Mille livres en tête

Mille livres en tête

Lumière sur ........


Lumière sur ...... Estelle EVERY

Bonjour Estelle,


Merci beaucoup d’accepter de répondre à quelques questions pour que les lectrices de « Mille Livres En Tête » puissent mieux te connaître. Pour celles qui te connaissent déjà, tu es l’auteure de


- "Endless Night T.1 & T.2" parus chez Hugo Poche, en Janvier 2018 et Mars 2019
- "Is it love ? Colin" paru chez Hugo Roman, en Mars 2020
- "Happily ever after : Paris" paru en auto-édition, en Avril 2020
- "Ambition over love" paru en auto-édition aussi, en Mai 2020
- "The Cupidon Brothers" à paraître en auto-édition aussi, à compter de Juillet 2020

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1 –
Peux-tu te présenter en quelques mots aux lectrices qui ne te connaitraient pas encore ? Es-tu écrivain à temps plein  ?

Mariée, mère de deux filles, je vis dans le sud de la France. Même si mon accent du sud-est s’est atténué, et que mon teint très pâle peut laisser croire le contraire, je suis un pur produit provençal : j’ai grandi au pays du mistral et des cigales. J’écris à temps plein.


2 – Comment en es-tu venue à écrire ? Toute petite, remplissais-tu déjà des cahiers d’histoires de princes et de princesses ? Ou bien, à quel moment cette révélation t’est-elle apparue ?
Sans titre 2.jpgJ’ai toujours eu une imagination débordante (au grand désespoir de mes parents qui avaient du mal à me suivre) et j’ai toujours créé des histoires… dans ma tête ! Pendant longtemps, j’ai été ce que l’on pourrait appeler « une autrice refoulée » car je ne m’autorisais pas à écrire.

 

J’étais focalisée sur le fait d’obtenir mon diplôme (ce que j’ai fait) et de trouver un job dans une grosse boite (ce que j’ai fait aussi), pour finalement arriver à une situation idéale – du moins sur le papier : mariée, deux enfants, une carrière de cadre qui rapportait bien, et un crédit pour un appart ! Sauf que ma nature de créative était contrariée et que j’ai fait machine arrière ! Ma famille est mon roc, à partir de là, j’ai pu m’appuyer sur eux et avancer dans la direction qui est celle de mon cœur… celle de l’écriture.


3 – As-tu toujours beaucoup lu ? Te décrirais-tu comme une lectrice boulimique ou raisonnable ?
Depuis que je sais lire, je ne compte plus les journées passées plongée dans les bouquins… Je passais mon temps libre au CDI ou à la bibliothèque de ma ville pour dénicher mes prochaines lectures. J’étais une vraie boulimique ! Par contre, depuis que j’écris, je ne lis presque plus. Je crois que je n’arrive pas à faire les deux en parallèle…

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4 – Quel est le Top 3 de tes styles littéraires ?

Romance, romance et … romance ! Et ce depuis toujours !
Quand j’étais au collège, je suivais assidument la collection Cœur Grenadine, ce furent mes premières romances. Et quand je passais du temps chez mes grands-parents, je lisais les magazines Nous Deux de ma grand-mère… Incorrigible romantique dans l’âme LOL !


5 – As-tu des auteures incontournables, dont tu as lu tous les livres et dont tu es une fan inconditionnelle ?
Pas vraiment non ! Je suis plutôt du genre à me laisser porter en fonction de ce qui m’attire.


6 – Peux-tu nous raconter un peu ton parcours de débutante en maison d’édition chez Hugo Roman puis la poursuite de l’aventure en auto-édition ?
J’ai été repérée par l’équipe Hugo Roman lors d’un concours sur Fyctia. Mon texte, Endless Night, a séduit l’équipe et a été édité, d’abord en numérique, puis en poche. Si j’ai commencé à écrire sur Fyctia, c’était surtout pour avoir un avis sur ma plume, sur ce que je valais en tant qu’autrice et pour voir si mes idées pouvaient séduire les lectrices… Ce fut une aventure géniale !


Des événements personnels m’ont poussée à changer de carrière, je me suis naturellement tournée vers l’écriture. : j’ai suivi plusieurs formations de doublage/sous-titrage (plutôt de la traduction donc) et ensuite une formation longue de scénariste. Aujourd’hui, je me suis professionnalisée dans l’écriture et je veux vivre de ma plume. Si j’ai fait le choix de l’auto-édition, c’est parce que j’aime toucher à tous les aspects de mon activité : l’écriture (bien évidemment), mais aussi la communication et l’aspect « business » du métier. L’auto-édition s’est imposée comme une évidence parce qu’elle offre une liberté totale, une maîtrise totale aussi, et surtout la possibilité de pouvoir vivre de ma plume. C’était donc un choix de raison, mûrement réfléchi qui me comble.


7 – Pour les personnes qui hésitent à se lancer et avec ton expérience, quels conseils donnerais-tu ?

Pour se lancer en écriture : Je pense que le plus important est juste de se laisser aller à écrire. Ça peut sembler bête dit comme ça, et très simple aussi, mais c'est sans doute la première barrière à dépasser : celle de l'auto-jugement. Mon conseil est le suivant : si tu as envie d'écrire, écris ! Tu verras ce que tu en feras par la suite. Laisse ta créativité s'exprimer, peu importe ce qui sort, tu auras toujours le temps de corriger ensuite et de changer des choses.
 
Pour ce qui est de l'autoédition :
Se lancer dans l'A.E nécessite un minimum de professionnalisation. Je m'explique : quand on est édité en ME, "tout" ce qu'on a à faire est d'écrire le texte et ensuite de le modifier en fonction des retours éditoriaux. Quand on est en A.E, il faut avoir une vision d'ensemble : écrire le texte n'est qu'un maillon de la chaine. Il faut penser à comment tu vas ensuite diffuser ton texte, comment tu vas le promouvoir, il faut trouver des professionnels pour t'épauler (en matière de conception de couvertures, ou encore en correction).
 
Je pense que l'A.E est synonyme de plus de travail mais aussi de plus de liberté. C'est à double tranchant ! Si tu es plutôt "touche à tout", alors tu vas vraiment adorer. En revanche, s'il n'y a que l'écriture pure qui t'intéresse, ce sera plus compliqué en AE. L'AE c'est de l'entrepreneuriat !

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8 – As-tu un rituel d’écriture et quel est, pour toi, le moment le plus propice pour écrire ? Toujours une boisson à portée de main ?
J’avais un moment rituel quand j’ai commencé à écrire sur Fyctia : c’était le soir quand mes filles étaient couchées et que ma journée de travail était terminée. Aujourd’hui, j’écris à plein temps, donc je suis plutôt dans des horaires de travail « classique ». Je n’ai pas toujours une boisson à portée de main, en revanche j’ai presque tout le temps mon casque anti bruit sur les oreilles et de la musique en fond.


9 – Que représente l’écriture pour toi ? As-tu peur de la panne de l’écrivain ?
L’écriture représente tellement de choses pour moi ! Une passion, de toute évidence ! Un exutoire, c’est certain. Une voie de reconversion. Une manière d’exprimer toute la créativité qui bouillonne en moi… Une voie d’épanouissement total. Je ne me suis jamais aussi bien sentie que depuis qu’Ambition over Love est sorti ! Je ne pense pas au lendemain, je ne ressasse pas le passé, je suis pleinement concentrée sur le moment présent. J’ai trouvé une sérénité que je n’avais jamais connue auparavant. Je me sens complète.
Je n’ai pas peur de la panne de l’écrivain tout simplement parce que je me connais, depuis que je suis née je passe mon temps à imaginer des choses. N’importe quoi peut m’inspirer (même un pauvre rouleau de papier toilette vide, c’est pour dire !), donc je ne suis jamais à court d’idées.


Maintenant parlons un peu de tes romans car tu as une actualité livresque assez riche.


10 – Comment t’es venue l’idée de « Endless Night » qui a reçu un très bel accueil pour un premier roman 41NMoXMV-0L._SY346_.jpg? Et quel est son parcours depuis Fyctia jusqu’à son édition chez Hugo Poche ?
Endless Night est né sur un concours Fyctia : Nuit Blanche. Un concours érotique ! À l’époque, je n’avais jamais écrit de texte érotique et en voyant le thème, j’ai eu envie de m’y essayer, plus pour m’amuser qu’autre chose. Je me suis tellement amusée… que ça a marché ! LOL2d8815b381c603bc8e2e659faa4e597b.jpg


Le texte est arrivé en finale. Il n’a pas gagné, c’est Alexia FD qui a remporté le concours avec son magnifique texte « Mutine ». Le roman a été repéré par l’équipe Hugo Roman qui m’a proposé une publication en « coup de cœur », c’est-à-dire une parution numérique. J’ai accepté et Endless Night 1 est sorti en numérique en janvier 2018. Le roman a rencontré ses lectrices et la version poche est ensuite parue en 2019.

11 - Comment as-tu vécu la pré-sortie de ton bébé « Endless Night » et son accueil par le public ?
Je ne mesurais pas du tout les écueils que le roman allait rencontrer. J’avais une vision assez optimiste (ou naïve) des choses. Donc j’y suis allée sans trop m’en faire. Il faut se souvenir qu’Endless Night a été écrit sur un concours érotique, mais il a été classé en New Romance à sa sortie. Certaines lectrices ont donc foncé sans se poser de questions… sans savoir qu’elles auraient un texte assez sensuel. Disons que dans
l’ensemble, l’accueil a été très bon, Endless Night s’en sort très bien en terme de ventes.


Tu as continué chez Hugo Roman avec l’adaptation du jeu « Is it love » pour le personnage de Colin. Drôle d’exercice !

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12 – Connaissais-tu le jeu ? Et comment as-tu appréhendé un tel exercice d’écriture qui doit avoir certains impératifs ? Compliqué ?

J’ai découvert le phénomène Is It Love ? lors du SDL de Paris en 2019. À l’époque, j’étais invitée pour signer les poches d’Endless Night. J’ai pu voir l’immense communauté de joueuses rassemblée autour de cet univers Is It Love ? J’ai été très impressionnée ! En rentrant chez moi, je me suis dit que j’allais tester un des jeux. Et j’ai téléchargé… Colin ! Quand mon éditrice m’a contactée six mois plus tard pour écrire l’adaptation en roman de ce même jeu, j’y ai vu un signe !


J’ai accepté ce projet parce que j’adore les challenges. Et c’en était un ! J’ai écris le tome en trois petits mois. Ma formation de scénariste m’a été utile dans l’appréhension de cet exercice assez différent de l’écriture « classique », j’ai adoré le faire.


Te voilà revenue en auto-édition avec 2 romans déjà sortis ces derniers mois – Happily ever after / Ambition over love et une saga « The Cupidon Brothers » à paraître à compter du 7 juillet 2020.


13 – Pourquoi avoir choisi, depuis le début – sauf pour « Is it love ? » bien sûr - des titres exclusivement en anglais ?
Le choix d’un titre en anglais pour Endless Night était une manière de faire un clin d’œil au titre du concours « nuit blanche » car endless night veut dire : nuit sans fin, nuit blanche. Et surtout ça représentait parfaitement ce qu’il se passe dans les livres : des nuits sans fin.

Pour Happily Ever After, le roman se déroule dans l’univers du conte de fée, dans les coulisses d’un parc d’attraction bien connu, et cette formule « happily ever after » est celle que l’on retrouve à la fin des contes de fée : ils vécurent heureux pour toujours…


Ambition over Love… pour celui-ci, je n’ai pas de raison particulière si ce n’est que c’est le titre qui collait à cette romance.


D’une manière générale, je peine à trouver des titres percutants en français et du coup je prends ceux que je crée en anglais. On pourrait y avoir une certaine forme d’attachement à cette langue que j’ai adoré apprendre dès le collège et que je comprends parfaitement. Alors oui, je suis française, j’écris en français, mais ma touche de fantaisie, ou plutôt mon pêché mignon, c’est le titre en anglais LOL !


14 – Concernant Happily Ever After, qui pose son décor dans un célèbre parc d’attraction, est-ce un 41Zdgu0svxL.jpg
rêve de petite fille que
tu as voulu concrétiser sur papier ? Peux-tu nous parler un peu du parcours de cette histoire (l’as-tu proposer en M.E ?) ?
J’ai commencé à écrire HEA sur Fyctia. Mais j’ai lu tellement de bonnes histoires sur ce concours, que j’ai abandonné la mienne ! À l’époque (c’était à mes débuts sur la plateforme), j’ai été découragée par la quantité de bons textes que je pouvais y lire. Je me sentais comme un « imposteur ». Cette romance est donc restée dans mes tiroirs pendant quelques années. Et puis j’ai vu un reportage (type Zone Interdite) sur les coulisses du parc, ça a relancé mon inspiration.


J’ai écrit et soumis ce manuscrit à mon éditrice chez Hugo. Il a été accepté et aurait dû sortir en fin d’année chez Hugo Roman. Mais entre temps, j’ai pris la décision de me lancer en Auto-Editions et j’ai donc décliné la proposition pour le lancer par moi-même.


Et parlons un peu de « Ambition over love » qui, il me semble, est classé N°1 des ventes en New Romance sur Amazon.


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15 – Quelle est l’histoire de son parcours de l’écriture à l’édition pour en arriver à ce succès ?

Tu sais quoi ? Cette romance est la toute première que j’ai écrite ! La première version (dont je ne me rappelle même plus le titre original) je l’ai présentée à une éditrice Hugo lors du premier FNR à Bandol. Si je suis allée au FNR cette année-là, c’était en grande partie pour avoir ce contact avec l’équipe lors de la cession de speed editing. On m’a conseillé d’écrire sur Fyctia… Autant dire que mon pitch n’a pas dû être très convaincant LOL !


J’ai laissé ce manuscrit au fond d’un tiroir (oui encore LOL). J’y suis revenue en 2018, après le SDL de Paris. J’ai alors réécrit le roman, et adopté le titre qu’on lui connait. Je l’ai proposé en ME, il a été accepté par certaines, refusé par d’autres. Je me suis dit que j’allais attendre car à l’époque Endless Night devait sortir en poche et je ne voulais pas êtresur tous les fronts. Cette année, d’un coup comme ça, j’ai ressenti le besoin urgent de réécrire ce roman. Ce que j’ai fait très vite et puis je l’ai sorti sur Amazon.


C’est certainement le texte qui s’appuie le plus sur ma propre histoire d’amour avec mon mari ! Je ne communique pas trop sur cet aspect, mais c’est vrai. Nous aussi on a eu cette (looooooogue) phase du « suis-moi je te fuis… ». Donc il ne s’agit pas du tout d’une autobiographie, mais les sentiments éprouvés par l’héroïne sont fortement inspirés des miens. Je n’avais pas beaucoup d’espoir en ce texte, et pourtant ! Il a pris place dans le TOP 100 Amazon dès sa sortie et y est toujours aujourd’hui ! Il est 1er en New Romance, sa catégorie Amazon. J’en suis très fière car c’est un résultat que j’ai obtenu seule.

 

Le 7 juillet 2020 paraîtra le 1er tome de ta nouvelle saga – qui comportera 7 tomes – « The Cupidon Brothers » avec pour personnage Eros. Tu as pris le chemin de la romance fantasy qui est une première, pour toi, il me semble.


16 – Est-ce un projet qui trottait depuis longtemps dans ta tête sans jamais oser te lancer ? Et pourquoi le choix des anges ?
Ce n’est pas du tout un projet que j’avais en tête ! En fait, si tu m’avais dit il y a quelques mois que j’écrirais une romance fantastique, je t’aurais ri au nez. En fait, tout est parti d’une conversation avec une personne que je connais. Je lui ai dit qu’elle était un ange et elle m’a parlé des Cupidons dans la mythologie grecque, comme quoi il n’y en avait pas un seul mais une fratrie. Et là, j’ai eu cet éclair dans ma tête « the Cupidon Brothers » ! C’était une évidence, et même plus que ça…


41vgmQ4OwkL._SY346_.jpgJ’ai ressenti le besoin viscéral d’écrire cette série sur le champ, au mépris de tous mes autres textes qui n’attendent que de sortir de ma tête. Alors c’est ce que j’ai fait ! Et coïncidence, le jour de la sortie d’Éros débutera un concours Fyctia dont le thème sera « Dieux et déesses », comme quoi c’était dans l’air comme on dit.


Dans la mythologie grecque, les Cupidons étaient des dieux ailés, mais moi je les imaginais comme des anges. Un peu comme la série Lucifer, donc c’est comme ça que j’ai choisi de les écrire. Dans ma tête ce sont des anges, sur le papier aussi !

17 – Sans spoiler, peux-tu nous parler de manière plus développée de ce qui nous attend avec cette saga ?
Cette saga suivra les aventures d’une fratrie d’anges Cupidon qui sont sur Terre. On aura donc un décor familier : notre monde contemporain, dans lequel les anges seront des créatures surnaturelles dotées de quelques pouvoirs mais surtout d’une psychologie bien différente des humains. On se posera des questions avec eux : pourquoi sont-ils là ? que peuvent-ils faire ou pas ? Mais plus que tout, on suivra des romances.


18 – Est-ce plus « compliqué » d’écrire de la fantasy plutôt que de la New Romance ou romance contemporaine ? Cette saga a-t-elle été plus longue à écrire que tes autres romans ?
J’ai du mal à considérer cette saga comme de la fantasy pure. Tout simplement parce que les seuls éléments surnaturels seront les capacités des anges, tout le reste relève de la New Romance/romance contemporaine. Donc non, ce n’était pas plus compliqué à écrire. Juste un peu plus fun encore !
Cette série est plus rapide à écrire dans la mesure où ce sont des romans courts. À l’origine je voulais en faire des novellas, mais je me suis emballée LOL !


19 – Si tu devais classer tes romans par ordre de préférence, quel serait-il ?
Ils sont tous numéro 1 dans mon cœur pour des raisons différentes :
- Endless Night parce que je trouve que c’est mon texte le plus abouti sur le plan littéraire.
- Colin parce que c’était l’aboutissement d’un challenge énorme et que je suis super fière d’avoir relevé.
- Happily Ever After parce qu’il m’a permis d’exorciser certains de mes propres démons.
- Ambition over Love parce que c’est l’histoire dans laquelle il y a le plus de sentiments et d’amour, de romance pure.
- Et les Cupidons parce que je suis tombée amoureuse d’eux, du concept de la saga.

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20 – De laquelle de tes héroïnes, aurais-tu aimé prendre la place ?

Hum… Le choix est difficile. Disons que mon cœur balance entre Auxane (Endless Night) et Daphné (the Cupidon Brothers). Mais je vais choisir Daphné, parce que bon, soyons honnêtes, un ange aussi sexy ça se refuse pas ! LOL


21 – Es-tu sensible à la critique littéraire (bonne ou mauvaise) ? A tes débuts, est-ce que d’éventuelles critiques auraient pu t’inciter à te remettre en question au point de vouloir tout arrêter ? Ou as-tu un moral d’acier à toutes épreuves ?
J’y suis sensible, bien sûr, je suis humaine quoi ! Mais je prends du recul maintenant. Je sais qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, c’est juste IMPOSSIBLE. Donc je ne prends pas jamais mal les critiques négatives (du moment qu’elles sont construites et ne relèvent pas de la méchanceté pure et dure).


Vouloir tout arrêter… Non, ce serait comme me demander d’arrêter de respirer ! En revanche, ça m’a permis de déjouer une erreur fondamentale de beaucoup d’auteurs : il ne faut pas essayer d’attirer TOUS les lecteurs. Il faut attirer les lecteurs intéressés par le genre que l’on écrit, point barre.


22 – Pour terminer, peux-tu nous confier en quelques mots, si tu travailles sur un prochain projet après « The Cupidon Brothers » ? Aurons-nous le plaisir de te suivre pendant de nombreuses décennies ?
J’ai plusieurs projets en cours d’écriture en parallèle des Cupidons (qui ne sont pas encore terminés).


Je travaille sur l’écriture d’une autofiction pour une jeune femme célèbre en Asie, Gwen Ruais. Gwen a été première dauphine de miss Monde en 2011 et elle m’a confié l’écriture d’une histoire qui s’inspire de son vécu. C’est un projet assez fun.


Je travaille aussi à l’écriture de la saison 2 du jeu Is It Love ? Colin. Je suis très fière d’avoir été choisie pour l’écrire et je m’amuse beaucoup à le faire !


Et puis, j’ai tous ces autres projets qui attendent bien sagement dans mon carnet d’inspiration… Donc une trilogie avec des mecs trop trop sexy… mais ce sera pour une autre fois !


Donc oui, je pense qu’il y a des chances pour que je sois encore là pendant très longtemps ! LOL


Petit quizz - Tu es plutôt...

 

- Thé ou Café (ou chocolat, mojito, etc … si tu préfères) : un peu de chaque, tout dépend de l’humeur et du moment de la journée !


- Sucré ou salé : sucré !


- St Petersbourg, Paris, Cambridge ou Los Angeles : Los Angeles !


- Films romantiques, films d’action ou Séries TV : séries TV forever !


- Printemps, Eté, Automne ou Hiver : printemps


- Du matin ou du soir (genre on ne peut pas te parler le matin Clin d'œil) : du soir, le matin, je dors !


- Cocooning ou sportive : cocooning


- Homme romantique ou macho man : un mix des deux.


- Ange ou démon : ange (obligée !)


- Vacances à la mer, à la montagne ou à la campagne : à la mer même si j’habite près de la mer et que je ne passe pas mon temps à la plage, je suis plus attirée par la mer.


- Blanche-Neige, Cendrillon ou Pocahontas (ou une autre si tu veux, bien sûr !) : Belle, sans hésiter ! Pour son amour des livres et surtout pour sa manière de penser en dehors des conventions sociales, sa manière aussi de tomber amoureuse de la personne et pas de l’enveloppe charnelle.


Merci énormément Estelle d’avoir eu la gentillesse de m’accorder un peu de ton précieux temps. Je te souhaite le meilleur à venir et pour avoir chroniqué ton premier livre et le dernier, je ne peux que conseiller aux lectrices qui ne te connaissent pas encore, de découvrir ta belle plume.


06/07/2020
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Mychèle S.

Bonjour Mychèle,

 

Merci beaucoup d’accepter de répondre à quelques questions pour que les lectrices de « Mille Livres En Tête » puissent mieux te connaître. Pour celles qui te connaissent déjà, tu es l’auteure de la série ALBERTA Road parue en auto-édition et qui comporte 3 tomes. J’ai eu le grand plaisir de chroniquer cette saga, dans son intégralité et en Service Presse, et ça a été une très belle découverte pour moi (ce que je n’ai jamais caché d’ailleurs).

 

1 – Peux-tu te présenter en quelques mots aux lectrices qui ne te connaîtraient pas encore ? Es-tu écrivain à temps plein ?

— Je suis une personne somme toute assez banale. J’ai 27 ans, une passion pour l’écriture que je ne réprime plus tout au fond de moi et que j’assouvis tous les jours. Les choses les plus anodines, les plus simples font mon bonheur. Je vis au Québec depuis que je suis née, je suis près de Montréal dans une petite municipalité perdue.

 

2 – Comment en es-tu venue à écrire ? Toute petite, remplissais-tu déjà des cahiers d’histoires de princes et de princesses ? Ou bien, à quel moment cette révélation t’est-elle apparue ?

— Depuis mes 10 ans que je gribouille des bouts d’histoire ici et là. Je n’étais pas douée à l’école en rédaction, car je ne respectais jamais les paramètres imposés. Comme si l’imaginaire pouvait être freiné ! Par contre j’étais plutôt sur des histoires de cavalier solitaire, ou médiéval avec des brigands et des mages. Pas très princes et princesses. Et depuis un immense passage à vide de 2012 à 2014 suite au suicide de mon parrain, j’ai repris la plume dans le cadre d’une formation en création littéraire, que j’ai adoré faire ! Depuis, je n’arrête plus.

 

3 – As-tu toujours beaucoup lu ? Te décrirais-tu comme une lectrice boulimique ou raisonnable ?

— J’ai toujours énormément lu. Avant j’étais une lectrice boulimique, un livre par jour ! Maintenant, comme je suis passée de l’autre côté du roman, je suis raisonnable.

 

4 – Quel est le Top 3 de tes styles littéraires ?

— En lecture ? Bit-Lit, Romance (en tout genre), Fantasy.

 

5 – As-tu des auteures incontournables, dont tu as lu tous les livres et dont tu es une fan inconditionnelle ?

— Patricia Briggs, Helena Hunting, Bridget Page et Eva de Kerlan.

 

6 – Peux-tu nous raconter un peu ton parcours depuis tes débuts en auto-édition avec « Alberta Road » jusqu’à être, bientôt, publiée par la maison d’édition française Elixyria, il me semble ? Parcours du combattant pour toi qui vis au Québec ?

— J’ai choisi l’auto-édition. Jusqu’à tout récemment je n’avais jamais soumis aucun texte. C’est un parcours que j’adore, car j’ai pu m’entourer d’une équipe vraiment géniale ! Eh oui, je sortirai en effet des titres avec Elixyria. Je suis vraiment honorée de faire partie de cette maison d’édition et de sa formidable équipe.

Parcours du combattant ? Non pas du tout. J’estime que j’ai su m’entourer des bonnes personnes pour m’éclairer dans ma démarche de l’auto-édition et même ici au Québec, mes livres ont reçu un accueil auquel je ne m’attendais pas.

 

7 – Sans que cela soit indiscret, comment vas-tu vivre le passage de l’auto-édition à la collaboration avec  Elixyria ? Est-ce un soulagement ou un passage obligé pour t’ouvrir à un lectorat plus large ?

— Je ne pense pas que l’édition traditionnelle soit un passage obligé pour un auteur. J’ai eu une opportunité inouïe qui m’a été offerte par Elixyria et je saute avec joie dans l’aventure. J’ignore totalement comment cela va se passer, mais je crois que mon choix de faire confiance à Elixyria était judicieux. Je suis un peu stressée, je l’avoue sans honte.

 

8 – Pour les personnes qui hésitent à se lancer et avec ton expérience, quels conseils donnerais-tu ?

— Que si l’on ne tente rien, on n’obtient rien. Quand j’ai posé le point final au premier tome d’Alberta Road, je savais que je m’orientais vers l’auto-édition. La liberté était une chose primordiale pour moi. Et puis, si la passion y est, tout est possible. Entourez-vous de personnes saines pour vous, c’est le conseil le plus précieux que je peux donner. Et écrivez pour votre plaisir avant tout.

 

9 – As-tu un rituel d’écriture et quel est, pour toi, le moment le plus propice pour écrire ?

— J’écris le jour, contrairement à énormément d’auteurs je suis incapable d’écrire la nuit. Je prends cependant des notes un peu n’importe quand par contre. J’écris directement sur l’ordinateur, j’ai le besoin d’être seule dans la maison, le chien passe encore ! Et je dois trouver LA chanson qui correspond au chapitre que je dois écrire, et je la mets en boucle. C’est un petit TOC que j’ai. Et tant que mon chapitre ne me satisfait pas, je ne passe pas au suivant, là aussi c’est un TOC.

 

10 – Que représente l’écriture pour toi ? As-tu peur de la panne de l’écrivain ?

— L’évasion. Voilà ce que l’écriture représente pour moi. On peut vivre mille vies en lisant et j’espère qu’avec mes histoires je peux faire vivre une nouvelle vie à une personne.

La panne de l’écrivain… Je ne l’ai pas encore eu, mais j’ai en ce moment la panne de sentiments. Je me sens vide à l’intérieur et il est difficile d’écrire quelque chose de bien, de satisfaisant quand l’on est une coquille vide.

 

Maintenant, parlons un peu de tes romans.

 

 

 

 

11 – Comment t’est venue l’idée de « Alberta Road » ? Et quel accueil a été réservé, au Québec et en France, pour ce premier roman dans lequel tu as mis beaucoup de toi notamment sur le plan affectif ?

— Alberta Road et ses personnages sont nés au cours de l’été 2012, durant mes premières compétitions de Gymkhana avec mon cheval Thunder. Et puis, depuis l’âge de 13 ans que j’avais un cheval dans ma vie (puis deux à 18 ans) alors cette histoire reflétait ma passion pour ce monde et tout l’amour que je pouvais porter aux chevaux.

J’ai été très étonnée de l’accueil de mes romans ! Ils se sont très bien vendus, autant au Québec (la trilogie est même chez une lectrice en Alberta !) qu’en France. Je suis toujours surprise des ventes que j’ai pu faire, car moi, je n’écrivais que pour le plaisir, tant mieux si au passage je satisfaisais quelques lecteurs !

 

12 – As-tu été la cible de critiques qui a auraient fait que tu te remettes en question au point de vouloir tout arrêter ?

Bien sûr. Comme je pense, tous les auteurs le sont ou le seront un jour. J’ai fait une grosse dépression cet été, après avoir été profondément blessé psychologiquement. J’ai fait les corrections du tome trois, puis sa sortie, mais l’envie n’y était plus. Disparut ce plaisir d’écrire, il ne restait que les idées noires. Je dois beaucoup aux personnes qui m’ont aidé à me remettre sur pieds. Même si je suis toujours au fond du baril, je ne peux que remonter maintenant. 

 

13 – Concernant « Alberta Road », saga qui a été écrite assez rapidement, quel est ton souvenir d’écriture le plus marquant (joyeux, triste, anecdotique, insolite, que sais-je :-D )

— J’ai malheureusement mis beaucoup de ma propre douleur dans le second tome d’Alberta, ceux et celles qui ont lu l’histoire comprendront de quoi je veux parler.

— Mes bêta lectrices m’ont souvent maudit de les laisser sur des fins de chapitre à suspens ! Oups ! Mais j’adore ça !

 

14 – Avec le recul, penses-tu avoir pris un risque en osant l’univers du monde équin : du style, ça passe ou ça casse ?

— Oh oui ! Ça passait ou ça cassait, c’est exactement ça ! Mais j’avais le besoin d’écrire ces histoires. Car ce monde a été le mien pendant treize longues années. Je devais rendre hommage au bonheur et aux peines qu’il m’avait apportés.

 

15 – Comment as-tu vécu l’accueil du public (positivement ou négativement) pour « Alberta Road » ? Avais-tu imaginé ce que ça pourrait être avant sa sortie ?

— Je n’avais aucune attente pour être franche, alors l’accueil réservé à Alberta fut pour moi magnifique !

 

16 – De nombreuses lectrices te suivent depuis tes débuts (j’en fais un peu partie, bien sûr !) ? Quels rapports as-tu avec elles ?

— J’ai des lectrices et lecteurs géniaux ! C’est incroyable de voir la relation qui peut se tisser après les trois lettres FIN d’un roman. Ou pendant la rédaction d’une histoire. C’est magique et je me sens choyée d’avoir tout ça.

 

17 – Comment vis-tu la pré-sortie d’une de tes histoires ? Sereine ou anxieuse ?

— Comme je ne me fixe jamais d’attentes, je peux dire que je suis assez sereine lors de mes sorties. Après tout, on aime ou on aime, j’y peux rien.

 

18 – Es-tu sensible à la critique littéraire (bonne ou mauvaise) ?

— Au départ je l’étais. Maintenant je me dis que je ne peux pas plaire à tout le monde, surtout la personne qui me reproche qu’il y a des chevaux dans mon roman alors que dans le résumé c’est clairement indiqué que l’histoire se déroule sur un ranch et que Becca entraîne des chevaux. Parfois les gens choisissent mal leur lecture et c’est l’auteur qui paie les pots cassés.

 

19 – La série WILD RUSH est en cours d’écriture (et correction pour le T1). Plus rien ne peut t’arrêter :-D Peux-tu nous dévoiler quelques infos sur l’univers de cette nouvelle histoire, comment sera-t-elle éditée : auto-édition ou chez Elixyria ?  Et surtout, quand aurons-nous la chance de la découvrir ?

— Que de questions !

Des infos : Euh… Wild Rush est un groupe de rock, composé de quatre musiciens. Baxter, Logan, Christopher et Maisie. Le premier tome est consacré au guitariste, Baxter. Dans chaque volume un sujet bien particulier sera abordé. Le résumé officiel est désormais sur ma page auteur.

Auto-édition pour Wild Rush, j’y traite de sujets sensibles sur lesquels j’ai un point très personnel et qui ne rejoint pas la majorité des gens. Je veux avoir une liberté totale pour ces romans.

Je n’ai aucune idée d’une date de sortie (pas taper !) mais je vise fin mai début juin. Je tiens à ce que ce premier tome soit parfait pour moi.

 

 

 

 

20Pour terminer, selon toi, qu’est-ce qui t’est indispensable pour continuer à écrire et progresser dans tes rêves ? Ce sans quoi, plus rien ne te semblerait possible. 

— J’ai l’encouragement de ma famille proche ce qui est une motivation des plus précieuse. J’ai malheureusement perdu un être si cher à mon cœur en cours de route dans Alberta qu’il m’est difficile de penser comme avant. Quelque chose en moi est fracturé à jamais. Mais rien n’est impossible. Je ne guérirai jamais cette fracture, mais je peux me raccrocher à ma passion.

  

Merci énormément, Mychèle, d’avoir eu la gentillesse de m’accorder un peu de ton précieux temps en décalage horaire certainement. Je te souhaite le meilleur à venir et pour avoir chroniqué tous tes livres d'Alberta Road, je ne peux que conseiller aux lectrices qui ne te connaissent pas encore, de découvrir ton univers, celui à venir et cette plume qui t’est propre.

 

Pour retrouver mes chroniques sur la saga Alberta Road, ça se passe ici :

ALBERTA ROAD - T.1 : Le jour où tu es revenu

ALBERTA ROAD - T.2 : Le jour où tu es arrivé

ALBERTA ROAD - T.3 : Le jour où tu es apparu

 


06/03/2019
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Magali INGUIMBERT

Bonjour Magali,

 

Merci beaucoup d’accepter de répondre à quelques questions pour que les lectrices de « Mille Livres En Tête » puissent mieux te connaître. Pour celles qui te connaissent déjà, tu es l’auteure de plusieurs romans parus en auto-édition mais également par partenariat avec une maison d’édition. J’ai eu le grand plaisir de te rencontrer à quelques reprises et ça a été une très belle expérience à chaque fois.

 

1 – Peux-tu te présenter en quelques mots aux lectrices qui ne te connaitraient pas encore ? Es-tu écrivain à temps plein ?

Tout d’abord merci à toi d’avoir pensé à moi pour cet interview, j’en suis très touchée. Passons maintenant à ma présentation. J’habite dans le sud de la France, j’ai 34 ans, je vis en couple depuis un peu plus de 10 ans et j’ai deux petites filles. Non, je ne vis pas de mes romans malheureusement mais j’aime bien l’idée que ce ne soit pas mon gagne-pain donc je travaille avec mon compagnon en tant qu’assistante commerciale.

 

2 – Comment en es-tu venue à écrire ? Toute petite, remplissais-tu déjà des cahiers d’histoires de princes et de princesses ? Ou bien, à quel moment cette révélation t’est-elle apparue ?

En fait j’ai commencé à écrire par hasard. J’avais été conquis par les livres Fifty Shades et quand j’ai entendu à la télé qu’After était un nouveau succès dans le même genre, je n’ai pas hésité à le commander. Quand je l’ai reçu, je l’ai dévoré en quelques heures à peine mais c’est à la fin que je me suis rendu compte que c’était une saga, d’où ma frustration ! Le tome 2 sortait un mois après (autant dire une éternité !) donc j’ai commencé par relire le tome 1 quatre fois et je me suis aperçue qu’à la fin du livre, il y avait une pub pour Wattpad alors lasse de le relire, j’ai décidé de me lancer et voilà comment tout a commencé. Sinon dans mes souvenirs, je me souviens avoir écrit un journal intime et quelques histoires par ci par là mais jamais achevé et pas du tout du genre féérique.

 

3 – As-tu toujours beaucoup lu ? Te décrirais-tu comme une lectrice boulimique ou raisonnable ?

J’ai toujours aimé lire mais pas assidûment, pas de manière boulimique en tout cas. Quand je me suis mise à lire les cinquante nuances de Grey, ça faisait une éternité que je n’avais pas lu un livre ! Et j’étais à des années lumières de mon style de prédilection. Mon genre, c’était plutôt les livres sur la seconde guerre mondiale, sur les juifs et les camps de concentration.

 

4 – Quel est le Top 3 de tes styles littéraires ?

Je dirai la romance en pôle position aujourd’hui, toujours le genre historique en deuxième position et peut-être les autobiographies en troisième.

 

5 – As-tu des auteures incontournables, dont tu as lu tous les livres et dont tu es une fan inconditionnelle ?

Ah oui ! Colleen Hoover, c’est mon maître à penser ! J’ai lu tous ces livres, je l’ai même rencontré à plusieurs reprises et si j’arrivais à avoir un quart de son talent au cours de ma vie alors ce serait magnifique ! Et sinon j’adore aussi Brittainy Cherry, ses romans aussi sont majestueux.

 

6 – Peux-tu nous raconter un peu ton parcours depuis tes débuts en auto-édition avec « Si seulement… » jusqu’à être publiée par une maison d’édition ? Parcours du combattant ?

 

L’auto-édition, c’était un peu un hasard. Une amie m’avait envoyé un article à ce sujet et comme j’étais convaincue que je n’avais aucune chance dans le milieu de l’édition, je me suis dit pourquoi pas… En trois clics, c’était en ligne. En ce qui concerne la maison d’édition, je mentirai si je disais que c’était un parcours du combattant. « Si seulement… » a suscité un engouement inattendu suite à ça une pétition a été lancée sur le net pour qu’il soit publié et elle a récolté beaucoup de signatures, quelques amies ont démarché des maisons d’éditions bien plus déterminée que moi et l’une d’elles m’a contacté, voilà comment tout a commencé…

 

7 – Pour les personnes qui hésitent à se lancer et avec ton expérience, quels conseils donnerais-tu ? Si je n’avais qu’un seul message à faire passer, c’est « LANCEZ-VOUS », alors ne le faites pas pour devenir « une star de ne je sais pas quoi » non faites-le parce que vous avez un poids sur l’estomac, parce que vous avez un message à délivrer ou bien parce que vous avez un sujet qui vous tient à cœur. Si vous aussi quand vous êtes assise pour attendre le métro et que vous voyez passer des gens devant vous et que vous leur inventé une vie alors écrivez ! Ne pensez pas à « mais qu’est-ce qu’on va penser de moi ?», on s’en fout ! Ecrivez parce que c’est un besoin, une thérapie ou une nécessité. Ecrivez avec votre âme, vos tripes et votre cœur, le reste ne sert à rien mais surtout écrivez pour vous ! Vous serez votre premier lecteur… Tout le monde peut écrire s’il en éprouve le besoin, ne pensez pas au reste, ça n’a pas d’importance.

 

8 – As-tu un rituel d’écriture et quel est, pour toi, le moment le plus propice pour écrire ? Toujours un café à portée de main ?

Un truc dont je ne peux pas me passer : la musique. Je suis toujours en quête de nouveaux morceaux, sans musique, je ne suis rien. J’ai besoin de sa magie, des émotions qu’elle procure pour écrire. Chaque sentiment que j’essaie d’insuffler à mon histoire provient de la musique que j’écoute. Sinon mes manies en effet c’est mon café à portée de main et mes cigarettes (je sais… ce n’est pas bien…)

 

9 – Que représente l’écriture pour toi ? As-tu peur de la panne de l’écrivain ?

L’écriture, c’est ma thérapie. Ma façon à moi pour vivre plusieurs existences différentes, c’est une vraie chance ! Quant à la panne de l’écrivain… Je crois que je suis en plein dedans, je ne trouve pas de musique inspirante et j’ai quelques histoires en tête mais je ne sais pas… J’ai des angoisses qui me parasitent donc pour le moment je n’arrive à rien… J’espère que ça va passer et de préférence assez vite !

 

Maintenant parlons un peu de tes nombreux romans et il y en a.

 

10 – Comment t’es venue l’idée de « Si seulement…. » qui a, malgré certaines critiques, reçu un très bel accueil pour un premier roman ? Il est important de souligner qu’on ne le trouve plus à la vente.

Alors pour « Si seulement… », je me suis servie de mes angoisses pour l’écrire. Comme c’était la première fois que j’écrivais, je me suis servie du décor d’After pour commencer (l’université), pour gagner en assurance et puis pour le reste, j’ai utilisé mes peurs, notamment celle de perdre l’homme que j’aime, être confrontée à ce moment, je pense que c’est celui que tout le monde redoute le plus et ça me pourrissait un peu la vie et je reconnais que depuis je le vis « mieux ».

 

11 – Les critiques dont tu as été la cible t-ont-elles blessée et fait te remettre en question au point de vouloir tout arrêter ?

Ah oui ! En même je voulais m’y confronter et le jour où la première est arrivée, j’ai chialé comme un bébé ! Bien sûr que j’ai voulu tout arrêter. En plus quand on n’a pas confiance en soi, on est persuadé que les autres ont raison, qu’ils savent mieux que nous… C’est un très vilain piège mais je suis tellement soutenue dans cette folle aventure que je me suis accrochée à chaque personne qui m’entoure pour continuer d’avancer malgré tout. Maintenant c’est assez contradictoire parce que la critique négative fait mal… Mais je crois qu’il y a deux sortes de critiques négatives. Il y a celle qui est constructive, qui met en exergue les faiblesses, celle pour laquelle on tend l’oreille parce qu’on a toujours besoin de « prise » pour continuer d’escalader vers le sommet. Et puis il y a l’autre, celle qui vous blesse, qui vous met à genoux, juste parce que chaque mot utilisé sont une poupée vaudou qu’on n’a pas sous la main. Mais ce n’est pas grave, il faut l’accepter parce qu’on finit toujours par se relever et à se forger une carapace d’acier.

 

12 – Les années 2016 et 2017 ont vu la parution de 3 romans dont une nouvelle : « Holidays », « Christmas Hope » et « Troubles ». Est-ce que ce sont de beaux souvenirs d’écriture et de partenariat avec une maison d’édition ?

Oh oui ce sont de beaux souvenirs ! Une mention particulière à Christmas Hope que j’ai adoré, je l’ai tellement aimé cette histoire que j’aurai aimé la reprendre pour l’étayer et en faire une vraie histoire mais malheureusement je ne suis pas certaine que cette idée voie le jour… Pour « Troubles » en revanche, je n’ai pas dit mon dernier mot ! Holiday’s c’est une histoire de plage, mignonnette mais qui restera dans mon tiroir, je pense. Écrire une histoire jusqu’au point final, pour moi, c’est toujours une satisfaction personnelle immense.

 

13 – Entre tous ces romans, as-tu vu évoluer ton écriture ? Pour le second après « Si seulement…. », as-tu adopté une autre stratégie

d’écriture ?

Non je n’ai rien changé, je crois que je suis devenue superstitieuse lol ! J’écris toujours sur Wattpad même si je ne publie plus, je continue là où j’ai commencé, c’est très important pour moi. Sinon, oui, sans aucune prétention, j’ai vu mon écriture s’améliorer au fil du temps. J’ai commencé avec beaucoup de retenue, j’avais peur et puis au fur et à mesure cette peur s’est envolée et j’ai laissé libre cours à mon imagination, sans filtre. Mais je crois que c’est un domaine où il faut toujours se renouveler, gagner en compétence alors je suis certaine que je n’aurais pas assez de toute une vie pour atteindre la perfection, je ne suis même pas sûre qu’elle existe vraiment dans l’écriture.

 

14 – Comment as-tu vécu l’accueil du public pour « Si seulement…. »  ? Imaginais-tu, ne serait-ce qu’un tout petit peu, un tel engouement ?

En fait, je n’imaginais rien du tout parce que je ne connaissais pas « l’envers du décor », je ne savais pas qu’on allait sur Amazon mettre des commentaires, qu’il existait des bloggeuses spécialistes dans la lecture et des groupes dédiés rien qu’à ça, tout ça je l’ai découvert au fur et à mesure. J’ai toujours l’impression d’être entrée dans cet univers par la petite fenêtre.

 

15 – De nombreuses lectrices te suivent depuis tes débuts (j’en fais un peu partie, bien sûr !) ? Quels rapports as-tu avec elles ?

Alors je vais être honnête, quand j’ai reçu les premiers messages de personnes qui avaient lu « Si seulement... », j’ai eu l’impression qu’on mettait à une place qui n’était pas la mienne, une sorte d’idolâtrie et ça m’a fait peur. Alors j’ai tout fait pour briser cette image, je voulais et je veux rester moi. Alors j’essaie de créer des liens avec chaque personne qui me contacte, je me sens un peu redevable de les écouter, d’être présente comme elles ont pu l’être avec moi en me donnant ma chance, c’est basé sur l’échange la lecture non ? Je veux avoir des relations sans prise de tête et amicales sans barrières et surtout sans fioritures, et d’avoir choisi ce sens à mon aventure m’a permis de faire de vraies rencontres et j’ai créé de vraies relations exceptionnelles et j’espère que ça va continuer ainsi.

 

16 – Comment vis-tu la pré-sortie d’une de tes histoires ? Sereine ou anxieuse ?

Alors tout le monde sait que je suis de nature nerveuse peut-être pire que ça alors vous imaginez bien qu’à l’approche de la sortie d’une histoire… Je ne suis plus qu’une boule de nerfs en fait pour la sécurité de tous, évitez-moi !

 

17 – Es-tu sensible à la critique littéraire (bonne ou mauvaise) ?

Oui j’y suis hyper sensible, elle est très importante. C’est un maillon de la chaîne en fait et chaque maillon a son importance. Qu’elle soit positive ou négative, elle doit exister et elle aura de la valeur si elle est honnête.

 

18 – Pourrais-tu, en quelques mots, nous expliquer comment tu as vécu toutes ces incroyables expériences qui ont jalonnées ton parcours d’auteure jusqu’à maintenant ? En es-tu sortie grandie, littérairement parlant bien sûr (plus grande que toi, est-ce possible ?) ?

Oui je fais 1m82 et pourtant chaque expérience m’a atteint même tout là-haut ! Signer mon premier autographe comme une carte d’anniversaire, ma première dédicace sur mon livre, je me souviens être allée sur Wikipédia pour essayer de trouver un mode d’emploi (non… Ne cherchez pas… Il n’y en a pas !), les cadeaux, les câlins, participer au salon du livre ou à ma première dédicace, être arrêtée à Marineland pour me dire avec gentillesse qu’on aime ce que je fais mais comment oublier ? J’ai besoin de chacun de ces moments pour me nourrir d’onde positive dans mes périodes de doutes, de peur, c’est grâce à tout ça que j’ai envie de continuer, de me dépasser, de ne pas m’écouter et de tout envoyer balader. Chaque moment, chaque message que l’on a pu m’envoyer, chaque compliment, chaque câlin, chaque mot gentil, chaque encouragement, chaque cadeau ont une importance capitale…

 

19Un jour, une sage personne m’a dit : « Tout n’est pas toujours facile, mais parfois l’amour ça peut nous aider à franchir tous les obstacles ». Est-ce que l’amour (de tes proches, de tes ami(e)s, de tes lectrices) t’aide à avancer pour réaliser encore plus tes rêves ? Est-ce que sans amour toi-même, tu pourrais apporter tout ce que tu apportes aux autres ?

Alors l’amour pour moi, c’est mon maître mot, sans amour, je ne peux rien faire, j’en mets dans tout ce que je fais. C’est d’ailleurs sans doute pour ça que j’écris de la romance parce que je suis convaincue que sans amour on n’est rien. L’amour c’est ce qui guide ma vie. Il peut se manifester sous plusieurs formes mais quoiqu’il en soit, il vient juste après respirer. Et je crois que c’est l’amour que je reçois qui me donne envie de continuer à écrire, quand un livre sort et que je reçois de nombreux messages dans la foulée, je pourrais écrire mille livres tellement ça me rend heureuse. Après je n’aime pas dire « mes lectrices », je trouve ça un peu réducteur, j’ai l’impression qu’on a vécu bien plus que ce petit mot étroit et puis j’ai l’impression que ça met une barrière entre nous donc je dirai plutôt mes amies de l’écriture. Et oui grâce à tout ce beau monde, je peux dire aujourd’hui que sans elles, je n’aurai pas pu réaliser un de mes rêves incontestablement.

 

20 – Pour terminer, peux-tu nous confier en quelques mots (sans en trop en dévoiler) si tu travailles sur un prochain projet ? A court terme ou à long terme ?

Oui, tu sais bien que dans ce milieu tout n’est que mystère… Mais oui j’ai de nouveaux projets en vue. Je vais signer avec une nouvelle maison d’éditions. Qui ? Quoi ? Quand ? Comment ? Je ne peux rien dire simplement que je reste encore un peu dans mon coin pendant encore quelques temps mais je revenir…

 

Merci énormément Magali d’avoir eu la gentillesse de m’accorder un peu de ton précieux temps. Je te souhaite le meilleur à venir et pour  avoir chroniqué tous tes livres, je ne peux que conseiller aux lectrices qui ne te connaissent pas encore, de découvrir ta belle plume.

 

 

 

Retrouvez, sur mon blog, toutes mes chroniques pour les romans de Magali INGUIMBERT :-D

 


03/03/2019
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C.S QUILL

Lumière sur .......... C.S QUILL

 

Bonjour Cami,

 

Merci beaucoup d’accepter de répondre à quelques questions pour que les lectrices de « Mille Livres En Tête » puissent mieux te connaître. Maintenant que tu es nationalement connue pour tes deux romans Burning Dance et Burning Games J Bientôt l’international, qui sait !

 

1 – Peux-tu te présenter en quelques mots aux lectrices qui ne te connaitraient pas encore ? Es-tu écrivain à temps plein ?

Je suis CS, Cami ou encore Camille, appelez-moi comme vous voulez ! Je vis dans le Sud avec mes enfants et mon presque pas mari et je travaille dans le social…. Non, je n’écris pas à temps complet, j’ai un boulot comme tout le monde ! D’ailleurs, je ne suis même pas sûre que j’aimerais écrire toute la journée sans bosser à côté. J’ai trop besoin de voir du monde, de faire d’autres choses pour avoir une inspiration réelle et riche. Et de parler surtout !!!!!!

 

2 – Comment en es-tu venue à écrire ? Toute petite, remplissais-tu déjà des cahiers d’histoires de princes et de princesses ?

Je sais que petite, j’écrivais de courtes histoires illustrées que ma mère me reliait. Je me souviens aussi que j’écrivais de la poésie (je faisais des rimes quoi) quand j’avais huit ou neuf ans. Ensuite j’ai surtout beaucoup lu et je me suis mise à écrire sérieusement du fantastique aux alentours de 17 ans, puis à nouveau vers 19 ans. Je suis tombée dans la New Romance par le plus grand des hasards, en achetant un livre au hasard et j’ai eu envie d’essayer. C’est comme ça que j’ai atterri sur Fyctia en 2016. Burning Dance est le premier livre que j’ai pu terminer grâce à Fyctia et sa communauté. Simple curiosité : Quel était ce livre acheté par hasard ?

 

3 – As-tu toujours beaucoup lu ? Te décrirais-tu comme une lectrice boulimique ou raisonnable ?

Oui j’ai toujours lu énormément. A l’école, à la maison avec les « J’aime Lire » et autres collections pour enfants. Les Chairs de Poule, les livres tirés de mes séries préférées… Et aujourd’hui, je lis entre 2 et 4 livres par semaine (fantastique et romance). Je suis totalement boulimique, j’achète en numérique, en papier, mon compte en banque en a la nausée rien que d’y penser. Si ton futur mari est banquier, tout va bien !

 

4 – Quel est le Top 3 de tes styles littéraires ?

1/ New Romance

2/ Romance fantastique

3/ Young Adult

 

5 – As-tu des auteures incontournables, dont tu as lu tous les livres et dont tu es une fan inconditionnelle ?

1/ Darynda JONES, auteure de Charley Davidson : mon gourou ultime !

2/ Jennifer L. ARMENTROUT, auteure de LUX (entre autres) : Daemon quoi !

 

6 – Peux-tu nous raconter un peu ton parcours depuis tes débuts sur la plateforme FYCTIA jusqu’à la publication de Burning Dance ? Parcours du combattant ?

 

Pas du tout ! Ce que j’adore dans cette aventure, c’est qu’il n’y a pas eu de moment désagréable. Je me suis inscrite sur Fyctia un soir de semaine en me disant « Hey, quelle journée de merde, et si j’allais m’amuser un peu sur cette nouvelle plateforme ! ». J’ai posté un premier chapitre, sans me soucier du concours qui avait déjà démarré depuis un mois. J’ai pris mon pied jours après jours, j’ai découvert une communauté fabuleuse, des lectrices dont certaines sont devenues mes meilleures amies aujourd’hui… Et puis un jour j’ai compris que je devais envoyer mon manuscrit, j’ai flippé, j’ai failli ne rien envoyer du tout. Après ça mon éditrice m’a contactée, je crois que je l’ai ignorée pendant une bonne semaine tellement j’étais à l’ouest. De fil en aiguille Burning Dance est devenu un vrai livre et là encore, j’ai mis du temps à le réaliser. Depuis j’ai écrit Burning Games qui est paru cet été et je viens de terminer Prude à frange pour une publication dès février… Je trouve ça toujours aussi dingue héhé ! J'ai vraiment hâte de redécouvrir Prude à frange que j'ai commencé à lire sur Fyctia !

 

7 – Pour les personnes qui hésitent à se lancer et avec ton expérience, quels conseils donnerais-tu ?

Je crois vraiment que l’écriture participative est le meilleur moyen de se lancer ! Mon premier conseil est de ne pas se poser mille questions. Quand j’ai commencé à écrire Burning Dance sur Fyctia, je ne me suis préoccupée que du sort de mes personnages et j’ai laissé le reste de côté. Je me suis mise à fond dans mon histoire et rien d’autre n’a compté. J’ai échangé pendant des mois avec mes lectrices, avec pour seul objectif de leur offrir des chapitres tout en m’éclatant dans mon écriture. Ca donne un sentiment de liberté incroyable !

 

Autre conseil, il ne faut pas trop regarder autour de soi, se comparer, essayer d’écrire dans une mouvance particulière. Chacun son style, c’est quand on l’assume qu’il prend en valeur.

 

8 – As-tu un rituel d’écriture et quel est, pour toi, le moment le plus propice pour écrire ?

La journée du vendredi est celle que je dédie principalement à l’écriture. Je suis seule, les enfants sont à l’école, le « presque pas mari » au travail… un luxe rare ! Je ne crois pas avoir de rituel particulier, hormis que j’aime bien écrire à l’extérieur, dans mon jardin, chez des amies…. Je reste difficilement 8h d’affilées dans mon bureau, alors qu’à l’extérieur, je peux écrire non stop du matin au soir.

 

9 – Que représente l’écriture pour toi ? As-tu peur de la panne de l’écrivain ?

J’ai mis du temps à comprendre que l’écriture était pour moi un moyen de communication plus facile que la parole. Aujourd’hui, tout ce que je ressens, tout ce dont je suis témoin se retrouve dans mes livres. C’est un mélange de confidences, de partage, de témoignages, d’émotions, d’espoir…. C’est difficile à expliquer, mais j’ai besoin d’écrire pour me sentir pleinement exister.

 

Maintenant parlons un peu de tes deux livres Burning Dance (sorti en 2016) et Burning Games (sorti récemment).

 

10 – Comment t’es venue l’idée de l’univers de la danse pour Burning Dance ? Es-tu toi-même danseuse, ce qui aurait été plus facile ?

Moi, danseuse ? Pas du tout ! Je sais que je dois casser des mythes en avouant cela, mais les seuls cours de danses que j’ai suivi remontent au CE2, ou j’étais déguisée en cow-boy et je tirais en l’air en sautant sur mes pieds (photos à l’appui c’est véridique !).

Cette question est difficile, encore maintenant je ne sais toujours pas pourquoi j’ai écrit sur l’univers de la danse. J’avais Sin en tête, elle s’est pointée dans mon crâne le jour où j’ai débuté sur Fyctia et vu son caractère, la danse lui collait tellement bien ! Sin était sauvage, muette, particulière…et il n’y avait que la danse pour la libérer de ses maux. C’était évident, je n’ai pas eu le choix, elle me l’a imposée elle-même. Aors à quand la fameuse photo ? Je demande à voir !

 

11 – Si non, Burning Dance est très complet et tellement détaillé. As-tu fait beaucoup de recherches ou es-tu une fan de films de danse ?

J’ai fait quelques recherches pour certains termes, mais très peu, car ça peut vite devenir chiant. C’est la musique qui m’a portée, je fermais les yeux et j’imaginais un spectacle devant moi. Le plus dur c’était de réussir à décrire ce que mon cerveau créait tout seul. Quand je vous dit que Sin et Jolan étaient dans ma tête !

Je ne suis pas une « fan » de film de danse mais j’en ai déjà vu certains.

 

12 – Concernant Burning Games, il se déroule à Las Vegas. Y es-tu déjà allée ou est-ce un rêve ?

Pas particulièrement, j’ai choisi Vegas simplement parce que j’en parlais déjà dans Burning Dance. Donc dans la continuité c’était logique que l’action se déroule là-bas.

  

 13 – Entre ces deux romans, as-tu vu évoluer ton écriture ? As-tu écris différemment le second ?

J’ai écrit ce second livre seule, sans Fyctia, sans la communauté que j’aime tellement. Et franchement, ça m’a vraiment manqué. Je ne crois pas pouvoir aimer écrire seule devant mon PC.

D’ailleurs, pour Prude à frange que je termine en ce moment, j’ai voulu l’écrire sur Fyctia et Wattpad parce que j’avais besoin de retrouver mes repères du début.

Mon écriture a forcément évoluée. Aujourd’hui je suis fière de pouvoir dire que je sais orthographiée « connasse ». Plus sérieusement, mine de rien, les attentes sont différentes, j’ai du plusieurs fois me mettre une gifle en me disant « OOOh tu écris ce que tu veux ok ! Ne te perds pas en chemin !» . Ah le fameux mot tant difficile à orthographier. Tu peux le mettre de partout maintenant !

 

14 – Comment as-tu vécu l’accueil du public pour Burning Dance qui est le plus ancien ? Imaginais-tu ne serait-ce qu’un tout petit peu un tel engouement ?

C’est ce que j’aime avec Burning Dance, du début à la fin, je ne me suis jamais posée de questions. Je n’ai rien attendu, rien imaginé, rien décortiqué. J’ai vécu le truc à fond parce que c’est juste une passion que je suis heureuse de partager.

 

15 – Comment expliques-tu un tel succès ?

Je n’aime pas le mot succès. Ca ne veut rien dire pour moi. Ce qui compte, ce sont les messages que je reçois dans lesquels je vois que mes mots ont été compris. Les rencontres pendant lesquelles les lectrices me confient pourquoi ça les a touchées. C’est le succès humain qui compte et je suis ravie d’avoir pu rencontrer de magnifiques personnes grâce à Burning. Ah ben moi aussi je suis ravie de t'avoir rencontrée ! La rencontre d'une vie de lectrice !

 

16 – Comment vis-tu la pré-sortie d’une de tes histoires ?

J’ai toujours hâte de faire découvrir une nouvelle histoire. C’est comme se retenir d’annoncer une bonne nouvelle à sa famille, comme préparer une surprise… On s’impatiente, on a peur un peu aussi… Je mets beaucoup de cœur à l’ouvrage, beaucoup de sentiments, d’états d’âmes, de messages…. Alors il y a forcément de l’appréhension quand on s’ouvre aux autres.

 

17 – Es-tu sensible à la critique littéraire (bonne ou mauvaise) ?

La première critique négative fait toujours mal bien sûr. Les critiques positives sont forcément agréables. Mais quand je lis une chronique, au-delà du j’aime ou du j’aime pas, je cherche à voir si ce que j’ai voulu faire passer à la lectrice a atteint son but. Le travail d'une chroniqueuse c'est justement ça : transmettre au mieux ce que l'auteure a voulu partager !

 

Au dernier Festival New Romance organisé par la maison d’édition Hugo et Cie, tu as eu le privilège de monter les marches du Palais des Festivals de Cannes et de dédicacer tes livres.

18 – Quelques mots de cette incroyable expérience ? Epuisante, enrichissante, etc… ?

Ah cette montée des marches… Le premier jour je les ai montées deux par deux, le souffle court et la cheville branlante. Ca résume bien aussi ce que j’ai ressenti en m’installant à mon stand de dédicaces à l’ouverture du festival. J’avais envie de rire, de prendre mes affaires et de faire la queue avec les autres parce que je suis une lectrice. Une lectrice qui écrit certes, mais c’était trop bizarre de se trouver là.

 

Le deuxième jour, j’ai monté les marches avec le sourire parce que j’ai retrouvé toutes celles que je croise dans d’autres événements, toutes celles avec qui j’échange virtuellement. Je me suis rappelée qu’au-delà de l’étiquette auteure, lectrice… c’est la communauté qui prime et avoir la chance de faire partie de ça n’a pas de prix.

 

C’était un weekend fabuleux, fracassant à tous les niveaux. J’y pense encore très souvent et il me tarde de recommencer l’année prochaine ! A l'année prochaine peut-être !

 

19 - Quel a été ton ressenti de te savoir reconnue de la sorte ? Et de voir défiler autant de lectrices ?

Je t’avoue que j’en sais rien ahahah, je ne me suis pas posée la question. J’aime bien parler, tout ce que j’ai retenu c’est que j’ai pu tchatcher à ma guise pendant 3 jours ! Et on adore parler avec toi ; ça n'a pas empêché les lectrices de rentrer dans ta LONGUE file d'attente au F.N.R !

 

 

20 – Pour terminer, peux-tu nous confier en quelques mots (sans en trop en dévoiler) si tu travailles sur un prochain projet ? Aurons-nous le plaisir de te retrouver prochainement avec un nouveau titre : Prude à frange peut-être ?

 

 

Mentalement, je travaille sur une dizaine de projets…. Mon cerveau est indépendant de ma volonté…

 

Concernant Prude à Frange, je suis en train de le corriger avec ma fabuleuse éditrice et il sortira en deux tomes en 2018 ! J’ai à nouveau la chance de pouvoir le publier chez Hugo Poche et La Condamine et j’en suis plus qu’heureuse.

TOME 1 : Ebook le 1er février 2018 – Papier le 8 mars 2018

TOME 2 : Ebook le 15 mars 2018 – Papier le 12 avril 2018

J'ai vraiment hâte d'être en Février ! Je serais donc au rendez-vous !

 

Merci énormément Cami d’avoir eu la gentillesse de m’accorder un peu de ton précieux temps. Je te souhaite le meilleur à venir et pour  avoir chroniqué tes deux livres, je ne peux que conseiller aux lectrices qui ne te connaissent pas encore, de découvrir ta belle plume.

 

Photo C.S QUILL / Montée des marches au Festival New Romance - Cannes 2017 : Crédits Photos : Daniel Meunier Diem

 


25/11/2017
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Emilie COLLINS

  Lumière sur......... Emilie COLLINS

 

 

 

 

 Bonjour Emilie,

 

  Merci beaucoup d’accepter de répondre à quelques questions pour que les lectrices de « Mille Livres En Tête » puissent mieux te connaître après la parution de ton dernier roman « Les Délices d’Eve ».

 

1 – Peux-tu te présenter en quelques mots aux lectrices qui ne te connaissent pas encore ? Es-tu écrivain à temps plein ?

Bonjour Mille Livres en Tête, merci à toi de t’intéresser à moi ! Je frôle la quarantaine et j’ai trois petits lutins à élever, dans un grand écart entre la maternelle et le collège. Oh la, non, je ne suis pas écrivain à temps plein ! Je suis aussi diététicienne et herbaliste (un terme barbare pour dire que j’utilise les plantes médicinales et les huiles essentielles dans mes suivis).

 

Et donc, buveuse de tisanes et de thés (?) comme moi, probablement wink

 

2 – Comment en es-tu venue à écrire ? Toute petite, remplissais-tu déjà des cahiers d’histoires de princes et de princesses ?

Toute petite, je remplissais des cahiers d’histoires, ça, c’est sûr. Mais je dois confesser un handicap pénible : j’ai la mémoire d’un poisson rouge ! Du coup, je n’ai absolument aucune idée de ce que mes histoires racontaient. Mais une amie du primaire m’a confirmé récemment que déjà je vivais avec beaucoup de personnages imaginaires dans ma tête ^^ J’ai repris l’écriture il y a quelques années, après un gros changement de vie qui m’a laissé beaucoup de temps libre alors que j’étais sous pression depuis très longtemps, permettant à mes rêves de ressurgir.

 

Pour la mémoire de poisson rouge, nous avons ça en commun. C'est bien pour ça que j'écris des chroniques, pour ne jamais oublier les histoires qui m'ont marquées smile

 

3 – As-tu toujours beaucoup lu ? Te décrirais-tu comme une lectrice boulimique ou raisonnable ?

Oui, j’ai toujours beaucoup lu. Je suis parisienne d’origine, et je lisais tout le temps dans le métro. Sauf que toute lectrice sait que quand on est plongée dans un bon livre, arriver à sa station et fermer son bouquin est insupportable ! J’ai donc appris à lire en marchant. Mais je n’ai pas réussi du premier coup ! Enfant, je me suis écrasé le cartilage de la rotule sur un radiateur abandonné sur le trottoir parce que j’étais plongée dans un livre ^^ J’imagine que je dois donc confesser être atteinte de boulimie en matière de lecture. Avec toutefois des phases de blocage, généralement le signe qu’une nouvelle histoire arrive dans ma tête.

 

Ah la folle vie des parisiens ! Moi je suis une provinciale et malheureusement je n'ai jamais appris à lire en marchant.

Mais je veux bien apprendre, ça peut toujours être utile laughing

 

4 – Quel est le Top 3 de tes styles littéraires ?

Ouh la ! Je suis boulimique ET éclectique !! Je crois que je lis de tout, à peu près, sauf du fantastique, que je lis très peu. Et bien sûr, je lis des histoires d’amour, que ce soient des romances ou non.

 

Voilà un autre point commun : je ne lis absolument pas de fantastique. A coup sûr, les auteures de ce genre littéraire, me perdent dès les premières lignes undecided

 

5 – As-tu des auteures incontournables, dont tu as lu tous les livres et dont tu es une fan inconditionnelle ?

Auteur-e, non. Deux auteurs qui ont formé mon écriture même si bien sûr j’ai encore énormément de travail pour atteindre leur niveau. Philippe Djian et John Irving. Mais d’autres encore dont les livres font partie de moi, comme Primo Levi ou Howard Butten. Parmi les auteures de romance, j’aime énormément Mikky Sophie, Julie Huleux et Jay Crownover. Mais il m’en reste tant à découvrir !

 

Très bons goûts ! J'ai beaucoup aimé Love Ticket de Mikky Sophie. Et j'adore Jay CROWNOVER et ses couvertures de livres aussi colorées qu'elle. Sacré personnage !

 

6 – Peux-tu nous raconter un peu ton parcours ? Comment t’est venue l’envie d’écrire ? Et comment as-tu rencontré ta maison d’édition ?

Mon parcours est …éclectique lui aussi !! J’ai fait des études d’histoire de l’art à l’Ecole du Louvre. Pendant plusieurs années, j’ai travaillé en musée et donné des conférences. Ensuite, j’ai tenu un hôtel restaurant. Et enfin, je suis devenue diététicienne et herbaliste.

Je crois que l’envie d’écrire a toujours été là. Mon stylo s’est bloqué pendant une longue période, mais depuis qu’il est revenu, je ne sais même plus comment c’est de vivre sans écrire.

 

J’ai rencontré ma maison d’édition en participant à un concours sur une plateforme d’auteurs où j’étais très active. Mon texte a plu, et ils m’ont donné ma chance. C’était L’Autre Chemin, bien sûr !

 

Ah ah, "L'autre chemin" ! Du coup, si le texte leur a plu, ça explique le coup de que j'ai eu pour ce roman. Super, j'ai vraiment bon goût littérairement parlant wink

 

 

7 – Pour les personnes qui hésitent à se lancer et avec ton expérience, quels conseils donnerais-tu ?

La première expérience, c’est d’écrire. D’y prendre du plaisir pour soi, d’aimer le faire. Ensuite, de chercher à partager. Les plateformes d’auteurs sont très enrichissantes. Elles permettent d’avoir des avis sur notre écriture, mais également de prendre l’habitude de lire les textes des « collègues » avec un œil plus critique. C’est un excellent exercice pour son propre travail, et savoir que des lecteurs nous suivent est une motivation puissante. Les beta lecteurs sont essentiels, parce qu’ils nous poussent à porter un autre regard sur nos mots, et leurs idées peuvent donner de belles impulsions à l’intrigue.

 

Un autre conseil ? Laisser reposer son texte après le point final ! Les personnages nous habitent tellement que l’on perd tout recul, la relation est presque fusionnelle. Alors une fois l’histoire terminée, mettre le livre dans un tiroir et l’oublier. Carrément. Suffisamment longtemps pour qu’en le ressortant, on puisse se dire « oh ! j’ai écris ça ? J’avais complètement zappé ! ». C’est à ce moment que l’on peut avoir un regard critique sur son texte. Mais je n’invente rien, Stephen King a écrit un excellent ouvrage sur les conseils à donner à un auteur, je vous le recommande !

 

8 – As-tu un rituel d’écriture et quel est, pour toi, le moment le plus propice pour écrire ?

Je n’ai pas de rituel d’écriture. Ou plutôt, il change à chaque histoire. Sur le manuscrit que j’écris en ce moment, je n’arrive à avancer qu’au stylo ! Tu imagines, Mille Livres, le boulot ?? Tout écrire à la main, ensuite tout taper à l’ordinateur, relire, corriger… Mais je ne sais pas pourquoi, ce livre-là ne veut sortir qu’à la main. Alors comme ce sont les mots qui décident, j’obéis.

 

Quel boulot effectivement ! On écrit moins vite à la main que ce qu'on peut taper sur son ordi. Un peu plus de toi dans ce roman et l'histoire aura une toute autre saveur. Ca ne peut qu'en être meilleur !

 

Avant, j’adorais écrire la nuit. Mais avec l’âge (hé oui, déjà ^^), je ne tiens plus la route au réveil si j’écris trop tard. Du coup maintenant, je peux écrire à n’importe quel moment. Mais je garde une préférence pour la fin de la journée, quand les lutins sont couchés, que la maison est calme et que j’ai rempli tous mes devoirs de la journée. Là, mon esprit est suffisamment libre pour se perdre dans l’imaginaire. Mais il m’arrive d’écrire avec des écouteurs, la musique très fort pour m’isoler du monde extérieur.

 

Musique, musique ! Là ça m'intéresse, tu en as dit trop ou pas assez surprised Peut-être es-tu de ces auteures qui mettent leurs playlists dans leurs romans et qui les partagent ensuite sur Spotify ? J'adore ça.  Affaire à suivre !

 

9 – Que représente l’écriture pour toi ? As-tu peur de la panne de l’écrivain ?

C’est une partie de moi, de ce que je suis et de ma façon d’être au monde. J’ai eu peur de la panne de l’écrivain, c’était même une phobie. Mais plus maintenant. A partir du moment où je sais que cela fait partie de moi, je n’ai plus peur. Je ne peux pas perdre un bras, ou une jambe. Donc je ne peux pas perdre l’écriture. Par contre, j’accepte que par périodes, je n’ai rien à dire ni à raconter. J’appelle ces moments les périodes de remplissage. On donne beaucoup de soi, de ses pensées et de ses émotions en écrivant un livre. Alors régulièrement, il faut remplacer tout ce que l’on versé dans les mots pour les régénérer.

  

Maintenant parlons un peu de tes deux livres « L’autre chemin » et « Les délices d’Eve »

 

10 – Comment t’est venue l’idée de l’univers de chacun de ces romans ?

Pour « L’autre chemin » : à la lecture de ce roman, j’ai ressenti comme une implication très forte et très personnelle. Peux-tu nous en dire un peu plus à ce sujet ?

 

L’Autre Chemin, j’étais à une phase de carrefour dans ma vie. Je devais faire des choix importants, qui allait conditionner les années à venir. Alors cette question de chercher un autre chemin me tenait particulièrement à cœur. Parfois écrire est une façon de déplacer le problème que l’on rencontre. On le redessine sur un autre terrain, et cela nous permet de mieux voir les tenants et les aboutissants, et donc de faire son choix. Mais ce sont des réflexions a posteriori, pas du tout un mécanisme conscient. Tu as donc tout à fait raison, Mille Livres, il y a une implication très forte dans ce roman.

 

 Pour « Les délices d’Eve » : pâtissière ou pas pâtissière ?

Ah ah ! Pâtissière bien sûr !! Pour le plus grand plaisir de mes lutins d’ailleurs ! Je suis réellement très gourmande, et mange beaucoup de douceurs, ce qui est une hérésie pour une diététicienne. Mais c’est étrange, quand c’est fait maison, et qu’en plus c’est un moment de partage avec des petits bonhommes qui apprennent à cuisiner, cela pèse beaucoup moins sur la conscience ^^

 

Et depuis quand la diététique interdit d'être gourmande ? Si c'est assumé et fait avec modération, où est le problème ? wink

 

 11 – Est-ce que l’un ou l’autre de ces romans t’a demandé un travail de recherches approfondi pour offrir un univers bien réel à tes lectrices ?

En réalité, peu. L’autre Chemin parle de nature, de plantes. Ma formation d’herbaliste m’a appris tout dont j’avais besoin. Je n’ai fait de recherches que pour les significations des plantes, ce fameux langage des fleurs. Et pour les Délices d’Eve, aucune recherche. Ma formation de diététicienne m’a donné les compétences techniques, mon expérience en restauration la connaissance de l’ambiance, des difficultés et de l’énergie propres à ce métier.

 

wink Ah le langage des fleurs ! J'ai vraiment adoré cette caractéristique de ton roman. J'ai trouvé ça tellement poétique, romantique et très instructif. Comme quoi, il faut toujours faire attention à la signification d'une fleur avant de l'offrir !

 

Mais cela dit, je passe en fait mon temps à chercher. Je crois que je suis une collectionneuse d’informations, et que celles-ci constituent ce « remplissage » dont je parlais. En général, je fais des recherches sur un sujet qui m’intéresse, et écrire une histoire est ma façon de m’approprier ce que j’ai appris. Et puis encore une fois, il n’y a pas de règles ! Le manuscrit sur lequel je travaille en ce moment me demande beaucoup de recherches sur le terrain.

 

 

12 – Concernant « L’autre chemin » et le cadre magnifique d’une partie du roman : le Sri Lanka. Y es-tu déjà allée ou est-ce un rêve ? Si oui, peux-tu nous faire partager un peu de ton expérience de vie là-bas ?

J’y suis allée, merci ma vie pour ce beau cadeau !!! Tous les sites décrits, je les ai visités. En fait, la seule invention par rapport à mon voyage (excepté Samuel, hélas ^^), c’est le voyage en bus qu’Angel fait seule à la fin pour retrouver Samuel. Mon expérience là-bas ? J’ai tant de détails qui me reviennent que je ne sais pas par lequel commencer. J’ai mis dans mon roman tout ce que je pouvais. Ce que je retiens avant tout, c’est générosité, bienveillance et beauté. Trois choses fragiles et rares.

 

Samuel va rester le grand regret de toutes les lectrices de ce livre ; moi la première undecided

 

13 – Entre ces deux romans, as-tu vu évoluer ton écriture ? As-tu écris différemment le second ?

Oui, je crois que chaque roman apprend quelque chose. Et le travail avec Marie de la collection Emoi m’aide également à mûrir mon écriture. Elle me taquine sur mes tics de langage qui sont différents à chaque livre, je ne sais pas pourquoi ^^ C’est une collaboration très enrichissante. Donc pour chaque nouvelle histoire, je fais des progrès dans un domaine, et dérègle autre chose qui allait très bien avant ! Pour celui en cours de correction, j’ai fait une fixation sur les virgules, va savoir pourquoi, alors que jusque-là je les avais toujours placées instinctivement ! Mais l’écriture est un travail. Alors comme dans tous domaines, plus on écrit, plus on progresse.

 

14 – Comment as-tu vécu l’accueil du public pour « Les délices d’Eve » qui est le plus récent et le plus connu ?

L’accueil du public, c’est d’abord un immense trac ! Avant les premières chroniques, en relisant mon livre, je ne vois que ses défauts ! Je n’ai qu’une envie, c’est de le remballer pour le retravailler en profondeur. Et puis les premières chroniques arrivent, et c’est comme une douche en pleine canicule. Je recommence à respirer, et je me dis que j’ai réussi à transmettre les émotions que je voulais. C’est la récompense ultime.

 

Ecrire des chroniques ne représente pas le même investissement que d'écrire un livre. Mais je te rassure, le sentiment d'une chroniqueuse, qui fait ça consciencieusement, est le même que celui que tu décris.

 

 

15 – Comment expliques-tu son joli succès ? Et pourquoi, selon toi, « L’autre chemin » commence seulement à être découvert ?

Je ne l’explique pas, je savoure !!! En fait, j’ai tellement de fois pleuré, ri ou été émue par un livre, que parvenir à faire la même chose auprès de mes lectrices m’étonne. Je ne m’en pensais pas capable ! Si j’en crois les retours que les lectrices m’ont donné, elles aiment ma plume, et mes personnages authentiques. Et le terme de « fraîcheur » revient souvent, alors j’imagine que c’est ma marque de fabrique : j’en suis très touchée.

L’Autre Chemin est mon premier livre. Il sort tellement de romances de très belle qualité qu’il faut du temps pour se faire connaître, trouver sa place et son public. Mais certaines lectrices l’ont lu après avoir découvert les Délices, et m’ont envoyé des messages pour me dire qu’elles l’avaient aimé. Alors, il a encore toute la vie devant lui !

 

Longue vie à "L'autre chemin" et surtout, enfin une version papier. Il serait magnifique avec les autres dans ma bibliothèque laughing

 

16 – Comment vis-tu la pré-sortie d’une de tes histoires ?

Le moment où le texte part chez l’éditeur est assez semblable à la naissance d’un enfant. Une fois que le cordon ombilical est coupé, il devient un être autonome, indépendant, qui construira sa vie. Je ne peux que l’accompagner. Mais c’est parfois douloureux, de laisser partir un enfant. Une fois entre les mains de l’éditeur, des lectrices, il ne m’appartient plus. Alors c’est un petit deuil à faire. Une fois encore, comme avec un enfant, le premier jour de nounou ou de maternelle. On accepte de le laisser partir, lâcher notre main, parce que même si ça fait un pincement au cœur, on sait que c’est pour qu’il grandisse et s’épanouisse.

Du coup en général, je me débrouille pendant la pré-sortie pour être plongée dans autre chose. Une nouvelle histoire, un autre projet …

 

17 – Es-tu sensible à la critique littéraire (bonne ou mauvaise) ?

Bien évidemment !!! Les critiques littéraires émeuvent toujours. Les bonnes font monter les larmes aux yeux, on se sent entendu, compris, et cela donne l’énergie pour continuer. Les mauvaises sont indispensables aussi. Elles permettent de s’améliorer. Un exemple tout simple : dans l’Autre Chemin, j’ai bêtement oublié de signaler les protections lors des rapports sexuels. Une lectrice m’en a fait la remarque. J’étais atterrée ! Comment ai-je pu oublier un truc pareil ??? Je ne l’oublierai plus jamais !! Je rejoins exactement l’avis des chroniqueuses : que l’avis soit positif ou négatif, ce qui fait la qualité d’une chronique, ce sont les explications qui sont données. Alors bien sûr, une critique négative fait mal, mais elle a son rôle à jouer.

 

En Mai 2017, tu as été l’une des auteures invitées au Festival du Roman Féminin à Paris.

 

 18 Etait-ce la première fois, un tel évènement ? Comment as-tu vécu cette expérience d’une rencontre avec le public ?

Oui, première fois, le baptême du feu ! C’était… impressionnant !! J’écris. Pour cela, j’avoue que je réfléchis beaucoup plus aux sentiments de mes personnages, aux émotions et mécanismes psychologiques que je veux développer, qu’à la portée de mon écriture. Le Festival, par toutes les conférences, m’a un peu sortie de ma bulle. J’ai notamment été très intéressée par le thème romance et féminisme. Quant au public… c’est quelque chose d’angoissant. Je suis un peu solitaire, alors je ne savais pas comment gérer ça. Pour les conférences, j’ai puisé dans mon expérience de guide en musée. Et j’ai choisi de voir chaque personne qui s’approchait de moi non pas comme un Public, intimidant, mais comme une personne avec laquelle j’avais au moins ce point commun, l’amour de la lecture. Cela m’a permis de faire de très belles rencontres.

 

Ce fut un très bon moment ! Et tu es une des premières auteures que je suis allée rencontrer. Je m'en souviens comme si c'était hier. Très beau souvenir pour ma part kiss

 

19 – Depuis, tu as pu participer à d’autres séances de dédicaces. Quel est ton ressenti à chaque fois ?

L’émotion, le plaisir, l’étonnement. Et cette sensation de m’enrichir à chaque fois par toutes ces rencontres, et les questions, comme celles que tu me poses, qui me poussent à réfléchir sur ce que je fais, comment et pourquoi. A donner du sens à cette partie de moi qu’est l’écriture, en fait.

 

20 – Pour terminer, peux-tu nous confier en quelques mots (sans en trop en dévoiler) si tu travailles sur un prochain projet ? Aurons-nous le plaisir de te retrouver prochainement avec un nouveau titre ?

Sans dévoiler le cœur du projet, je peux te dire entre nous que mon prochain manuscrit est chez l’éditeur, et que le contrat est signé. Je laisse donc à la Collection Emoi le privilège d’annoncer le calendrier. Je te dirai juste que c’est un projet que j’aime particulièrement, et que j’y ai mis tout mon cœur. Enfin… encore plus que d’habitude ! J’espère qu’il saura te surprendre et te charmer.

 

En voilà une excellente nouvelle !

Je l'attends avec impatience et le découvrirais dès qu'il sera disponible. Et bien entendu, tu connaîtras mon ressenti embarassed

 

 

  Merci énormément Emilie d’avoir eu la gentillesse de m’accorder un peu de ton précieux temps. Je te souhaite le meilleur à venir et pour  avoir chroniqué tes deux livres, je ne peux que conseiller aux lectrices qui ne te connaissent pas encore, de découvrir ta belle plume.

 


21/10/2017
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