Mille livres en tête

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Le défi / Emilie MAY

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Autant commencer tout de suite par le fond du problème : j'ai adoré cette histoire ! Et quand je dis "adoré", c'est même plus que ça. Je l'ai lu, à quelque chose près, d'une traite, tellement l'auteure m'a embarquée dans l'univers de son premier roman paru récemment chez Fyctia que je remercie pour l'envoi.

 
La couverture sublime était déjà très engageante mais associé à elle un résumé qui laisse présager quelque chose d'explosif,  on obtient une lecture comme je les aime.

 

Une seule règle : pas de sexe 90 jours d'abstinence.


Voilà le défi que Parker a accepté de relever sous le regard sceptique de ses proches. Pour lui qui utilise le sexe afin de fuir ses tourments, ce sera un véritable exploit. Sa fratrie a pris les paris ? Ils n'ont pas foi en lui ? Qu'importe, il les fera tous mentir. Cependant, quand la tempétueuse Angie débarque dans son univers et s'immisce tant dans sa vie professionnelle que familiale, sa détermination manque de faillir.


Angie, elle, pensait passer quelques mois à travailler tranquillement dans une entreprise
de voyages de luxe. Son objectif ? Mettre de l'argent de côté et quitter définitivement
son passé. Mais quand elle tombe sur Parker et son horripilant caractère, elle comprend qu'il va lui falloir plus de volonté que prévu pour tenir bon.


Pour l'un comme pour l'autre, le combat sera rude entre fierté et désir.


Ce type d'histoire n'est pas forcément ce dont je suis le plus friande même si je reconnais que la base relation employeur/employée et le côté interdit qu'on imagine, est sympa. Mais malheureusement, ça peut être à double tranchant selon comment le thème est abordé. Ici ça passe crème.


Le fait qu'elle se déroule dans le monde des voyages de luxe, j'avais un peu redouté le personnage masculin de Parker. Je craignais de me trouver face au cliché même de l'homme d'affaire jeune, riche et imbuvable. Heureusement, l'auteure a su ne pas tomber dans ces traits qui auraient certainement faits que ma lecture aurait été moins agréable.

D'entrée, je me suis retrouvée immergée dans son environnement où l'esprit de famille est plus que mis en avant et ceci tout au long du roman. Et c'est un point plus que positif, qui ne s'essoufle à aucun moment tellement on aimerait avoir la même. Notamment avec Melinda et Weston ; j’ai plus qu’adoré ces deux personnages hauts en mots et en sentiments.

 

« Si tu fais une thèse chaque fois qu’un mec doit te brouter le minou, tu m’étonnes qu’il n’arrive pas à te faire jouir. Vas-y franco, peut-être que tu grimperas au rideau ! »


Même s'il n'est pas l'aîné de la famille, Parker a un amour fraternel tellement grand, qu'il est incapable de résister à ses frères et sœurs. Il est prêt à tout pour leur faire plaisir, quitte à se sacrifier. Mais il est fier aussi et ne recule devant aucun défi pour montrer ce dont il est capable. A ses risques et périls…

 

« J’attends de vous que vous notiez toutes vos interactions avec le sexe opposé. Si vous aimez les mecs, ça fonctionne aussi. Weston, un coming out à faire ? Je vous rappelle que le but de cette étude est de prouver que les actes sexuels sont à proscrire en début de relation »

 

Sa vie professionnelle est particulièrement riche grâce à sa florissante affaire « Fish & Man », contrairement à sa vie sentimentale. Séparé de son ex Gwen, avec qui il n’arrive pas à couper les liens, pour une raison qu’on ignore, seules ses conquêtes éphémères arrivent à lui faire relâcher la pression qui l’anime. On ressent parfaitement que quelque chose a bouleversé sa vie mais quoi… ça l’auteure nous fait mariner jusqu’au bout. Sous une façade assurée se cachent des fêlures qui font que je me suis attachée rapidement à lui.

 

Lorsqu’Angie (ou Roxy Red), véritable tornade rousse va débouler dans sa vie professionnelle et personnelle, ça va être un sacré chambardement à un moment où il en aurait le moins besoin. Angie est le style d’héroïne que j’aime à trouver dans une romance. Un tempérament de jeune femme indépendante qui ne se laisse impressionner par personne, délicieusement têtue, avec un franc parler et une imagination délirante pour des passages cocasses, qui apportent toujours la petite touche rafraîchissante à une histoire ; bref une héroïne au top !

 

« Mes yeux se posent sur le magazine que je voulais lui donner avant qu’il ne se mette encore à m’engueuler comme une gosse. Je fixe sa photo et j’ai envie de le poignarder avec mes ciseaux à bouts ronds… Je sors mon marqueur noir avec un sourire machiavélique. On va rendre justice à M. Parfait. Je dessine des cornes, rajoute un sourire. Voilà, c’est beaucoup mieux »Le défi Montage 2.jpg

 

Cette histoire est le type même qui se lit avec une facilité déconcertante. Une rencontre tellement bien imaginée qui fait rêver (ou presque…) et un enchaînement d’évènements qui capte l’attention jusqu’au bout, font que tour à tour on rit, on se laisse émouvoir, on râle, on se laisse prendre au jeu des joutes verbales ou échanges divertissants plus que la normale. Et on se fond dans cet univers de carte postale qui, à bien y regarder, n’est idyllique que pour les vacances.

 

« Je ne croyais pas Weston quand il m’a dit que tu étais un mec drôle. Je prenais ça pour un mythe, un peu comme les orgasmes multiples… »

 
Car l’auteure a soigneusement imaginé des secrets cachés pour ses deux protagonistes et j’ai eu beau chercher, je ne suis pas arrivée à trouver ce qu’il en était. C’est que j’aime dans une histoire : tenter de trouver et au final se dire « ben non, tu ne pouvais pas imaginer ça ».

 

Ce premier roman d’Emilie MAY est vraiment bien réussi sous une plume plus qu’agréable dans laquelle on se perd sans même sans rendre compte. Tous ses personnages sont bien travaillés et hormis l’un d’entre eux, je les ai tous aimés de la même façon. Lorsque l’esprit de famille, avec une touchante Mamma comme on les aime, est tellement présent y étant associé une belle part d’humour et de légèreté, ça ne peut que me plaire.

 

« Sa femme l’a trouvé en fâcheuse posture avec la voisine. Si ça avait été moi, jamais il ne serait sorti vivant de la pièce. J’aurai cuisiné ses roustons aux petits oignons »

 

Cette histoire m’a vraiment transportée dans un excellent moment de lecture au point que j’espère vraiment qu’elle sera disponible, rapidement, en version papier. Et je ne peux que vous conseiller de vous laisser tenter à votre tour. Vous m’en direz des nouvelles ! Bonne lecture.

 

« Fini de jouer à la loyale. Maintenant qu’on a réglé nos comptes, on va pouvoir passer aux choses sérieuses. Je te veux, je t’aurai »



14/03/2021
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