'ami de toujours qui voit en elle bien plus que ça. Impuissant face à la décision de la jeune femme de s'en tenir à une relation amicale, ce tome est celui où il va tenter le tout pour le tout, s'infligeant une douce torture mais avec beaucoup de douceur, de patience et d'attention, sans que jamais la force de ses sentiments ne faiblisse, bien au contraire. Colas est très touchant aussi de par son passé familial qui a brisé le petit garçon qui est devenu l'homme qui ne s'en est jamais remis et qui refuse le pardon. J'avoue que j'ai eu un gros coup de cœur pour lui qui dans ce tome va continuer à être malmené émotionnellement, et qui apparaît donc tellement touchant.

 

« Quoiqu’il advienne, je prendrai mon temps. Je ferai en sorte que ce soit elle qui craque. Elle qui revienne. Elle qui me supplie »


Habituellement je ne suis pas spécialement fan de la trope friends to lovers mais là j'avoue que c'est bien différent. Car, même si les deux protagonistes se connaissent depuis longtemps, il y a quelque chose de différent dans leur relation qui n'a pas gêné ma lecture. On est sur un jeu de séduction savamment imaginé par Fanfan sur la base d'une tension émotionnelle palpable et non négligeable. Avec bien sûr un grain de sable qui risquerait d'enrailler une machine qui ne demande qu'à rouler parfaitement.

 

« Arrête de faire ou dire des choses pour faire plaisir aux autres et pense à toi un petit peu. Aide-moi à te protéger »


SOON #2 Close to me Visuel 2.png
Dans cette histoire, il est question de distance puisque Colas vit à Los Angeles alors que Sophie a sa vie à Lille. Et autant dire que j'adore ça. Alors le plus gros de l'histoire se passe à  L.A mais Lille est également un facteur important qui impacte l'ensemble, puisque de lui découlent certaines décisions qui forcément m'ont déplu. Fanfan j'ai beaucoup d'affection pour toi mais là... certaines choses ne sont pas envisageables.


C'est sur une double narration que Fanfan a construit cette histoire ce qui permet de voir quelle vision chacun a de son histoire avec l'autre. De voir que l'un est prêt à tout alors que l'autre se voile la face malgré certains signes contradictoires dans les actes et les pensées.

 

« Je n’aimerai jamais qu’une seule et unique personne, au risque d’en souffrir moi-même »


La tension sur laquelle repose cette romance est vraiment ce que j'aime car elle crée une attente frustrante du moment tant attendu sans qu'on ne puisse en vouloir à l'auteure tellement c'est agréable à lire, en tous cas pour moi.


C'est une histoire clairement pleine de romantisme et de douceur, malgré certaines tensions, que Fanfan a su offrir à ses lectrices. Mais attention, car l'intrigue mise en en place nous emmène sur un chemin où l'émotion va être des plus intenses, où certaines révélations vont être douloureuses faisant basculer l'histoire dans quelque chose d'inattendu et poignant.

 

« Face à sa force, je suis faible. Face à sa détermination, je tremble. Face à Sophie, je suis vaincu »


Des sujets qu'on ne pense pas rencontrer s'invitent pour contrebalancer avec une ambiance en apparence légère et qui complètent parfaitement un schéma complexe. Et qui finalement vont avoir un impact plus important que celui auquel on pourrait s'attendre. Mais surtout qui vont nous faire prendre conscience et comprendre la force des liens qui unissent Sophie et son frère Soul. Le tout est tellement bien amené et bien écrit qu'on ne peut que reconnaître que Fanfan a parfaitement maîtrisé son histoire.

 

« Ce sont toujours les souvenirs qu’on voudrait ne jamais se remémorer qui reviennent sans cesse nous hanter »


Jusqu'au dernier chapitre Fanfan a su tenir accrochée toute mon attention avec une fin à laquelle je ne m'attendais pas mais qui est vraiment originale. J'aime d'ailleurs beaucoup ce choix d'écriture. Ça change un peu de ce qui se fait habituellement !


Alors bien sûr je n'attends qu'une chose : découvrir l'histoire du 3ème membre des SOON, Noah. Et je serai forcément au rendez-vous lorsque ce moment sera venu car Fanfan peut me compter, toujours et encore, parmi ses fidèles lectrices. A vous de vous laisser conquérir !


06/09/2023
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The killing vipers - T.3 : Kurt / Sarah FAY

The killing vipers - T.3  Kurt.png
Écrire des romans est vraiment un exercice qui demande beaucoup d'imagination et de talent. Et de ces deux ingrédients indispensables pour faire une excellente histoire, Sarah FAY n'en manque pas, à croire qu'elle détient la clé d'une réserve inépuisable. Merci Sarah pour ta confiance sur ce 3ème tome de la saga "The killing vipers" que j'attendais vraiment avec impatience.


Je vais certainement me répéter mais le monde des bikers ne fait pas partie des univers littéraires que j'aime lire de manière régulière. Et pourtant, une fois encore, si ce n'est avec encore plus d'enchantement, je me suis laissé embarquer dans ce nouveau tome et j'en ressors vraiment conquise, limite coup de cœur.  J'ai dévoré ce tome et j'ai hâte que le prochain sur Matt & Charly sorte.


J'étais impatiente de me plonger dans l'histoire de Kurt, meilleur ami de Reed - héros des 2 premiers tomes - et j'avoue que je n'ai pas été déçue. Je l'ai retrouvé égal à lui-même, tel que découvert précédemment et j'ai adoré. A cela ajoutée une présence féminine qui ne pouvait que lui correspondre : Alicia que les lectrices des 2 premiers tomes identifieront sans mal.

 

« Je suis faible, vraiment faible… ne lui donne pas d’armes pour te rendre encore plus dingue… »


La fin du 2nd tome ne laissait aucun doute sur ce qui allait nous attendre dans ce 3ème tome et pourtant... Pourtant on est clairement sur un contenu différent, une ambiance différente et surtout sur une romance qui n'est en rien comparable avec celle de Reed et Lily. Et c'est ça que j'aime dans mes lectures : être surprise par un contenu que l'auteure sait renouveler.


Ce que j'ai apprécié dans cette histoire c'est de vraiment découvrir Kurt au travers de brèves évocations de son passé, de ses sentiments, du petit garçon qu'il a été pour devenir l'homme qui s'est construit grâce à une famille qui n'est pas celle du sang et de sa relation avec Reed qui relève plus de la fraternité que de l'amitié vu l’ancienneté de leur relation qui est indéniablement très forte et très belle.

 

« Je pense que si on fait des enfants, on doit pouvoir les gérer, surtout les protéger »


Clairement, Kurt c'est l'homme qui n'est jamais à court d’aventures d’un soir puisque l'engagement avec une femme ne fait pas partie de ses plans d'avenir. Lorsqu'Alicia qui a intégré il y a peu son garage, le Sander's & Co, se révèle être une jeune femme de caractère, on est bien loin des sweeties qui gravitent autour de lui. Et son statut de biker viril va en prendre un coup. Et autant dire qu'avec deux phénomènes tels qu’eux deux, la vie à Chico ne sera pas un long fleuve tranquille.

 

« Kurt, le beau parleur, l’imbécile, le dragueur, la tête à claques. Malgré ses défauts, j’ai appris à l’apprécier. Bien plus encore… »

 

Alicia est un personnage que j’aime vraiment car tout était à découvrir la concernant. On avait quelques infos grâce au 2nd tome mais rien de suffisant pour en faire un personnage suffisamment connu. La force de caractère qu’elle a en elle, malgré certaines blessures, fait qu’on adhère instantanément à ce qu’elle est. Les fêlures qu’elle dévoile au fur et à mesure de l’histoire, sont vraiment touchantes et il est impossible de rester insensible. Totalement différente de Lily, j’avoue que j’aurais certainement plus d’affinités avec elle.

 

« Comment puis-je inculquer la discipline, le respect et la responsabilité aux adolescents, si moi-même je fuis mes problèmes ? »

 

Dans ce tome, on peut, sans trop se tromper, dire qu’on ne s’ennuie pas du tout tant le duo que nous offre Sarah FAY fait des étincelles. A eux deux, ils offrent un certain rythme à l’histoire qui fait que celle-ci défile sans qu’on s’en rende compte. D’autant plus lorsque l’auteure conserve un parfait fil conducteur avec les 2 premiers tomes pour ce qui est de la partie MC. Et je peux même dire que j’ai encore plus apprécié cet aspect dans ce tome que dans les précédents. Surtout lorsqu’un personnage que je pensais définitivement éliminé de l’histoire, refait son apparition. Et de manière assez judicieuse et cohérente je dois reconnaître.

The killing vipers - T.3  Kurt (1).png
Quand on arrive sur le 3ème tome d’une saga, le risque de spoiler est très grand et je ne vais pas tenter le diable. Mais une chose est sûre c’est que ce tome est encore une fois très bien construit, riche en action et en rebondissements, qu’il aborde des thèmes qui ne peuvent laisser indifférente et qui permet de considérer le monde des MC de manière moins dure que l’image que certaines autres sagas sur le même thème peuvent renvoyer. L’univers créé par Sarah est vraiment à la portée de toutes les lectrices qui voudraient se lancer sans jamais oser franchir le pas.

 

Une chose qui est importante justement, dans la manière de mettre ce genre à la portée de tous/toutes c’est qu’une fois encore Sarah accompagne ses lectrices comme si elles découvraient « The killing vipers » pour la première fois. Et c’est vraiment nécessaire de le souligner, surtout dans un univers où il peut y avoir beaucoup de personnages et de vocabulaire spécifique. Même moi qui en suis au 3ème tome, je ne me maîtrise pas toujours tout et j’apprécie de retrouver des références.

 

Avec ce nouvel opus, Sarah nous permet de voir l’évolution du MC et d’apprécier la solidité des liens qui fait qu’on reste vraiment sur l’idée que tous ces bikers sont soudés. A aucun moment la partie MC prend le pas sur la partie romance car l’auteure a parfaitement bien construit les enchaînements. Les deux aspects de l’histoire se complètent totalement pour un ensemble très abouti.

 

« Son murmure signe presque un aveu. Elle ne veut pas que je joue avec elle, mais je ne joue pas. Pas avec elle »

 

Pour rester dans la continuité de l’histoire précédente, on retrouve par petites touches les personnages qu’on a aimés dès le début de la saga. Toutefois, ils ne s’imposent pas de manière trop importante dans le récit ; leur présence est très bien dosée. Et ça appuie, encore une fois, le sentiment de cohérence que l’on peut ressentir.

 

Je dois reconnaître que ce tome est, pour l’instant, mon préféré ; celui qui correspond certainement plus à la lectrice que je suis. Il aurait pu être un formidable coup de cœur s’il ne m’avait pas manqué un petit quelque chose concernant Roxane, la mère de Kurt. Concernant son retour, je m’attendais à quelque chose de différent, que je n’ai pas eu finalement, sans que cela soit préjudiciable pour mon ressenti final. Par contre, j’ai vraiment apprécié la manière dont l’auteure l’intègre à l’histoire, c’était très bien pensé.

 

Dans ce 3ème volet de la saga, on côtoie aussi les protagonistes de la prochaine histoire qui paraîtra le 24/11/2023. Je suis une lectrice qui apprécie vraiment que les auteures créent un lien entre chaque tome, pour nous amener de manière logique au suivant, sans toutefois trop nous en dévoiler avant l’heure.

 

J’avoue que novembre est encore un peu loin et que l’attente risque d’être un peu longue. Mais, pour pallier cette éventuelle frustration et pour notre plus grand bonheur, Sarah nous a concocté une novella qui paraîtra le 15/09/2023. Donc de quoi patienter en toute tranquillité et si novembre vous semble encore trop loin, vous pouvez toujours vous replonger – ou vous plonger, si ce n’est déjà fait – dans les 3 premiers tomes de la saga The Killing Vipers. Très belle lecture !


01/09/2023
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The killing vipers - T.2 : Lily / Sarah FAY

The killing vipers - T.2  Lily.png
Retrouver "The killing vipers" dans ce 2ème tome sous la toujours talentueuse plume de Sarah FAY, était une évidence après être restée sur une fin frustrante que fût celle du 1er tome. Et ça a été un encore bien meilleur moment passé avec Reed, Lily et tous les autres personnages qui ont fait vivre cette histoire. Merci infiniment Sarah pour ta confiance renouvelée !


Je dois reconnaître que dans cette suite de l'histoire de Reed et Lily, mon sentiment est différent de la première partie de l'histoire car l'auteure a su ne pas tomber dans quelque chose de routinier ou de déjà vu précédemment.

 

 

"Si nous sommes de vraies âmes soeurs comme elle le croit, nous nous retrouverons"


En effet, dans ce tome qui est pas mal centré sur Lily, on change de décor, d'ambiance et l'atmosphère est totalement différente. Car l'arrivée du personnage de Kane dans l'équation apporte une sacrée dose de renouveau qui va changer la vision de l'histoire mais aussi de ses personnages.


Je n'ai pas d'autre choix que d'avouer que Lily m'a un peu malmenée tant j'ai eu du mal à la cerner, à la comprendre, à accepter ses décisions et réactions. Elle fait preuve d'une certaine froideur, d'une certaine distance face à Reed et comme lui j'ai longtemps navigué sur une belle vague d'incompréhension et j'ai été un peu perdue.

 

"Nous nous retrouvons tous les deux, mais pourquoi ai-je l'impression d'être seul ?"


Le personnage de Reed m'a beaucoup peinée car l'auteure sait parfaitement mettre en lumière le sentiment avec lequel il se bat depuis la fin du 1er tome et la décision de Lily et les doutes qui vont s'emparer de lui jusqu'à à être prêt à tout, vraiment tout. Et se dire qu'il pourrait basculer du côté obscur, qu'il a longtemps rejeté, apporte une certaine pesanteur qui rend l'histoire plus sombre que ce que l'on avait pu découvrir au début.

 

"Si je m'écoutais, je dirais que je suis prêt à tout pour elle. Est-ce que c'est si facile ?"


Dans ce 2nd tome, l'auteure a gardé une narration interne à deux voix, voire même plus puisque quelques interventions d'autres personnages viennent agrémenter le récit. Et j'ai trouvé que ça apportait encore plus de rythme à l'histoire, cassant un peu le côté répétitif des décisions de Lily auxquelles il n'est pas facile d'adhérer même si on peut en comprendre certaines.

 

« Avant, je me sentais forte, puissante, combattive. Aujourd’hui, je suis molle, sans vie, sans volonté »


C'est une suite et fin d'excellente qualité que signe-là Sarah FAY qui a parfaitement su maîtriser la cohérence de son histoire, la diversité de ses personnages en les faisant cohabiter de manière très réussie pour aboutir à une histoire et une intrigue très abouties.


Ce tome développant plus la nouvelle vie de Lily, je n'ai pu que noter que la partie "bikers" n'est pas traitée de la même manière que dans le 1er tome – du moins dans la 1ère partie -. Ce qui est tout à fait logique, bien entendu. Et malgré tout, cela n'a aucunement gêné ma lecture puisque la fin du 1er tome m'avait parfaitement préparée à cette mise en arrière-plan.


The killing vipers - T.2  Lily (1).png
Dans ce tome, la mise à l'épreuve de l'histoire tout juste naissante de Reed et Lily se fait de manière intense et retient toute notre attention bien évidemment. Mais elle permet de mettre l'accent sur la solidité des liens qui unissent fortement les membres du MC et qui prouvent la force de ce qu'ils sont prêts à faire les uns pour les autres.

 

"Lui et moi, c'est nous contre le reste du monde, on le sait, tout au fond de nos tripes. S'il saute, je saute. S'il meurt, je meurs. Rien ne se mettra en travers de notre chemin"


Ce 2nd tome est vraiment celui de l'action et des rebondissements ; surtout pour ce qui concerne la 2ème moitié du roman. L'entrée en scène d'une autre touche féminine, au travers d'Alicia, apporte une toute autre dimension à la suite. Et elle voit naître un soupçon de romance sous tension, en parallèle de la romance initiale. 

 

« Je n’arrive plus à redevenir celle que j’étais avant. J’ai perdu mon cœur sur cette piste »

J’ai été surprise par la tournure qu’a pris l’histoire à un moment où je ne m’y attendais pas. Tournure qui la fait basculer dans le bon sens puisqu’elle permet de changer son contexte et de lui faire prendre une direction moins pesante – sans que ça n’enlève la base prévue par l’auteure -.

 

Et est-ce que je vous parle de cette fin qui annonce un 3ème tome que j’ai hâte de découvrir ? Moi qui trouvais qu’un personnage avait été mis en retrait ! Et bien l’auteure a su me surprendre avec un retour inattendu qui annonce une suite que je m’imagine déjà ; reste à savoir si elle ira dans le même sens que celui de mon imagination.

 

Sarah est vraiment une auteure pleine de ressources et qui sait surprendre et capter l’attention de ses lectrices. Pour rappel, le monde des bikers n’est pas mon univers premier de lecture mais elle a su me rallier à celui qu’elle a su créer avec pas mal de réussite puisque sa créativité est assez talentueuse.  Et je dois reconnaître que je serai au rendez-vous de ce 3ème tome prévu pour Juillet 2023 car mon intuition me dit que la surprise sera très probablement encore au rendez-vous. Alors si cet univers de lecture est le vôtre, foncez découvrir les 2 premiers tomes de la saga « The killing vipers » !


01/09/2023
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Campus Drivers #4 : Love Machine / C.S QUILL

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Autre lieu, autre ambiance mais toujours le même bonheur de replonger dans l'univers des Campus Drivers qui se délocalisent à Miami, dans ce nouveau tome sous la toujours talentueuse et addictive plume 100% made in C.S QUILL.


Quand on a été addicte aux 3 tomes précédents, il est impossible de s'arrêter là et de ne pas découvrir les nouvelles histoires que nous propose l'auteure. Et quelles retrouvailles !


Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre pour ce retour puisque la barre avait été placée assez haut par Lane, Lewis et Donovan et que le risque de déjà lu était donc grand. Mais tout le talent de C.S QUILL se vérifie dans ce tome placé sous le signe du renouvellement, tout en gardant les codes et ingrédients qui ont fait le succès des Campus Drivers version 1.0.


C'est une sensation incroyable mais assez inexplicable qui s'empare de nous dès le livre entamé. Comme un sentiment de bien-être et d'appartenance à une équipe que l'on retrouve dans de nouveaux projets, assez bien imaginés je dois le reconnaître. L'auteure nous permettant ainsi de prolonger ce qui a été, auparavant, des moments de pur bonheur livresque.


L'association de l'idée de base - l'activité des Campus Drivers - à une thématique dans l'air du temps, qui matche totalement avec elle - une application de rencontres amoureuses -, est géniale puisque c'est ce qui permet à ce nouveau tome d'apporter une démarcation franche d'avec ses prédécesseurs. Du sang neuf est injecté avec des personnages que l'on a tellement de plaisir à découvrir et à faire rentrer dans nos vies et dans la famille des Campus Drivers qui ainsi s'agrandit.

 

"Pour info je n'ai pas de meilleur profil, je suis génial sous tous les angles"


Raphaël, driver fraîchement intégré à cette nouvelle team, est un personnage qui apparaît comme solitaire - si on occulte sa famille, bien sûr - et très secret puisqu'il dissimule, sous de soigneux mensonges sans cesse renouvelés, un pan de son passé qui l'a marqué à jamais. Il y a beaucoup de bienveillance en lui et il semble vraiment fait pour ce job. A l'écoute du bien-être des autres, sa rencontre avec Juliet, jeune étudiante qui cache en elle un profond traumatisme, va bouleverser sa vie et ses certitudes.

 

"La souffrance peut revêtir bien des formes, mais celle-ci... impossible d'en définir les contours. Elle me submerge comme une ombre immense et étouffante"


J'ignore comment C.S QUILL parvient à nous faire rentrer avec une telle facilité dans toutes ses histoires, mais ça fonctionne à chaque fois. Et l'immersion dans ce tome n'échappe pas à ce constat. Il faut reconnaître que dès qu'on croise la route de Raphaël, Luke, Juliet, Tory et tous les autres qui vont s'immiscer au fil des pages, le courant passe tout de suite. Ajouté à cela le fait que l'on retrouve par petites touches les Campus Drivers 1.0, c'est que du bonheur.

 

« J’aime pas qu’on me scrute. Si tu continues, la seule chose qui va pendre, c’est ton œil à mon rétro – Amy HITMAN »


Hormis le fait que les Campus Drivers posent leur concept dans un endroit idyllique qui inspire le soleil, la chaleur et les vacances, ce n'est pas une histoire banale et de tout repos qui est sortie de l'imagination très productive de l'auteure. En effet, elle a cette capacité et cette facilité à apporter, alternativement, légèreté et émotion pour nous dévoiler, avec beaucoup de cohérence, toutes les facettes de ses personnages si authentiques.

Mille livres en tête (2).png
Je pourrais très bien tenter de dire vers qui de tous les protagonistes va ma préférence mais ce ne sera pas le cas, car impossible. L'ensemble étant tellement bien construit, la complémentarité des uns avec les autres tellement simple et évidente, les caractères si opposés par certains points et pourtant si semblables par d'autres apportant une belle solidité aux différentes relations rencontrées et les forces et faiblesses de chacun étant touchantes avec une même intensité.


"Tu me résistes encore, mais bientôt tu m'enverras des textos tous les soirs"


Comme à l'accoutumée, lorsqu'il s'agit d'une lecture si intensément prenante, le couple ici formé par Raphaël et Juliet nous fait vibrer à chaque rencontre, à chaque échange malgré le côté très slow burn que l'auteure a choisi pour écrire leur histoire et qui pourrait nous frustrer. Mais pas du tout.


J'ai adoré l'idée touchante sur laquelle démarre leur relation et la tournure que cette dernière prend au fil des chapitres, semant le doute dans nos esprits quant aux attentes de chacun. Parce que sous certaines apparences et comportements trompeurs, les interrogations sont nombreuses et légitimement permises. Certains non-dits ont la part belle pour entretenir certains mystères qui, même s'ils tardent à se dévoiler, ne font qu'accentuer le ressenti plus que positif qui s'installe doucement mais sûrement.


Une fois encore, C.S QUILL intègre avec beaucoup de talent, toutes ces petites choses qui caractérisent sa plume et qui font que l'on ne peut pas en décrocher avant le final. Humour et joutes verbales, tendresse et bienveillance, pétillance, amitiés presque fraternelles et relations familiales inattendues sont vraiment les points forts de ce roman auxquels aucune tension ne vient se confronter, ce qui m'a vraiment plu. Le rythme est soutenu et il n'y a aucune baisse de régime dans cette histoire qui est autant portée par Raphaël que par Juliet. Pourtant si opposés sur certains points, leur complémentarité saute vraiment aux yeux.

 

" Sur la mappemonde de la connerie j'ai été le plus grand pays"

 

C’est donc avec brio et sur les chapeaux de roues que l’auteure démarre cette nouvelle aventure. Et la parution fin septembre du T.5 nous permettra de prolonger encore ce vrai moment de lecture. Nul besoin de vous dire que j’ai hâte et que je serai au rendez-vous ! Très belle lecture !


01/09/2023
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Les amoureux de Montmartre / Laurence CHEVALLIER

Les amoureux de Montmartre.pngDès que j’ai eu connaissance de la sortie de ce titre chez Hugo New Romance Poche, sa présence dans ma bibliothèque était évidente. Aussitôt acheté, aussitôt lu et c’est un immense coup de cœur que cette découverte !

 

C'est dans le sublime quartier parisien de la Butte Montmartre que Zoé, 36 ans et future maman, a déniché la perle qui va abriter sa nouvelle vie de maman solo après que son compagnon, qui ne peut assumer sa paternité, l'ait quittée au début de sa grossesse.


C'est lors d'une fausse alerte qu'elle va faire la connaissance de son seul et unique voisin de palier, Kaël, jeune acteur de films X, qui vient lui porter secours. Le beau ténébreux de seulement 25 ans, ne va pas hésiter à la soutenir et son inexpérience et sa maturité seront des atouts majeurs pour amorcer un début d'histoire à la hauteur des attentes et apporter beaucoup de simplicité à l'ensemble. 

 

« Après avoir entendu mon médecin déclarer : « Le col ne montre aucun signe de dilatation », on peut considérer qu’on a passé un cap dans l’intimité, tu ne crois pas ? »

 

Cette histoire est incroyable, tellement bien imaginée, tellement bien écrite, tellement tout. Je me suis fondue dedans avec une facilité déconcertante, sans pouvoir la lâcher jusqu’à la fin. Et qu’est-ce que ça fait du bien !

 

L'écriture de l'autrice nous plonge dans une découverte de sentiments amoureux jusque-là méconnus de Zoé. En totale opposition avec une relation passée qui semblait toxique, celle que lui propose cet homme doux, attentionné, respectueux est tellement déstabilisante tant l'éveil à la sensualité qui s'en dégage est intense. Mais qui est beaucoup plus jeune qu’elle !

 

« Tu as dit « jeunot ». Qui dit ça ?

Les femmes de mon âge disent ça !

Les hommes de mon âge se moquent de ça ! »


Kaël est personnage envoûtant, magnétique, à la sensualité animale et qui dégage un charisme fou malgré son jeune âge. Il trouve en Zoé ce qu'il n'a jamais trouvé chez personne d'autre : la simplicité et le naturel.  Bien loin des jeunes femmes de son âge, celle qui côtoie maturité et fragilité, l’éveille à des sentiments inattendus et inconnus mais tellement vrais et puissants. C'est tout en douceur que l'approche se fait, dans une ambiance très intimiste et sans trop de précipitation. La beauté des instants partagés est si bien décrite que ça procure un sentiment encore plus apaisant à la lecture.

 

« Zoé, sauras-tu me sortir mes ténèbres de l’esprit ? Hisse-moi vers la lumière, je t’en supplie »

 

Dans cette histoire, il y a une très belle symbolique initiée par Kaël - spoiler oblige je ne dirai rien - et j'ai trouvé ça tellement romantique et tellement fort puisqu’elle va bien au-delà de ce à quoi on peut s'attendre lorsqu'on connaît le contexte. Ça contrebalance avec l'univers dans lequel évolue Kaël et c'est vraiment bénéfique pour l'histoire. Même si...

 

Un des thèmes de cette romance est la différence d'âge qui peut diviser les uns et les autres. Mais sous la plume de l'autrice, celui-ci est magnifié de telle façon qu'on finit par l'oublier pour qu'il passe en second plan. Pour ne se consacrer qu'à la pureté de la relation.

 

De même que l’univers professionnel de Kaël aurait pu légitimement faire craindre un climat malaisant. Au final, ce qui est agréable à découvrir au fil des pages c'est que les mises en garde concernant certaines scènes ne concernent pas l'histoire principale. Il y a une sacrée différence, dans le comportement de Kaël, entre le côté intime de sa relation avec Zoé et le côté professionnel qui pourrait jeter le trouble dans les esprits lorsqu'on découvre le synopsis. La surprise est grande et très appréciable et c'est un sacré revers que subissent les préjugés légitimes qui auraient pu se faire ressentir.

 

« À quoi bon espérer mener une autre existence ? Les rêves ne sont que pour les chanceux »


Comme dans beaucoup de new romances, l'auteure aborde des thèmes forts et poignants. Celui qui touche Kaël l'est d'autant plus que, au-delà de l'homme, c'est l'enfant qui est atteint au plus profond de son cœur et de son âme par une maladie qui lui retire, petit à petit, la présence physique et émotionnelle de sa maman.  La manière dont est traité ce sujet est très bien dosée, permettant de ne pas alourdir l’histoire, tout en parvenant, malgré tout, à ne pas nous laisser insensibles. Il en est de même pour le thème qui concerne Zoé dont le côté sombre ne peut qu’interpeller. D’autant plus lorsqu’il met en scène un plot twist de taille que je n’ai vraiment pas vu venir mais que j’ai tellement apprécié.

Les amoureux de Montmartre (1).png
Dans ce roman, sur fond de décors parisiens subtilement choisis, plusieurs passages sont sublimement écrits et détaillés sans excès, véhiculant des émotions trop peu ressenties dans ce genre littéraire. Au travers de quelques anecdotes savamment placées - que je ne connaissais pas -, l'autrice fait là un très beau clin d'œil à ses personnages puisqu'elle nous renvoie, de manière pas totalement innocente, à leur relation. Plus romantique que ça, c'est impossible.

 

De même que c'est de la plus belle des manières qu’elle met en lumière ce très bel art qu'est la photographie. Au travers d'une scène sublime, où seule la douceur transparaît, elle se sert de celui-ci sans voyeurisme, ni vulgarité malaisante. La première idée que je me suis faite, de ces clichés si bien décrits, se porte sur la douceur et la beauté du style boudoir. Simple avis personnel, bien sûr !


Ce sont des personnages authentiques que l'autrice nous dépeint dans les parcours de ces âmes mises à mal, régis par des barrières imposées par la vie. L'émotion est très présente mais lorsque les doutes et les peurs s'invitent dans l'équation sentimentale, elle prend une toute autre saveur.

 

« Je sais que je n’ai pas le droit d’exiger autre chose de toi, mais… »


On se laisse prendre au piège des étreintes enivrantes, des mots délicatement susurrés et de la puissance des sentiments de ces cœurs qui se sont doucement capturés. Mais également au piège des éléments qui viennent instiller des tourments tant redoutés et qui, telle une tempête, balaient au passage nos émotions mises à mal, nos certitudes qui ne sont plus acquises et nos cœurs qui ne peuvent qu'accepter l'inévitable. Lorsque "savoir" et "voir" s'opposent pour mettre à mal cette histoire qui sort des sentiers battus, il est impossible d'exprimer correctement la force du ressenti.


Au-delà de la romance, de la douceur et de la sensualité qu’elle dégage, l’autrice a soigné ses personnages secondaires essentiels à l’équilibre de Zoé et Kaël. Eliott, Gina, Mattéo et Charlotte, pour les principaux, apportent une certaine légèreté à l’ensemble et illustrent parfaitement l’amitié et la famille. Ils sont notre source de rires et de sourires avec leurs échanges parfois sans filtre, sans tabous et dans des scènes cocasses ou attendrissantes. Je suis toujours très sensible aux personnages secondaires ; ceux-là sont vraiment parfaits.

 

« Ton voisin te dit qu’il est acteur porno et tu ne lui soutires pas tous les détails ? Mais qui es-tu ? »

 

Rares sont les lectures qui savent me surprendre et me séduire autant mais là l’autrice a créé un univers, une ambiance et des personnages à la hauteur de tout ce que j’aime. Je suis vraiment plus que conquise par « Les amoureux de Montmartre » qui vont rester longtemps dans mon esprit. J’espère pouvoir lire à nouveau cette autrice avec la même passion que cela a été le cas avec l’histoire de Zoé et Kaël que je ne peux que vous inciter à découvrir à votre tour. Surtout si vous aimez ce mélange de douceur, de sensualité et d’émotions brutes qu’on ne peut ignorer. Alors, très belle lecture !


10/05/2023
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Oh la la (Tu ne devineras jamais ce que j'ai entendu) / Emilie PARIZOT

OH LA LA.png
Oh la la, Emilie in Paris ! Mais pas n'importe quelle Emilie et pas pour n'importe quelle lecture ! Encore une fois, Emilie PARIZOT, auteure sudiste qui s’offre une petite virée dans la capitale de l’Amour, m'a embarquée avec ses héros et héroïnes en me faisant rentrer par la grande porte de ce nouveau concept qui vient de s'installer à Paris : Oh la la, un lieu dédié au coworking – lieu de travail partagé -. Commérages et papotages - mais pas que... - sont au rendez-vous de cette comédie romantico-suspense dans laquelle on ne peut que plonger avec plaisir même si quelques turbulences ou petites redondances s'invitent parfois dans l'histoire. C’est un peu le Cluedo de la New Romance made in South of France !

 

« Je sens qu’on ne va pas s’ennuyer ici »


Avec un concept moderne pour un moment de lecture 100% détente, on reconnaît bien là l'imagination créatrice et la plume de cette autrice qui n'est plus une inconnue dans l'univers de la romance. Et quelle imagination débordante !

 

Le Oh la la, c'est un peu le lieu de rendez-vous des histoires qui se font puis se défont, où chaque personnage, aussi différent que son voisin, met son grain de sel perdant parfois de vue pourquoi il/elle l'a intégré, ce qui peut aboutir à des situations drôles, cocasses et inattendues comme touchantes et déstabilisantes. Mais c'est aussi le théâtre d'intrigues croustillantes qui tiennent en alerte tout ce beau petit monde, chacun y allant de son avis et de ses suppositions. Pas vraiment de tout repos et n'est pas détective qui veut ! Heureusement qu'il y a un élément principal de haute importance : la machine à café qui est la meilleure amie de tous ces co-workers.

 

« Ce n’est pas un café que je devrais prendre mais un calmant »

 

Alors, bien sûr, comme dans tout texte de ce genre, rien n'est simple surtout du côté de Billie - jeune traductrice anglaise de 25 ans - qui est assez contradictoire entre ses pensées et ses actions surtout lorsque ça concerne Archi, architecte junior qui n’est pas insensible à la British Touch mais qui traverse une passe personnelle compliquée. Ça peut paraître particulier et lui donner une étiquette que l'on colle à beaucoup d'héroïnes pouvant engendrer de l'agacement. Mais une histoire, surtout en romance, sans cet ingrédient serait bien plate. Le plan "Billie" est beaucoup plus complexe que tous les plans architecturaux qu'Archi peut avoir à traiter depuis les tous récents débuts de son activité professionnelle qui l'amène chez Oh la la.

 

« C’est comme une passerelle entre la vie que je veux fuir et celle à laquelle j’aspire »


Sur fond de piques échangés, de complicité qui s'installe doucement et qui ne cesse de croître telle une évidence, la romance naît sous nos yeux sans qu'on s'en rende vraiment compte. Et j'ai trouvé que cette progression, toute en vitesse judicieusement dosée et tellement agréable. Rien ne se fait dans la précipitation comme on aurait pu s'y attendre vu le contexte et finalement, elle se fond parfaitement dans l'histoire. Jusqu’au moment où…

 

« Est-ce que c’est normal de s’attacher aussi vite à une personne ? Parce que j’ai l’impression que c’est ce que je suis en train de faire… »


Avec ce roman, on rit, on sourit beaucoup, on s’attendrit ou on s’agace parfois et on apprécie la très présente légèreté de l'ensemble qui s'apparente assez, selon moi, pour une partie, au genre feel good – attention, je ne dis pas qu’il faut le catégoriser dans ce genre -. La bonne humeur est très largement au rendez-vous, le duo Max/Billie est unique et, même si parfois on lève les yeux au ciel, on ne peut que passer un excellent moment de lecture. Avec des personnages hauts en couleurs et en mots tel que mon coup de cœur qu’est Maxine – dite Max – ou ceux un peu décalés comme Saul ou Félix, l’histoire sait très vite trouver son rythme ; même si parfois elle frôle légèrement la redondance sans que cela ne soit dramatique.

OH LA LA (1).png
On va dire qu'Emilie n'a pas choisi la facilité avec cette histoire qui offre un sacré potentiel en terme d’écriture et qui repose sur une sorte de deal duquel vont découler pas mal de non-dits et de malentendus. Ceux-ci vont engendrer cette impression que j'ai ressentie envers des personnages, sous l’emprise de secrets, qui tergiversent beaucoup et qui jonglent avec pas mal de contradictions donnant une image paradoxale d'eux : une fois on les adore, une autre fois ils nous agacent. C'est assez déstabilisant même si on peut comprendre ce choix d'orientation voulu par l'autrice qui est tout à fait approprié dans ce contexte.

 

« J’ai refermé la porte comme on fermerait un livre poignant. A regret mais avec ce sentiment puissant d’avoir été heureuse d’avoir vibré à travers lui, le temps que ça aura duré »


Ce qui m'a pas mal perturbée c'est le personnage de Marielle. Je l'ai trouvée tellement toxique que sa présence a parfois apporté une certaine pesanteur à quelques passages malaisants. Surtout que je n'ai pas partagé - et surtout pas compris - le choix d'Archi la concernant. Même si cela apporte une sorte d'intrigue à l'histoire, j'ai trouvé que ça apportait aussi quelque chose de négatif à son personnage, en totale opposition avec l'image qu'il renvoie au sein du coworking. Ce n'est pas grave en soi, mais j'aurais aimé qu'il soit plus cohérent et qu'il fasse preuve de plus d'affirmation et de fermeté en temps réel. Marielle est un peu le personnage par qui passe le « ceci explique cela ».


Malgré quelques petites imperfections, notamment certaines choses qui m’ont laissée sur ma faim, je ressors vraiment conquise par cette découverte qui me prouve, une fois encore, qu'Emilie est une autrice qui ose s'aventurer sur des terrains différents et qui réussit plutôt bien son parcours en auto-édition. C'est un exercice compliqué, je le conçois parfaitement et je suis d'autant plus admirative envers elle et envers toutes ces autrices qui couchent sur papier, via cette voie, leur passion pour l'écriture. 

 

Alors, si vous voulez prendre un café, dans un lieu insolite en compagnie de personnages décalés que vous ne rencontrerez nulle part ailleurs, munissez-vous d’un badge et poussez les portes du Oh la la, pour une aventure parisienne qui sort vraiment de l’ordinaire ! Très belle lecture !


08/05/2023
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Contrecœur / Maloria CASSIS & Flora ARMONIE

Contrecoeur (1).png
En juillet 2020, j’intégrais la team Enora & Léonard avec le premier roman à 4 mains de Maloria CASSIS & Flora ARMONIE, « Contrecoup » qui avait été un très joli coup de cœur. Presque trois ans après, il ne m’a fallu qu’une après-midi pour dévorer le nouvel opus qui réunit leurs talentueuses plumes, que je me suis procuré dès sa sortie : « Contrecœur ». Et j’avoue que mon ressenti est identique au précédent : c’est un très beau coup de cœur qui m’a permis de mettre de côté une très longue pause de lecture.

 

« Contrecœur », c’est retrouver tous les personnages que j’avais adorés précédemment dans la très belle continuité du roman qui me les a fait découvrir. J’espérais ce tome, voilà mon vœu exaucé. D’autant plus que j’étais restée sur ma faim concernant justement le personnage de Jaimie.

 

Pour qui a lu « Contrecoup » - que je conseille fortement -, ce n’est pas spoiler que de dire que l’on retrouve Elley, 20 ans avec sa petite fille Lola qu’elle élève seule. Alors qu'elle n'avait que 18 ans, la vie d'Elley a pris une route bien loin de celle qu’elle pensait tracée pour elle. Brillante étudiante sur le point d'intégrer HEC malgré des origines sociales plus que modestes et une situation familiale conflictuelle, elle a dû renoncer à tout ce qui devait être un avenir prometteur.


Un bouleversement qui la mène deux ans plus tard à se trouver dans une vie précaire qui ne lui réserve que des désillusions. Seul point positif de son quotidien : Lola et ses amis Enora, Léonard et Jaimie. Jaimie qui avait déjà une belle place dans « Contrecoup » et qui s’offre là le rôle masculin principal. Et quel bonheur !

 

« Dans cette nouvelle vie, il me manque beaucoup de choses, mais je suis mieux entourée que je ne l’ai jamais été »

 

En lisant ce roman, ce qui est frappant c’est la parfaite complémentarité avec « Contrecoup » puisqu’il nous apporte pas mal de réponses à des questions que l’on aurait pu se poser précédemment. Notamment concernant Jaimie que l’on découvre sous une facette très touchante malgré quelques maladresses induites par les sentiments qu’il a pour Elley. Personnage masculin idéal, il dégage une belle douceur qui colle parfaitement avec l’image que l’on pouvait déjà avoir de lui. Issu d’un milieu très aisé, comme Enora et Léonard, il a cette simplicité qui fait que l’on s’attache à lui immédiatement. Et heureusement qu’il en est ainsi !

 

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Car face à lui, Elley est une battante, image féminine d'une incroyable force qui n'a qu'une priorité dans sa vie : Lola, sa fillette de presque deux ans dont elle fait passer les besoins avant les siens. Maman courage qui s'assume seule et qui, après avoir été blessée voire humiliée par le passé, ne veut plus devoir dépendre de qui que ce soit et encore moins d'un portefeuille masculin bien rempli. Pratiquant le mensonge pour se protéger du regard des autres, elle affronte les problèmes quotidiens du mieux qu'elle peut, au risque de prendre les mauvaises décisions pour afffirmer son indépendance, sans penser aux dommages que cela pourrait causer.

 

 

« Comment me réjouir de cette nouvelle vie qui s’offre à moi alors que je perds le peu qui faisait mon bonheur dans celle d’avant ? »


De manière générale, j’ai plus que bien accroché à la relation qui unit ces quatre amis. Elle n’est pas parfaite car ils ne sont pas parfaits mais elle est vraie. Et elle apporte une autre vision de ce que l’on appelle « la jeunesse dorée ». Ce qui m’a sauté aux yeux c’est le besoin de protection d’Enora et de Jaimie envers Elley. Il y a un élément important qui illustre parfaitement leurs sentiments envers elle et j’ai trouvé ça vraiment appréciable.


Après lecture de cette histoire, il est impossible de ne pas parler de la relation d'Enora – que l’on retrouve différente et avec beaucoup de plaisir - avec Jaimie. Tellement simple et naturelle qui illustre si bien l'amitié homme/femme en laquelle peu de personnes croient et qui n’est qu’une évidence entre eux. Ajouté à cela la présence de Léonard, égal à lui-même dans son comportement et dans ses réparties notamment envers Jaimie. Sa présence discrète mais toujours judicieusement intégrée à l’histoire, apporte beaucoup.


L'intrigue de base, qui m'a agréablement surprise, est doucement et parfaitement amenée avec une succession d'épreuves qui vont jalonner la vie d'Elley et qui rendent donc totalement crédible tout le déroulé de l'histoire. J'avoue que je m'attendais à quelque chose de plus sombre et heureusement ça n’a pas été le cas. Il n’empêche que le dosage était suffisant pour montrer les dérives qui peuvent découler d’une mauvaise prise de décision.


C’est une romance complexe que Maloria et Flora ont créé de manière plus que brillante puisqu’elles nous malmènent de la même manière que sont malmenés les personnages. Elles sèment le doute dans nos esprits et dans nos émotions mais il faut croire que c’est positif puisque l’addiction est vraiment au rendez-vous. Les pages se tournent, sans s’arrêter, pour en savoir toujours plus et lorsque l’épilogue prend fin, on se dit « Waouhh ».

 

« Nos regards se croisent et se soudent l’un à l’autre. C’est comme si nos peines se rencontraient pour la première fois sans faux-semblant et que chacune décidait de venir en aide à l’autre parce qu’elles se comprennent »

 

Cette romance fait partie de celles qui vont nous émouvoir, nous attendrir mais qui vont aussi nous laisser dans l’incompréhension la plus totale face à une héroïne qui restent sur ses positions en n’acceptant pas la main tendue. C’est un peu le principe de toute histoire : nous la faire vivre, nous la faire ressentir et nous faire réagir.

 

Tous les ingrédients sont réunis – même ceux qu’on redoute – pour que la vie de ces personnages ne soit pas un long fleuve tranquille. Mais une fois les barrières tombées, c'est une très belle histoire qui naît sur fond, malgré tout, de secret inavouable. Car des secrets il y en a ! Que serait une histoire sans secrets ?


La culpabilité émotionnelle que Jaimie porte en lui et qu’il cache soigneusement, est terriblement touchante car au travers de ses maux et de ses émotions, les autrices abordent un thème qui accentue d'autant plus nos propres émotions. C'est assez peu commun et donc vraiment poignant. Couplé au thème attribué à Elley, on est sur une romance 100% émotion.

 

Ce sont des retrouvailles – autant avec les personnages qu’avec cette plume à 4 mains - qui font un bien fou. Ce moment de lecture est juste parfait, il nous porte dans un univers pourtant familier mais qui pourtant ne donne pas d’impression de déjà-vu. On sourit, on rit, on est pris par l’émotion ; alors que demander de plus ? Je ne peux que vous recommander de découvrir ce roman paru en auto-édition il y a tout juste 15 jours mais également ces auteures qui sont publiées de manière séparée. Alors, très belle lecture !


02/05/2023
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