Mille livres en tête

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Campus Drivers - T.1 : Supermad / C.S QUILL

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Quand on a l'habitude de suivre un(e) auteur(e), peu importe le genre littéraire, la sortie d'un nouveau roman c'est un peu comme attendre Noël : ça n'arrive qu'une fois par an. C'est exactement ce qu'il se passe avec C.S QUILL : chaque année on attend avec la même impatience, que celle d'un enfant qui attend le 25 décembre. Mais heureusement, on n'attend jamais si  longtemps. Et comme on ne sait que rarement longtemps à l'avance les univers des livres à paraître, ça rend d'autant plus intense l'attente jusqu'à la sortie.

 

En cette année universitaire qui débute, ils auraient pu se rencontrer sur le campus de l'Ohio State University mais le destin leur a choisi un autre scénario : la  cage d'escalier de l'immeuble de Lane O'NEILL. Alors que trois étages les séparaient pendant des mois, sans jamais se croiser, Loïs HOGAN, en pleurs après s'être faite larguée par son petit ami Kirk, va être secourue par celui que toutes les étudiantes aimeraient mettre dans leur lit. Campus Driver à ses heures, il vit seul et personne ne doit venir perturber sa tranquillité.

 

Donc pour Lane tout est clair : ok il veut bien l’héberger sur son canapé mais que pour une nuit, le temps de trouver un autre hébergement. Pour Loïs, une expérience sans précédent, s’annonce avec la bande des Campus Drivers : Lane, Lewis, Donovan et Adam. Et quelle expérience pour elle, pour eux et pour nous !

 

Lane restera-t-il sur sa première position : ne jamais s'attacher à une fille ?

Loïs parviendra-t-elle au but, un peu dingue, qu'elle s'est fixée ?

 

Je vais entrer dans le vif du sujet en vous disant que c’est un Supra Méga Coup de que ce 1er tome – SUPERMAD – de la saga Campus Drivers qui annonce le retour de C.S QUILL ; retour qui ne peut passer inaperçu et qui est très attendu en cette rentrée 2020. Et pourtant, comme beaucoup de personnes, je peux avoir des à-priori sur l’univers jeunes universitaires et me dire que je n’ai plus l’âge pour ce type d’histoire. Mais quelle erreur car finalement tout est dans l’écriture ; juste l’écriture et le style employé par l’auteure.

 

J’ai eu le grand bonheur de recevoir la version papier de ce 1er tome, avant sa sortie, - merci pour cette adorable attention - et c’est donc sous ce format là que j’ai découvert cette histoire. Lectrice principalement sur numérique, j’avais perdu un peu l’habitude – le goût aussi - d’une lecture de manière classique et je ne sais pas si je peux parler de révélation mais de réconciliation, c’est indéniable.

 

Je me suis immergée dans cette histoire avec une facilité déconcertante tant le style est propice à nous mettre à l’aise tout de suite. Je me suis régalée dès le 1er chapitre et ce sentiment ne m’a pas quitté une seule fois – et pourtant … ! -. Dans ce type de lecture, on passe habituellement par tout un tas de sentiments ; là, rien ! Parce que j’ai vécu l’histoire, ni plus, ni moins. Et ça fait un bien fou de se trouver face une lecture sereine, sans prise de tête, sans vouloir traverser le livre pour leur remettre les « pendules à l’heure », sans détester un personnage qui viendra semer la zizanie, etc... Bref, une lecture qui fait du bien. Et pourtant, ce n’est pas forcément évident vu l’histoire et ses personnages.

 

Lorsqu’on rencontre Lane – étudiant en écriture audiovisuelle - et son ami Carter – qui n’est pas un Campus Driver -, on se dit « Ouahhhh, si c’est comme ça tout le long ça promet ». C’est évident, ce sont des personnages auxquels on ne peut que s’attacher ; ils sont normaux. L’auteure leur a attribué un comportement et un langage en parfaite adéquation avec leurs âges et avec leurs caractères. Et quand on découvre le reste de la bande dopée à la testostérone, la première impression est confirmée. Je ne vais pas tous vous les détailler car ce serait long et pas forcément productif mais la rencontre mérite qu’on tourne les pages jusqu’à la fin.

 

« La trouver là en me levant rend toute cette histoire encore un peu plus exaspérante. Je vis seul depuis deux ans, pour une raison bien précise, et cette nana perturbe le sentiment de calme que j’ai bataillé à trouver »

 

En ce qui concerne Loïs, jeune étudiante de 18 ans, en 1ère année en kinésithérapie du sport, son personnage est plus complexe ; certains ne sauront pas trop s’il faut la plaindre et l’aimer ou la secouer pour lui dire « Eh, la vie continue, arrête de pleurnicher ! ».

 

« Kirk me manque… Je ne sais pas qui je suis sans lui. J’ai grandi auprès de lui, j’ai tout construit en fonction de nous et, aujourd’hui, je n’ai plus de repères. Je veux retrouver ma vie… »

 

Elle est un des personnages clé de cette histoire. Logique. ! Et elle est celle qui va se montrer la plus évolutive au fil du récit même si à première vue rien n’est gagné pour elle. Elle est malchanceuse au possible et pas sûre que de croiser la route des Campus Drivers améliore sa situation. Elle n’a aucune idée de qui elle à affaire ! Heureusement, elle a quand même un beau sens de la répartie.

 

« Je te jure que si tu le répètes une fois de plus, j’arrache mon tee-shirt et je colle ta tronche de cake entre mes nichons ! »

 

Parce que cette bande de potes, qui m’a fait passer des moments inoubliables, n’est pas livrée avec l’option filtres et ils ont une franchise sans limite et un langage coloré et fleuri sans gêne aucune. Ils sont un peu moqueurs et farceurs mais ils sont vraiment soudés et à leurs yeux, l’amitié a une valeur inestimable. Dès lors que quelqu’un est accepté parmi eux, c’est une grande marque de confiance et de sincérité.

 

Ce roman est vraiment axé sur cette notion d’amitié qui est une base solide où l’humour a une bonne place aussi. Des scènes cocasses, des répliques ou joutes verbales qui ne peuvent pas laissé indifférent(e), des personnages attachants de 18 à 90 ans, ce sont les ingrédients gagnants de ce 1er tome.

 

« C’est vrai qu’Aaron est un véritable tortionnaire. S’il ne contrait pas ma sécheresse vaginale, j’aurais abandonné depuis fort longtemps »

 

Alors bien sûr, classé en New Romance, il y a la romance ; et quelle route pour y arriver ! Sincèrement, qu’elle soit rapide ou lente, ma priorité n’est jamais vraiment là ; je ne m’arrête pas à ce détail. Ce qui m’importe c’est la qualité d’écriture pour y arriver et la qualité de la relation qui en ressortira. En New Romance, il n’y a pas de recette précise pour parvenir à une romance de qualité.

 

Ce point-là de l’histoire, la relation entre Loïs et Lane, je l’ai particulièrement apprécié tel que l’auteure a choisi de le traiter. C’est justement ce choix qui apporte toute la force à cette relation dont on ne sait pas où elle nous mènera. Mais on l’apprécie, tout simplement. Lorsque l’expression « Qui aime bien, châtie bien » est si bien représentée, quelques pages ou chapitres supplémentaires auraient été les bienvenus ; en tout cas pour moi, car j’ai adoré lire et voir évoluer cette relation parfaitement mise en valeur par l’auteure.  

 

« Je n’ose pas lui avouer que, s’il me laissait le choix, je resterais ici avec lui »

 

Dans cette histoire, j’ai tout aimé ; tellement aimé que, pour la 1ère fois, je n’avais pas envie de finir ce livre. Habituellement, je lis assez vite pour connaître la fin mais là, je ne pouvais pas, ne le voulais pas. Peu importe la fin qui m’attendait, j’étais bien dans cette bulle livresque ; je ne voulais pas la quitter. C’est super compliqué à expliquer mais j’ai trouvé un style d’écriture, une ambiance, des personnages avec lesquels je me sentais bien ; tout simplement.

 

Je ne pense pas que ce livre s’adresse à une tranche d’âge particulière de lectrices car là où l’exercice est parfaitement réussi c’est l’écriture. L’auteure a mis son livre à la portée de n’importe quel lectorat. Sachant que mes 20 ans, même les 30 sont déjà loin derrière moi et que j’ai des exigences bien précises en tant que lectrice, le changement d’univers est réussi avec brio.

 

Je n’ai pas non plus été choquée et dérangée par le vocabulaire qui s’imposait (et où la vulgarité n'a pas sa place) ; il en faut beaucoup plus pour me mettre mal à l’aise ou me perdre en cours de route. Ce n’est pas un point négatif car il est adapté à l’histoire et à ses protagonistes. Un autre langage aurait été décalé. Non, l’auteure a fait le bon choix et à maîtriser cet aspect essentiel qui, soyons honnête, apporte un pep’s non négligeable et très agréable à l’ensemble.  

 

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On pourrait dire que c'est du déjà vu ces jeunes adultes avec des préoccupations bien de leur âge. Que le thème université américaine, étudiants c'est du vu, revu et pas corrigé car répétitif. On pourrait effectivement, ce serait légitime tant le sujet a déjà été étudié, en long, en large et en travers.

 

Mais le concept Campus Drivers est tellement innovant et créatif qu'on ne peut que le saluer. Et même si c'est une belle base pour cette saga, l'auteure n'a pas commis l'erreur de focaliser son histoire sur ça ; comme elle n'a pas forcé sur la vie à l'intérieur de l'université. Ce qui aurait pu engendrer lourdeurs et lassitude et toucher un lectorat moins diversifié.

 

Ce n'est pas une histoire où tout est édulcoré et de pure fiction, dans tous les sens du mot. Elle leur fait vivre des situations plausibles, traverser des épreuves nécessaires à leur évolution et à leur acquisition de maturité et leur accordera certaines erreurs pour  que la prise de conscience s’amorce au bon moment ; elle leur réserve un avenir comme il se doit. Et à nous lectrices, elle nous réserve des moments d’émotions, de tendresse, de rire, de sourire, de belles ou touchantes révélations et des détails aussi surprenants qu’inattendus qu’on raffole découvrir au fil des pages.

 

« Lane O’Neill aurait-il un petit cœur tendre caché derrière ce mur de glace ? »

 

C’est une histoire complète dans ses points plus que positifs et qui a été soigneusement travaillée pour aboutir à un tel résultat. Je pourrais vous dire que c’est le meilleur de C.S QUILL et flatter l’auteure encore et encore. Mais, quand on la connaît, qu'on connaît son humilité  et qu’on sait qu’elle ne se ferme aucune porte en matière de genre littéraire ou d’univers à explorer, c’est tout simplement C.S QUILL telle que je l’ai toujours connue. Cette auteure qui sait adapter son style et sa plume aux univers dans lesquels elle veut embarquer ses lectrices, pour les surprendre toujours et encore.

 

Avec SUPERMAD, 1er tome des Campus Drivers, elle a su me surprendre et m’emmener dans cet univers que j’avais déserté depuis longtemps. Elle est arrivée à me faire modifier ma façon de lire, ma façon d’appréhender une histoire et de me l’approprier pour qu’il n’en ressorte que l’envie de vite découvrir les autres personnages dans leur propre histoire : Donovan pour le 2nd tome et Lewis pour le 3ème.

 

Les Campus Drivers m’ont conquise, je ne peux pas vous dire mieux ; à vous de foncer les rencontrer. Vous me direz si ce bout de chemin avec eux vous a convaincu et que comme moi, ils restent une rencontre marquée à l’encre indélébile. Très belle lecture !



28/08/2020
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