Mille livres en tête

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Chroniques


Take me home / Sarah FELVIE

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J'avais craqué sur la couverture – même si un petit quelque chose me chagrine dessus - et sur le résumé d'un livre qui a pas mal été mis en avant sur les réseaux sociaux avant sa sortie : "Take me home" de Sarah FELVIE. Je n'ai jamais lu cette auteure et pourtant je me suis lancée, à l'instinct, après l'avoir acheté. Cette fois-ci, il ne m'a pas été de très bon conseil puisque c'est bien déçue que je ressors de cette lecture. Mais ce n'est que mon avis bien entendu.


Je tiens quand même à dire que cette histoire a un très gros potentiel mais selon mes goûts de lectrices, il n'a pas été assez exploité pour faire ressortir tout le charme que cette histoire promettait. C'est dommage car c'est dans un univers assez inédit que l'auteure a posé les bases de cette romance : le domaine animalier et en Afrique du Sud. D'entrée, j'étais super emballée par cette histoire qui s’annonçait prometteuse de par sa couverture, son résumé et l’univers assez inédit et je l’ai acheté les yeux fermés, en format papier. Mais malheureusement c’est une déception pour moi.


Je n'ai eu aucun mal à m'attacher au personnage d'Alexie, jeune vétérinaire parisienne, passionnée par son métier dans un cabinet où elle est parfaitement à sa place. Je suis très sensible à la cause animale et pour le coup, ça a matché tout de suite.


Lorsqu'elle découvre qu'à son insu, elle a été sélectionnée pour partir travailler un an en Afrique du Sud en tant que stagiaire dans la réserve animalière Kuishi Pori, les réticences s'emparent logiquement d'elle. Mais l'opportunité est trop belle pour laisser passer cette chance qui s'offre à elle pour voir son rêve d'enfant se réaliser. Rien ni personne ne pourra la faire changer d’avis, pas même Matt, le fondateur de la réserve.

 

J’avoue que j’ai été extrêmement séduite par le début de l’histoire qui voit le voyage de cette héroïne se présenter de manière assez inattendue. L’idée d’agrémenter cette partie est originale mais malheureusement elle ne laisse place à aucun suspense puisqu’on comprend assez tôt qui est Matt qui est présenté dans le résumé comme « le plus sauvage d’entre tous ».

 

Suite à ce début original, je m’attendais à une suite plus rythmée, plus piquante au niveau des répliques ou réparties et surtout plus mouvementée. A mon grand regret, je n’ai ressenti aucune émotion, aucune addictivité qui aurait pu me maintenir scotchée au livre sans vouloir le lâcher et surtout j’ai lu cette histoire d’une manière assez détachée.

 

Pourtant, le contexte est vraiment intéressant, beaucoup de personnages sont terriblement attachants, les relations qui se développent au fil de l’histoire sont très belles et de belles valeurs ressortent de l’ensemble. Mais je crois que je n’ai tout simplement pas trouvé ce à quoi je m’attendais. Surtout concernant Matt, la déception a été grande.

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Car je ne l’ai malheureusement pas trouvé si sauvage que ça et je m’attendais vraiment à ce que ce soit le personnage des répliques piquantes introduisant des échanges vifs et mordants. C’est un personnage plein d’altruisme mais qui n’a pas été assez travaillé selon moi. Beaucoup de choses sont trop simples, vont trop vite et sont surtout survolées. Je n’ai rien contre l’idée des « sexfriends » et je ne suis pas forcément adepte des romances slow burn mais là… même la romance pas slow burn du tout ne m’a pas fait vibrer.

 

Je lis beaucoup de romans en auto-édition et je n’ai aucun mal à dire qu’on trouve très souvent de très belles histoires, superbement bien écrites. Et pour moi, il est primordial que la qualité du contenu soit égale à celle de l’écriture. Un livre reste un livre et le prix reste identique quelle que soit la manière dont il est édité : environ 17€.

 

Les coquilles peuvent exister mais lorsque ça revient de manière régulière – pas que 1 ou 2 -, d’un bout à l’autre pour une histoire dont toutes les fautes sont annoncées comme ayant été corrigées, sur des choses basiques ou sur des mots employés à la place d’autres, et que ça gâche ma lecture au point de ne voir plus que ça, je fais un total blocage. C’est un bémol énorme pour moi et dans « Take me home » ça n’est malheureusement pas passé encore une fois…

 

Bien entendu, cet avis n’engage que moi et j’ai quand même mis 3 étoiles sur Amazon car l’idée de base est originale et peu commune et que certains personnages sont vraiment attachants. Mais il y a comme un goût d’inachevé pour moi tant au niveau du contenu que du soin qui a été apporté au texte. C’est dommage car il y avait vraiment matière à ce que je ressorte avec un coup de cœur de quelque chose d’atypique en romance ! Peut-être qu’il en sera autrement avec le second roman de l’auteure qui figure dans mes lectures de Juillet. Je l’espère sincèrement !


02/07/2022
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Et démuseler le bonheur... / Créoline DE VENFRE

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Il y a des rencontres qui ne s’expliquent pas, qui s’imposent à nous parce qu’elles devaient survenir. C’est vraiment par hasard, au détour de suggestions sur mon fil d’actualité Instagram que ma route a croisé celle de cette auteure pour laquelle je me suis dit « si l’histoire est aussi belle que la couverture, ça doit être du haut niveau ». Et j’étais bien loin de la vérité puisque ce roman me sort de mes lectures habituelles et qu’est-ce que ça fait du bien.

 

C'est par le cœur et par les tripes que Créoline DE VENFRE nous prend dès les premières lignes de son premier roman auto-édité "Et démuseler le bonheur". La couverture magnifique et le résumé d'une telle force laissaient déjà présager quelque chose de poignant mais là j'étais bien loin de tout ce que je pouvais imaginer. Bienvenue dans une lecture qui ne peut laisser personne indemne sous la plume d'une auteure pas comme les autres !


Je serais tentée de vous dire : ce livre ne s’explique pas, il se lit tout simplement. J’irai même plus loin : il ne se lit pas, il se vit. Car lorsqu’on écrit des chroniques, il y a ces livres qui sont simples à chroniquer et il y a ceux pour lesquels c’est beaucoup plus complexe. Et oui, lorsqu’une auteure telle que Créoline offre à ses lectrices de tels parcours de vie que ceux de ses trois personnages, Adama, Tobias et Erin, la tache est loin d’être simple.

 

Intriguée par ce titre qui dégage un soupçon de mystère, et avec un résumé plus qu’énigmatique, j’ai débuté cette lecture en ne sachant pas trop à quoi m’attendre. Mais une fois plongée dedans, j’ai eu beaucoup de mal à m’arrêter tellement j’étais prise par le contexte, par les sentiments qu’elle faisait naître en moi et par l’intensité de tout ce qui la compose. C’est juste hallucinant !

 

C’est sur plusieurs thèmes assez forts que repose cette histoire qui nous permet de rencontrer Adama, chauffeur-livreur de 28 ans qui a un rêve, qui lui paraît inaccessible : devenir chef cuisinier. Sauf que depuis plusieurs mois, la vie d’Adama se trouve mise en suspens après la plongée dans un coma profond de son frère aîné, Tobias, 32 ans. Pour ce futur avocat, victime d’un terrible accident, les avis médicaux sont plus que pessimistes mais Adama, ne peut concevoir sa vie sans celui dont il se sent entièrement responsable de l’état.

 

« Et me voilà qui chiale, comme chaque soir depuis cinq mois et des poussières. On dit que pleurer soulage, mais c’est des conneries. Pleurer donne juste des migraines de merde. Et comme je ne dors pas suffisamment la nuit, forcément, ça n’arrange rien »

 

En parallèle, on rencontre Erin, hôtesse de l’air de 26 ans, installée dans une vie routinière, autant personnelle que professionnelle, dans laquelle elle ne s’épanouit plus. Elle la petite fille fragilisée par un passé douloureux, devenue une jeune femme en quête d’identité, aimerait s’envoler vers d’autres projets qui lui correspondent plus.

 

Dans la vie, il suffit d’un instant, d’une rencontre pour qu’envisager de démuseler le bonheur devienne bel et bien un but réalisable et non plus seulement un rêve utopique.

 

Ça m’ennuie vraiment de parler de ce roman en le désignant comme un simple livre ; car on est bien loin de la simplicité littéraire. A mes yeux, c’est vraiment une œuvre littéraire atypique, moderne et percutante sans faux-semblants. Sous les thèmes abordés, il serait tentant de dire qu’une notion de feel good se dessine. C’est difficile à expliquer car de tels messages sont véhiculés et tant de positivité en ressort que c’est presque contradictoire avec un certain aspect de l’histoire.

 

Dans ces 500 pages que compte cette œuvre, Créoline nous décrit à merveille cette relation fraternelle si durement mise à l’épreuve et la manière dont elle perdure grâce à un seul protagoniste qui s’accroche à ses espoirs de pouvoir inverser la tendance à force de persévérance. C’est avec beaucoup de justesse, de pudeur et en toute simplicité qu’elle nous offre la vie de ces deux frères et qu’elle nous immerge, tour à tour, dans leurs émotions, dans leur bataille, dans leurs espoirs et dans leurs désillusions.

 

« Cette année, la roue tournera, et j’aurai droit au bonheur, moi aussi »

 

L’auteure nous immerge aussi dans le quotidien d’Erin, actrice par facilité dans ce qui s’apparente plus à un mauvais rôle dans un mauvais film qu’à une comédie romantique et qui subit sa vie plus qu’elle ne la vit pleinement. Il ne lui manque peut-être que cette petite étincelle qui pourrait changer la donne et une dose de courage pour devenir enfin maîtresse de sa vie et de ses choix.

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C’est avec une approche assez peu coutumière que Créoline nous décrit la notion du bonheur dans sa plus simple pureté à travers le regard de personnages que tout oppose en apparence. Mais à bien y regarder et au fil des chapitres, lorsque l’histoire se tisse, fil par fil, l’évidence saute aux yeux et on se dit que cette rencontre était forcément écrite quelque part. Qu’il ne pouvait pas en être autrement. Les enchaînements, les connexions et les échanges sont magistralement bien imaginés et présentés de manière tellement réaliste.

 

« Notre passé ressemble à un bagage : on peut s’en encombrer en le gardant en cabine ou on peut l’envoyer en soute, mais quoi qu’il en soit, à l’arrivée à destination, il sera toujours là, puisqu’il nous accompagne tout au long du voyage qu’est la vie »

 

Je ne vais pas vous dire que j’ai pleuré ; ce serait mentir. Mais une intense émotion m’a accompagnée, d’un bout à l’autre, évoluant en même tant que la progression des relations et de ces vies. L’auteure nous donne un accès libre à l’âme et au cœur de chacun de ses personnages. Elle a su me transporter pour les accompagner dans leurs émotions, dans leurs joies comme dans leurs craintes, dans leurs victoires comme dans leurs échecs et dans cette volonté commune d’en ressortir grandi et plus fort pour atteindre le bonheur tel que chacun le conçoit.

 

« On a qu’une vie. Et personne devrait être forcé à mener une vie qu’il a pas choisie. Personne »

 

C’est un fort potentiel psychologique que renferme cette œuvre dans laquelle rien n’est laissé au hasard. Et quand je dis rien, c’est vraiment rien. Le contenu est d’une qualité assez rare et tellement riche qu’on ne peut qu’être admirative de ce que Créoline a pu accomplir. Je n’ose même pas imaginer le temps, les recherches et la patience qu’un tel écrit a nécessité mais une chose est sûre, c’est que l’amour et l’attachement qu’elle a pour ses personnages se ressent dans la douceur de sa plume. C’est incroyablement touchant et clairement ça apporte un autre sens à cette lecture.

 

A travers de cette histoire, c’est aussi à ses lectrices/lecteurs qu’elle apporte une attention toute particulière en insérant une multitude de détails calligraphiques, en ponctuant son récit d’anecdotes, d’illustrations, en nous interpellant sur certains passages, en nous questionnant comme si elle était à nos côtés pour qu’on puisse lui répondre en temps réel et vivre cette expérience unique avec elle, elle la créatrice de ce bijou littéraire. J’ai trouvé ça tellement innovant, interactif ; en un mot GENIAL ! Mais attention, certains de ces détails ne sont disponibles pour que le livre commandé sur le site de l'auteure directement Sourire

 

Ce premier écrit de Créoline se démarque vraiment de ce que j’ai l’habitude d’avoir dans ma bibliothèque car lorsqu’on tourne la dernière page, on ne peut que constater l’impact sur notre propre notion du bonheur, sur la manière dont nous considérons certains thèmes abordés et sur la claque qu’il nous a mis avec un consentement 100% assumé. Et surtout parce que c’est un écrit qui interpelle par son réalisme, par la finesse et la justesse de la plume de l’auteure et par l’inattendu optimisme qu’il contient.

 

Parce que dans la vie il faut savoir prendre des risques, sortir des sentiers battus et enlever ces œillères que l’on porte par facilité ou par peur du changement, Créoline DE VENFRE est la représentation même des auteures qui sont capables de nous faire amorcer un changement, tout en douceur, dans nos habitudes de lecture. Et rencontrer une telle plume ne peut que nous faire prendre conscience qu’il y a bien un avant Créoline et un après Créoline. Et ça, c’est un talent que peu d’auteur(e)s peuvent revendiquer détenir.


23/06/2022
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L'un pour l'autre / Noémie DANI

1.pngC'est sur un énorme coup de cœur que débute ce mois de juin avec le dernier roman de Noémie Dani "L'un pour l'autre" qui paraîtra le 9 juin prochain chez Hugo New Romance Poche. Merci infiniment pour l'envoi de ce titre que j'ai dévoré en quelques heures à peine.

Pour le résumé, c'est par ici


Simple mais tellement efficace cette histoire qui permet de retrouver un peu de Louna, héroïne de "Quoi qu'ils en disent" paru l'an dernier. Car c'est Baptiste, un des frères de Louna, qui est au cœur de ce roman. Arrivé en retard au mariage de sa sœur avec Gabriel, c'est une entrée remarquée qu'il fait dans notre lecture pour ce retour en Ardèche où se trouve également Samantha, la meilleure amie de Louna, étudiante en ostéopathie. Mais la jeune femme n'a plus rien de celle que Baptiste a connue. Vraiment plus rien et il va vite s'en rendre compte...

 

« Que ce soit au collège ou au lycée, il ne passait pas inaperçu, le fils à papa. La parfaite tête d’ampoule enfermée dans une silhouette de rêve. Enfin… pour les minettes en manque d’amour »


Quel bonheur de retrouver, même si ce n’est que le temps du mariage, l'environnement découvert dans le précédent roman de l'auteure ! On y retrouve Louna et Gabriel, la petite Zèlie et Madeleine, l'inoubliable tante qui m'avait tant fait rire. C'est une belle entrée en matière et une belle transition vers l’histoire qui s’amorce et qui m'a transportée du début à la fin.

 

Quand on découvre Baptiste, gynécologue-obstétricien, c'est un médecin surmené par un métier qui le passionne. Des relations pas toujours évidentes avec un patriarche autoritaire - déjà rencontré précédemment - et aucune attache sentimentale si ce n'est sa relation sexfriend avec Eva. Lorsque son regard va croiser celui de Samantha, qu'il n'a pas vue depuis longtemps, les choses pourraient bien changer.


Car l'attraction avec la jeune femme est immédiate et indéniable mais elle n'est pas la bienvenue aux yeux du père de Baptiste. En tout cas, j’ai immédiatement aimé cette héroïne qui n’a pas froid aux yeux et qui a un beau sens de la répartie. Ce qui bien entendu va attiser les réactions et sentiments de Baptiste et donner lieu à des échanges piquants, oscillant entre l’humour et la tendresse.

 

T’as jamais vu un derrière, ou ça fait juste trop longtemps que c’est pas arrivé ? balance Sam de but en blanc

Un sourire caustique se peint sur ses lèvres. Une lueur de malice éclaire ses iris.

Ravi de te revoir, je constate que tu es devenue aimable, réponds-je en riant franchement


Les personnages qui mènent ce roman sont, à mes yeux, parfaits. J'ai vraiment aimé leur trait de caractère et leur histoire respective. Comment, dans un tel contexte, ne pas s'attacher à eux ? Personnellement, ça a pris tout de suite.

 

Tu n’as pas autre chose à faire ? assené-je de manière impolie

Je suis en pause. Comment tu vas ?

J’ai couché avec un blaireau, mais ça va.

Mieux que ma dignité 

 

Hormis quelques rares passages, c’est principalement à Lyon que se déroule l’histoire donc bien loin de l’univers champêtre auquel l’auteure nous avait habitués. Et le fait qu’on évolue au sein d’une ville donne une autre dimension à l’histoire, nous procure d’autres sensations. Ce point important permet d’installer une « intrigue », touchant intimement Sam, qui n’aurait certainement pas été possible à la campagne.

 

Et oui, « intrigue » il y a et soigneusement élaborée et menée de main de maître, sans jamais s’essouffler car elle traite d’un thème fort mettant en scène un personnage qu’on se plaît à détester. Mais surtout, elle permet d’aborder les personnages et leur relation avec une certaine tendresse qui n’est pas désagréable du tout.

 

« Je peux t’aider. Je peux être là quand tu ris, quand tu pleures. Je peux te tenir les cheveux quand tu vomis, t’écouter quand tu es triste. Mais je ne peux pas choisir pour toi »

 

Parallèlement à ça, Noémie aborde un autre sujet poignant, qui concerne Baptiste, mais qui nous est révélé assez tard et j’avoue que j’avais émis des hypothèses mais la révélation finale n’en faisait pas partie. Et j’ai été séduite par le fait d’être surprise ainsi car ce thème-là est percutant et poignant pour des raisons évidentes pour qui lit l’histoire.

 

Dans cette histoire, j’ai vraiment tout aimé ; pas une fausse note, ni un faux pas commis par l’auteure. Tous les éléments pour en faire, selon mes critères, une belle romance sont là. Noémie a su apporter de la force quand il le fallait et de la douceur à d’autres moments où cela était plus approprié et grandement primordial. Le rythme de l’histoire est tellement intense qu’il m’a été difficile d’en décrocher. Pour dire, j’ai reçu le livre vendredi et le samedi soir j’avais englouti les 440 pages. Ok c’est un format poche mais quand même…

 

« Si seulement je pouvais faire quelque chose pour balayer sa peine »

 

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Je me suis totalement laissée porter par tout ce que l’auteure a mis dans cette histoire et qui à chaque fois me séduit. 
Je ne suis pas une lectrice difficile mais il y a des choses que je n’aime pas et le coup de cœur n’est donc pas toujours au rendez-vous.

 

« Si seulement je regrettais ce que nous avons vécu. J’aurais aimé qu’il soit moche, naze et abruti par-dessus le marché… Malheureusement pour moi, ce n’est pas le cas »

 

Sincèrement, je ne saurais pas dire si j’ai une préférence pour Baptiste ou Samantha car c’est impossible tellement je les ai aimés tous les deux. Et c’est en grande partie grâce à ce que l’auteure a su mettre en eux, à la manière dont elle a su les faire fusionner, comme une évidence, pour ne faire qu’un et à cette sorte de douceur naturelle qu’elle a su leur insuffler.

 

Car effectivement, ce que j’ai énormément apprécié c’est la puissance de leur relation sans jamais de tension surjouée ou de mots blessants qui apporteraient une ambiance difficilement supportable. C’est difficile à expliquer mais j’ai aimé leur manière d’échanger, de parler dans des moments où d’autres se seraient certainement hurlés dessus et leur façon d’appréhender les épreuves et les non-dits.

 

« Je ne veux qu’elle près de moi. Je vais la retrouver, elle me racontera les raisons de son départ et tout rentrera dans l’ordre. Je ne laisserai pas tomber »

 

Alors bien sûr, il y a quand même des moments de doute, des moments de désarroi qui font que rien n’est acquis mais à côté de ça il y a parfois une belle légèreté et une très belle tendresse qui ont su se faire une place pour que l’histoire soit vraiment complète. Amour, humour, tensions, retournements de situation, tendresse, amitié, etc… tout y est pour passer un incroyable moment de lecture.

 

« Qui suis-je pour refuser ? Ce n’est pas faute d’avoir essayé. Elle a raison, on verra plus tard »

 

Même si cette histoire est assez différente, en bien des points, de « Quoi qu’ils en disent », les lectrices qui ont adoré la plume de Noémie sauront la retrouver de manière fidèle mais en ayant su évoluer et s’essayer à traiter d’autres thèmes moins légers mais avec une certaine pudeur pour laquelle elle a su mettre des mots toujours appropriés.

 

J’attendais vraiment avec impatience cette sortie et sincèrement je ne m’attendais pas à la lire en avant-première. Et je n’imaginais pas que cette lecture aboutisse à un tel coup de cœur. Bien sûr, ce sont mes critères qui me font aboutir à ce ressenti, et mes critères seulement. Mais qu’importe ! Je suis conquise et j’ai hâte que Noémie nous réserve une nouvelle lecture avec une telle intensité. Alors belle lecture !


06/06/2022
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Love after work / Judi STARK

1.pngLorsque Ludivine DELAUNE a publié un appel à partenaires pour la lecture de son dernier roman, à 4 mains avec Julie-Anne BASTARD, je n’ai même pas réfléchi et j’ai postulé. Pour les personnes qui me suivent depuis longtemps, mon attachement à la plume de Ludivine ne date pas d’aujourd’hui car j’ai lu une bonne partie de ses romans et l’évidence était là. Aussitôt « Love after work » paru sous le pseudo de plume Judi STARK arrivé dans ma boîte mail, aussitôt commencé. Merci infiniment aux Editions Addictives pour l’envoi de ce Service Presse ponctuel et à Ludivine pour ta confiance renouvelée 

 

« Dans la réalité, les princesses ne vivent pas seulement d’amour et d’eau fraîche »

 

Je crois que je n’ai jamais été aussi perturbée pour écrire une chronique pour une histoire qui pour une fois, pour cette auteure, me voit ressortir de ma lecture avec un soupçon de déception envers moi-même de ne pas avoir eu un coup de cœur comme d’autres lectrices ; alors qu’il y a pourtant du vraiment très bon dedans. Avant de commencer, je précise quand même que je n’ai rien caché de mon avis à Ludivine mais je dois rester juste envers mon ressenti. On m’a souvent attaquée sur mes avis sous SP qui étaient toujours complaisants donc…

 

J’ai adoré l’idée de base qui est très originale et qui scinde l’histoire en deux : une histoire au bureau et une histoire en off pour aboutir sur une autre histoire. Et j’étais tellement impatiente que je me suis plongée dedans avec une facilité déconcertante. Il faut reconnaître que les auteures nous mettent dans l’ambiance tout de suite avec beaucoup de légèreté lorsqu’on découvre, en même temps que son amie Camilla dite Mila, la petite annonce que va publier Cassandre sur le site de rencontre BEGIN sur lequel elle vient de s’inscrire pour trouver celui qui saura la voir et l’aimer telle qu’elle est vraiment et qu’elle se révèle sous son pseudo Pomme-qui-rit.

 

« Elle pense qu’il faut pêcher tout un tas de poissons pour trouver le bon, alors que moi, j’estime qu’il faut être plus sélectif dès le départ pour ne pas se retrouver toute sa vie avec une grosse morue »

 

C’est dans le monde de l’édition que travaille Cassandre et on ne peut pas dire que c’est au bureau qu’elle va trouver celui qui répond à tous ses critères, et surtout pas Joshua, son insupportable et arrogant collègue. Autant dire que ces deux-là ne se supportent pas et l’amour au premier regard ne les a pas frappés du tout.

 

« En plus de devoir la supporter visuellement au boulot toute la semaine, je dois me fader Cassandre Langlois le week-end »

 

Car Joshua, c’est sa famille – dont son intrépide petite sœur Zoé -, son boulot et sa bande d’inséparables potes surfeurs qui ne voit en Cassandre qu’une intellectuelle qui ne doit pas savoir profiter de la vie telle que lui sait le faire. Habitué aux relations sans lendemain, seulement basées sur les plaisirs charnels, la solitude lui pèse un peu. Mais profiter de la vie, le soir venu alors qu’il est seul… Et voilà comment il se retrouve lui aussi à s’inscrire sur BEGIN pour nous faire craquer en tant que Sea-you-soon.

 

Alors mauvais tour joué par le destin ou hasard des algorithmes, lorsque Pomme-qui-rit et Sea-you-soon tombent virtuellement sous le charme l’un de l’autre, aucun ne sera pas prêt lorsque la réalité va le rattraper.

 

Alors là, on ne peut pas être plus dans un schéma Enemies to lovers et autant dire que ça envoie quelque chose – même si à un moment ça a été trop pour moi -. Car les auteures ont maintenu, une bonne partie du roman, avec beaucoup de talent et d’imagination l’anonymat de ces deux êtres en recherche de l’amour. Et pourtant, ça n’a pas dû être un exercice facile.

 

« Quand l’amour frappe à la porte, il se moque de savoir si c’est sur votre meilleur ami ou sur votre pire ennemi que vous allez craquer, il vous percute et vous laisse essoufflée. Mon corps réclame ses caresses, mes lèvres ses baisers. Je veux plus de lui »

 

La première moitié de l’histoire a été un pur moment de lecture durant lequel je me suis laissée porter par les alternances entre la réalité et le virtuel, des relations houleuses entre Cassandre et Joshua et des échanges totalement opposés entre Pomme-qui-rit et de Sea-you-soon. J’ai adoré cette opposition entre ces deux mondes et la manière dont les auteures ont su en faire quelque chose de très agréable et surtout de très bien écrit. Les pages se sont enchaînées à une vitesse folle, ce qui prouve bien que j’étais totalement accro.

 

« Son « cordialement » vaut un « gros connard ». Cette femme est une briseuse de haut niveau qui ne lâche rien. Comme le chewing-gum mâché qui se colle sous la semelle. Je plains son mec ; même au pieu elle doit faire des manières »

 

Là où mon cerveau a vrillé – attention ça m’est vraiment propre et ça ne concerne qu’une faible partie de l’histoire – c’est lorsque la vérité éclate. Je m’attendais bien sûr à ce qu’on ne tourne pas avec l’anonymat jusqu’à la fin mais je n’ai malheureusement pas adhéré au côté théâtral qui a été donné à une partie de la suite puisque je n’ai pas compris comment il était possible de partir sur cette voie alors que rien, jusque-là dans le scénario, ne pouvait justifier de telles réactions, ce qui a été trop pour moi. J’ai lu 2 fois ce passage pour être sûre de mon ressenti. C’est dire si j’ai moi-même été surprise que ça ne passe pas.

 

Par contre, j’ai vraiment adhéré à tout le reste puisque de très nombreux critères sont bien présents et amenés et développés tels que j’aime à les retrouver dans un roman pour me faire osciller entre les émotions.

 

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Cette histoire est tour à tour drôle, touchante, agaçante et ne laisse insensible sur aucun point et surtout sur aucun des thèmes abordés. Malgré la belle dose de romance, les auteures ont su intégrer des thèmes forts comme le deuil, le pardon, la reconstruction, les relations intergénérationnelles, le dépassement des limites et des peurs, etc…et l’ensemble est vraiment abouti.

 

Sous la romance, les auteures ont créé de très beaux personnages puisque notre vision de Cassandre et de Joshua est totalement différente de celles qu’eux, ont l’un de l’autre. Ils ont chacun une histoire personnelle touchante et c’est forcément ce qui facilite l’attachement qu’on peut avoir envers eux. Ajouté à cela beaucoup de réalisme dans la globalité de l’histoire.

 

« Elle est lumineuse, pleine de vie, souriante, attachante, incroyablement ouverte à la vie. Alors que je ne suis que débris, masque et superficialité »

 

Un des beaux points forts de cette histoire, ce sont quelques personnages secondaires qui ne sont pas en reste, en terme de protagonistes marquants. Il y a bien sûr Mila, personnage haut en couleur et qui n’a aucun filtre. Certaines de ses répliques sont bien plus que drôles. Mais il y a aussi Sylvie, la collègue de Cassandre qui, même si elle n’est pas trop mise en avant, ne peut que laisser un souvenir musical dans la mémoire des lectrices. J’ai adoré la particularité que les auteures lui ont attribuée, bravo ! Et puis, c’est aussi le gang des mamies qui sévissent dans l’entourage de Cassandre et qui font passer de très beaux moments d’échanges intergénérationnels. Dans ce genre d’histoire, ça apporte toujours une touche de légèreté et d’humour. Et là, on est servies.

 

« Mais Thérèse, on n’utilise plus ce terme depuis belle lurette. Maintenant, les jeunes disent « As-tu niqué ton keum ? »

 

Même si j’ai eu un moment de flottement durant ma lecture, je ne peux pas nier le fait que j’ai vraiment passé un excellent moment avec ces personnages, avec de très belles scènes ou magnifiques échanges et avec l’originalité de l’histoire alors que le thème des sites de rencontre a déjà été pas mal exploré en romance. Nous ne sommes pas sur quelque chose de déjà vu, tel que les auteures l’ont exploité et c’est un bel exercice qu’elles ont réussi pour arriver à renouveler le thème. En plus, les chapitres sont courts et l’alternance des points de vue est quelque chose que j’aime énormément, donc ça se lit comme de rien.

 

En résumé, si vous aimez les enemies to lovers, que vous aimez les histoires où tension et douceur se confrontent, que vous aimez sourire, rire, râler ou être attendrie, cette histoire doit donc rejoindre votre PAL. Et puis niveau auteure, on est sûr une valeur sûre ! Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire. Alors, belle lecture !

 

-  Je t’emmènerai à une fête foraine, on se gavera de cochonneries, je gagnerai pour toi un ours gigantesque, tu hurleras dans le grand huit.

- C’est une proposition ?

- Non. C’est une promesse.

-  ttention, je sais que les hommes ont du mal à tenir leurs promesses.

- Tu n’es peut-être pas tombée sur le bon…


01/06/2022
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Pick me up / Fanfan DD

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Il y a des signes qui ne trompent pas. En mai 2021, je publiais ma chronique pour « Un ange en cadeau », roman de Fanfan DD que j’avais plus qu’adoré et je terminais par ces mots « elle me retrouvera pour un prochain rendez-vous livresque ».


Hasard du calendrier, en mai 2022, tout juste 1 an plus tard, l’heure de ce rendez-vous a sonné, car je referme le dernier roman de Fanfan, 1er tome de la saga « Slave of one night », avec le sourire aux lèvres et avec un sentiment de bien-être absolu puisque je me rends compte que ce genre d’histoire est vraiment ce qui me correspond totalement. C’est sur un énorme coup de cœur que s’est donc achevée cette lecture extraordinaire ! Merci Fanfan !


Mon dernier récent gros coup de cœur portait sur une histoire dans un univers musical. Et je dois me rendre à l’évidence : mes plus gros coups de cœur ont souvent été dans ce monde-là. Donc je peux officiellement le dire : les musiciens ça me fait vibrer !


Quand j'ai commencé cette histoire avec un prologue ô combien détonant, j'ai tout de suite retrouvé la signature de Fanfan. Et autant dire, que quelques lignes seulement ont suffi pour que je ne lâche plus cette histoire jusqu'à la dernière page. Moi qui m'attendais, vu le nombre de pages impressionnant (674) , à une lecture sur plusieurs jours, il ne m'a fallu que quelques heures. Avec un texte aéré et une mise en page très épurée – et la sublime cover, on en parle ?, un vrai plaisir !


C'est avec une entrée fracassante que Fanfan nous immerge dans la vie de ce célèbre groupe français qui cartonne Outre-Atlantique, "Slave of one night". Une bande de potes Lillois qui a vu son rêve de gloire se réaliser. Pour Tray, le leader et chanteur du groupe, tous les plaisirs faciles sont à portée de main, quelles qu'en soient les conséquences. Jusqu'à l'arrivée d'un enfant...


Mais 12 ans plus tard, après une gloire qui ne faiblit pas, Tray aspire à autre chose qu'à de fades et éphémères conquêtes américaines : il rêve de stabilité. Et c'est à l'occasion d'un retour en France en tant que Thibault et d'une inscription sur le site de rencontre Pick Me que sa vie se voit chamboulée. Il suffit d'une photo, de grands yeux bleus et de messages échangés avec Peach_Melba pour qu'il en soit sûr : il tient là celle qui pourrait bien faire définitivement chavirer son cœur.

 

"Ma famille, ma fille, ma musique, de la carbonnade... Ne reste plus que la femme idéale, et ma vie sera merveilleuse"


Sauf que sous le pseudo Peach_Melba, se cache Lisa, une très timide jeune pâtissière de 28 ans, handicapée depuis l'enfance par un bégaiement, qui ne trouve de douceur que dans ce monde sucré qui la passionne, entourée de ses deux meilleures amies Angélique et Mélina. La jeune femme ne peut pas croire que Music_Man puisse s'intéresser réellement à elle et, de peur d'être déçue, préfère s'en tenir à leurs échanges virtuels. Mais lorsque le destin décide de s'en mêler, ce pourrait bien être le début d'une vraie histoire !


Mon dieu ! J'ai tout aimé dans cette romance qui est vraiment parfaite à mes yeux. J'ai l'impression de découvrir à nouveau la plume de l'auteure et pourtant rien n'a changé.


Alors là on est clairement sur une romance dans sa plus belle et plus pure représentation. Tous les codes sont respectés pour une romance telle que je la conçois. Il y a tellement de douceur, de tendresse, d'évidence et de simplicité que j'en redemande. Vivement les prochains tomes !

 

« La perfection c’est subjectif. N’importe quel homme devrait être fier de t’avoir à ses côtés »


Quand on rencontre Tray, leader des SOON, on est à mille lieues d'imaginer la suite. Le prologue m'a beaucoup fait sourire - quoi qu'une scène soit un peu osée (dans le sens gonflée), n'est-ce pas Fanfan ? - et, en refermant le livre, il faut reconnaître qu'il est parfaitement adapté et ne pouvait pas être autrement.


Thibault alias Tray ou Music_man, lorsqu'il revient à Lille, n'est que le fils de ses parents et le père de sa fille Léa, 12 ans. Exit la rock star et la notoriété internationale. Quel que soit son physique, on le prend comme il est tellement il est attirant dans tous les sens du terme.


Personnage sur lequel la célébrité et la réussite n'ont pas eu d'emprise, il n'aspire qu'à trouver enfin la seule et l'unique avec qui voir loin. Compte tenu de l'univers dans lequel il évolue et la première approche, il n'y a finalement aucune excentricité en lui. J'ai plus qu'apprécié cette opposition entre la première impression et la réalité. On est en total décalage et c'est une belle surprise car est totalement absent le cliché du bad boy qui pourrait être redouté.

 

"Je veux avoir le coup de cœur.  Je rêve d'un coup de cœur »


Point important concernant Thibault et pas les moindres : la sensibilité et la petite touche de romantisme qui l'habitent sont juste craquantes. Tout au long de l'histoire il est égal à lui-même au travers des messages qu’il envoie, des textes qu’on le devine rédiger, etc… et c'est très positif pour le rythme de lecture.


Mais cette histoire ne serait rien sans Lisa, cette jolie et talentueuse jeune femme introvertie par la force des choses, par un passé douloureux qui lui a laissé pour séquelles ce difficile handicap qu'est le bégaiement.  Et qui la maintient constamment dans une certaine retenue jusque dans sa vie sociale et amoureuse. Et pourtant, dans la sphère privée elle sait faire preuve d'humour et est aussi lumineuse que les pâtisseries dont elle nous régale à longueur de chapitres. C'en est frustrant mais je dis merci à Fanfan de lui avoir attribué ce talent !

 

"Y'a Apollon_du_Losc qui vient de me faire un message. On part à l'Île Maurice demain. Ah non, je me suis trompée. Il veut m'emmener chez Maurice à Lille :P"


Dès le départ j'ai adoré ce personnage dans lequel on ressent une belle douceur, une touchante tendresse envers qui à la chance d'être aimé par elle mais aussi une puissante fragilité qui n'est pas seulement liée à son handicap. On sent combien son passé est encore impactant dans sa vie d'adulte et c'est par petites touches que l'auteure a su aborder ce thème au travers de scènes parfois percutantes et au travers de mots souvent douloureux à entendre pour elle et à lire pour nous.


J'avoue que j'ai craint qu'au vu de ce personnage l'histoire risque de tourner un peu en rond, à un moment donné. Et bien pas du tout - comme quoi il ne faut jamais faire de plan sur la comète - !

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Finalement, les deux personnages associés de la plus belle des manières, sur un délicieux rythme slow burn, vont apporter une incroyable force à ce personnage féminin qui se révèle avoir des ressources insoupçonnées en elle pour passer au-delà de ses peurs et ses doutes. Du coup, j'ai trouvé extraordinaire cette manière d'aborder le handicap en lui associant patience et compréhension plutôt qu'en lui opposant moqueries et brimades. Le thème n'étant absolument pas gênant pour la lecture, il s'insère ainsi parfaitement dans l'histoire.


Cette histoire ne serait rien sans les personnages secondaires qui méritent tous leur place - même Mathilde pour qui à la référence, oui, oui ! -. Bien sûr, en tête de liste il y a Angélique et Mélina, indispensables amies de Lisa et qui sont un soutien à toute épreuve pour elle. L'amitié avec un grand A et dans sa plus belle représentation car même si elles sont grandement présentes, il n'y a aucun sentiment d'intrusion mal dosée par l'auteure.

 

"Je te jure, faire des ateliers pâtisserie avec une vieille spatule en vois et un bol de céréales au nom de Josette, très peu pour moi. C'était Koh-Lanta chez les bourgeois"


Et puis on a de manière différente, les autres membres de SOON qui vont et viennent sans empiéter sur la vie de Thibault. Ils apportent une belle touche d'humour et de légèreté et on sait très tôt qu'ils sont essentiels à l'équilibre de leur ami et leader. Ce que j'ai apprécié c'est la façon dont a été traité, à travers eux, le thème de la musique au fil des chapitres qui permet de les retrouver régulièrement mais sans que cela prenne le pas sur la romance. Le final extraordinaire suffit largement pour illustrer ce thème. J'ai adoré !


Enfin, on ne peut pas ne pas parler de l’espiègle mais adorable Lea, la fille de Thibault qui est un sacré personnage, malgré son jeune âge. Les rapports qu'elle a avec ce papa, dont elle ne semble que faire de la célébrité, sont tour à tour drôles et touchants. Et certaines scènes et répliques sont tellement dans l'air du temps.


C'est à nouveau avec un bel accompagnement musical que Fanfan nous enchante tout au long du livre en ponctuant régulièrement son texte de morceaux de qualité. Sa culture en ce domaine est très diversifiée et c'est une playlist de 4h40 qu'elle nous offre sur Spotify. Si ça ce n'est pas un cadeau ! Je me rends compte encore une fois, après la playlist de « Un ange en cadeau » que nous avons des goûts musicaux assez semblables.  


Ce qui a amené cette lecture au coup de cœur c'est avant tout la simplicité et la sincérité qu'elle contient. De très belles valeurs y sont abordées et développées. La qualité de l'écriture permet d'aboutir à quelque chose de très réaliste, où rien n'est exagéré et surtout où il n'y a finalement pas de sentiments négatifs qui s'en dégagent.

 

« Blindé à l’amour depuis toujours, je crois que mon cœur est en période d’apprentissage »

 

Les histoires à suspense et rebondissements c'est bien mais parfois la simplicité d'une vraie belle histoire est tout aussi efficace. Et là, il n'en est pas autrement et je signe tout de suite pour les prochains tomes qui permettront de retrouver ces personnages pour poursuivre un beau bout de chemin avec eux. Fanfan DD est une des plumes montantes de la New Romance qui se fait une belle place en toute modestie, une de ses qualités premières, parmi les plus grandes à mes yeux. Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire ? Alors très belle lecture ! 


29/05/2022
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La reine des ombres - Tricia LEVENSELLER

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Plus qu'intrigant que ce 1er roman à la sublime couverture, qui voit le lancement de Hugo Stardust, la nouvelle collection Fantasy Young Adult de Hugo Publishing. Et j'avoue que j'avais du mal à cerner, dans le résumé assez énigmatique, le Roi des ombres. Donc quoi de mieux pour se faire une idée que de se lancer dans une lecture à risque en la sollicitant en Service Presse via Netgalley. Merci infiniment pour la confiance.

Pour le résumé, c'est ici


Alors, je me dois d'être honnête mais c'est avec un avis mitigé que je ressors de cette lecture dont le style ne m'est pas habituel. Il y a du bon et du moins bon mais bien sûr ce n'est que mon avis de lectrice novice du genre. Mais qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit : j'ai vraiment apprécié cette découverte.


L'idée de base est originale et laissant présager une lecture percutante et rythmée. Une jeune femme de la bonne société, Alessandra, 18 ans, qui veut séduire le Roi des Ombres, Kallias, 19 ans, se faire épouser par lui puis le tuer pour récupérer et régner sur son royaume. Une ligne qui laisse à penser qu'il y aura intrigues, complots, combats, etc... Bref, une histoire qui bouge et qui nous retient d'un bout à l'autre.

 

« On n’a jamais retrouvé le corps du premier et unique garçon qui m’ait brisé le cœur. Et on ne le retrouvera jamais »


Sauf que je n'ai malheureusement pas eu un tel ressenti mais peut-être parce que je ne suis pas habituée et que ça faisait beaucoup de genres pour moi : Young Adult, Romance et Fantasy.


D'entrée, j'ai détesté le personnage d'Alessandra. Manipulatrice, perfide, un brin hautaine, ce qui colle évidemment avec la suite mais ça ne l'a pas fait pour moi, pour qui la lecture s'engageait mal. En plus, avec une narration de sa seule voix, je redoutais la suite. Heureusement pour elle et malheureusement pour l'histoire, ça n'a pas duré car j'ai trouvé que ses objectifs n'étaient plus aussi évidents et cela assez tôt.

 

« La passion ne mène à rien de bon. Elle a fait de moi une meurtrière »


Par contre, même si je l'ai trouvé un peu trop lisse et passif vu le contexte, j'ai bien aimé Kallias, le Roi des Ombres, assez mystérieux et ténébreux, entouré de ces ombres dont j'avais du mal à comprendre le sens et l'origine. Je m'attendais à un homme plus dark, puisqu'il cherche le meurtrier de ses parents, mais finalement protégé par ses ombres et dépendant d'un Conseil, il n'a pas beaucoup de marge de manœuvre. Et du coup, ça paraît trop simple, trop gentillet mais ça passe. Ce que j'ai trouvé original, c'est l'idée du sortilège qui le protège et qui le rend immortel sauf si...

                        

« Tu m’as parlé de tes rêves, de tes peurs, et je ne voulais qu’une chose : réaliser tes rêves, chasser tes peurs »


Quand j'ai commencé ma lecture et vu le 1er chapitre et l'engouement sur les réseaux sociaux, je m'attendais à une histoire assez complexe, bien travaillée et riche en intrigues et en rebondissements. Ces deux derniers points étaient au rendez-vous puisque je n'ai rien vu venir des révélations qui sont soigneusement gardées jusqu'au bout.


Mais pour le reste, je n'ai rien trouvé d'extraordinaire. Certaines choses manquaient de développement, d'approfondissement alors que d'autres étaient répétitives et n'apportant rien à ma lecture. Les robes, les broderies et toutes les garde-robes de la Cour m'ont semblées pompeuses et inutiles à cette échelle. J'aurais préféré moins de descriptifs et plus de détails quant à la personnalité des héros principaux. Pour encore mieux les cerner.


Même si j'ai détesté Alessandra au début du livre, l'évolution de l'histoire m'a permis de la considérer autrement au fil des chapitres et au fil de l'avancée dans sa relation avec Kallias. J'ai aimé la confiance que lui accorde Kallias et comment celle-ci va se développer en autre chose.


J'aurais quand même préféré que son caractère à lui soit différent, qu'il montre un peu plus de résistance pour créer une tension et des répliques plus percutantes. Finalement, sa condition de Roi envié et menacé apporte trop de facilité à mon goût.

 

« Nul homme n’abandonnerait le pouvoir des ombres sauf pour l’amour le plus profond, le plus dévorant »


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Il y a deux personnages que j'ai vraiment appréciés et qui rehaussent mon avis sur Alessandra, ce sont ses amies Rhoda et Hestia. Elles apportent une autre image de la femme dans cet univers très masculin et très brut. Et j'ai aimé la personnalité d'Alessandra à leur contact.


Je ne suis pas experte en Fantasy et je n'en maîtrise donc pas les codes mais ça m'a semblé un peu léger. De ce que j'ai pu relever, il n'y a finalement que les six royaumes, les ombres et un certain pouvoir que possède Kallias. J'imaginais la Fantasy autrement... Mais là, je ne m'aventurerais pas sur un terrain que je ne maîtrise.


Une chose qui m'a surprise, compte tenu de l'univers dans lequel évolue l'histoire : le texte. Il y a des choses qui m'ont échappées et j'ai ressenti trop de modernité dans l'écriture pour une histoire qui sous-entend qu'elle se passe en l'an 30 (sauf erreur). Des mots comme "génial", "gendarmerie" ou "fils électriques" m'ont laissée dubitative. Ça ne gêne pas la lecture mais c'est particulier pour moi.


Enfin, puisque lectrice de romance à la base, j'ai totalement adhéré à cette part de l'histoire et au rythme lent que l'auteure lui a donné. J'ai aimé les barrières qui séparaient Alessandra et Kallias et les enjeux qui pouvaient découler d'un éventuellement rapprochement physique. C'était très bien pensé. Seule petite objection quant à la fin : j'aurais aimé que ça soit moins précipité et que certaines choses soient moins évidentes et moins facilement résolues.


Alors c'est sûr que mon avis est mitigé puisque trop de choses m'ont interpellée au cours de ma lecture, mais je n'ai aucun regret d'avoir tenté cette expérience qui est assez nouvelle pour moi. J'ai quand même passé un excellent moment et je dois probablement me familiariser avec le genre pour que les prochaines découvertes se déroulent différemment.


Et je ne peux donc que vous conseiller de vous faire votre propre avis pour ce roman qui a plu à grand nombre de lectrices et qui correspondra peut-être à vos attentes. Alors, très belle lecture ! 


22/05/2022
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11 fake dates / Samara ALVES

1.pngGéniale ! Cette histoire est géniale ! Des "dates" foireux Laura en a connu plus d'un. Celui qui nous fait la rencontrer n'est qu'un parmi tant d'autres. Et qui clôture une journée désastreuse qui la voit licenciée d'un énième job. Ainsi commence cette romance issue de Stories by Fyctia sous la très jolie plume de Samara ALVES. Merci infiniment Fyctia pour l'envoi de ce Service Presse.

 

« Pourquoi perdre du temps avec des préliminaires si on sait à l’avance où on veut arriver ? »


Quel pur moment de bonheur que cette lecture ! Et même si ce n'est pas un coup de cœur - mais on en n'est pas loin du tout - je ne m'attendais pas du tout à dévorer cette histoire en mettant tout en pause pour ne pas la lâcher jusqu'à la fin.

 

« Je suis faible et stupide. Mais au moins, tout n’est pas perdu »


Des histoires basées sur les sites de rencontre, ce n'est pas ce qui fait défaut en romance. Avec les concours Meetic by Fyctia, plusieurs belles histoires ont vues le jour. Mais sincèrement, celle-là à mes yeux, se démarque largement des autres. Sans vouloir offenser personne, bien entendu.


J'ai adoré cette histoire dès le début même si ça commence sur un aspect négatif pour l'héroïne. Mais c'est tellement bien amené et tellement bien écrit que l'auteure arrive à nous faire sourire des malheurs de Laura alors qu'on devrait plutôt la plaindre.

 

« En moins de deux heures, ce mec a battu tous les records en terme de stupidité. J’ai arrêté de lister ses points négatifs quand il a dit que je ressemblais à sa mère. J’ai eu du mal à définir si c’était un compliment ou une insulte »


Et puis, entre en scène, une bande de potes, colocataires de Laura, qui va décider de reprendre sa vie sentimentale en main en lui lançant un défi pour qu'elle arrête de ne voir que le négatif dans tous les hommes qu'elle rencontre. Ce qui bien entendu la mène à chaque fois à l'échec.


Aux grands maux, les grands remèdes : la voilà inscrite sur un site de rencontre avec trois potentiels prétendants mais un seul devra être retenu. Et c'est ce qui s'apparente à un surfer qui va être l'heureux élu avec lequel Laura devra aller au bout de 11 dates sans renoncer, durant lesquels elle aura parfois des défis à relever. Tout un programme !

 

« Qu’est-ce qu’un orage quand on se trouve déjà en plein milieu d’une tornade ? »


Sauf que lorsque le premier « date » arrive, c'est face à un visage familier qu'elle se retrouve : son crush prétentieux et arrogant des années lycée, Hadrien.


Cette donnée et le trouble panique dont souffre la jeune femme risquent de compromettre ses bonnes résolutions quant à mener à bien ce défi. A moins qu'Hadrien ne soit plus celui qu'elle a connu et aimé en secret et qu'il soit celui qui lui fera voir l'amour autrement !


Ayant eu un gros coup de cœur pour ma lecture précédente, je ne pensais pas apprécier autant une nouvelle lecture. Et pourtant, Samara est arrivée à me faire sourire voire rire franchement, à m'émouvoir, à m'attendrir, à me faire râler aussi parfois et à me faire tomber sous le charme de ce héros masculin si craquant et que j'aimerais rencontrer plus souvent dans mes lectures.


Dans cette romance, tout est bien pensé. L'idée des amis qui prennent en main la vie sentimentale de leur amie défaitiste et éternelle insatisfaite, est très originale. Et quels amis surtout ! Là, on est sur un casting de choix et bien entendu ma préférence va pour Eliott et sa sensibilité au top niveau. Quel personnage !


Et puis, il y a les deux principaux intéressés, Laura et Hadrien, avec leurs qualités et leurs défauts, chacun novice en matière de rencontres virtuelles mais qui ont un même objectif : démarrer une relation sérieuse. Mais pour cela l'honnêteté est la base de tout sauf si toute vérité n'est pas bonne à dire et peut se révéler compromettante.


Ce roman est écrit d'un seul point de vue : celui de l'héroïne. Et moi qui suis habituellement plus axée sur une double narration, je reconnais que ce choix de l'auteure est clairement bien choisi puisqu'il nous permet de rester concentrés sur les émotions et les ressentis de Laura qui est le personnage à la base de tout. C'est assez difficile à expliquer correctement.

 

« Parfois mon degré de maturité me surprend moi-même. Pas dans le bon sens ! »


J'avoue que durant ma lecture j'ai eu une petite préférence pour Hadrien qui n'a rien à voir avec l'image qu'on pourrait s'en faire. Tout ce qu'on découvre de lui, au travers de ces gestes, de ses paroles, de ses actes, de l'empathie qu'il a envers les autres et de cette douceur qu'il dégage, j'ai tout aimé. Il apporte une belle touche de romantisme et de sensualité que j'ai beaucoup, beaucoup appréciée.


Où j'ai eu un peu plus de mal c'est avec Laura et certains de ses traits de caractère. Alors je comprends parfaitement qu'au vu du trouble dont elle souffre, certaines réactions sont normales mais quand même... Au début , j'ai trouvé ça un peu trop pour moi et ça m'agaçait un peu. Pourtant je l'ai trouvée très touchante, assez marrante souvent mais trop compliquée car ayant du mal à lâcher prise pour certaines choses. Malgré tout, sa manière d'aborder une éventuelle romance avec Hadrien en se disant que peut-être... m'a beaucoup plu.

 

« Celui qui dit que « ce que les yeux ne voient pas, le cœur ne le ressent pas » n’a jamais fait de chute libre dans une soufflerie »

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"11 fake dates" n'est pas qu'une romance puisque le thème de l'amitié y est largement représenté et c'était plus que bien. On ressent le lien puissant qui lie ces 4 amis, la solidarité qui les anime lorsqu'il s'agit de l'un des leurs et surtout l'amour fraternel qu'ils ont les uns pour les autres. Ce ressenti, même s'il ne prend pas le pas sur la romance, est assez fort pour être marquant car il est présent du début à la fin.


Dans ce roman, même si j'avais vu arriver une partie de l'évolution, j'ai adoré la manière dont l'auteure a subtilement amené un retournement de situation qui m'a un peu effrayée pour la suite. Je craignais une certaine lourdeur qui finalement n'est pas arrivée, heureusement. Et puis cette fin : un spin-off serait-il envisageable ? Je dis ça mais je ne dis rien !


C'est une histoire qui est bien rythmée de par la richesse des situations imaginées, par la multitude de scènes drôles et répliques parfois tellement spontanées et hilarantes, la qualité et la cohérence du scénario et par cette douce romance, pleine de tendresse, qui ne paraît pas aisément acquise. Et qu'est-ce que c'est bien écrit ! Bravo à l'auteure !


Franchement, "11 fake dates" est incontestablement la lecture sans prise de tête à découvrir. Nul besoin de réfléchir plus longtemps pour se plonger dedans et être assurée de passer un excellent moment ! C'est très rafraîchissant et ça fait du bien. Alors, très belle lecture !

 

"Moi, Laura, 25 ans et tout juste chômeuse, en train de payer un dîner plus cher que mes chaussures achetées la semaine dernière" 


22/05/2022
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Build my heart / Caro HANDON

1.pngC'est grâce au partenariat Fyctia que j'avais découvert Caro HANDON avec "Permets-moi d'oublier" qui avait été un très joli coup de cœur. Et quand "Build my heart" a été proposé dans les SP, je n'ai pas réfléchi ; pour moi ce titre était une évidence. Merci à Fyctia pour l'envoi de ce Service Presse.


Quel moment de lecture pour ce qui se révèle être encore un joli coup de cœur pour l'histoire et pour la plume. Et même si on reste sur un trope classique patron/employée, l'ensemble est très efficace et se lit à une vitesse de dingue. On a juste pas envie de lâcher le roman avant la fin. Eh oui, c'est moi qui dis ça puisque rares sont les livres que j'arrive, à présent, à lire sans m'arrêter.


Beaucoup de lectrices de romance ont ce qu'on appelle des tropes favoris ; moi, pas spécialement. Mais de temps en temps, le style que propose Caro Handon dans son dernier roman est très agréable. Surtout lorsque, comme ici, il y a plus que de la romance. Il y a quelque chose de puissant, difficilement explicable.


Le gros point fort de cette histoire c'est clairement Swann, architecte de talent qui va bientôt reprendre les rênes du cabinet familial new-yorkais dont la réputation n'est plus à faire : le Worgan’s Office. Dans ce cabinet vainqueur plusieurs années de suite d'un prestigieux concours, cette fois-ci encore, le droit à l'erreur n'existe pas. Qu'est-ce que j'ai aimé ce personnage ! Un charisme de dingue sous lequel se cachent pourtant des fêlures qui ne se dévoilent à nous que par petites touches. On comprend qu'il y a des tensions dans sa vie familiale mais lesquelles, tout est dans cette question.

 

« Depuis tout le temps que je suis ici, jamais mon père n’a évoqué à voix haute son assurance quant à mes compétences. Pourtant, malgré le bien que cela me fait de l’entendre, aux creux de ma tête résonnent les cris déchirés d’un petit garçon »


Alors dis comme ça c'est sûr que l'histoire peut sembler vue et revue. Mais lorsqu'entre en scène Enoline, l'histoire prend une autre dimension. Cette jeune femme qui débarque pour travailler avec l'élite en ce domaine, voit ce nouveau poste comme l'opportunité à ne pas rater. Assister Swann dans ce qui est un défi de plus à remporter, n'est pas une tâche facile même avec toute la motivation et la meilleure volonté.

 

Et pourtant... est-ce réellement une chance que d'intégrer un empire familial fragilisé par certains non-dits ? Tous les secrets ne sont pas forcément bons à mettre à jour et il se pourrait bien que l'un et l'autre ne soient pas au bout des surprises, bonnes comme mauvaises. Et entre les rêves et le cœur, des choix pourraient s’avérer difficile à faire.

 

« J’ai l’impression que tout le monde avance vers son avenir, là où moi, tout ce que j’espérais s’étiole peu à peu »


Je suis toujours surprise lorsque je lis ce genre d'histoire car c'est quelque chose de très complet que signe là l'auteure. Elle aurait pu se contenter d'une romance avec un petit truc en plus seulement pour agrémenter le tout. Eh ben non. Elle est passée bien au-dessus de cette facilité en ficelant avec talent une histoire où les protagonistes ne se connaissent pas alors qu'ils ont pourtant un lien de taille. Autant dire que j'ai totalement adhéré et adoré cette base assez peu commune qui finalement va être le point de départ d'un rythme qui ne faiblira jamais.

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D'un côté on a le personnage masculin qui en impose et qui ne fait pas spécialement preuve de coopération et de bonne volonté. Et de l'autre, une héroïne qui n'est pas nunuche, bien au contraire elle est très talentueuse et surtout, elle a du caractère. Se laisser impressionnée par le patron imbuvable ne fait pas partie de ses plans.


Dans ce roman, on est sur une relation qui se construit à un rythme très appréciable mais où rien n'est acquis d'avance car il y a quand même un soupçon de enemies to lovers. Au vu du contexte, l'auteure sait nous retenir en intégrant des moments de tension qui s'opposent à d'autres tout en douceur. Elle nous emmène dans un monde où tous les coups sont permis et où les complots et rivalités ne sont pas en reste. 

 

« Bon sang ! Il ne m’a pas touchée et pourtant… »

 

C’est une histoire qui est vraiment riche de tellement de choses, sur tellement d’aspects. Elle est scindée en 2 parties : le côté vie privée et le côté professionnel. Et l’auteure ne s’est pas perdue en exploitant un côté plus que l’autre. Elle est arrivée à trouver le juste milieu, en ne cédant pas à la précipitation, pour aboutir à quelque chose de très homogène où tout se met en place lentement.

 

« Tu pars du principe que chaque relation est une désillusion. Crois-moi, elles sont aussi enrichissantes »

 

L’idée originale de ce roman est le concours en question qui cimente l’histoire et lui donne toute sa force, puisque tout va se construire et évoluer autour de ça. J’ai trouvé que c’était une très belle approche pour que l’histoire reste cohérente et qu’elle ne retombe pas à un moment ou à un autre. Et surtout, j’ai apprécié que l’architecture soit mise à notre portée sans en faire de trop. C’était très plaisant à découvrir !

 

Un point important de cette lecture c’est qu’il faut s’accrocher fermement car le personnage de Swann est assez complexe et peut sembler terriblement dur, hautain, froid, intransigeant… bref, de premier abord on se demande comment on va pouvoir arriver à l’apprécier ne serait-ce qu’un peu. Il a un passif familial et émotionnel assez lourd et qui n’est pas sans conséquence sur l’homme et le patron qu’il est devenu. On en apprend tout au long de l’histoire, on est témoin de sa relation tendue avec sa famille et j’ai vraiment aimé tout cet aspect que l’auteure a très bien traité sans jamais tomber dans la surenchère. Aucune lourdeur, ça se fond parfaitement dans l’ensemble.

 

« Il n’a rien fait pour apaiser ma douleur et mon cœur s’est peu à peu brisé sous le poids des émotions »

 

Ce nouveau roman de Caro HANDON est une très belle découverte et un très beau moment de lecture. Si on laisse de côté la couverture qui est sublime – important de le préciser – cette histoire qui n’est disponible qu’en numérique pour l’instant, a tout pour rencontrer un très beau succès. C’est vraiment tout le bien que je lui souhaite car pour moi c’est amplement une lecture réussie. Alors, très belle immersion !


19/05/2022
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Fan Squad / C.S QUILL

1.pngEt voilà ! Ce qui devait arriver arriva : on part sur un énorme coup de cœur pour le dernier roman de C.S Quill paru chez Hugo New Romance que je remercie infiniment pour l'envoi.


Quand je lis cette auteure, je ne me pose même plus de question : je me plonge franco dans ses histoires. Jusqu'à présent ça a parfaitement matché et ce 9ème roman dans ma bibliothèque - eh oui, déjà - ne fait pas exception.


Sitôt le prologue entamé, j'ai su que je retrouvais l'écriture inimitable de l'auteure. Grâce à elle, il ne faut pas longtemps pour trouver les personnages géniaux et c'est pas peu dire.


Oxton, que dire de lui si ce n'est que la première rencontre n'est pas commune. Après 10 ans de succès et la trentaine ayant sonnée, il est en pleine période de remise en question voire crise identitaire : il veut s'essayer à d'autres univers, à commencer par le cinéma. Sauf que lorsqu'on a une étiquette de star de la musique qui colle à la peau, rien n'est gagné d'avance.

 

« Être le leader d’un groupe mondialement connu, n’avoir aucun souci de thune ni de soirée d’ennui sexuel n’est pas un gage de bonheur »


Et lorsque son équipe fait appel à une Community Manager pour faciliter le passage de ce cap, c'est sur la plus grande fan du groupe que le choix se porte. Et cette fan de toujours, c'est Elvis, jeune femme de 24 ans qui connaît tout sur eux et surtout sur Oxton, leader du groupe et chanteur pour qui elle a eu un véritable crush 10 ans auparavant. Lorsque les conditions imposées ne lui laissent pas d'autre choix que d'accepter les règles, les enjeux vont prendre une certaine tournure. Et quand les non-dits s'invitent, Elvis pourrait se retrouver mise face à des dilemmes qui la mèneront là où elle ne s’attendait pas aller.


Mais du fantasme à la réalité, il y a bien plus qu'un pas qui pourrait se révéler être le plus difficile à accomplir pour cette jeune femme que la vie n'a pas épargnée et qui veut juste fantasmer tranquille dans son coin pour qu'une éventuelle réalité ne la rattrape pas. Sauf que tranquillité n'est pas un mot qui fait partie du quotidien des Unfool... Alors bienvenue à L.A et bonne route !

 

« On ne se débarrasse pas si aisément de son « doudou », même quand celui-ci se transforme en ourson cannibale »


Pour que je lise de manière quasi continue avec le sourire aux lèvres (histoire de ne pas rigoler en public !), c'est que l'auteure a parfaitement réussi son œuvre.


Pour toutes les personnes qui connaissent C.S Quill, son écriture en apparence légère et décalée cache toujours quelque chose. Et dans "Fan squad", on retrouve tout ce qui fait son empreinte littéraire : beaucoup d'humour pour alléger des sujets bien sérieux sans jamais occulter leur importance. Et ici, ils sont terriblement bien choisis et d’une belle constance, d’un bout à l’autre.


Même si tous les personnages sont uniques et ont chacun leur petit truc en plus, je suis obligée de décerner une mention spéciale pour Riley et Rita qui m'ont plus d'une fois fait mourir de rire. Avec eux le smile est au rendez-vous ! Autant j'avais beaucoup ris avec les Campus Drivers que là, on se trouve un cran au-dessus.

 

« Plus je vieillis, plus j’aime mon prochain. D’ailleurs, tu veux bien que je sois ton meilleur ami ? » - Riley

 

Oxton, est le protagoniste masculin parfait dans son rôle de musicien méfiant et dans la retenue. Il a une part de mystère qu'on aime voir entretenue jusqu’à ce que les barrières de la retenue s'effritent peu à peu pour laisser place à quelque chose de déstabilisant pour lui, lui faisant perdre un peu de sa superbe. J’ai vraiment aimé son personnage dans son intégralité même lorsqu’il frôlait la correctionnelle dans ses paroles et ses actes. Mais bon, nul n’est parfait !

 

Elvis, est un personnage qui ne manque pas de ressources face aux coups-bas parfaitement hilarants et très imaginatifs d'Oxton. Elle sait tenir tête, alimenter des joutes verbales percutantes lors d'échanges rarement égalés avec Oxton parfois limite sadique tellement il se plaît à la faire tourner en bourrique. Tour à tour exaspérante ou intrigante, elle se démarque vraiment de tous les personnages féminins de l'auteure. Sous ses airs d'ange se cache un adorable démon. J’ai adoré sa simplicité et ce petit grain de folie qui l’habite ; qui fait d’elle un personnage unique.

 

« Je suis peut-être une fan inconditionnelle, mais certainement pas une proie facile »


Dans ce roman, j'ai aimé le parallèle fait entre la vision de la fillette d'il y a 10 ans et celle de la jeune femme d'aujourd'hui qui voit son idole sous un autre angle, vraiment sous le feu des projecteurs et dans la vie bien réelle. Une grande partie du roman on sait combien il a été important pour elle mais sans jamais savoir vraiment plus que ce que l’auteure veut bien partager. Et j’ai totalement adhéré à ce choix de maintenir le « suspense » jusqu’au bout. Comme pour donner un avantage à Elvis ou pas…

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Dans Fan Squad, on est clairement sur une romance slow burn qui est vraiment très agréable à lire ainsi. Même s’il y a beaucoup de scènes comiques qu'on ne voit pas venir et qui font leur effet, que c’est un roman plein d'humour, truffé de scènes cocasses et hilarantes, de répliques piquantes, la tension qui mène à la romance est parfaite. Des scènes d’une belle tendresse viennent s’insérer peu à peu à l’ensemble et moi je trouve ça terriblement romantique même si je suis peut-être hors sujet avec ce que l’auteure a voulu donner comme sens romancé.

 

« Je ne sens plus mes rétines, je crois qu’elles ont mis fin à leurs jours »

 

Comme à chaque fois, C.S QUILL sait créer des personnages à la hauteur de ce qu’on peut attendre d’elle et concernant ce point, ce roman ne déroge pas à cette habitude. Alors bien entendu, il y en a qui s’imposent plus que d’autres. Comment ne pas parler de Riley, le comique de la bande, très prévenant et protecteur envers Elvis, de Miranda, l'attachée de presse enceinte – presque - jusqu'aux oreilles mais qui a une répartie et un caractère très détonants et qui représente parfaitement le terme "solidarité féminine". Dans certaines scènes, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Célia – l’attachée de presse de Miss Quill - si ses auteures venaient à agir de manière similaire et à J.J, la C.M de chez Hugo Publishing.  Et enfin Ash, le 3ème de cette bande, avec son petit côté Monk – pour qui a la référence -, plus discret que les autres mais avec une présence qui ne passe jamais inaperçue.

 

« Tu vas voir, ils sont géniaux ! Mais si tu leur répètes que j’ai dit ça, je viendrai répandre mes fuites urinaires sur ton drap »

 

Mais je ne peux oublier Addison et Chester – les amis d’Elvis -, dont les personnages sont assez peu présents mais qui, dès lors qu’ils s’expriment, apportent un lien et un rythme non négligeables à l’ensemble – surtout Addi qui a bien failli m’achever plus d’une fois –.

 

« C’est pas ma faute, je cherchais les toilettes, j’ai poussé une porte, j’ai tendu la main pour tâter le robinet et, oh zut ! C’était la queue de… »

 

Quand on sait que l'auteure a déjà envisagé de faire disparaître un de ses précédents personnages, mon cœur a raté plusieurs battements avec un retournement de situation auquel je ne m'attendais pas sous cette forme. J'avoue que du rire - dans les chapitres précédents - je suis passée à la gorge serrée dans les suivants Et c'est vraiment là, tout le talent de cette plume qui est capable de nous retourner le cerveau, le cœur et les tripes en un temps record. 


Parler de Fan Squad pourrait durer des heures tant ce roman est parfaitement travaillé, riche de tout ce qu’il devait comporter et qui offre, au-delà de la romance, une histoire qui créée encore une fois la surprise en nous montrant la plume de C.S QUILL sous un autre angle. Son empreinte est là et bien là, mais il y a un truc en plus qui vient s’ajouter à chaque nouveau roman. Cette fois-ci, ce que je n’ai jamais vu précédemment dans les romans de l’auteure, ce sont des titres de chapitres bien trouvés et qui collent totalement avec l’image qu’on se fait des personnages. Et c’est C.S Quill, tout simplement.

 

« Je n’avais jamais pensé dire ça un jour, mais éternuer sans porter de culotte, ça craint »

 

Je n’ai donc pas besoin de vous dire qu’il faut foncer vous procurer ce roman qui va encore une fois défrayer la chronique en remportant un succès bien mérité – les préventes parlent d’elles-mêmes -.

 

Je pourrais reprendre les mots d’Elvis pour vous dire que « Je ne suis pas une spécialiste, mais… c’est de la bombe atomique ! Honnêtement, je ne savais pas à quoi m’attendre et c’est trop bien ».

 

Je sais rester impartiale même si j’ai beaucoup d’affection pour C.S Quill, que je suis depuis ses débuts. Et je suis heureuse qu’à son parcours jusqu’à ce dernier roman voit s’ajouter une telle histoire d’une si belle qualité.  Alors très belle lecture !


19/05/2022
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Respire / Flora ARMONIE

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Respirer ! Arriver à respirer à nouveau. C'est bien un mot essentiel pour dire combien le dernier roman de Flora Armonie m'a touchée. Une histoire à couper le souffle tant les émotions se trouvent confrontées du début à la fin.

 

J'ai découvert cette auteure en auto-édition avec son premier écrit "Visions" qui avait été un coup de cœur. Pour l'histoire et pour la plume de l'auteure. Et depuis, j'ai lu tous ses livres avec le même bonheur.

 

"Respire" est le dernier livre édité par Flora et pourtant c'est le premier qui a vu le jour dans son esprit. Et il est totalement différent de ce à quoi m'avait habituée l'auteure. Dans un style qui n'est pas forcément en adéquation avec la lectrice que je suis, je me suis plongée les yeux fermés. Et malgré son petit format, j'ai pris le temps de le savourer pour ne rien manquer.

 

C'est avec une histoire Young Adult que Flora a su me toucher en mettant en opposition force et douceur pour évoquer des thèmes touchants et poignants parfois.

 

Comment ne pas être touchée et émue par le personnage d'Olivia, jeune métisse de17 ans, qui n'a de positif dans la vie, que son jeune frère Charly. Récemment arrivée dans le Nebraska avec sa mère et son beau-père, pour échapper à une vie précédente oppressante, elle ne trouve de réconfort qu'en squattant, la nuit venue, les voitures d'inconnus pour échapper à un climat familial sous tension.

 

Lorsqu'au détour d'une de ses virées nocturnes elle tombe sur Easton, on ne peut pas dire que l'accueil dans sa nouvelle vie s'annonce bien. Surtout que fréquentant le même lycée, il sera amené à croiser à nouveau son chemin. Sauf que le jeune homme, très populaire, traverse une période personnelle et émotionnelle difficile et ne voit pas d'un bon œil cette jeune femme aux pratiques plus qu'étranges, qui va lui être imposée.

 

« Parfois je me dis que mon vrai moi est quelqu’un de pétillant, entouré d’amis mais que la vie en a décidé autrement »

 

Mais quand deux âmes que le bonheur semble avoir délaissées se trouvent, c'est une histoire difficilement explicable que renferme ce magnifique écrit.

 

Les histoires Young Adult ce n'est pas ce qui manque et pourtant j'en lis très peu. Tout simplement car il m'est impossible de me mettre à la place des personnages bien évidemment.

 

Mais pour "Respire" la question ne s'est même pas posée. Pourquoi je l'ignore mais toujours est-il que je suis rentrée dans l'histoire tellement facilement. Une rencontre atypique, deux êtres que tout semble opposer et pourtant... leurs différences pourraient devenir une force.

 

Alors même si on n'est pas sur un fond psychologique très poussé, ce qui est appréciable, l'auteure a tout de même su mettre en avant, avec beaucoup de pudeur, les émotions ressenties par ses personnages. Il n'y a aucune brutalité dans les actes, dans les propos et le style d'écriture est parfaitement adapté au contexte.

 

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Ce que j'ai vraiment aimé c'est la douceur que Flora a mis dans cette relation qui pourrait sembler mal engagée entre Olivia et Easton, en s'appuyant sur l'art du dessin comme moyen d'apprendre à se connaître, de s'apprivoiser. De certaines scènes en apparence anodines, émane une telle évidence, une telle simplicité. Et même si je ne suis pas la mieux placée pour expliquer ce style d'histoire, j'avoue avoir été très sensible au choix de Flora et à la complicité qu’elle a fait naître entre eux.

 

« Je réalise que j’ai rarement été aussi détendue. Je me sens complète. Je souffle, et respire enfin »

 

Dans cette histoire, Easton est un personnage populaire, ce qui pourrait prêter à confusion car il y a une sensibilité en lui qui est touchante. La souffrance qui l'habite est poignante et malgré le sérieux de sa situation, l'auteure a su le laisser en adéquation avec son âge, ne lui ajoutant pas une maturité inappropriée.

 

« Notre perception de nous-même est faussée. L’image que nous avons de nous n’est pas seulement visuelle. Elle est empreinte de ressentis, modelée par nos émotions, déformée par nos fantasmes »

 

Et Olivia, c’est Olivia telle qu’elle devait être créée évidemment. Je ne saurais même pas expliquer combien j’ai aimé ce personnage tout en fragilité et pourtant avec une force morale qui ne peut qu’inspirer le respect au vu de celle qu’elle subit au quotidien, dans un environnement familial d’une dureté inimaginable. Si jeune et pourtant déjà si mature par la force des choses.

 

Une chose que j’ai vraiment appréciée c’est la manière de mettre en opposition la tolérance et l’intolérance et de traiter ces thèmes avec tellement de justesse tout en y associant force et fragilité. C’est quand même un exercice très difficile de s’aventurer sur ce terrain. Et Flora s’en est sortie avec beaucoup de talent.

 

Qui dit romance Young adult peut penser histoire sans rythme, sur fond des premiers émois amoureux. Mais ici, les thématiques traitées permettent de maintenir une constance dans la lecture, avec une petite touche de tension qui, je l'avoue, m'a un peu laissée frustrée. J'aurais aimé que certaines rivalités soient développées autrement, soient plus approfondies. Mais c'est bien le seul point qui m'a fait légèrement défaut et n’interférant en rien sur mon avis final.

 

J'ai aimé cette histoire qui pourrait ressembler à tant d'autres et qui pourtant se démarque au point d'arriver au coup de cœur. Alors bien sûr c'est un ensemble de critères mais pour ce genre-là, Flora a su me convaincre et me faire fondre pour cette histoire qui est bien plus qu’un Young Adult et qui est donc à la portée de n’importe quelle lectrice qui aime les romances fortes voire poignantes. En tout cas, pour moi, c’est à nouveau un essai gagnant pour la plume de cette autrice très prometteuse et que je peux suivre les yeux fermés. Alors, à votre tour de vous laisser charmer ! Et ne vous arrêter pas seulement à celui-ci ; il faut tous les découvrir ! Alors très belle lecture !


14/05/2022
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