Mille livres en tête

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Unité d'élite - T.1 / Loraline BRADERN

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Synopsis
 : Ils se sont rencontrés dans le noir. Captifs d’un groupe terroriste, ils ont partagé la même cellule et, par sécurité, utilisé des faux noms. Elle était Jessi. Lui, Woody.


Au milieu de l’enfer, sans jamais se voir, ils se sont chamaillés, désirés. Et il l’a sauvée au péril de sa vie.


Presque trois ans plus tard, Alyssandra travaille au sein des forces spéciales de la Navy, le Black Squadron.
Elle croit son Woody mort. Leur histoire, fantasmée. Leur passé, enterré.


Jusqu’à ce qu’une mission ébranle toutes ses certitudes…

 

Lorsque j'ai commencé Unité d'élite j'avoue avoir été sceptique sur mon ressenti des premières lignes. Une histoire narrée d'un point de vue externe (oups ..), posée dans le désert somalien en 2013, une héroïne Alyssandra, militaire en mission de protection rapprochée, enfermée dans une geôle au prise de terroristes somalien barbares et une rencontre qui n'a rien de romantique avec Woody, reporter de guerre dont je me suis demandée s’il allait vraiment être le personnage masculin. J’avais du mal à le concevoir. Et pour cause… Puis, passé un évènement de taille, un bond dans le temps pour l’histoire qui prend place en 2015 où on retrouve Alyssandra et un changement de vie nécessaire pour un nouveau départ en Virginie. Et quel départ ! Mais sans l’ombre d’une présence masculine. Malgré tout, dès lors, mon scepticisme s’est envolé et je n’ai plus lâchée l’histoire.

 

« Elle se sentait bien ici. Elle avait le sentiment d’être enfin en paix avec elle-même d’avoir remis le compteur à zéro. Oui, ce changement d’horizon lui était vraiment bénéfique »

 

Des romances militaires ce n’est pas vraiment ce qui fait légion dans ma bibliothèque et c’est à l’occasion de ce partenariat 2021 avec Loreline BRADERN que je découvre vraiment cet univers. C’est assez inhabituel pour moi et je me dois d’être honnête : il m’a fallu un temps d’adaptation.

 

De manière logique, il y a beaucoup de personnages, des termes techniques propres à ce milieu qui ne sont pas faciles à mémoriser, des mises en situations nécessaires ; et bien bizarrement, une fois le temps de flottement passé (une dizaine de chapitres), j’ai été totalement immergée dans l’ambiance du climat militaire.

 

Bienvenue dans le Black Squadron de la US Navy SEAL Team 6 !

 

Alyssandra est un personnage féminin qui, sous une force incroyable, cache une certaine fragilité. Elle mérite l’admiration même si ce n’est qu’une fiction. A peine 26 ans, fille et sœur de militaire, elle a déjà vécu tant de choses, en souffrant mais en parvenant à se relever à chaque fois. Le début de l’histoire, qui se déroule deux ans auparavant, donne un bel aperçu et pose clairement les bases de la force de caractère de cette jeune femme hors du commun, aux capacités incontestables, qui évolue dans un monde masculin, macho et sexiste à souhait, sans se laisser impressionner par les préjugés sur les compétences des femmes militaires. Son répondant, autant physique que verbal, est parfaitement travaillé et c’est vraiment agréable à lire. L’auteure sait nous faire imaginer sans mal les scènes et c’est un point fort.

 

« Mon instinct me dit que les apparences sont trompeuses avec toi. Tu te donnes des allures de dure à cuire mais tu es fragile. Qu’est-ce qu’il t’est arrivé ? Parfois, j’ai peur de te casser si je te touche »

 

Face à elle, c’est toute une équipe de SEAL – dans laquelle il y a quand même deux femmes mais non affectées aux interventions sur le terrain - qui doit accepter cette nouvelle recrue qui va bouleverser les codes militaires. Assez difficile pour moi de m’y retrouver, j’avoue, parmi tous ces noms de codes, les couleurs de brigades, etc... Même si par moment j’avais du mal à les reconnaître, ça n’a absolument pas gêné ma lecture car heureusement seules deux unités étaient vraiment mises en avant : les Blacks et les Blue.

 

Dire que j’ai aimé cette histoire est un peu faible ; je l’ai adoré. Tant et si bien que je l’ai lu quasiment d’une traite. Pourtant, le style n’est pas celui qui me correspond le plus. Comme quoi… Ce premier tome est vraiment bien écrit, il est à mon sens très complet car il décrit de A à Z, un univers assez complexe dont on ne peut vraiment comprendre les rouages que si on évolue dedans. Malgré tout, l’auteure a su, grâce à des renvois adéquats, le mettre à notre portée pour que la lecture ne soit pas pesante.

 

Alors l’intrigue principale, même si elle est originale, est assez prévisible et j’avoue que c’est justement ça qui a fait que je me suis plongée avec tant de facilité dans ma lecture. C’est contradictoire car habituellement je n’aime pas découvrir le pourquoi du comment trop tôt. Mais quand j’ai compris, sans difficulté, de quoi il allait être question grâce à un détail que j’affectionne, les chapitres se sont enchaînés à une allure folle. Ils sont courts, bien construits, alternant quelques moments passés et soulevant diverses émotions.

 

J’ai adoré les passages très masculins qui sont un vrai régal à lire ; le sourire était largement sur mes lèvres dans ces moments-là. Surtout lorsque face à eux il y a Allysandra et ses deux acolytes féminines, Shana et Zora. Solidarité féminine oblige pour faire bloc face à la misogynie.

 

« Vous pouvez comprendre que mes hommes soient sceptiques sur vos aptitudes à nous suivre. Une femme n’a pas les même capacités physiques qu’un homme »

 

Concernant les personnages masculins, l’auteure les a particulièrement soignés. Je ne les ai pas tous aimé, loin de là, mais ils envoient un réel message d’unité et de soutien. J’ai vraiment aimé leurs interventions, leur façon de parler, de penser, leur humour et leur capacité à savoir se remettre en question ou à reconnaître que les apparences peuvent être trompeuses. Ça a dû être un sacré moment d’écriture pour l’auteure !

 

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Qui dit romance militaire dit forcément des scènes d’interventions plus ou moins explicites, des passages plus ou moins difficiles à lire. Ne connaissant pas l’univers, je ne m’étais même pas posée la question et ils ont été lus de manière simple. Je n’ai pas trouvé que l’auteure avait surchargé cet aspect-là de son histoire et c’est ce qui a sûrement dû m’aider. Tout a été dosé de manière juste, sans passages improbables,  en tout cas pour moi.

 

« Les plaintes et les pleurs qui perçaient les murs de la cellule lui brûlaient le ventre. Elle avait la sensation qu’on fouillait ses entrailles avec un fer rouge. A chaque nouveau cri, à chaque nouveau sanglot, elle se crispait, impuissante à endiguer les images horribles qui l’envahissaient »

 

Même si j’ai été sceptique au début, je dois reconnaître que, malgré tout, j’ai adoré cette amorce pleine de force et de romantisme sous-entendu. Encore une contradiction. Dans ce premier tome, la romance n’est pas des plus présente voire quasi inexistante. Certaines allusions sont faites, certains jeux sont initiés mais rien qui ne peut satisfaire toute romantique qui se respecte. Sachant que c’est une duologie et que le déroulement de cette première partie n’est qu’une sorte de mise en bouche, ça ne m’a pas étonné plus que ça. Le cas contraire m’aurait plus interpellé. Et puis, connaissant la fin de ce T1 – avec tant de douceur dans ce monde de bruts, qui m’a fait craquer - , tous les espoirs sont permis pour que la suite donne, justement, la part belle à la romance tant attendue.

 

Mon attente est tellement grande que je suis vraiment impatiente de découvrir comment l’auteure va arriver à faire fondre mon âme de romantique. Je vais m’y plonger rapidement pour prolonger les bénéfices de cette lecture que je vous invite à ajouter à votre PAL, d’autant plus si vous êtes accro au genre !



03/04/2021
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