Mille livres en tête

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Scottish Rhapsody / Delinda DANE

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Stoppppppppppppppp ! On arrête tout et on se concentre 5 mn ; mais à quel moment de ma lecture ai-je basculée pour tenir un coup de cœur tellement énorme que je me choque moi-même en l’écrivant. Delinda, c’est Delinda. Comme certaines de ses consœurs  autrices, je l’aime d’un amour livresque depuis que je l’ai découverte avec « Stairway to heaven ». Et ça ne s’est pas arrangé lorsque j’ai dévoré sa duologie « My only exception ». Alors là, je vous laisse imaginer ce que je pense d’elle après cette lecture !

Résumé officiel Hugo New Romance ici

 

Acheté au Festival New Romance 2021, j’avais vraiment hâte de me plonger dans l’histoire d’Erynn WALLACE, jeune londonienne qui voit sa vie bouleversée du jour au lendemain lorsque son grand-père décède. Alors qu’elle s’apprêtait à trouver un emploi, elle doit tout quitter pour retourner en Ecosse, terre de ses ancêtres, pour l’enterrement. Et pour découvrir que son grand-père a laissé en héritage, à son fils, une dette colossale envers le puissant clan CAMERON, bien en place dans la région.

 

Sauf, que dans ce monde-là où les coutumes du passé sont toujours d’usage, une dette est une dette. Et par amour pour son père, qui risque de perdre tout ce qu’il possède, Erynn est prête à tout, même à épouser un parfait inconnu pour effacer cette menace financière. Le deal : tenir un an en donnant le change d’un couple amoureux et parfaitement uni. Qu’est-ce qu’un an dans une vie ?

 

« Je vais manger cette bouche insolente et tu vas faire semblant d’apprécier. Pire, tu vas en redemander, parce que nous sommes censés être follement et éperdument amoureux l’un de l’autre. Tu l’as oublié ? »

 

Lorsque le destin met sur sa route Lachlan CAMERON, highlander dans toute sa splendeur, héritier d’un puissant clan, qui est désigné comme le candidat au mariage arrangé, l’année qui arrive s’annonce compliquée et houleuse.

 

« Cette Erynn Wallace, que sait-elle ? Je ne pense pas qu’elle sache dans quoi elle s’engage ni avec qui. Mais elle ne tardera pas à l’apprendre à ses dépens »

 

Bienvenue en Ecosse où certains usages n’appartiennent pas qu’au passé !

 

Cette lecture a été un pur bonheur dans laquelle je me suis plongée dès le premier mot du premier chapitre – peut-être même avant -. Et c’est clairement la lecture anti-morosité qui me fait du bien, puisque depuis septembre je ne lis plus que très peu alors que ma PAL est à l’agonie.

 

J’ai accroché tout de suite à l’idée de base qui est plus qu’originale, dans un univers qui m’est étranger. Et j’avais sûrement besoin de cette nouveauté, qui apporte un vent de fraîcheur sur le parcours de la lectrice que je suis devenue.   

 

Avec des personnages comme ceux sortis de l’imagination de Delinda, je ne pouvais que trouver mon bonheur. Je ne suis même pas arrivée à leur trouver de points négatifs, même pas quand des surnoms s'invitent dans les échanges - pourtant je déteste ça ! -. Ils m’ont fait passer par tout un tas d’émotions et ça, ça n’arrive pas à chaque lecture.

 

« J’admets qu’il a un physique attrayant. Et une bouche à se damner. Et un regard profond. Et qu’il porte magnifiquement le kilt. D’accord, Lachlan est sexy, mais il n’en reste pas moins odieux »

 

Erynn est le style de personnage féminin que j’adore. Tellement adorable et naturelle, bienveillante et empathique, sans vraiment de filtres, elle démarre au quart de tour avec un sens de la répartie vraiment très agréable à lire et tellement piquant parfois – notamment avec Morag, la grand-mère qui n’est pas en reste -. Et c’est ainsi tout au long de l’histoire ; elle a un tempérament constant. Ce que j’ai particulièrement aimé  – même si on n’en profite pas tout le livre – c’est la relation qu’elle a avec son père ; cette fusion et cet amour qu’il y a entre eux est magnifique.  

 

« Si Morag fait pression sur toi, tu n’as qu’à l’envoyer jouer à colin-maillard au bord de la falaise »

 


Du tempérament, il lui en faut face à Lachlan, ce mari avec une particularité physique - qui n’est pas sans me rappeler un personnage que j’aime depuis près de 40 ans -, qui débarque et saisit la moindre occasion pour la mettre hors d’elle ; et ça marche. Et franchement, ces moments-là sont un vrai régal à lire. Mais bien sûr, de Lachlan il y a bien plus que cet aspect. Sous ses airs énigmatiques et de brute froide, insensible et inébranlable, se cache quelque chose de bien plus profond. Et plus on le découvre, plus on s’attache à lui. J’aime vraiment ce type de personnage qui sous une carrure impressionnante cache finalement des fêlures et une certaine fragilité indéniable. Et sous son kilt, laissons notre imagination fonctionner !

 

« Oh, mais déteste-moi autant que tu veux, Erynn ! Ta haine n’égalera jamais celle que j’éprouve contre moi-même »

 

Cette histoire dans le style enemies-to-lovers démontre une nouvelle fois le talent qu’à Delinda DANE à explorer des univers dans lesquels elle est quasiment sûre de nous embarquer avec elle. Moi qui suis pourtant frileuse à sortir de ma zone de lecture confortable, c’est une belle immersion au cœur des Highlands à laquelle j’ai eu droit ; parfaitement consentante et dans les règles de l’art de ces traditions et coutumes.Scottish Rhapsody(1).png

 

« J’ai de quoi m’occuper pendant que Fred Pierrafeu jouera à la corde à sauter dans la lande »

 

Dans ce pays, où légendes et superstitions ont encore de beaux jours devant elles et qui fait rêver avec des paysages qu’on imagine aisément à couper le souffle, Délinda Dane fait évoluer l’histoire d’Erynn et Lachlan dans ce qu’on appelle un slow burn bien orchestré avec une tension intense et très bien entretenue, où le personnage féminin est à égalité avec celui masculin. Il n’y a rien en excès ; tout est bien dosé : la tension entre les personnages, les scènes tour à tour drôles ou émouvantes voire parfois sexy, le détail de certaines coutumes mais sans que ce soit assommant, certains retournements de situations qui créent leur effet et apportent un petit côté mystérieux et intrigant … Bref, tout ce qui fait que j’aime tant la plume de cette auteure, qui se lit avec une facilité incroyable et qui nous fait vivre au même rythme que ses personnages.

 

«  Elle veut ma mort ou quoi ? C’est comme si on m’agitait sous le nez le plus exquis des spiritueux, mais que je ne pouvais pas y goûter parce que je suis un ivrogne en sevrage »

 

Je ressors vraiment conquise par ce roman qui coche tous mes critères et qui me donnerait bien envie de prendre un aller simple pour l’Ecosse ; juste histoire de voir si le whisky y est réellement bon et si la légende sur le port du kilt est vraie ou non. Parce qu’il n’y a pas que les hommes qui ont le droit de regarder sous les jupes ! Qui vient avec moi ? Très belle lecture !



07/11/2021
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