Mille livres en tête

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Chroniques


Sans faute / Maloria CASSIS

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Synopsis
 : Depuis plusieurs années, Charlène Lacroix tente d'oublier son passé en dévorant des livres, enfermée dans le domaine familial qui l'a vue naître. La vie lui a appris que s'attacher à qui que ce soit est un trop grand risque, elle veille donc à maintenir une distance de sécurité avec tous ceux qui pourraient réveiller son cœur.

 

De son côté, Alek Novakovic, joueur de handball promis à une grande carrière, se voit relégué du jour au lendemain dans un club de moindre envergure pour se remettre d'une blessure. C'est du moins ce qu'il affirme.

 

Entre Charlène et Alek, le contact est immédiatement explosif. Leur rencontre les renvoie à leurs faiblesses respectives et chacun devra accepter de s'ouvrir à l'autre pour se laisser une chance d'évoluer."

 

 

Me laisser tenter, les yeux fermés, par un nouveau roman de Maloria CASSIS c'est, généralement, zéro prise de risque d'être déçue. J'ai pu commander "Sans faute" dédicacé et le plaisir a été d'autant plus grand.

 

J'ai été immédiatement séduite par une couverture sans aucune faute de goût et par un résumé plus qu'attirant. Et autant dire que cette lecture a été un moment 100% plaisir parfaitement assumé.

 

C'est sans aucune surprise que je me suis plongée avec une facilité déconcertante  dans cette histoire. Et le personnage de Charlène, 21 ans,  y est pour beaucoup puisque dès que je l'ai rencontrée, je l'ai adorée ; je crois bien que j’ai tout aimé d’elle.

 

J’ai aimé l’univers dans lequel elle évolue, avec une certaine indépendance ; au sein de la maison familiale en Alsace, entourée de son père, de sa belle-mère, de son petit frère Tom et de son chien Oreo, qui, envoient une image presque parfaite et idyllique de la famille recomposée.

 

Charlène est une jeune femme sportive, qui dégage une certaine mélancolie, en raison de douleurs du passé de plus de 10 ans qui ne s’effacent pas. Et ça ne peut qu’apporter une touche de tendresse à son personnage. Elle vit de sa passion qu'elle met dans son activé de traductrice et elle vit sa passion des livres en la partageant sur Instagram ou en tant que bénévole dans la bibliothèque de son village (N.B : petite pensée émue pour le kamishibaï que je ne pensais pas croiser un jour en New Romance)

 

« Il sort un ouvrage et s’évente avec. Je le lui arrache des mains avec un regard courroucé et le range avant qu’il ne l’abîme »

 

La manière dont l’auteure nous dévoile et nous fait prendre conscience de cette  passion qu'elle a pour les livres et qu'elle sait partager avec tant de talent, est vraiment touchante. A travers cette représentation de la passionnée de livres et de lectures, elle apparaît comme celle que n'importe qui aimerait compter parmi ses ami(e)s. Ou celle à qui pourrait s'identifier les bookstagrameuses qui sauront bien comprendre son personnage et s’identifier à elle.

 

"Ça pourrait sembler déjà vu, mais l'autrice a su insuffler dans sa langue une certaine poésie,  une réelle sensualité filtre à travers ses mots. Il faut que je parvienne à rendre justice à sa plume"

 

La maison familiale, c’est aussi une maison d’hôte accueillante qui ne désemplit pas et qui voit arriver, en pension, Alek, 21 ans également, handballeur promis à un bel avenir dans cette discipline mais qui doit se mettre un peu « au vert » en intégrant, pour quelques semaines, le club local dont le coach n’est autre que le père de Charlène. Habitué à un niveau de jeu supérieur et d’un tempérament assez peu calme, il s’avère aussi joueur, voire compétiteur, dans la vie que sur le terrain. Et au contact de Charlène, il n’y a aucune raison que ça soit autrement. Si ce n’est plus, au contraire. Ne dit-on pas « qui aime bien, châtie bien » ?

 

« Le sourire qui étire ses lèvre le rend aussi attirant qu’angoissant. Il quitte la cuisine en riant, fier de sa connerie. Quel petit merdeux ! »

 

Bienvenue en Alsace, où le sport, grâce à Charlène et Alek, ne se pratique pas, que sur un terrain de handball !

 

Qu’est-ce qui attend Charlène et Alek au bout de ce qui n’est qu’un break pour le sportif ?

Sauront-ils s’apporter mutuellement, un nouvel oxygène pour redonner un air plus sain à leurs vies ?

 

Maloria CASSIS est une auteure qui va droit au but en matière d’écriture. Il ne lui faut pas plus de deux chapitres pour nous mettre dans l’ambiance de ce qui nous attend. A faire cohabiter, sous le même toit, deux personnes que tout semble opposer, on comprend très vite que l’ambiance va être électrique. Et on serait tentés de dire « mais comment une romance pourrait naître avec ce qui ressemble à une date d’échéance en guise de mot FIN ?

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Les joutes verbales piquantes donnent le signal d’ouverture d’une partie que j’ai eu du mal à abandonner avant de savoir qui aller déclarer forfait en premier. L’histoire est tellement bien écrite qu’elle ne s’essoufle à aucun moment.  Sous couvert d’une romance, l’auteure nous invite à un match où les deux joueurs tenteront d’avoir toujours le mot plus haut que l’autre. Sans se refuser le droit, ou le besoin, de signer quelques trèves. Des échanges animés aux moments de complicité, il pourrait n’y avoir qu’un pas.

 

« Ce mec est une énigme. Et je crois que j’ai bien envie de la résoudre »

 

Une des craintes que j’aurais pu avoir en commençant cette histoire, c’est la présence d’un sport ; qui plus est, un sport en équipe. De ce qui aurait pu se révéler être un point négatif pour moi, l’auteure a su en faire des passages que je n’ai pas trouvés rébarbatifs et ennuyeux. Je ne vais pas m’inscrire dans un club de hand pour autant, je vous rassure. Mais je trouve que la manière dont elle a abordé ce monde, l’a été pour être mis à la portée de chacun(e).

 

« Ce que tu as trouvé, ce ne sont que des informations sportives, je suis plus que ça. Je ne me résume pas à être un joueur de handball »

 

Comme dans toute bonne romance, l’histoire prend le temps de se poser, de se construire, de se dévoiler toujours et encore plus et elle donne la chance, à ses protagonistes, de se découvrir, de s’apaiser pour mieux s’apprivoiser et s’ouvrir l’un à l’autre.

 

Dans ce roman, ce sont deux tempéraments opposés qui vont croiser le chemin l’un de l’autre pour s’apporter tant de choses mutuellement. C’est ce que j’ai aimé découvrir tout au long de cette lecture : voir comment Charlène pourrait arriver à composer avec le caractère tempétueux, versatile, moqueur voire narquois d’Alek, qui sous une apparence très sûre et nonchalante, cache quelque chose de profond ; qui le rend de plus en plus touchant et attachant au fil des chapitres. Et comment Alek pourrait se faire une place dans l’univers de cette jeune femme qui cache des blessures aussi profondes (si ce n’est plus) que les siennes pour lesquelles il dépense tant d’énergie pour les tenir secrètes.

 

« Il a vraiment cette faculté étrange de passer du gars souriant à un ours mal léché en moins de dix secondes et vice-versa. Ce type me donne le tournis »

  

Lorsqu’un jeu de charme décide de prendre le dessus avec des échanges qui n’ont plus rien à voir avec ceux du début et que la place de l’un/l’une prend de l’importance dans la vie de l’autre,  on ne peut qu’être définitivement conquise. Les joutes piquantes ou répliques mordantes laissent la place à des échanges tout en tendresse et l’histoire suit son cours sur une ligne d’écriture prenante et attendrissante. Avec, malgré tout, quelques petites erreurs de parcours avec lesquelles l’auteure ne se prive pas de subtilement jouer.

 

« Tu tiens les gens loin de toi pour ne pas t’attacher à eux. Je refuse d’être un type qui aura croisé ton chemin quelques semaines et dont tu ne te souviendras que vaguement »

 

Ce que j’apprécie vraiment dans l’écriture de Maloria, c’est qu’elle parvient toujours à intégrer des thèmes forts et d’importance dans ses romans. Une fois encore, dans celui-ci, elle donne une force supplémentaire à l’histoire avec le thème qu’elle a choisi de défendre et qui prend vraiment tout son sens, tant sa place y est légitime. En tant que lectrice ayant toujours aimé lire, je ne pouvais qu’être émue et profondément touchée. Surtout lorsque la peur et les non-dits prennent l’apparence d’une épée de Damoclès au-dessus d’une histoire à laquelle je me suis plus qu’attachée et pour laquelle je ne rêve que d’un Happy End.

 

Cette histoire de deux âmes finalement pas si opposées tient vraiment toute sa beauté et sa profondeur dans une écriture pertinente et affirmée qui est toujours plus qu’agréable à retrouver. Jusqu’à la fin, elle nous tient prisonnière entre ses pages, entre ses chapitres, entre ses lignes jusqu’entre chaque mot voire caractère de ponctuation. Mais si la séparation n’est que la seule issue, « Sans faute » est vraiment un livre dont j’aurais aimé tourner les pages encore et encore, sans fin.

 

C’est une lecture Coup de marquante en tous points, que je suis heureuse de n’avoir pas eu à attendre pour la découvrir. Maloria CASSIS est une auteure engagée, elle l’a démontré dans chacun de ses romans et c’est vraiment là sa force d’écriture qui fait que je la compte, en bonne place, parmi mes auteures New Romance de référence. Et si vous ne la connaissez pas encore, mais qu’attendez-vous pour partir à sa rencontre ? Et à la rencontre de ses magnifiques histoires ? Alors, foncez !


28/12/2020
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Rêver ta peau / Elodie SOLARE

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« La passion m’a prise au piège. Cette relation, à l’opposé de tous mes principes, a exalté mes sens. Je me suis brûlée, délicieuse souffrance, à la flamme du désir, moi qui me targuais d’être posée et équilibrée »

 

Alors si je m'attendais à ça ! Lorsqu'Elodie SOLARE a annoncé la parution en auto-édition de son prochain roman, j'ai été intriguée.

 

Intriguée par un résumé qui en dit peu mais suffisamment pour être titillée par l'envie de plonger dans l'histoire. Intriguée par une couverture plébiscitée, sur vote, par de nombreuses lectrices qui avaient découvert cette romance sur Wattpad. Intriguée par l'univers dans lequel l'auteure, connue pour ses précédentes histoires parues en maison d'édition, avait bien pu s'essayer : romance érotique, dark romance, romance psychologique ou new romance ? Telle était ma question. J'ai eu le grand plaisir de recevoir, sous Service Presse, ce titre avant sa parution le 06/01/2021. Merci Elodie pour ta confiance sur ce bébé que tu as géré de A à Z.

 

C'est dans la vie de personnages assez jeunes (20/23 ans) que l’univers est posé et que je suis rentrée sans aucune difficulté ; sachant que ce n'est pas forcément mon style craignant toujours d'être dans un décalage générationnel.

 

Lola, 20 ans, protagoniste féminine principale est étudiante en psychologie à Toulouse. Enfermée dans une relation amoureuse qu'elle subit plus qu'elle ne  la vit, elle peut compter sur son indéfectible amie d'enfance, Mathilde. A cause d’un passé familial compliqué, elle est persuadée de connaître tous les tenants et les aboutissants des relations amoureuses, l'amour n'est pas pour elle.

 

Mais lorsque sa route, son regard et son corps vont croiser le chemin de Gabriel, 22 ans, la voie qu'elle a choisie ne lui sera peut-être pas de grand conseil quant à des certitudes depuis trop longtemps ancrées en elle.

 

Entre raison et passion dévorante, Lola et Gabriel sauront-ils faire preuve de lucidité pour assouvir leurs désirs tout en luttant contre leurs peurs ?

Et leurs passés émotionnellement mis à l'épreuve, pourront-ils laisser la place à un futur moins torturé ?

 

On pourrait penser qu'un auteur qui se lance dans l'auto-édition cela signifie qu'il le fait parce que son histoire n'est pas de qualité suffisante pour être publiée par une Maison d'Édition. A tort bien sûr ! Et là encore, même avec quelques imperfections, on en a le parfait exemple C'est un travail énorme qui mérite d'être mis en lumière et pour lequel n'importe quel(le) auteur(e) est en droit d'avoir un retour juste, sincère et bienveillant.

 

C’est sur un 1er chapitre troublant (mais ô combien important !) que débute cette histoire qui va sans nul doute possible déchaîner les passions ou attirer les critiques. C’est typiquement le schéma d’écriture pour lequel on peut dire « ça passe ou ça casse ». Même si je ne le classerais pas en coup de cœur, avec moi c’est vraiment très bien passé.  

 

L’héroïne, Lola, est une jeune femme bien dans son temps, socialement intégrée, bien dans ses études mais pas forcément bien sentimentalement parlant car doutant de sa relation amoureuse actuelle. Elle donne de son temps pour aider les sans-abris et se destine à partir à l’étranger pour rejoindre des causes humanitaires.

 

Au cours d’une soirée, elle voit sa vie basculer à cause d’une simple intonation de voix. Et même si elle ne croit en aucun signe, les réactions de son corps ne mentent pas. Et ne vont plus la quitter.

 

« Le timbre intense passe en ligne droite de mon oreille à mon ventre, réchauffant l’ensemble de plusieurs degrés. C’est la première fois que je ressens ce genre de chose, mais l’embrasement dont je suis victime me rend fébrile. Savoir le propriétaire de cette voix si sensuelle dans mon dos fait courir des frissons dans toute ma colonne vertébrale »

 

La voix en question appartient à Gabriel, aspirant pilote de chasse à Salon-de-Provence. L’attraction est immédiate pour lui aussi et pourrait bien faire ressurgir certains démons de son passé. Je ne dirais pas qu’il est énigmatique mais il cache une part de mystère et d’incertitude en lui. Il n’est pas facile d’accrocher à ce type de protagoniste mais je l’ai vraiment aimé dès le départ. Il  renvoie une image sexy sous fond de voix à tomber à la renverse, mais ça n’empêche que la tentation de le lui en vouloir est parfois bien présente. Et l’envie de l’avoir à portée de main peut aussi s’inviter dans la lecture lorsqu’il sait se montrer touchant, attentionné et craquant. N’importe laquelle d’entre nous pourrait tomber sous son charme.

 

« Je suis certain que si je te fais l’amour une fois, mon obsession sera guérie »

 

Dans ce roman, c’est face à des personnages que je qualifierais de complexes, mais pas au sens extrême du mot, qu’on se retrouve. A première vue, ce ne sont, ni plus ni moins que de jeunes adultes mais à qui, la situation va enlever une certaine part d’insouciance propre à leur jeunesse. La complexité de leurs passés respectifs influence beaucoup leurs pensées, leurs émotions et leurs actes. Chacun a un projet d’avenir solide dans une vie déjà bien installée même si non définitive. Et pourtant, il suffit d’un instant pour que tout soit remis en question.

 

A première vue, cette histoire pourrait s’apparenter à un triangle amoureux, mais heureusement, ce n’est pas le cas. Il y a des gagnants et des perdants mais il n’y a pas ce climat pesant qu’il pourrait y avoir si l’auteure avait choisi d’aller dans ce sens.

 

« Une personne sensée ne fait pas n’importe quoi, juste parce qu’elle est attirée par une autre. Notre sexe ne doit pas réfléchir à la place de notre cerveau »

 

C’est une New Romance assez psychologique et sensuelle mais pas érotique. Même si côté sensualité, l’auteure a mis tout ce qu’il était possible, avec une écriture toutefois agréable et non malsaine ou vulgaire. Elle n’en n’a pas trop fait avec de trop nombreuses scènes, trop longues, pour lesquelles nous ne sommes pas toutes réceptives de la même façon.

 

Elle a parfaitement travaillé la psychologie de ses personnages même si Lola est la plus concernée. Quelques courts chapitres ne lui sont pas attribués mais, de manière globale, l’auteure a choisi une écriture sous sa narration. Et même si je ne suis pas adepte de ce choix, je pense que c’était très judicieux pour vraiment comprendre Lola et la voir évoluer face à cette situation qui lui imposera certains choix.

 

J’ai apprécié cette manière de faire osciller son héroïne entre maturité et immaturité émotionnelle. A tel point qu’on pourrait se dire : est-elle aussi forte et sûre d’elle qu’elle veut nous le laisser croire ? Parfois, la contradiction entre ses propos et ses réactions est telle que ça fait d’elle un personnage touchant et attachant tant elle peut sembler perdue. La mise en opposition de la profession à laquelle elle se destine et sa façon d’appréhender ce qui lui arrive est un choix d’écriture intéressant que j’apprécie.

 

« Tomber follement amoureuse. Éperdument. Pfou ! Tomber ? C’est se prendre les pieds, se faire mal. Follement ? Agir de manière folle. Maladive. Éperdument ? Etre perdue, désemparée, troublée. Non, merci ! Très peu pour moi. Je ne suis pas comme ces filles en pâmoison devant un homme. Prêtes à tout. J’ai horreur de cela »

 

En parallèle de la notion psychologie soft, j’ai aimé la fraîcheur et la légèreté qu’elle a su insuffler à ce roman avec les personnages de Mathilde et d’Enrique (colocataire de Lola). Mathilde est une jeune femme à laquelle on ne peut faire autrement qu’adhérer. Son tempérament, ses répliques, la tendresse qu’elle a envers Lola et tout ce qu’on découvre d’elle au fil des pages m’ont fait l’aimer dès le départ. Concernant Enrique, je ne développerais pas plus que ça, mais j’ai vraiment aimé son personnage et ses interventions. A chacune de se faire son opinion. Autre point positif : bien qu’on évolue dans un univers assez jeune, il n’y a pas trop de personnages et moi ça me convient bien ainsi.

 

« Putain de merde de con de chiote, vocifère Mathilde avant de s’engouffrer dans l’appartement telle une tornade rousse. Tu n’es pas prête ! »

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Au-delà d’une romance semée d’embûches qui va grandissant au fil des chapitres, l’auteure évoque, de manière réservée, un sujet qui ajoute de la profondeur à l’histoire et qui a su me surprendre, car je ne l’ai pas entièrement vu venir.  Mais aussi la notion famille qui, d’une certaine manière, est le cœur de l’intrigue et qui a une importance capitale.

 

Dans ce roman il n’y a pas de personnage à détester, on passe par des moments où on a envie de remettre les pendules à l’heure, de leur dire d’arrêter de réfléchir et de foncer car la vie est trop courte pour se poser des questions, où on pense que l’auteure malmène inutilement son héroïne et que ça pourrait tourner en rond. C’est juste un roman qui fait s’entremêler nos sentiments et nos questionnements. Mais hésitations, doutes et incertitudes sont vraiment le propre de la New Romance. Ça peut sembler un schéma classique mais il fonctionne parfaitement dès lors qu’on y associe les bons éléments.

 

« Je ne deviendrais pas une coquille vide. J’existais avant lui et j’existerai toujours après lui »

 

Dans ce premier essai en solo d’un bout à l’autre, je reconnais à Elodie SOLARE qu’elle s’en est vraiment bien sortie même s’il y aurait eu besoin de quelques petites choses supplémentaires. Par contre, un point hautement positif, c’est la fin. J’en parle rarement mais je suis vraiment fan de la voie que l’auteure a choisi de suivre. C’est audacieux, percutant et peu commun ; bravo pour la prise de risque. Ce roman, malgré quelques petites choses est écrit de manière sûre avec une plume qui ne laisse rien au hasard, choisissant parfaitement les mots, les expressions, les ressentis, les situations et la façon dont elle gère le temps, qui maintiennent l’histoire sous tension modérée d’un bout à l’autre. Le concept développé apporte un je-ne-sais-quoi d’énigmatisme et de sensualité. qui ajoute une connotation d’interdit très appréciable (ou non selon les avis).

 

« Les princes charmants ne sauvent les belles que lorsque le carillon des horloges retentit »

 

Quand j’ai débuté cette histoire, comme toute lectrice j’avais des doutes et des peurs quant à devoir éventuellement donner un avis négatif pour telle ou telle raison. Je vous rassure, ça me fait ça à chaque fois que j’entame une histoire. Ouf ! Ce ne sera pas le cas, bien au contraire. Comme j’aime à le dire : il est parfait avec ses imperfections qui ne sont pas irréversibles. Aucune auteure de New Romance ne peut se vanter d’écrire l’histoire parfaite, sans coquilles orthographiques ou de syntaxe malgré les lectures et relectures, et moi je ne suis pas là pour intervenir à ce niveau-là qui relève des bêtas-lectrices ou éditrices.

 

Une chose est sûre : c’est que cette histoire imparfaite rejoindra ma bibliothèque des autos-éditions car elle a un vrai potentiel tant dans l’écriture, que dans le sens et dans l’impact qu’elle peut avoir sur la lectrice que je suis. Elle n’est pas parfaite, je ne suis pas parfaite ; nous étions faites pour nous rencontrer.

 

A vous de plonger dans cette histoire ! Et n’hésitez pas à aller vers l’auteure pour votre exprimer votre ressenti. C’est ce qui permet aux auteures de grandir, de s’améliorer et de nous proposer des écrits d’encore plus belle qualité.


27/12/2020
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Campus Drivers - T3 : Crash Test / C.S QUILL

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Dans ce 3ème et dernier opus de la saga des Campus drivers, C.S QUILL termine cette aventure en beauté ; sur une note encore différente des autres tomes. Et avec une couverture qui n'a rien à envier aux précédentes.

 

C'est dans un contexte bien différent des deux précédents tomes (bien que toujours dans l'univers O.S.U), que l'histoire de Lewis et Amy prend vie.

 

Lewis, celui sur lequel on a envie de tout savoir dès "Supermad," est le dernier Campus Drivers célibataire. Sa priorité n'est pas sentimentale mais sportive. Cette dernière année à l'O.S.U, il ne peut l'envisager autrement que par la finalité dont il a toujours rêvé : être recruté en N.B.A. Mais elle signifie aussi la fin de l'aventure Campus Drivers, à laquelle il faut trouver une relève digne de ce nom. Quitte à envisager de féminiser le concept. Pour ça, il peut compter sur ses fidèles amis Lane, Donovan et Adam qui pensent avoir décroché la perle rare en la matière et qui lui confient la délicate mission de la tester et de la former.

 

« Quand je vous dis qu’avoir une copine rime avec peine de mort… »

 

Cette perle, en théorie du moins, c'est Amy, 20 ans, étudiante en 2ème année de mécanique, arrivée tout droit de Brooklyn. Les voitures c'est tout sa vie et un univers plus que familier pour elle. Sauf que, là d'où elle vient, le côté relationnel n'a pas la même signification que celui qu'exige le job auquel elle pourrait prétendre.

 

Une chose est sûre : Lewis était loin de s'attendre à devoir former ce style de stagiaire atypique et un peu rebelle. Et cette rencontre ne va pas être anodine et sans conséquences pour lui comme pour elle.

 

Amy pourra-t-elle laisser définitivement son passé, soigneusement dissimulé, derrière elle pour avoir une chance d'intégrer la nouvelle génération des Campus Drivers ?

Pour mener à bien la mission qu'il s'est fixé,  Lewis saura-t-il continuer à respecter les codes des Campus Drivers ?

 

Oubliés les précédents couples formés dans "Supermad" et dans "Book boyfriend" pour laisser la place à un personnage féminin au tempérament de feu, qui n'a pas froid aux yeux, qui n'a pas peur de mettre les mains dans le cambouis et qui est assez brut de décoffrage. Elle serait plus à en venir aux mains avant de discuter et à se voir offrir une clé à molette plutôt qu'un bouquet de fleur ! C'est indéniable : Amy se démarque de manière plus qu'originale mais elle n'en reste pas moins une jeune femme.

 

« Ah ! C’était toi, le bruit sourd ? Je suis rassurée, j’ai eu peur d’avoir percuté un blaireau, j’en étais toute retournée »

 

Face à elle, il y a le tant attendu Lewis, talentueux et prometteur basketteur, pour qui les petites amies ne sont qu'une source d'ennuis. Ce n'est pas sa rencontre avec la belle mécano qui va changer sa vision des choses. On pourrait mettre ça sur le compte de l'année décisive qui l'attend et des règles des Campus Drivers car autant pour Amy, on sait d'entrée à quoi s'en tenir que pour Lewis, son comportement et les signaux contradictoires qu'il envoie, peuvent semer le doute sur la suite potentielle de l'histoire.

 

Cette relation, même si elle s'inscrit dans un schéma de base classique et logique, est intéressante de par la différence qui oppose les deux protagonistes principaux. Lui est soumis à certaines règles ; elle, n'hésite pas à les enfreindre sans aucun scrupule. En new romance, on est plus habituées au bad boys qu'au bad girls. Et là, les rôles inversés détonnent un peu et sont vraiment agréables à lire.

 

« Ok, quand il casse une pommette avec son poing, il y a des chances que ça fasse complètement exploser ma poitrine »

 

Même si j'ai aimé le personnage de Lewis, j'ai adoré Amy avec ses forces et ses faiblesses. Bien que sur une narration interne à double voix, ses émotions sont plus palpables que celles de Lewis. Le ressenti et la façon d'appréhender son personnage sont d'une toute autre nature. Et son vécu et son implication dans l'histoire semblent plus développés.

 

« Les regards que nous échangeons ont plus de valeur pour moi que tout ce qu’il pourrait dire »

 

Ce dernier tome permet aussi de retrouver les couples Loïs/Lane, Carrie/Donovan et Adam/Amélia. Et de me conforter, bien que ce soit difficile de trancher vraiment, pour mon couple n°1 : Donovan/Carrie que j'ai vraiment apprécié retrouver et qui, il me semble, est plus présent que les deux autres couples. Je me trompe peut-être. Mais j'ai adoré les interventions de Carrie, hautes en mots, dans ce tome.

 

Il y aussi le personnage de Raven que j’ai vraiment aimé de par son côté protecteur envers sa sœur, de par ses actions et ses interventions et de par tout ce qui sort de sa bouche. C’est une sacrée sœur qu’à là Amy.

 

« C’est trop cool que tu aies enfin un ami qui n’a pas l’air de vendre des organes sous le manteau »

 

C'est sur un contenu haut en répliques savoureuses, en situations drôles, poignantes ou sensuelles, en quiproquos, en rendez-vous manqués et en une tension soigneusement entretenue que l'auteure clôture cette saga qui a remporté tous les suffrages.

 

C.S QUILL a ce talent de ne pas se conforter dans du déjà vu/déjà écrit, de toujours arriver à surprendre là où on ne s'y attend pas et proposer une écriture toujours dans une courbe qualitative grandissante.

 

Elle a cette facilité à créer et mettre en scène des personnages de caractères différents, unis par une amitié sans faille qu'elle entretient brillamment, jusqu'au bout, avec cette touche d'humour inégalable.

 

De manière globale, Campus Drivers est vraiment une lecture coup de ❤ de cette année 2020. Elle respecte tous les codes attendus dans ce style littéraire, la plume de l'auteure est plus que prenante et son imagination joliment débordante. Il en ressort une certaine fraîcheur associée à certaines émotions plus sensibles, qui ne peuvent que créer une combinaison gagnante.


06/12/2020
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Le lien / Tara JONES

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Pour moi c'est confirmé ! La French Team Hugo New Romance ne démérite pas avec des sorties toujours plus attrayantes et de qualité. Et le dernier titre de Tara Jones, spin-off de sa saga à succès "Le contrat" ne pouvait pas mieux mériter sa place dans le classement de mes derniers coups de cœurs avec le grade de méga coup de   Et pourtant, on est assez loin de quelque chose de "conventionnel" qui peut s’apparenter à une prise de risque envers des lectrices de New Romance bien rôdées à un schéma assez classique.

 

Un grand merci à Tara pour cette adorable attention qui m’a permis de découvrir cette nouvelle facette de son talent d’écriture qui, même si nulle n’est à l’abri, ne m’a jamais déçue au fil des romans.

 

"Ils n'ont absolument rien en commun !

 

Pour Luke, depuis la mort de sa sœur, l'amour est synonyme de perte et de douleur. Il est déterminé à ne laisser entrer personne dans sa vie. Justine derrière une attitude de femme libre, cache un petit cœur romantique et croit aux histoires d'amour avec un happy-end.

 

Dès leur première rencontre, un désir irrépressible grandit entre eux, les consume, les dévore peu à peu jusqu'à craquer.

Entre eux, ce sera du sexe et rien d'autre ! Ils étaient d'accord. Mais parfois, il suffit d'un petit grain de sable pour que votre vie soit complètement chamboulée. Surtout quand ce petit grain de sable se concrétise par la venue d'un bébé... et crée un lien indestructible entre deux personnes. Comment s'en sortiront-ils ?"

 

En commençant ce spin-off, je n'avais pas d'attente particulière. Ça fait un petit moment que j'ai lu "Le contrat" et vu le nombre de lectures qui s'enchaînent, ce serait mentir que de dire que je m'en souviens dans les moindres détails. Mais j'ai quand même entamé ce livre comme si c'était un one shot. Et ça n'a absolument pas gêné ma lecture ; je me suis laissée porter tout simplement.

 

C'est sur un prologue, qui pose habilement l’histoire, que la rencontre avec Luke et Justine se fait. Il est vraiment complet et il est important de souligner que c’est lui qui va donner, en grande partie, le ton à l’histoire.

 

« Le blond ou le brun ? lâche-t-telle enfin. J’ai besoin de précisions pour éviter toute confusion… d’autant que le souvenir, même s’il fut agréable, ne m’a pas non plus donné matière à y repenser plus que ça »

 

Et c'est lorsque le 1er chapitre s’ouvre que l'histoire prend toute sa dimension et qu'on sait d'entrée que l'histoire ne sera pas commune. Ce n'est pas spoiler de dire que la base de l'histoire est bel et bien une grossesse imprévue entre deux êtres que tout oppose. Sauf que lorsque l'imprévu est bien intégré et bien installé, chacun va devoir gérer ce bouleversement avec des caractères diamétralement opposés. Pour au final n’être liés que par un même objectif : plus de sexe ; entre eux ce ne seront que les intérêts du bébé qui importent.

 

Justine aura-t-elle la chance de vivre le happy end auquel la romantique qu'elle est croit plus que tout ?

Luke saura-t-il mettre de côté ses peurs et sa fougue de célibataire convaincu pour avoir une chance de devenir un père modèle et un amoureux dévoué ?

 

Après une brève halte à Paris, c’est dans un décor new-yorkais que l'histoire m'a transportée avec Justine qui a débarqué pour des retrouvailles avec Geoffey et Angeline alias Lancaster et Barbie. Mais pas que… Rien de tel que de retrouver son sex-friend new-yorkais sexy et craquant pour du sexe et rien que ça. Une nuit torride, un oubli et deux vies remises en question de manière plus que définitive.

 

« Luke est ma dose sexuelle de LSD. Il me rend accro. On a oublié quelque chose… je songe encore en plein brouillard. Oh oui, Luke ! Encore… »

 

Et lorsque le symbole le plus fort qui consolide la notion de famille s'invite dans l'histoire, c'est un tournant plus qu'inattendu qui se profile pour eux... et pour nous. Le début d’un lien que nul ne peut briser, quoi qu’il arrive.

 

Le thème de cette histoire peut sembler déjà vu mais tout dépend comme il est abordé et traité. Et ici, l'auteure s'en sort haut la plume.

 

Justine, décoratrice d’intérieur de 29 ans, croit en l'amour avec un grand A, au prince charmant et aux histoires qui se terminent par un beau happy-end. Alors que Luke ne vit que pour les aventures sans engagement. Leur conception de la vie de couple est totalement différente. Et entre eux, ça ne devait être que du sexe, rien que du sexe.

 

Elle est une jeune femme on ne peut plus attachante. Elle rêve de vivre la même histoire d’amour qu’Angeline avec Geoffrey. Mais lorsqu’après un malheureux « accident », elle se retrouve enceinte tous ses rêves sont remis en question. Car le futur père, Luke en l’occurrence, n’est, à ses yeux, pas le candidat idéal au titre de gendre idéal.

 

En effet, Luke ne voit en les femmes que le plaisir et le bon temps qu’elles peuvent lui procurer. Il se refuse à toute attache sérieuse avec qui que ce soit. Il est beau, il est riche et il peut avoir toutes les femmes qu’il veut. Alors pourquoi s’encombrer de détails qui pourraient perturber sa confortable vie. Sauf que dans la vie tout ne se passe pas toujours comme on veut : même quand on est un maniaque du contrôle en tout genre. Mais Luke cache une certaine mélancolie en lui que l’auteure ne nous dévoile qu’avec parcimonie et qui peut semer le trouble quant au ressenti qu’on peut avoir pour ce personnage.

 

« Tu veux tellement tout avoir sous contrôle que même déplacer un rouleau de PQ s’avère une entreprise à haut risque ! »

 

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Je trouve que ces deux personnages qui s’attirent physiquement parlant mais qui s’opposent tant au niveau de leurs attentes que de leurs caractères, ont été bien élaborés et développés par l’auteure. Je pourrais même dire que je les aime plus que le couple Lancaster/Barbie. Dès le départ j’ai adhéré à la relation qu’ils avaient instaurée entre eux même si elle est assez particulière. Et si la narration revient en grande partie à Justine, de beaux passages sont réservés à Luke. Très bon choix d’écriture car important et auquel je suis en général très attachée.

 

« Cette voix ! J’ignore pourquoi sa voix, légèrement éraillée, a tendance à éveiller chez moi des scénarios érotiques. Elle serait capable de me faire bander juste en me lisant le bottin »

 

Et la suite a forcément suivi le même chemin même s’il serait justifié de ne pas faire de Luke, le book boyfriend idéal. Il est assez sur la réserve, il campe sur ses positions en permanence – ou presque… - et ça peut en être agaçant. Mais comme dans toute bonne New Romance, il y a une explication à tout. Et j’ai trouvé ça touchant. Car Luke, mis à part ce côté macho profondément ancré en lui, est d’une douceur, d’une tendresse et d’un côté protecteur incroyables et il peut émaner de lui une certaine fragilité émotionnelle et affective. C’est assez contradictoire mais j’aime vraiment ce style d’opposition en un seul personnage.

 

« Mais ce n’est plus simplement Justine. Elle n’est plus uniquement cette femme dont la chute de reins me fait bander direct. Elle n’est plus exclusivement cette femme qui m’a obsédé pendant des mois. Maintenant elle est aussi la femme qui porte mon enfant. Et même si je ne l’ai pas voulu, pas souhaité, pas désiré… un lien indéfectible nous lie à présent »

 

Une chose importante le concernant et dont il est impossible de ne pas parler : ce sont ses amis Geoffrey et Aïdan. Le 1er est plus présent par son sérieux que le 2nd qui apporte une certaine légèreté voire insouciance lorsqu’on est en sa présence. Aïdan a cet humour désopilant et attrayant que j’aime à retrouver dans ce schéma d’histoire. Chacune de ses interventions sont agréables à découvrir même si j’ai ressenti une moindre importance que la place de Geoffrey.

 

« Ma poule, quand on est assez con pour décapoter la bête, faut pas s’étonner d’avoir à acheter des Pampers… »

 

Quant à Justine, j’ai aimé sa fraîcheur, son naturel, son sens de la répartie et sa belle imagination. Elle n’est pas de ces personnages agaçants assez clichés en romance. Même si c’est une grande romantique, ça n’en reste pas moins un personnage fort qui est elle aussi bien entourée en amitié.

 

« Mon corps – pas moi, pas ma tête, hein ? – a eu un coup de foudre sexuel énorme pour le sien. Ca existe un coup de foudre sexuel corporel ? Ca s’épuise en combien de temps ? Combien de séances de sexe démentes avant d’être vaccinée ? »

 

Côté gente féminine, Angeline et Sarah, les deux amies de Justine n’ont pas à rougir de leur rôle. La 1ère est vraiment représentative de la meilleure amie prête à tout, dans toutes circonstances. Réciprocité qui s’applique parfaitement à Justine, envers elle. Angeline fait vraiment partie intégrante de cette aventure de vie contrairement à Sarah qui est plus un personnage en retrait auquel je me suis forcément moins attachée. Mais qu’importe !

 

C'est une romance qui sort vraiment de l'ordinaire que signe Tara JONES, pour son retour un an après « Ma pire ennemie ». Et ça matche tout à fait avec la lectrice que je suis, qui aime être surprise. Et là, c’est le cas d’un bout à l’autre de la lecture.

 

C’est une histoire qui est vraiment bien écrite, qui peut parfaitement coller à une réalité, rien n’est précipité, il n’y a pas de tensions insoutenables ou pesantes, il y a de belles surprises, de beaux moments, pas d’hésitations outre mesure et une belle part d’humour.

 

« En même temps, pas besoin de nous faire un dessin non plus. A peine le premier choc passé, Luke va avoir droit au double effet Kiss Cool »

 

Dans cette histoire atypique, Tara a su apporter douceur, tendresse et sensualité mesurée qui compensent parfaitement l’inexistence de scènes torrides. Et c’est vraiment un des points forts. Une romance vraiment agréable à lire ; qui se dévore en très peu de temps tant les pages se tournent d’elles-mêmes pour arriver à un épilogue qui divisera certainement mais que je n’aurais pu concevoir autrement. C’est un parti pris osé mais qui relève d’une certaine innovation et modernité. Et que moi je trouve tellement romantique. Eh oui, le romantisme peut se concevoir ainsi selon moi. On me donne l’opportunité de vivre un truc pareil mais je signe tout de suite.

 

Dernier point que j’ai adoré et sur lequel je ne m’attarde jamais sauf si vraiment il me saute aux yeux, comme c’est le cas ici : l’attribution de titres judicieusement choisis pour chaque chapitre narrés par Justine, qui eux aussi donnent le ton à la suite. Je n’avais qu’une hâte c’était de découvrir les suivants, encore et encore. C’est assez rare donc il faut le souligner !

 

"Le sexe, c'est simple comme un coup de fil / Un vibromasseur sinon rien / Le crétin n'est pas une espèce en voie de disparition..."

 

Comme à chaque fois que j’ai un coup de cœur, je pourrais écrire encore et toujours ; noircir 3 pages sans problème. Mais ça ne rendrait service à personne et surtout pas à vous qui n’auraient plus aucune raison de vous jeter sur cette histoire. Alors si j’ai un conseil à vous donner : jetez-vous dessus et savourez comme il se doit !  Elle peut diviser quant à son contenu et son évolution mais elle rassemblera les lectrices de Tara JONES pour confirmer que sa plume est toujours plus prenante et assurée. Et qu’elle a, sans nul doute possible, une place légitime dans la French Team Hugo Romans.


15/11/2020
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Coupable ! I love you / Isa LAWYERS

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Lorsque j'ai reçu ce titre de la part de Hugo New Romance, j'étais plus qu'heureuse car c'est un titre que j'attendais avec impatience. Comme toujours, j'avais craqué sur la couverture, le résumé et le titre. Je ne connaissais absolument pas l'auteure, ni la première version auto-éditée de cette histoire. C'était donc l'occasion de la découvrir dans sa seconde naissance.

 

Merci à Célia et Hugo New Romance de m'avoir permis de le découvrir avant sa sortie.

 

"Elle l'aime. Il s'y refuse.

Sarah est une jeune avocate parisienne totalement dévouée à son travail, au grand dam de sa famille. De tous les combats, elle n'hésite pas à se mettre régulièrement son boss et ses collègues machos à dos pour défendre ses convictions. Lorsque sa secrétaire, souffrante, ne peut assurer un rendez-vous dans un palace, Sarah accepte de prendre sa place, convaincue de dévoiler un adultère scandaleux... et tombe sur un inconnu aussi beau qu'inattendu.

 

Dès leur première rencontre, l'univers de Sarah bascule. Persuadée avoir trouvé l'amour de sa vie, elle est prête à tout pour continuer à le voir. Elle troque alors ses Converse pour des talons hauts, met de côté son identité pour vivre son idylle, et le mensonge s'installe.

 

Mais peut-elle vraiment remiser au placard ses valeurs pour un homme qui ne la connaît pas, au risque de se perdre ?"

 

Il y a des histoires dans lesquelles on n’a aucun mal à se plonger dès les premières pages. Ne me demandez pas pourquoi, ça a été le cas pour moi, pour ce roman.

 

Lu en lecture commune avec Marie, du blog "Aux rêves des mots" que je remercie pour la découverte de cette expérience toute nouvelle, j'ai dévoré cette histoire en un week-end. Sachant qu'en version papier, c'est un beau bébé de 774 pages (504 en numérique), ça veut tout dire sur mon ressenti final.

 

Alors attention à ne pas se fier au résumé qui cache soigneusement la base de l'histoire que j'ai vraiment trouvée originale et bien amenée ; même si ça peut être assimilé à quelque chose de malsain et choquer les âmes puritaines.

 

« Pour le moment, je lui donnerai ce qu’il veut. Juste parce que je suis égoïste et que je ne veux pas risquer de ne plus le revoir. Et puis, qui voudrait de moi ? Personne n’a jamais voulu, pas plus que quelques nuits. Alors, pourquoi lui ? »

 

L'auteure a une écriture intéressante et elle nous dévoile ses personnages sans précipitation. Le personnage de Sarah c'est un peu une Mrs Jekyll & Mrs Hyde version romance, avec ses deux facettes bien distinctes. D’un côté la jeune femme célibataire, de l’autre l’avocate talentueuse qui a des obligations. La première est tiraillée entre ce qu'elle désire et ce que la position de la seconde exige d'elle. Féministe convaincue au passé de petite fille abîmé, la défense des femmes est son cheval de bataille.

 

Elle évolue professionnellement dans un monde d’hommes très machistes ; et autant dire qu’elle ne se laisse pas démonter quand il s’agit de montrer son égalité. J’avais un peu peur que l’aspect juridique soit trop présent dans cette histoire mais heureusement il n’en est rien. Il est évoqué de manière logique et indispensable, tout au long du roman mais il se fond parfaitement dans l’ensemble.

 

« Pas une femme pour parler cinéma, des extravagances de la dernière Fashion Week ou des Oreo saveur banana split. Encore moins de lectures à l’eau de rose ou de problèmes de ragnanas. Juste Vera. Les autres associés ont préféré choisir des « assistants ». Comme si l’efficacité se calculait au taux de tétostérone »

 

Sarah est une jeune femme dynamique, qui peut être tour à tour agaçante et attachante, qui ne vit que pour son métier, pour la seule famille qui lui reste, sa mère et sa sœur Maxine et pour son meilleur ami et collègue, Gabriel - que j’ai vraiment beaucoup aimé -. Et qui combat les coups bas de la vie à bonne dose de glace au chocolat, de Nutella et de chansons du légendaire groupe Abba (Merci Isa LAWYERS pour cette référence qui forcément me parle !).

 

« Depuis combien de temps tu n’as pas eu de dépoussiérage de la grotte de l’amour ? »

 

Sa rencontre avec l’inconnu en question – au doux prénom d’Helias - va à l'encontre de ses principes et de ses convictions. Et pourtant il y a des situations où la perte de contrôle est totale ; pour notre plus grand bonheur, l’auteure a joué à fond la carte des sentiments qui se battent avec la raison ; et l’agacement pourrait bien poindre son nez. Ce qui déplaira forcément à certaines lectrices.

 

Helias est un torride, jeune et brillant chef d’entreprise qui cache un passif familial et émotionnel assez récent mais tellement touchant. Et cet aspect du personnage a été bien développé en se concentrant sur le présent pour lui donner vraiment toute sa place et ne pas tomber dans le trop triste. Dans sa vie il y a une personne plus importante que toute autre : son père. Même s’il n’est qu’un personnage secondaire, il a une belle place dans l’histoire et j’ai vraiment aimé la manière dont l’auteure l’a inclus. Et pour Helias, c’est bien lui sa priorité.

 

« La culpabilité me ronge de l’intérieur car je sais que je suis responsable de tout cela. Je n’ai pas été là pour lui. Je ne l’étais même pas pour moi, préférant fermer les yeux sur mon chagrin et plonger dans le travail pour masquer ma peine »

 

Trouver une relation stable ne fait pas partie de ses plans d’avenir mais sa rencontre avec Sarah pourrait bien tout bouleverser. Et le perturber plus que de raison. Même dans les moments où il est infernal, il m’a fait craquer ; c’est pour dire que je l’ai aimé ! Si je devais lui faire un reproche ce serait de ne pas assez se dévoiler, à Sarah, quant au pourquoi de son choix de vie amoureuse. Mais ce serait chipoter pour pas grand-chose.

 

« Lui, il est malheureux. Je ne sais pas pourquoi, mais il l’est tellement qu’il ne veut plus aimer »

 

Sarah porte vraiment l'histoire avec beaucoup de forces et de faiblesses mélangées, de maturité pour son jeune âge et c'est ce qui fait la beauté de son personnage. Elle se partage la narration avec Helias et associée à cela une belle touche d'humour, c'est vraiment un titre gagnant dans les sorties à venir de ce mois.

 

Jusqu’où sera prête à aller Sarah pour vivre son histoire telle qu’elle la rêve ?

Helias ne serait-il pas en train de commettre une erreur qui pourrait le priver d’un avenir enfin heureux et apaisé ?

 

Isa LAWYERS signe là une new romance dans l'air du temps même si le comportement du personnage féminin (et pourquoi pas masculin…) peut agacer et faire lever les yeux au ciel. C'est un personnage embourbé dans un mensonge et qui ne demande qu'à évoluer. Et quelle évolution !

 

J'avais un peu peur qu'il y ait trop de sexe dans ce début peu commun mais ça va, ça restait plus que raisonnable. Il n’aurait pas fallu que ce soit l'aspect qui prenne le dessus. On est vraiment dans un style romance ; ça aurait gâché ma lecture.

 

Concernant la romance justement, je ne l’ai pas vue comme quelque chose de rapide. La base, qui repose sur un quiproquo soigneusement entretenu par la suite, reste quand même une forte attirance entre Helias et Sarah. Tous les évènements qui vont se succéder feront que ça aboutira ou non en romance. Qui dit romance dit sentiments partagés et là ce n’est pas gagné d’avance car il ne faut pas confondre amour et attirance.

 

Car dans cette histoire il y a beaucoup de retournements de situations qui viennent pimenter le tout. C'est vraiment une lecture pendant laquelle on ne s'ennuie pas. Les personnages secondaires aussi sont drôles, touchants et attachants. Et j'adore ce style d'histoire qui malgré ses 774 pages, se lit vraiment très facilement. J’insiste sur ce point qui me semble vraiment primordial : il ne faut pas s’arrêter à ça ; c’est un faux prétexte selon moi pour ne pas donner sa chance à une histoire. Une célèbre saga américaine tient en 5 pavés et personne n'a jamais rien trouvé à y redire. Donc... !

 

« Voilà Barbie ! On avait déjà Ken, maintenant on a sa copine du rayon jouets. Je me force à sourire et me retiens de lui dire qu’avec lui, on a Kiki, le kiki de tous les kikis, petit, rond et poilu »

 

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Isa LAWYERS a une écriture de qualité ; il n'y a pas de surcharge qui alourdit l'histoire. Quand on voit le nombre de pages, on peut craindre ce genre de négativité, de surenchère. Mais pas du tout. Tout est bien cohérent, tout s'enchaîne parfaitement, c'est un ensemble bien travaillé et vraiment agréable à lire. Un mélange de sérieux et de légèreté sans aucune répétition.

 

L’auteure nous offre un savoureux mélange de rebondissements, de répliques savoureuses, de situations cocasses, tendres ou douloureuses, des scènes touchantes, des rapprochements sensuels mais pas trop envahissants, des répliques pleines de fraîcheur et de franchise, des pensées ou passages qui m'ont fait rire. L'histoire évolue à un rythme qui me correspond assez bien.

 

« En clair : fais pas chier ! C’est moi la juriste, l’ami. Continue à jouer à ta PS4 : pour m’avoir emmerdée plus d’une fois pour rien, ça te coûtera plein pot »

 

Je pourrais écrire encore et encore sur ce que m’a fait ressentir ce titre, tellement je l’ai aimé dans sa perfection sans aucune imperfection. C’est vraiment un très beau coup de  que je n’aurais aucun mal à relire lorsqu’il viendra rejoindre ma bibliothèque papier. J'ai hâte !

 

Et bien logiquement, je vous conseille de le découvrir sans apriori, juste pour le plaisir de rencontrer Sarah et Helias et de succomber à votre tour. C’est tout le bien que je vous souhaite !


11/11/2020
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Les ours mal léchés s'apprivoisent à Noël / Valentine STERGANN

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Les romances de Noël se suivent et ne se ressemblent pas. Et cette année, le niveau est vraiment très bon. Surtout après avoir lu le dernier roman de Valentine STERGANN sur lequel j'avais craqué lorsqu'il a été présenté en parution à venir.

 

Merci à  Celia et Hugo New Romance Poche pour l'envoi

de cette douceur hivernale

 

C'est en France que j'ai rencontré Irène dont le couple, qu'elle forme avec Edouard depuis 18 ans, traverse une crise existentielle sans précédent. Un amour qui s'étiole, une confiance qui s'éteint et un manque de communication flagrant ont raison de leur histoire. Même son travail, pour lequel elle n'est pas faite du tout, est loin d'arranger sa vie. Son seul rayon de soleil, c'est sa meilleure amie Leïla et quelle amie !

 

"Vous seule pouvez décider ce qui est bon pour vous dans la vie. Vivez l'instant présent, il ne se représente jamais"

 

Lorsqu'un chasseur d'héritiers vient sonner à sa porte, Irène y voit comme un signe du destin. Heureuse héritière d'une maison, à Charlestown, dans les Cornouailles, il ne lui faut pas longtemps pour s'envoler pour une nouvelle vie.

 

"Qui aurait pensé qu'Irene DESCHAMPS, 35 balais, fraîchement célibataire et froussarde professionnelle, aurait osé franchir ce cap ? Qui aurait imaginé qu'elle prendrait sa vie en main et partirait à l'aventure ? Pas moi, en tout cas !"

 

Mais elle est loin de s'imaginer ce qui l'attend à Charlestown : le meilleur comme le pire.

 

Le meilleur, ce sont des rencontres loufoques qui répondent aux noms de Jacob, adorable voisin septuagénaire et Zoey, pimpante jeune serveuse.

 

'Il est 13 h 00, et le type le plus canon de Charlestown se balade en pyjama à carreaux ? Mais dans quel patelin je viens d'atterrir, bon sang ?"

 

Le pire, ce pourrait bien être son nouveau voisin, Rudolph hermétique à toute relation sociale. Sa seule raison de vivre est son fils Quincy, 9 ans ½ qu'il élève seul depuis le décès de son épouse deux ans auparavant. Et la causette devant une tasse de thé ne fait pas partie de ses points forts. A moins que le contact de sa nouvelle voisine arrive à le dérider et à le faire sortir de sa caverne.

 

"Suis-je assez dingue pour signer un pacte avec le diable, même s'il à l'air d'un ange ?"

 

Toute une aventure qui commence pour chambouler pas mal d'existences dans ce petit port anglais.

 

Est-ce que, telle la magie de Noël, la French Touch et le charme d'Irène opèreront sur Rudolph ?

Saura-t-il enfin lâcher prise pour que le passé ne lui refuse plus le droit à un nouveau bonheur ?

 

C'est une des romances de Noël que j'attendais avec beaucoup d'impatience. Et pourtant, ce genre littéraire n'est pas forcément ma tasse de thé.

 

Alors, je vais commencer par la seule chose qui m'a chiffonnée mais qui n'a eu aucune incidence sur ma lecture : les premiers chapitres pour lesquels j'ai ressenti une certaine longueur et une petite lenteur. Ils sont certainement importants et nécessaires donc ça n'engage que moi. Parce qu'une fois dans l'avion avec Irène, cette petite gêne s'était envolée.

 

Et une fois le pied posé en terre anglaise, je me suis tout de suite sentie comme dans mon élément. Et j'ai eu beaucoup de mal à lâcher l'histoire pour vaquer aux choses essentielles.

 

La première rencontre avec Irène n'est pas des plus idylliques tant on la croise submergée par le stress et enfermée dans un quotidien peu réjouissant. Mais sitôt qu'elle foule le sol anglais, c'est une toute autre facette qu'elle nous offre ; comme si se trouver là était une évidence, un signe du destin.

 

Irène est un personnage pétillant, impulsif à la limite de l'effronterie parfois, plein d'entrain et avec une ouverture sur les autres extraordinaire. Elle se lie très facilement avec ses nouvelles rencontres, Jacob et Zoey qui ont le sens de l'accueil bien développé. Irène est un peu l'amie qu'on aimerait avoir dans sa vie.

 

"Je ne me trouve pas magnifique, mais je ne suis pas complètement moche. Acceptable peut-être. Cependant, face au canon de beauté qui roule des hanches en marchant, j'ai l'impression d'être un boudin sur l'étalage du boucher. Boudin blanc comme un cul, bien sûr !"

 

Face à l'accueil de Rudolph, elle n'est pas du genre à se laisser impressionner même si le premier contact est déroutant et peut la laisser sans voix. L'effet de surprise passé, elle a un beau sens de la répartie qui donne de sacrés moments d'échanges. Même quand elle pense, je n'ai pu m'empêcher de rire ou sourire.

 

"Je ne pensais pas que des parents pouvaient oser nommer leur enfant ainsi. C'est limite de la maltraitance, non ?"

 

Il faut dire que face à elle, Rudolph est un personnage des plus "délicieux". En ce qui le concerne, le titre est plus que bien choisi : un ours mal léché dans toute sa splendeur. Et j'adore !!!!! J'aurais pu le détester dès le départ mais au contraire, j'ai craqué. Et puis, forcément avec ce qu’il a traversé, je comprends ses réactions, ses peurs et ses appréhensions. Il offre à l'histoire de très belles joutes verbales, des emportements qui font plus sourire qu'ils impressionnent, qui enchaînent sur des réparties savoureuses à lire. S'il avait été différent, l'histoire aurait été autrement moins attrayante. Craquant et adorable !

 

"Il est beaucoup plus agréable à regarder quand il ne ressemble pas aux trolls des montagnes dans Harry Potter"

 

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Ce qui donne encore plus de charme à son personnage (en dehors de son physique), c'est son fils Quincy qui du haut de ses 9 ans ½ est un personnage à part entière. J'ai apprécié que l'auteure lui réserve une belle place dans l'histoire et surtout qu'elle en fasse un protagoniste attachant et de très belle qualité. Un petit garçon qui n'a pas froid aux yeux et qui mène son petit monde comme un grand. On le suit d'un bout à l'autre de cette aventure anglaise et l'histoire s'en trouve émotionnellement enrichie. Rudolph et lui sont le côté tendre de l'histoire alors qu'Irène est le côté plus léger et humoristique.

 

Cette histoire ne serait pas aussi attrayante et addictive sans les personnages secondaires. En tête, il y a forcément Jacob dit Jack, un septuagénaire qui sort du lot par sa façon d'être, sa manière de parler sans langue de bois, sa bonne humeur et qui maîtrise les scones comme personne. Ce petit gâteau est une institution à lui tout seul, grâce à lui, dans cette histoire. Merci pour ça Valentine !

 

« Le véritable chemin pour toucher le cœur d'un homme passe par son estomac"

 

Et il y a Leïla, l'amie restée en France donc intervenant moins, que j'ai beaucoup aimée pour ses belles réflexions sans filtres. Il y a des personnages, comme ça, qui marquent une histoire rien qu'en ouvrant la bouche.

 

"Tu déconnes ? Pas moyen que je mette ne serait-ce qu'un doigt de pied dans une eau aussi glaciale. La vieille aurait au moins pu te filer une maison secondaire  aux Baléares"

 

Et puis, il y a Zoey dont on ne peut pas ne pas parler. Même si elle a une plus petite place dans l'histoire, elle est belle et bien présente pour caractériser la fraîcheur, la légèreté, la pétillance et le soutien qui illustre l'amitié retrouvée Outre-Manche.

 

Dans cette très belle romance de Noël, l'auteure traite de thèmes forts tels que le deuil après la perte de l'être aimé, le désir de maternité, le temps qui passe et contre lequel nul ne peut lutter, les secondes chances de reconstruction qui sont toujours possibles, les liens familiaux, l'amitié, etc...

 

Elle leur associe des scènes tendres ou poignantes, magiques, cocasses et parfois hilarantes et réellement bien imaginées et mises en scène. Et le tout aboutit à un très bel ensemble où cohérence et plume de qualité sont les grands vainqueurs.

 

Si on met de côté le fait que ça se passe en fin d'année et que c'est écrit d'un unique point de vue, c'est typiquement le style d'histoire qui, pour moi, respecte tous les codes du romantisme qui me fait rêver, qui me fait vibrer et dans lequel j'aimerais entrer avec délice. Oups, je ne devrais pas dire ça mais je l'assume car, les années passant, mon âme de romantique ne s'est pas envolée.

 

Pour tout ce que ce roman m'a apporté, je ne peux que vous le conseiller comme lecture de cette fin d'année car au-delà de la sublime couverture toute en simplicité mais qui fait son effet, cette histoire est belle et bien une romance de Noël où la magie (pas que de Noël !) est au rendez-vous pour toute romantique qui se respecte et le revendique.


01/11/2020
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Les oubliés de Noël / Manon KALJAR

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C'est vraiment un coup de cœur visuel qui m'est tombé dessus lorsque j'ai découvert le roman de Manon KALJAR. La couverture est vraiment en adéquation avec le thème et l'histoire y colle parfaitement aussi. C'est un pari risqué mais bel et bien un pari gagnant.

 

Merci à Hugo Roman et Célia pour l’envoi de cette belle découverte !

 

C'est dans le Londres du côté des démunis que j'ai fait la rencontre d'Eliott, trentenaire dévoué à cette cause qui lui tient à cœur et dans laquelle il est plus qu'à l'aise : il aime les gens et ils le lui rendent bien.

 

Habitué à côtoyer la pauvreté, c'est une rencontre surprenante qu'il va faire au détour d'une maraude : celle de Cassiopée qui n'a rien du profil des personnes qu'il côtoie habituellement. Et pour cause, c'est une star que lui seul ne connaît pas apparemment. Même David, son meilleur ami et Olivia, sa jeune nièce savent qui elle est. Et ça ne va pas être sans conséquences sur leurs vies. Quand la misère des rues croise un monde de strass, de paillettes et de faux-semblants, ça donne une très jolie romance de Noël comme je les aime.

 

Bénévole pour l’aide alimentaire aux sans-abri de Londres, Elliott a déjà été confronté à beaucoup de situations inattendues, mais c’est la première fois qu’il se retrouve nez à nez avec une star en fuite. Malgré lui, il décide de prendre l’inconnue sous son aile et l’invite à découvrir un monde à l’opposé du sien, loin de l’hypocrisie et des paillettes.

 

Cet univers de faux-semblants, Cassiopée espère le quitter pour enfin passer un Noël sous le signe de la bienveillance et au sein d’une famille. Alors en dépit des réticences d’Elliott, qui fuit comme la peste ce milieu de faste et de paparazzis, la jeune femme saisit cette occasion unique d’aider et de faire le bien au côté des volontaires de l’association. Après tout, leurs univers ne sont peut-être pas si éloignés que ça…

 

Quand l’ombre des rues rencontre la lumière des projecteurs, tous les espoirs sont permis. Même celui de fêter Noël au chaud !

 

Les démons du passé sauront-ils rester là d'où Eliott ne souhaite pas les voir ressurgir ?

Cassiopée saura-t-elle ramener à la vie et à l'esprit de Noël, celui qui ne cesse de la tenir écartée de son existence ?

 

Ce roman, classé en romance de Noël, est assez surprenant de par son contenu et de la manière dont l'histoire se déroule. Et c’est une agréable surprise qui coupe avec ce qu’on trouve habituellement dans le genre. Le thème de Noël est traité dans sa globalité avec une belle part pour les sous-thèmes de la famille, de l’amitié, de l’esprit de Noël et de l’aide à ceux qui sont dans le besoin : Les oubliés de Noël à côté de qui on passe, en ne se demandant même pas ce que eux feront le soir du réveillon ou le jour de Noël. Et la romance, quant à elle, est plus légèrement traitée comme pour ne pas voler la vedette au premier thème. Mais aucune crainte : elle est bien présente même si développée différemment de ce qu’on a l’habitude de lire.

 

L’auteure a choisi de poser le décor de son histoire à Londres et ses alentours. Quoi de mieux que de choisir ce pays qui a vu naître, en son temps, Lady Di celle qui fut surnommée "La princesse du peuple", celle qui a changé le regard du monde sur les plus démunis. Impossible pour moi, compte tenu du statut social d'Eliott, qui est comte, de ne pas penser à elle. J'approuve totalement le choix de l'auteure d'avoir choisi, de mettre en lumière, cette cause qui peut sembler tabou mais qu'on ne peut ignorer, d'autant plus en cette période qui devrait être festive pour tout le monde.

 

De plus, elle a choisi des personnages de grande qualité pour lesquels il serait facile d’avoir des à-priori quant à leur statut social : lui est comte, il dirige une entreprise d’import/export et il est président de l’association « Food for life » ; elle est une célèbre star de cinéma qui n’est pas dans le besoin non plus. Leurs mondes sont en totale opposition avec celui des Oubliés de Noël et la manière dont l’auteure les a fait se rencontrer et se côtoyer est intéressante, originale et appréciable.

 

« La tristesse qui voile son regard me prend de court. J’ai déjà vu ces mêmes doutes dans les yeux de ceux qui ne croient plus en rien, qui sont prêts à tout pour s’éloigner de ce qui les blesse. Sa fuite était un appel au secours »

 

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Eliott, trentenaire qui ne vit que pour son travail, pour sa nièce Olivia dont il est le seul tuteur et pour l’association créée par ses parents, qu’il a à cœur de maintenir en activité. C’est un comte certes mais il n’a rien de commun avec l’idée qu’on pourrait s’en faire. Il vit simplement, il n’est pas prétentieux, il est animé d’une forte empathie et surtout il a un grand sens des responsabilités surtout lorsqu’il s’agit d’Olivia et de Food for life. Mais, parce qu’il y a un mais, il y a quelque chose qui semble lui manquer ou qui le maintient dans une retenue qui le coupe de beaucoup de choses. Et lorsque le passé s’invite dans certains passages, ce quelque chose qui tient à une intrigue se dévoile peu à peu même si elle est, en partie seulement, prévisible. Nous ne sommes pas dans un roman à suspense donc ça n’a aucune incidence.

 

« Parce que c’est difficile. Elle était la personne qui comptait le plus pour moi et je n’ai pas su la protéger. Evoquer son souvenir me rappelle sans cesse mes erreurs »

 

Lorsque Cassiopée croise sa route, ce pourrait être juste une rencontre d’un soir, sans importance. Après tout, elle représente tout ce qu’Eliott déteste et veut éviter à tout prix. Le personnage de la star de cinéma, c’est « ou ça passe ou ça casse ». Là, l’auteure a su éviter le piège de la starlette sans cervelle, qui ne voit pas plus loin que le bout de ses escarpins. Elle a fait de Cassiopée un très beau personnage, qui est loin d’être envahissant car elle ne s’approprie pas l’histoire à elle seule. D’ailleurs, pour mettre l’accent sur la belle cause ici présentée, l’auteure a opté pour une narration à une voix seulement : celle d’Eliott. Ce n’est pas ce que je préfère mais ça n’a aucune incidence sur la facilité à lire et à appréhender cette histoire, tel qu’il se doit.

 

« Tu dois avancer, Eliott, et laisser le passé là où il est ! Tu dois vivre, et arrêter de survivre »

 

Pour parfaitement coordonner l’ensemble, l’auteure a entouré Eliott et Cassiopée de personnages secondaires touchants et attachants. Ils sont plus nombreux du côté d’Eliott et c’est un très bon choix pour bien mettre la lumière sur ces personnes de l’ombre. On s’attache forcément à Margaret et son franc-parler et à Olivia à la fraîcheur et l’innocence de sa jeunesse ; touchantes et attachantes, deux personnages essentiels à cette histoire. On rêverait de boire une bonne tasse de thé avec l’adorable et fidèle Maggie ou de passer un bon moment avec Daniel. Et j’ai obligatoirement une pensée émue pour Hector et Lola pour lesquels l’auteure m’a bluffé par tant d’imagination ; je crois bien n’avoir jamais vu ça dans une histoire.

 

Même si on sait très tôt qu’Eliott déteste cette période de l’année, j’ai aimé croisé, quand même, l’ambiance des préparatifs de Noël et des marchés de Noël, les messages que l’auteure fait passer au fil des pages et le côté humain qu’elle fait ressortir parfaitement sans tomber dans le dramatique. Elle ne donne pas raison à son personnage, qui lutte face à des sentiments parfois contradictoires, en le forçant à faire face à cette réalité : la vie continue malgré tout et les moments heureux ne doivent pas être relégués au passé. Ils peuvent laisser la place à d’autres encore plus heureux et intenses.

 

« Je devrais pourtant savoir depuis le temps qu’aimer n’est pas pour moi. Aimer, c’est perdre, et perdre, c’est souffrir… »

 

Il peut arriver que je me trompe sur des choix de livres mais là, mon intuition m’a donné raison. Et c’est bel et bien la baguette de la fée « magie de Noël » qui s’est posée avec douceur sur ce premier roman de Manon KALJAR. Associée à elle, une plume toute en tendresse et en simplicité, c’est assurément la romance de Noël à glisser dans la botte au pied du sapin de ce Noël 2020.


29/10/2020
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Campus Drivers - T.2 : Book Boyfriend / C.S QUILL

Campus Drivers T.2.jpgMerci C.S QUILL, Hugo Roman et Célia pour l'envoi de ce roman

 

C'est dans la parfaite continuité du 1er tome que j'ai retrouvé avec plaisir cette bande des Campus Drivers. L'histoire de Loïs et Lane s'était achevée sur un cliffangher de toute beauté et enfin la réponse est là. Je ne m'y attendais pas et l'idée est très bien pensée pour faire la transition avec l'histoire de Donovan - capitaine de l'équipe universitaire de basket - qui débute.

 

Moralement fragilisé par une situation familiale délicate et complexe, l'heure de la dernière rentrée universitaire sonne comme une échappatoire pour lui qui va retrouver ses amis.

 

"Nickel, elle est là depuis dix minutes, et c'est déjà la merde !"

 

Mais spectateur du bonheur de Lois et Lane & Carter et Becca, en couples, sa situation sentimentale devient pesante ; surtout lorsqu'il se rend compte qu'il ne coche aucun des critères du boyfriend idéal. Pour mettre toutes les chances de son côté, il va s'adresser à la spécialiste féminine en romance du Campus : Carrie, étudiante comme lui mais en 3ème année, pour qu'elle le coache afin de devenir le petit ami parfait.

 

"Dis-moi ce que je dois faire pour être un bon petit ami"

 

Sauf qu'ils n'ont pas grand-chose en commun et Donovan, surtout, n'a rien à voir avec les héros de ses lectures. Donc l'affaire s'annonce plus que compliquée et comme ... rafraîchissante pour la lectrice que je suis.

 

De la théorie à la pratique, Donovan et Carrie sauront-ils respecter le juste rythme ?

Et le petit ami parfait n'existe-t-il pas seulement dans nos romances ?

 

Alors, comment dire ? J'avais eu un supra méga coup de cœur pour le T.1 de cette saga qui détonne et dépote mais là... il n'y a pas de qualificatif assez fort pour dire combien j'ai aimé ce 2nd tome, au-delà du concevable et combien j’ai passé un vrai bon moment de lecture. Et je ne m'attendais pas du tout à ça !

 

C'est avec une trame d'écriture totalement différente que l'auteure a construit et développé cette histoire à dominance humoristique. Avec un personnage comme Donovan, il fallait vraiment créer une histoire sur-mesure qui serait capable de nous faire voir en ce mec un peu "lourd", le romantique qui pourrait sommeiller en lui. Et même si c'est un travail de longue haleine, sous la plume de C.S QUILL rien n'est jamais impossible.

 

« Les chiottes sont si près que je pourrais y pisser sans bouger du matelas. Un panier à trois points, les doigts dans le nez »

 

Car Donovan, ben c'est Donovan tout simplement. Le type lourdingue à souhait qui ne voit rien d'autre, en les femmes, que le plaisir qu'elles peuvent lui apporter. Un peu sans filtre, sans tact et surtout avec une mémoire défaillante au possible. Ce qui donne des scènes cocasses et drôlement agréables à lire. Sourires, rires et bonne humeur agrémentent cette lecture dès les premières pages.

 

"Mais qui est cette fille ? Je vais contacter mon médecin, mes neurones ont besoin d'un traitement de cheval"

 

Surtout que, face à lui, il y a Carrie qui n'est pas en reste. Qu'on ne s'y trompe pas ! Sous la lectrice romantique, plus que tout attachée à ses livres, il y a une jeune femme à la répartie haute et verbalement colorée. Côté livres, beaucoup d’entre nous se retrouveront certainement dans certaines scènes.

 

"Il attrape mon précieux et le retourne pour prendre connaissance du résumé. Je me mords la joue en pensant à ses doigts possiblement gras ou sales. Est-ce que j'ai l'air d'une louve protégeant son petit ? Totalement"

 

L'idée de base de cette histoire est originale et bien imaginée. Elle permet aux lectrices de s'imprégner pleinement de l'atmosphère littéraire dans laquelle évolue Carrie. D'autant plus que, dans cet univers, Donovan va se révéler plus que surprenant en occupant une place étonnante. J'ai adoré cet aspect de l'histoire où l'auteure n'hésite pas à faire lâcher un peu de lest à la masculinité de ce personnage chargé en testostérone. Ne dit-on pas qu'en chaque homme se cache une part de féminité ? !

 

J'ai adoré Donovan même si, à première vue, je ne le choisirais pas comme boyfriend idéal (surtout dans le T.1). Mais ce qu'il est, c'est justement ce qui fait son charme. Le romantisme est un concept qui lui est totalement étranger mais quel humour, quelle spontanéité et quelle détermination ! Il est prêt à faire des choses totalement décalées et un peu loufoques ; et ça fonctionne drôlement bien pour la cohérence et l'évolution de l'histoire.

 

- J'ai bientôt 22 ans, il est temps que je me range. J'ai le niveau d'un gosse d'élémentaire, un retour aux bases est nécessaire.

- De la baise à la base il n'y a qu'un pas, ironise-t-elle

 

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L'auteure a su éviter d'enfoncer son personnage dans une image négative et pesante pour en faire ressortir le meilleur, le faire gagner en maturité émotionnelle et le faire se révéler à nous tel que n'importe quelle romantique en rêve. Alors oui, parfois c'est cash, direct mais ça fonctionne très bien dans ce contexte. 

 

Lui avoir associé un personnage tel que Carrie permet d'aboutir à un duo de choc et de charme qui apporte une fraîcheur non négligeable. Carrie est une jeune femme qui peut induire en erreur ; pour laquelle on serait tenté de donner la part belle aux aprioris de la vierge effarouchée ou de celle qui rougit dès qu’un homme s’adresse à elle. Mais non, elle est vraiment le point fort de cette histoire car elle offre des fous rires de qualité dès lors qu'elle est au contact de Donovan. Elle n'hésite pas à le malmener et avec elle, on est loin de l'image de la jeune femme romantique en attente de l'homme idéal. Quel personnage !

 

"Pas du tout. J'aime faire du vélo autour du campus à 8h20 du matin, respirer les pots d'échappement et manquer de me faire écraser... Qui préfère rester dans son lit ? Qui ?"

 

Si je dois parler de la romance, je suis totalement fan de la manière dont elle a été amenée et développée par l'auteur. Alors peut-être que c'est une piste de base déjà explorée, je ne sais pas trop (en Young Adult peut-être). Mais c'est un cheminement romanesque qui sied à merveille à cet apprentissage inédit, auquel s'initie Donovan sous le professorat de Carrie. Le fait que ce soit l'homme qui demande de l'aide à la jeune femme, c'est assez peu commun et c'est ça qui différencie cette histoire et la fait sortir d’un schéma littéraire répétitif.

 

Et le rythme choisi par l'auteure pour installer cette romance aura peut-être ses détracteurs. Alors forcément, ce style ne plaira peut-être pas à tout le monde ; moi j'adore. Car on a d'entrée les tenants et aboutissants et ça ne prête pas à confusion. On profite ainsi pleinement du déroulé de l'histoire, des points forts, des points faibles, des histoires qui se dévoilent en parallèle et de tout ce qui fait qu'on ne s'ennuie pas un seul instant.

 

Le fait qu'il y ait de l'humour d'un bout à l'autre pourrait être perçu comme un point négatif dès lors que l'histoire est classée en romance. De mon point de vue, ce n'est pas incompatible ; bien au contraire. Les plus belles comédies romantiques respectent ce schéma tout en n'oubliant pas certains codes essentiels.

 

« Je prends une grande décision : je vais abandonner la romance et me mettre au thriller. Parce que je viens de lire une histoire entière avec la tronche de Wolinski en guise de personnage principal. Et ça, c’est inadmissible »

 

Il est important de souligner que ce roman n'est pas seulement caractérisé par des rencontres sexys ou des joutes verbales croustillantes. L'auteure n'a pas oublié de voir plus loin dans ses personnages pour nous faire partager leurs histoires au-delà de la romance naissante. Comme toute bonne New Romance, ce n'est pas juste une romance, précisons-le bien.

 

Portée par l'écriture rythmée et de qualité toujours grandissante de l'auteure, j'ai dévoré ce roman en quelques heures à peine. J'ai tellement aimé retrouver tous les personnages du 1er tome, ce qu'ils m'avaient apporté et les voir évoluer encore tous ensemble sur fond de cette solide amitié qui perdure.

 

Ce roman est à l'image même de celle qui se cache sous la plume qui la brillamment imaginé et mis en mots : pétillant, plein de positivité et de bonne humeur. Une vraie bulle de bonheur livresque.

 

Je ne sais pas ce que va nous réserver l'histoire de Lewis, dans le 3ème et dernier tome mais l'histoire et les personnages de Donovan et Carrie sont, pour moi, en tête de ce tiercé gagnant de cette année 2020 dans la catégorie saga new romance. A voir, si Lewis saura les détrôner.

 

Extrait bonne humeur !

 

« J’attrape son livre – le mien ! – et le rouvre au milieu.

Ne l’étrangle pas, Carrie. Pas maintenant. Il y aurait des témoins.

 

-          Tu as surligné des passages ? je rugis.

-          Ouais, j’ai utilisé un code couleur : jaune quand c’est drôle, rose quand c’est chaud, bleu quand…

 

-          Mais on ne fait pas ça ! Un code couleur, il se fout de moi…

Je vois surtout du rose. Il n’a remarqué que les scènes de sexe ! Pas étonnant qu’il ait lu toute la nuit !

 

-         - Il a corné des coins pour marquer les pages, je remarque tout à coup à voix haute. Le respect, tu connais ? je crache en essayant de le frapper avec mon livre.

 

Il est foutu, de toute façon, autant le sacrifier pleinement pour amocher ce con »


28/10/2020
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Stairway to heaven / Delinda DANE

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Craquant en bad boy tatoué !

Irrésistible en papa modèle !


Annoncé comme une des sorties phares de cet automne chez Hugo New Romance, je ne pouvais pas passer à côté du dernier roman de Delinda DANE qui propose, sous une couverture sublissime, une thématique que j'affectionne et qui me parle vraiment beaucoup : dès qu'il y a un enfant dans l'histoire,  je fonds. Et un résumé parfait pour aiguiser ma curiosité quant à cette auteure dont je ne connaissais pas la plume avant de découvrir cet écrit.

 

Tel un écrin, la couverture de ce roman abrite un véritable bijou : le contenu étant largement à la hauteur de son contenant. Un véritable coup de  pour moi qui l'ai savouré sans précipitation, tellement je me sentais bien dans cette histoire. Merci Delinda !

 

"Il y a quelques années seulement, Tristan était un autre homme. Désabusé, indifférent au succès immense qu'il rencontrait en tant que tatoueur et curieux de toutes les addictions : drogues, alcool... femmes.

Mais c'est justement une femme qui a bouleversé sa vie. Enfin, une version miniature : Briar Rose, un mois, fruit d'une nuit furtive avec une inconnue, a été dé posée un matin sur le pas de sa porte, abandonnée par sa mère. Depuis, plus rien n'a jamais été pareil.

 

Aujourd'hui, Tristan ne vit et ne respire que pour sa fille, une adorable blondinette de quatre ans. Et s'il y a un sujet qu'il traite avec beaucoup de sérieux, c'est le choix de la personne qui prendra soin de son trésor lorsqu'il travaille au salon de tatouage.

 

Quand il reçoit Heaven Harper pour un entretien, il sait d'office qu'elle ne sera pas retenue pour le poste de baby-sitter.

Elle est désordonnée, maladroite et, il faut bien l'admettre, beaucoup trop attirante. Très loin, donc, de l'image qu'il se faisait de sa future Mary Poppins !

 

Pourtant il doit bien prendre en compte l'attachement immédiat de Briar Rose pour cette étonnante jeune femme.

Alors, Tristan cède. Pour sa fille, il saura mettre de côté ses réticences... et son trouble."

 

Stairway to Heaven fait partie de ces romans pour lesquels je sais, d'un simple regard mais sans pouvoir l'expliquer vraiment, que ça va être une histoire de coup de foudre entre nous.

 

La rencontre avec Tristan, à une certaine époque de sa vie, n'est pas faite pour donner une image reluisante de lui mais elle est nécessaire pour poser l'histoire et tout ce qui va suivre. Heureusement, l'auteure ne s'est pas attardée dessus pour nous permettre d'entrer vraiment au cœur de l'histoire et d’assister à ce qu'est sa vie 4 ans et 7 mois après et, à sa rencontre avec Heaven, nounou en devenir, qui va bouleverser son quotidien et celui de sa fille. Mais pas que... car Delinda a aussi bouleversé ma manière de lire en me plongeant au fin fond de cette histoire qui est à l'image des comédies romantiques que j'adore mais pour lesquelles je suis assez exigeante en général.

 

Quelles conséquences aura ce bouleversement sur la vie de Tristan ?

Heaven saura-t-elle conquérir le cœur de Briar Rose pour lui apporter l'amour dont toute petite fille a besoin ?

 

Sur la base d'un sujet poignant, l'abandon d'un enfant par sa mère, Delinda a construit une histoire forte en émotions mais attention qui n'est pas larmoyante. Pour moi, ce sujet est juste le déclencheur pour une belle occasion, pour Tristan, de changer de vie ; rien d'autre.

 

Tristan est un homme qui, par le passé, a brûlé sa vie par tous les bouts ; n'arrivant pas à la gérer autrement qu'à l'aide d'addictions dévastatrices. Meurtri par une  enfance  que l'on imagine, sans mal, difficile, c'était vraiment le bad boy au sens propre du terme et il n'aurait jamais pu dire que sa vie pourrait en être autrement. Jusqu'à ce que son regard croise celui d'un bout'chou d'1 mois à peine, son bout'chou Briar Rose.

 

"Deux solutions, une décision qui scellera notre sort, à l'enfant et à moi. Dans mon esprit tourbillonne une seule phrase... Après le pire vient le meilleur"

 

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Ce passé avec Briar Rose, Delinda ne l'évoque heureusement, que brièvement au travers d'un flashback parfaitement écrit et résumant cette époque, en quelques lignes, mieux que 20 chapitres qui n'auraient servis à rien.

 

"Tu sais mon ange, j'ai conscience que tu mérites mieux qu'un père bousillé dans mon genre, mais si tu me laisses une chance, je te jure que tu ne le regretteras pas. Je ne t'abandonnerai pas, tu m'entends, ma puce ? Je ne laisserai personne nous séparer... Jamais. Je t'en fais la promesse"

 

J'avoue que j'ai tout de suite accroché au personnage de Tristan tatoué à souhait, et encore plus lorsqu'il rencontre Heaven. Leur premier échange donne un ton très léger et ça j'aime vraiment : l'histoire démarre bien.

 

Il faut dire qu'Heaven, à l'opposé de certains personnages féminins un peu mièvres, n'a pas son pareil pour ajouter une touche de fraîcheur et de pétillance : ses pensées et ses paroles sont parfois sans filtres et j'adore tout simplement. Et ses actes peuvent donner lieu à de belles situations cocasses.

 

"En fait, je sentais votre parfum : c'est Essence d'enfoiré, non ?"

 

On sent l'amour qu'elle porte aux enfants et c'est vraiment une des clés de cette histoire que j'espérais voir mise en avant et évoluer. Elle est dévouée à son job même si son patron est loin de la laisser insensible.

 

Mais ombre au tableau, Heaven est en couple et c'est là où il y a comme une donnée à éliminer pour que l'histoire soit complètement aboutie et soit classée en romance. La manière dont Delinda a traité ce point correspond parfaitement à ce qu'on peut attendre de ce roman. Simple parenthèse : Il y a quelque chose qui m'a frappé concernant Royce, le prétendant en question. Il m'a fait penser au personnage, que je n'aime pas du tout, d'un film que je peux regarder encore et encore. Pourquoi je ne sais pas.

 

Classé en New Romance, ce roman coche tous les codes du genre. Il développe une histoire et une romance au rythme qui s'y rapporte pour rester dans la notion de romantisme. Je ne vais pas employer le terme qui fleurit partout ces derniers temps ; je dirais juste que Delinda a maîtrisée son histoire et l'a construite telle que ses lectrices étaient en droit de la lire et de l'attendre. Et purée, qu'est-ce que j'ai aimé ça ! Le livre refermé, j'ai encore du mal à réaliser combien j'ai aimé cette histoire.

 

"Son sourire lumineux me donne la sensation de voler trop près du soleil. Si je dois m'y brûler les ailes, alors ainsi soit-il"

 

L'auteure n'a pas fait l'erreur de faire devenir Tristan, un père de famille parfait et irréprochable. Alors oui, il est totalement différent qu’il soit en mode tatoueur ou en mode papa et j’ai aimé voir ses différentes facettes ; et la facilité avec laquelle il se met dans la peau de l’un ou l’autre. Il aime profondément sa fille et impossible de ne pas le ressentir ; elle passe avant tout. Mais il reste un homme, qui en présence de ses acolytes peut employer quelques termes qui détonnent avec la notion de romance. Personnellement, j'ai apprécié qu'elle lui est conservé cet aspect bad boy en lui ajoutant l'option "romantique". Ça amplifie ce côté sexy qu'il dégage et qui lui va à merveille. Les personnages trop lisses je trouve ça tellement fade ; je crois que j'ai passé le cap des romances trop "à l'eau de rose".

 

"La vie est ainsi faite, elle offre le pire, promet le meilleur. Il suffit de se rappeler qu'après le pire vient le meilleur"

 

Tristan évoluant dans le monde du tatouage, art que j'apprécie vraiment, il y avait un risque que l'auteure force son écriture sur ce sujet. Elle a su éviter ce qui aurait pu alourdir l'ensemble, en ne se servant de cet univers que comme simple fond à l'histoire. Très bon point pour ce style de romance.

 

Elle a su ajouter le petit grain de sable qui pourrait enrayer la machine romantique ; tout en n'en faisant pas trop, en ne se focalisant pas dessus plus qu'il ne se devait. Mais qui est nécessaire et appréciable pour que l'histoire évolue vers ce qu'on attend.

 

Et le petit plus indispensable, elle a apporté une belle touche d'humour avec les personnages 100% sans filtre, d'Ollis, ami et collègue de Tristan, et Randall, la meilleure amie, type gothique, d'Heaven. A eux deux, c'est un duo bonne humeur qui peaufine cette lecture parfaite.

 

Sur la base de personnages qui vivent leur rencontre et leur histoire, telles qu'ils l'entendent, à leur rythme, Delinda signe là une histoire d'une simplicité belle de pureté et tellement pleine d'amour. Apprivoisement et douceur sont les mots-clés de cette romance dans toute sa beauté.

 

"Ce putain de bonheur auquel tout le monde aspire ne tient qu'à un fil. Et ce fil, c'est Heaven"

 

C'est assez rare de lire une romance dans laquelle les personnages s'attirent mais ne se repoussent pas pour d'obscures raisons. Ici, pas de côté psychologique pesant, pas de personnages qui hésitent, qui s'en vont ou se déchirent à coup de mots blessants. Juste Tristan et Heaven qui se donnent toutes les chances de vivre la plus romantique des histoires pour que Tristan et Briar Rose connaissent les joies d'une vie à 3.

 

A mes yeux, ce roman est plus que parfait : l'histoire est bien pensée, bien développée, bien écrite sous une plume expérimentée et de très belle qualité. Et elle rend accro, au point de rêver, pourquoi pas, à un bonus sur Ollis et Randall pour prolonger ce moment unique de lecture.

 

Mon premier sentiment était le bon et c'est une histoire que je relirais volontiers. Et ce serait totalement absurde de ne pas vous conseiller de foncer découvrir ce que je n'hésite pas à classer comme joyau de le New Romance. Bravo Delinda pour ce couple qui a su faire fondre mon cœur. Et au plaisir d'une prochaine lecture.


18/10/2020
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Je chanterai sur tes lèvres / Anna BRIAC

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Lorsque j'ai vu passer la promotion faite par Anne Briac pour son dernier titre dans la série "Au coeur de Skye", j'ai trouvé cette couverture tellement belle – qui me fait penser au style de certains romans de N. SPARKS - et le résumé si attrayant que je me suis laissée tenter par une découverte sous Service Presse pour ce roman en auto-édition.Un immense merci pour cette confiance accordée !

 

S'agissant d'une seconde histoire dans une série, je savais qu'elle pouvait se lire indépendamment de la précédente. Et je m'y suis plongée avec tellement de plaisir. Je me suis retrouvée aux premières loges de ce qui sonne comme les adieux d'un musicien à son groupe pour rejoindre une vie bien plus réelle, loin des strass et des paillettes. Mais une vie où les douleurs du passé décideront de refaire surface.

 

"Catriona adore sa vie : co-gérante d'un pub le jour, elle sillonne la nuit les routes écossaises à moto, à tombeau ouvert. Une existence idéale, à deux exceptions près. La première est trop lourde pour qu’elle ait seulement envie d’y penser. La seconde s’appelle Logan Hunter.

 

Logan, le charismatique chanteur de Bloody Kelpie, ne vit que pour la musique. Jamais il ne se sent aussi vivant que lorsque ses chansons sont reprises par des milliers de fans. Pourtant, depuis quelques mois, même le succès ne parvient plus à remplir le vide qui grandit en lui.

 

Quand une urgence familiale ramène Logan à Skye, Cat explose. Car rien de bon ne peut renaître des cendres d’un si grand amour dévasté... N’est-ce pas ?"

 

Roman écrit à la 3ème personne, j'avais un peu peur mais pas du tout. J'ai tellement aimé le début de l'histoire, la manière dont l'auteure l'a amenée, que je n'ai ressenti aucune gêne.

 

C'est dans un pays que j'affectionne, l’Ecosse, qu’Anna BRIAC a posé son décor. Ce pays qui voit le retour d’un de ses enfants qui, à la suite d’une tragédie affective, a perdu le goût à l’aventure qu’il partageait avec ses amis : partager sa musique au plus haut niveau. Cet enfant, devenu un homme, c’est Logan, à présent trentenaire pour qui, on le comprend tout de suite, la musique est toute sa vie. Mais ayant perdu l’inspiration, il ne souhaite plus l’exercer de la même façon, en revenant sur les terres de son enfance pour mettre son art à la portée des autres, de manière plus humble.

 

Mais il sait que ce retour risque de rencontrer certains obstacles si le passé décide de jouer les troubles-fêtes. Car le passé, c’est Catriona, celle qui faisait battre son cœur lorsqu’il avait 16 ans, qui n’a jamais quitté son île et qui y a parfaitement réussi sa vie malgré leur rupture déchirante. Et sur une petite île comme Skye tout se sait très vite.

 

Lorsque Catriona va apprendre la nouvelle, ses sentiments profondément enfouis vont ressurgir et il est hors de question, pour elle, que Logan revienne dans sa vie, de quelque manière que ce soit. Le passé doit rester dans le passé et les erreurs commises ne doivent pas se répéter. Mais tout le monde sait que, dans la vie rien ne se passe jamais comme on le souhaiterait !

 

Quoi que souhaite Catriona, a-t-elle vraiment tournée la page de cette histoire si forte et si belle qui l’unissait à Logan ?

Lorsque le passé refait surface, Logan obtiendra-t-il les réponses qui apaiseront les blessures laissées par son amour perdu ?

 

Je ne connaissais pas Anna BRIAC et je découvre donc la qualité de sa plume à la lecture de cette très belle histoire où passé et présent vont s’affronter sur fond de romance. Et où l’authenticité des personnages et de l’environnement dans lequel ils évoluent, est indéniable. Malgré tout, ça restera juste une très belle lecture pour moi, que je ne regrette absolument pas d’avoir découverte.

 

Dès le début de l’histoire, je me suis fortement attachée à Logan. Peut-être de par la perte qu’il a subit et les conséquences que ça a eut sur sa décision de revenir à de vraies valeurs. Hormis le fait qu’il est beau et musicien, j’ai aimé son caractère et cette force tranquille qui émane de lui. Il est animé par un projet qui lui tient vraiment à cœur ; certainement plus en adéquation avec ce qu’il est vraiment intérieurement.

 

« Il commença à chanter et se noya dans la musique, les yeux fermés. Il jouait en collant presque son oreille sur le bois doux et tiède, dans sa bulle. Il n’y avait plus que cette sensation unique, celle de ne faire qu’un avec l’univers »

 

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Contrairement à lui, j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à Catriona qui est pourtant un très beau personnage, ça c’est incontestable. Mais il y a un détail que je ne saurais expliquer, qui fait que j’ai eu plus de mal avec ses interventions, ses paroles et ses actes. Elle a souffert par le passé – l’histoire avec Logan n’est qu’une partie visible de son vécu – et je crois que malgré tout, j’ai eu du mal à comprendre le pourquoi de son comportement. Il y a quelque chose qui est allé trop vite à mon goût ; là où je me serai attendue à ce qu’elle riposte plus. Je suis la première à le regretter mais je n’ai pas été à l’aise avec l’approche de son personnage. Elle est forte malgré ses failles et ses faiblesses et elle a le cœur sur la main ; seul point commun que j’ai su lui trouvé avec Logan. Je me demande si finalement il n’aurait pas été plus judicieux, pour moi, de lire la première histoire avant de découvrir celle-ci.

 

« Nos rêves coïncident et on peut les rendre plus beaux en s’entraidant »

 

Malgré ce point négatif qui n’engage que moi, l’auteure a vraiment une facilité à nous emmener dans son histoire et dans l’univers de ses personnages, chargé en émotions et sur fond musical qui apporte son petit plus. L’alternance passé/présent apporte énormément à l’histoire ; permettant de s’imprégner pleinement de ce qui fut par le passé et de ce qui est dans le présent.

 

Son style d’écriture est vraiment de qualité, on voit qu’elle maîtrise bien cet art.  Les évènements s’enchaînent de manière cohérente et malgré une fin qui m’a laissé sur ma faim,  j’ai adoré l’authenticité des lieux et des personnages principaux et secondaires qui symbolisent parfaitement les notions de famille et d’amitié.

 

Son histoire offre des moments inattendus et des révélations qui, forcément, ne peuvent que nous toucher. Des beaux moments de sourire ou de rire avec les amies de Catriona, Elsie et Mina surtout.

 

« Deux ans ! Tu appelles ça une amourette ? Purée, moi quand je tiens plus de dix jours, j’ai l’impression qu’on a dépassé les noces de diamant ! »

 

L’écrit est dans son ensemble parfaitement abouti ; si ce n’est ce problème que j’ai eu avec Catriona, qui je le précise à nouveau, n’est propre qu’à moi. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.

 

Malgré le fait que cette histoire ne sera pas un coup de cœur pour moi, je vous conseille de la découvrir – surtout si vous connaissez déjà Anna BRIAC - et de vous faire votre propre idée sur Logan et Catriona. Qui sait, vous n’aurez peut-être plus envie de repartir de l’île de Skye ! Très belle lecture !


11/10/2020
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